Se purifier dans la Lumière (méditation)

Nous vivons une période difficile : certains sont touchés directement ou indirectement par le Covid-19. D’autres découvrent une triste réalité au sujet du SARS-CoV-2 au sens large. Certains vivent mal le confinement, plus mal encore leur situation professionnelle présente ou à venir. Et que dire du personnel hospitalier qui ne compte plus les heures de travail et dans des conditions vraiment stressantes ? Il y a de nombreuses raisons pour déprimer. Sans compter qu’en plus, d’autres imaginent des fléaux futurs parce qu’ils cèdent à la peur. Ce climat ambiant se ressent collectivement et peut toucher les plus sensibles, les plus réceptifs d’entre-nous. Que faire pour enrayer ce poison de l’âme ?

Tout d’abord, il est important de conserver une bonne hygiène. Se laver, non seulement purifie le corps, mais envoie un bon signal à notre esprit. C’est une routine saine qu’il vaut mieux conserver, même pendant le confinement. Se sentir propre, c’est se sentir alerte, disponible, visible, présentable. Cela revient à assumer la situation actuelle. Il faut se donner cette chance de l’assumer au mieux.

De la même façon qu’il est important de respecter une hygiène du corps, l’hygiène de l’esprit et de nos corps subtils sur le plan énergétique est encore plus essentielle.

Nous privilégions dans ce blog des méthodes très simples afin qu’elles soient accessibles à tous, au plus grand nombre. Par exemple, nous pourrions préconiser la prière car elle peut être un soutien de l’âme, la fortifier. Mais tout le monde n’est pas croyant. Nous pourrions préconiser la pratique du sport : difficile en cette période. Tout le monde ne pratique pas non plus un sport. Ou n’en ont pas le temps. Etc.

Nous allons donc méditer uniquement sur la lumière. Pourquoi la lumière ? Parce qu’au-delà de notre corps de chair, nous sommes des êtres constitués de lumière.

« Jésus a dit : Si les gens vous disent d’où êtes-vous ? Dites-leur : Nous sommes venus de la Lumière, là où la Lumière est née d’elle-même » (logion 50 in Évangile selon Thomas, Dervy, 1994, p. 47).

Les photos du procédé Kirlian avaient révélé visuellement un aspect de nos couches énergétiques. Ceux qui voient les auras comprennent cette réalité lumineuse propre à nos corps subtils. Les auréoles des saints sont la trace de ces auras lumineuses. Sur le plan scientifique, il a été démontré que si nos yeux recevaient une certaine dose de lumière quotidienne par la rétine, cela agissait sur notre moral. Le docteur Francis Lefébure (1916-1988) avait fait des découvertes étonnantes avec la lumière : il avait constaté qu’en observant les reflets du soleil sur la mer ou l’océan, cela pouvait nous plonger dans un état modifié de conscience permettant beaucoup de choses dont une meilleure mémoire notamment – ce qui lui a inspiré une méthode qu’il a baptisé « phosphénique« . La lumière est source de vie – ceci est vérifié par les plantes. Si elles manquent de lumière, la plupart dépériront. Les oiseaux de tout pays entonnent collectivement leurs chants du matin au lever du soleil. Nous avons même connus des civilisations qui « adoraient le Soleil » (en Égypte, en Amérique du Sud), mais c’est en fait la lumière qu’ils vénéraient : nous le savons par les poèmes, les textes qu’ils ont laissés. Enfin, les yogis qui, chaque matin, font leurs purifications par leur yoga, visualisent le Prana sous sa forme lumineuse. La lumière est vitale, sous ce point de vue.

Pour la méditation qui va suivre, nous préconisons la couleur blanche car le blanc, en lumière, réunit toutes les autres couleurs. Si nous utilisons un prisme, nous verrons qu’à partir de la lumière blanche, elle sera décomposée dans le spectre de l’arc-en-ciel. La couleur blanche est aussi le symbole de la pureté, de ce qui est vierge, immaculé. Pour entraîner notre esprit à visualiser la couleur blanche, nous pouvons nous remémorer la neige car elle peut être éblouissante au soleil. Elle amène un éclat étonnant aux reliefs. Imaginer est toujours plus facile si nous connectons des souvenirs à notre visualisation. Toute forme de connexion à des souvenirs (oiseaux au plumage blanc ou autres) est valable. L’idéal est d’imaginer une couleur blanche lumineuse, vibrante, rayonnante, comme de l’énergie pure.

La méditation

L’exercice est simple : il nous faut prendre une posture confortable pour ne pas bouger pendant toute la méditation. Peu importe que nous soyons assis pendant 10 minutes, debout dans un transport en commun, ou allongé. Cette méditation peut se pratiquer à peu près partout si le contexte le permet (ne pas être dérangé pendant quelques minutes, en ayant coupé au préalable son smartphone). Nous commençons par les pieds pour remonter tout le corps jusqu’à la tête. Le corps aspire la lumière blanche tout doucement comme un arbre puise par ses racines l’eau et les minéraux. Il est préférable de progresser doucement pour intensifier la vision/perception de chaque zone corporelle. En remontant mentalement, nous pouvons nous arrêter et insister particulièrement sur des régions où nous sommes faibles. Il s’agit de faire un nettoyage énergétique, mais aussi de vivifier. Pourquoi ne pas en profiter pour vivifier une région fatiguée de notre corps ?

Nous pouvons coupler avec une longue inspiration, la visualisation de la lumière qui entre dans l’organe faible. Nous effectuons une légère rétention d’air (sans forcer, confortablement) en restant concentré sur l’organe à vivifier. Puis nous expirons en restant totalement concentré sur l’organe. Si nous avons du temps devant nous, nous pouvons le faire plusieurs fois de suite, avant de continuer à remonter tout doucement vers le cœur.

L’emplacement du cœur mérite une attention particulière. Nous avons un chakra important à cet emplacement : Anahata chakra. Le cœur est à la fois le muscle cardiaque qui fait circuler tout le sang dans notre organisme, mais au niveau subtil, il est le foyer des sentiments nobles de l’Amour inconditionnel.

Ceux qui rapportent une Expérience de Mort Imminente relatent souvent qu’on leur a demandé s’ils avaient appris à aimer. Ou bien, on leur en a montré l’importance à travers le « panoramique de vie » qui met en valeur les actions altruistes et non pas les réussites sociales de l’égo. Toute la vie défile en images, en répercussions sur la vie d’autrui, démontrant la portée de nos paroles et de nos actions. Le cœur est donc essentiel à la vie spirituelle réussie. Ne dit-on pas « une vie sans amour ne vaut pas la peine d’être vécue ? ». Mais l’altruisme a une autre vertu : c’est un état d’esprit qui redonne de l’énergie et qui rend joyeux. Il ne s’agit pas d’être altruiste les yeux bandés, sans réfléchir, mais de connecter son esprit rationnel à son cœur.

La lumière concentrée au niveau du cœur nous recentre sur ce qui est fondamentalement notre vrai but terrestre et céleste. Car où que nous soyons, nous pouvons trouver une façon d’être utile aux autres avec ce que nous savons faire ou ce dont nous sommes capables. Le cœur, l’Amour altruiste ne doit pas être une idée abstraite, mais une valeur en action. C’est ainsi que la joie et l’énergie se mettent en place.

Se focaliser sur notre cœur, c’est renforcer notre véritable essence, nous remémorer ce qu’il y a de bon en nous. Puis nous faisons remonter la lumière en la visualisant dans notre gorge quelques secondes, dans notre front ensuite, et le sommet de notre crâne. Le chakra de la gorge est relié à la fonction de la parole et aux relations sociales ; si nous sommes introvertis, nous pouvons nous arrêter un instant sur cette zone. Le chakra du front est utile à tous les créatifs. La chakra coronal nous relie aux dimensions supérieures.

Cet exercice est d’une grande simplicité, mais ce qui est simple peut être puissant et efficace à condition de le faire correctement. Par exemple, il faut absolument « être à ce que l’on fait« . Nos pensées ne doivent pas s’échapper hors de l’exercice. Nous devons être à ce que nous faisons. Pour favoriser la concentration, on peut parler mentalement : « j’envoie de la lumière blanche à telle zone de mon corps ». Nous devons faire en sorte que l’esprit soit concentré dans la lumière blanche et dans la région corporelle en même temps. L’exercice est simple, mais nécessite tout de même l’aptitude à la concentration mentale. Sans concentration mentale, point de méditation efficace. Ceux qui veulent créer une autohypnose sur cette méditation (par des séries d’auto-suggestions) peuvent ainsi accroître leur concentration et visualisation.

Avec le temps, on peut parvenir à effectuer cette méditation et se recharger efficacement même si nous n’avons que dix minutes. Une pause dans la journée sera ainsi plus efficace. L’idéal est de pratiquer dans la nature avec des arbres autour de nous. Sur ce plan, nous sommes très similaires car nous sommes aussi des intermédiaires entre la Terre par notre corps physique, et le Ciel, par notre esprit, notre essence. Et l’air que nous respirons n’en sera que meilleur. Nous pourrons ainsi ressentir une certaine harmonie entre notre exercice et tout ce qui se passe silencieusement autour de nous. Cette méditation peut aussi constituer un éveil aux dimensions cachées de la Nature. Surtout, si nous avons fait une pause sur le cœur et la valeur de l’amour désintéressé.

Rétablir un peu de paix en soi, surtout en cette période difficile, peut être d’un grand bénéfice. L’esprit paisible, nous parvenons mieux à calmer nos peurs et nous pouvons prendre, au final, de meilleures décisions.

Enfin, si nous expérimentons des moments difficiles, mais que nous avons l’habitude de cette méditation, il suffit de fermer les yeux et de visualiser notre aura de lumière blanche, c’est-à-dire une totale protection enveloppante. Nous mettrons en place un bouclier de lumière et cela nous redonnera de la force. N’oublions pas que plus nous pratiquons, plus fort et plus rapide est le résultat obtenu. Avec la pratique, il est même possible de parler avec quelqu’un, tout en visualisant ce bouclier lumineux. Cette simplicité d’exercice ne doit pas être sous-estimée. L’essentiel n’est-il pas que cela fonctionne ? Si nous nous sentons plus aimants, plus rechargés, plus en phase avec ce que nous devons faire, plus positifs, la méditation porte déjà ses fruits.

Développer son troisième œil (partie 2)

Ce texte est la suite de celui-ci. Les informations qui vont suivre ne se trouvent pas forcément dans les livres, sauf ceux de l’hindouisme ancien. Nous pourrions élargir un peu ce sujet pour le rendre encore plus intéressant, ce qui changerait un peu de tout ce qu’on peut lire où chacun se recopie… Par exemple : pourquoi avons-nous un chakra de troisième œil ? N’est-ce pas une question intéressante ? Si nous avons une contrepartie subtile de nos organes physiques (et c’est bien le cas), nous avons donc deux centres énergétiques pour nos deux yeux (au même emplacement). Mais quelle est la nécessité d’avoir un organe subtil pour… le front ? C’est une question très intéressante car chaque chakra est la source vitale d’un organe physique, d’une fonction physiologique.

Alors, certes, la littérature spécialisée mentionne la glande pinéale, mais celle-ci n’est pas derrière le front… elle est logée entre les deux hémisphères cérébraux, à leur base (donc plutôt proche du haut de la nuque). Le chakra du troisième œil est relié à la glande pinéale, mais ce n’est pas sa contrepartie.

Dessinateur : Christian Gottlob Heyne (1729-1812) d’après un original du IIe siècle av. J.-C.. BnF, Estampes et Photographie, Ta 4, t. 2 f. 26. © Bibliothèque Nationale de France

En fait, le chakra du troisième œil est véritablement la contrepartie d’un organe physique, d’un œil physique… qui est absent. Les Cyclopes ne sont pas qu’une légende (comme Polyphème dans le Chant IX d’Ulysse d’Homère), il a existé des êtres nés sur Terre avec un œil sur le front (il en reste des squelettes qui sont présentés comme étant des malformations), et plusieurs civilisations d’êtres matériels extraterrestres possèdent un œil sur le front. Il existe des géants cyclopes, ainsi que des êtres assez petits, cyclopes et chauves. La Nature a prévu ce type d’êtres humanoïdes. Nous avons la contrepartie d’un œil physique… absent.

Le chakra du troisième œil est donc une fonction latente. Cette petite digression explique pourquoi cet organe subtil permet aussi bien de voir (avec une vision forcément mentale puisque nous n’avons pas un œil matériel à cet emplacement), que de « percevoir » à distance, c’est-à-dire recevoir des informations qui ne passent pas nécessairement par la vue. C’est une double fonction : voir et capter à distance des données.

Mais c’est aussi une ouverture (un vortex est semblable à une porte ou un tunnel), c’est-à-dire un passage entre ce qui est dans notre habitacle physiologique et le dehors. Sauf que ce dehors n’est pas le monde matériel physique, mais un plan de conscience qui correspond à la réalité énergétique de ce chakra.

Les mystiques hindous des temps anciens savaient très bien cela. Mais cette connaissance a été oubliée (pas totalement) et dévaluée parce que la réalisation spirituelle est un objectif plus noble, plus ambitieux, plus ultime que de se balader dans d’autres plans de conscience. Cette dévaluation est constatée aussi bien dans l’hindouisme, que dans le bouddhisme. Cette dévaluation touche aussi toute connaissance à distance. Pourquoi ? Parce que les sages authentiques savent que l’égo est une structure factice qui peut s’illusionner d’existence en existence, de mondes en mondes. Pour faire une analogie, ce serait comme recevoir un abonnement gratuit illimité pour aller au cinéma et perdre, petit à petit, le sens de la réalité. Les authentiques sages veulent que les êtres se libèrent des illusions dans tous les mondes – plan physique inclus.

Nous venons de dépeindre un contexte derrière ce troisième œil. Il est en quelque sorte « magique » : il permet de voir, d’acquérir des connaissances à distance, et même de nous projeter dans des plans de conscience merveilleux, mais tel un labyrinthe, nous pouvons nous perdre dans l’infinie liberté que nous avons, puisque nous sommes des êtres spirituels avant d’être des êtres incarnés dans des corps subtils et un corps physique. Par la volonté de nombreux sages réalisés, ces connaissances mystiques ont été codées, rendues « hermétiques » et aussi secrètes car ils considèrent que cette liberté est potentiellement dangereuse. Prenons encore une analogie : si nous ouvrons les portes d’un immense magasin de jouets à un enfant, celui-ci pourrait s’y perdre et oublier sa mère, ne plus la retrouver, ne plus la rechercher. C’est, d’une certaine façon, la différence qu’il existe entre l’authentique magie (de l’esprit) et l’authentique spiritualité qui vise à la libération totale : vaincre toutes les illusions.

Que sont ces illusions si dangereuses ? Les anciens sages mystiques ont été divisés sur ce point (il nous reste des textes hindous qui en sont la preuve avec diverses écoles traditionnelles qui s’opposent) nourrissant un débat qui ressemble beaucoup à ce qui passe aujourd’hui avec ceux qui croient que notre monde matériel n’aurait que trois dimensions (ce qui est faux), et qu’un transit serait en cours avec un passage dans des dimensions supérieures au nombre de cinq. Ces croyants actuels pensent que notre monde physique est synonyme de dualité et qu’il serait mauvais en soi. Ils croient qu’un passage dans une Terre en 5D offrirait le Nirvana : il n’y aurait plus de dualité, chacun pourrait vivre une vraie Réalité sans illusion, sans la présence du mal. Or, le débat très ancien des Rishis (sages mystiques ou voyants hindous) était du même ordre : les mondes superposés et imbriqués qui existent en présence du plan physique seraient dangereux car ils seraient autant d’écrans entre notre individualité personnelle et notre essence divine éternelle. Les mondes seraient responsables du mal, tout comme ceux qui croient que nous vivons sur une Terre en 3D. Cependant, les autres Rishis leur opposaient un désaccord : le mal, l’ignorance, l’illusion n’est pas dans tous les mondes possibles et les plans d’existence… mais dans la façon d’appréhender les choses et la croyance en notre égo. Le mal ne serait plus dans le principe de la création, mais dans l’endormissement de la conscience : l’égo lui-même. Pour ceux qui connaissent l’allégorie de la caverne mise en scène par Platon dans son livre République (ch. VII) : le mal ne serait plus dans les ombres projetées sur les parois de la caverne qui sont confondues avec des hommes, mais dans le désir de vouloir rester enchaîné. Ces Rishis postulaient que « voir » n’équivaut pas nécessairement à se laisser prendre au piège de la vision. Voir un film ne suscite pas forcément d’oublier que l’on voit une fiction. De même, lorsque nous rêvons, il se peut que nous le sachions. Platon a créé une allégorie qui résume parfaitement notre affaire : l’homme vit enchaîné à ses illusions et il ne veut pas se défaire de ses chaînes – comme s’il ne voulait pas se réveiller – pour affronter la lumière éblouissante de la Vérité qui brille dans le monde supérieur de toute éternité.

Le troisième œil est au cœur de ce contexte car si ces connaissances ont été si jalousement cachées, c’est que les sages redoutent que nous nous perdions en cours de route, comme nous pouvons nous perdre sur ce plan physique. En effet, beaucoup se prennent terriblement au jeu dans ce monde, oublient totalement qu’ils sont des êtres éternels de lumière ayant une origine unique. En adoptant une tunique de peau, colorée, ils en viennent à créer des différences. La vue, d’une certaine façon, nous enchaîne dans « le voir » des formes, des apparences.

Résumons tout ceci : « voir pourrait être une façon d’aveugler notre esprit« . Pensons, par exemple, à voir des richesses. Aujourd’hui, sur Terre, ne voyons-nous pas toute l’horreur produite par ceux qui ne vivent que pour les milliards de leurs intérêts ? L’homme ne compte plus, la vie humaine ne compte plus, l’environnement, l’écologie, la planète ne comptent plus, seule la quête des milliards importe. Le mal, la corruption, la méchanceté, tout dérive de ce poison. Voir peut donc être lourd de conséquence quand il revient au final à oublier notre vraie nature spirituelle. L’homme en vient à se confondre avec ce qu’il voit, à commencer par son corps de chair. L’homme-machine, l’homme-neurones. Pour aller encore plus loin : « voir peut rendre fou« .

Cela devient un débat philosophique car s’il existe un « voir » qui nous affranchit comme avec ce coronavirus qui fait tomber beaucoup de masques et qui nous permet d’y voir plus clair sur le vrai visage de certains hommes et certaines institutions, il existe aussi un « voir » qui nous aveugle.

Revenons à notre troisième œil : faut-il alors vouloir le développer ? Sachant qu’il fonctionne chez chacun d’entre-nous, mais petitement puisque notre éducation matérialiste nous pousse à ne pas prêter attention à tout ce qui n’est pas tangible et démontré physiquement. Faut-il vouloir voir ? La question a son importance car si nous voyons le monde physique tel qu’il est réellement avec tout le mal, toute la corruption dont il est le support, nous pourrions ne pas le supporter. Nous pourrions nous dégoûter facilement d’une telle réalité. Comment faire ?

Eh bien, nous avons aussi d’autres chakras et nous ne devons pas isoler l’un d’entre eux sans comprendre qu’il existe un système harmonieux dans l’ensemble de ces chakras. Le chakra qui lui est supérieur, nommé en sanskrit « sahasrāra« , est le plus mystique qui soit : « le lotus au mille pétales » – 1000 étant une allégorie pour dire « pouvoir infini de l’esprit ». Avec ce chakra coronal, nous ne sommes plus dans le voir ou dans la vision, mais au-delà, avec la conscience synthétique des autres chakras et de notre pouvoir créateur. Quant au chakra du cœur, il est fondamental car il corrige l’égo de sa tendance à se centrer sur lui-même. Aimer, c’est prendre soin d’autrui, devenir altruiste. Mais c’est aussi une façon de partager de la joie, d’échanger, de faire rayonner de l’harmonie. On le comprend par exemple lorsqu’on aime un beau paysage.

Conclusion

Si c’est notre égo qui veut voir pour savoir, avec une volonté ferme, c’est à double tranchant. Ce que nous verrons sera une vérité, tout à fait relative. Or les vérités relatives sont illusoires. Et les illusions nous enchaînent. Les bouddhistes notamment ont beaucoup insisté sur la tragique souffrance de toute vie basée sur l’égo. Le coronavirus en est une illustration frappante : nous sommes nombreux à souffrir du délire de certains égos absolument malades d’eux-mêmes avec leur désir de pouvoir et d’argent. Nous pouvons voir les mensonges de façon encore plus éclatante avec le troisième œil. Mais à l’ère d’internet, nous avons aussi d’autres moyens de voir la vérité. Difficile de nos jours de se retrancher d’internet. Ce réseau est aussi une arme à double tranchant. Tous les petits secrets peuvent être trouvés, dévoilés au grand jour. Voir peut nous libérer. Mais voir peut aussi nous aveugler. Il y a donc besoin de développer l’éveil du cœur et de l’esprit. Plutôt que d’accepter un « passeport santé » qui permet la manipulation à distance comme des robots télécommandés, le passeport du cœur et de l’éveil spirituel est la libération de toute servitude. Aujourd’hui, nous pouvons transformer un monde cauchemardesque où l’homme est devenu négligeable selon la volonté de certains, en un monde plus éveillé et plus responsable. L’éveil du troisième œil pourrait être connecté au cœur et à l’esprit afin que nous ne soyons pas prisonniers de nos créations, mais des acteurs conscients de la nécessité de nos actions. Nous avons oublié notre potentiel créateur. Nous avons laissé les fous contrôler nos vies ou bien les menacer. Nous avons laissé faire car voir peut aussi signifier « être distrait ». Nous sommes distraits par nos rôles dans la société, nos passions, nos problèmes, nos loisirs, nos quêtes. Cette distraction sert les intérêts de certains. Il nous faudrait apprendre à mieux voir et cela commence déjà par regarder bien au-delà de son petit nombril. Voir au-delà de sa planète aussi, comme si elle était le centre de l’Univers. Voir au-delà des limites de nos carcans mentaux. L’éveil du troisième œil peut s’accompagner d’une nouvelle société à l’image de nos prises de conscience. Il faut parfois de douloureuses épreuves pour nous réveiller. Ainsi, un mal peut se transformer en quelque chose de bien. Notre faculté de création en a le pouvoir. Que souhaitons-nous voir ?

Hommage à Juan Gimenez (1943-2020)

Juan Gimenez face à l’une de ses planches (Copyright : ROMUALD MEIGNEUX/SIPA)

Ceux qui ne veulent pas reconnaître la réalité du Covid-19 et sa dangerosité doivent ouvrir les yeux : tous, nous pouvons perdre des membres de notre famille, des amis, des voisins, des connaissances plus ou moins proches. Les célébrités sont aussi concernées et en sont la preuve : nous l’avons vu récemment notamment avec le chanteur Christophe (Daniel Bevilacqua) qui nous a quitté le 16 avril 2020 à Brest, à 74 ans, des suites d’un emphysème.

Ici, nous voulons rendre un hommage particulier au dessinateur Juan Gimenez décédé le 3 avril 2020 à Mendoza (Argentine) à 76 ans. Il était ami avec Alejandro Jodorowsky pour qui il dessinait les planches des « Méta-Barons » (entre autres dessinateurs). Il avait fait sa connaissance en 1992 pour une longue collaboration avec « La caste des Méta-Barons » : huit épisodes et un Hors Série intitulé « La maison des ancêtres ».

C’était un dessinateur très talentueux (style hyper réaliste) tant pour ses rendus graphiques que pour son sens des couleurs qui avait notamment participé au dessin animé « Heavy Metal » (pour le storyboard et le scénario de la séquence « Harry Canyon »), film devenu une référence dans les années 80 : rien de semblable n’ayant été réalisé auparavant. L’audace, la prise de risque, le délire graphique étaient authentiques. Ce n’était pas une œuvre commerciale, mais un vrai projet artistique, réalisé sous forme de séquences (inégales).

Sa collaboration à ce dessin animé était assez naturelle puisqu’il travaillait pour la BD « Métal Hurlant » – le film en étant directement inspiré. C’est Glénat qui a publié son premier album en français, « L’Étoile noire » (avec un scénario de Barreiro).

Comme beaucoup de dessinateurs, il a réalisé des couvertures de romans SF, des pochettes de disques, des décors de jeux vidéo (conception graphique). Mais c’est surtout sa contribution aux histoires imaginées par Jodorowski qui va établir sa popularité mondiale. Ce dernier a tenu à s’exprimer à son sujet :

« Durant dix ans, j’ai travaillé avec Juan Giménez. Ensemble, nous avons été les créateurs de la saga des Méta-Barons. Ce qui m’a facilité la tâche en lui proposant le monde complexe des Méta-Barons, c’est qu’il ressemblait exactement à l’immortel Méta-Baron. Dans mon inconscient, Juan Giménez ne peut pas mourir. Il continuera, dessinant comme le maître guerrier qu’il était ».

Sa ressemblance à l’immortel Méta-Baron.
Daniel Maghen expose 120 planches de Juan Gimenez, illustrations et couvertures originales

Quant au galeriste Daniel Maghen qui avait exposé ses œuvres du 15 octobre au 9 novembre de l’an dernier à Paris, voici ses propos :

« Juan était un génie qui a marqué plusieurs générations de dessinateurs. Sa vie était dédiée au dessin. Il me racontait comment en Argentine il avait découvert Métal Hurlant et Pilote et à quel point cela avait changé sa vie. Il était honoré des prix qu’il avait reçus et qu’on pouvait apercevoir au-dessus de sa table à dessin. Il me disait encore il y a quelques mois sa fierté de dessiner les dernières couvertures de Star Wars. Il était toujours plein de projets ».

Voici un documentaire intitulé « Rêves lucides » d’une trentaine de minutes en espagnol (sous-titré en anglais) qui débute avec l’une de ses animations et qui retrace son parcours, ses œuvres, dans un décor de rêve propice à la création.

Didier Pasamonik a retracé son parcours avec passion ici. Et voici le lien de son dernier entretien.

La lumière manipulée à l’échelle nanométrique

Q-zone – Q comme Quantique

La lumière est matière (onde et corpuscule à la fois) : elle peut être manipulée. Tout comme l’art japonais du kirigami : le pliage et découpage de papier. Les applications seront nombreuses, aussi bien pour l’informatique quantique et la cryptographie, l’imagerie médicale, le cinéma holographique :

« Nous avons pu enregistrer des films holographiques d’objets en mouvement rapide en utilisant des impulsions électroniques ultra-courtes pour former les hologrammes » (déclaration de Fabrizio Carbone du laboratoire à l’EPFL en Suisse).

De tels rayons de lumière « nano-kirigamisée » peuvent créer de parfaits crop-circles… à une toute autre échelle !

Agroglyphe du 19 Juillet 2007, Wiltshire, Martinsell Hill (Angleterre)

Ou bien des figures de Chladni puisqu’on utilise des sons pour moduler la lumière à l’échelle nanométrique.

Un texte accessible à tous ici sur la lumière à l’échelle du nanomètre dont l’auteur est Jean-Jacques Greffet de l’Université Paris-Saclay. Il répond à la question qu’est-ce que la « nano-optique » et pourquoi vouloir manipuler la lumière à l’échelle du nanomètre. Une bonne entrée en matière… luminique.

Ici un texte qui explique que la loi de Plank ne fonctionne plus à l’échelle nanométrique – une découverte publiée dans la revue Nature.

Et ici, un texte très simple d’introduction à la nanoscience et la nanotechnologie avec ses diverses applications. Il s’agit d’un cours que l’on doit à Olivier Martin, Directeur de Recherches à l’INRA Le Moulon.

Application CE5 Contact selon Steven Greer

Nous étions un peu moins de 2000 internautes à assister en direct à la présentation donnée par Steven Greer de son application CE5 Contact pour smartphone et de son explication de ce en quoi consiste « la science de la conscience« .

Voici le lien de son application CE5 Contact. À quoi sert-elle ? À nous repérer et à nous signaler géolocalement les uns aux autres afin de créer un groupe, et à nous familiariser avec un protocole de contact. Bien sûr, en période de confinement, cette fonctionnalité reste virtuelle. Après le déconfinement, elle permettra un apprentissage pour faire des observations sous les étoiles.

Sa présentation ayant été très riche en à peine plus d’une heure (sans les questions), que l’on peut revoir en anglais ici, nous n’allons que présenter les points essentiels en français avec les références qu’il a données. Mais nous resterons le plus bref possible en réorganisant l’ensemble de façon logique et thématique.

Tout d’abord pourquoi faire un tel contact ? Quelle nécessité ?

Steven Greer a exposé les bénéfices de la méditation en ayant expliqué qu’il avait ainsi permis à son père à reprendre le dessus sur sa maladie cancéreuse. Ils ont médité ensemble et ce fut un succès : les cellules cancéreuses ont disparu. Steven Greer a expliqué qu’il avait vécu une Expérience de Mort Imminente (EMI) à l’âge de 17 ans, ce qui l’a amené à expérimenter et à comprendre la vraie nature de l’esprit dans sa réalité éternelle et universelle : nous sommes tous reliés les uns aux autres, ainsi qu’aux différents plans d’existence. Suite à cette prise de conscience, il a étudié le sanskrit, la méditation, les mantras, jusqu’à devenir enseignant en méditation. C’était avant son entrée dans les études de médecine. Or, selon lui, la planète Terre est aussi en phase terminale de cancer. Il est donc urgent d’agir, de réagir, tous, autant que nous sommes, en commençant par éveiller notre conscience par la méditation collective.

Mais serons-nous assez nombreux pour inverser le processus destructeur de la planète et son écosystème ?

Sa réponse est oui. Il nomme cela « le facteur ou l’effet 1% » (en hommage à Maharishi Mahesh Yogi et à sa méditation transcendantale, parfois aussi nommé « effet Maharishi« ) qui est capable d’interagir sur les autres 99% de la population mondiale. Cette synergie, il en démontre la réalité et l’effectivité par des expériences déjà menées par le Global Consciousness Project de l’Université de Princeton (nous rédigerons un article sur ce sujet et ce livre). Feu Dr John de ce projet était son ami. Pour les lecteurs anglophones, voici la référence du livre du Roger D. Nelson, Connected : The Emergence of Global Consciousness, ICRL Press, 2019. Pour les non-anglophones, ils peuvent se reporter au chapitre 3.5 « La Noosphère comme conscience globale » du livre de Massimo Teodorani, Entanglement : L’intrication quantique, des particules à la conscience, Macro Éditions, 2011, [p. 140-160]. Cet auteur italien étant physicien (docteur en physique stellaire), ses explications du « Global Consciousness Project » sont sérieuses, claires et précises, accessibles à tous.

Quelle méditation exactement ?

La méditation qu’il enseigne est celle d’un éveil de la conscience ou encore d’une « expansion de la conscience« . Il s’agit de ne plus vivre centré sur son seul égo, mais de prendre conscience de notre lien aux autres, à l’environnement, notre écosystème, notre biosphère, et aux autres civilisations qui nous connaissent et nous observent. L’expression qu’il utilise « science de la conscience » provient de la « science védique » – le Veda étant un vaste corpus de textes sanskrits indiens très anciens mêlant philosophie, sagesse, spiritualité, poésie et chants. En effet, nous pouvons lire dans Méditation et réalisation de soi : les stratégies de la science Védique pour l’éveil de la conscience de Philippe Maugars (Altess, Paris, 1999), par exemple : « La science Védique, la science de la conscience – La science Védique est une voie d’accès à la connaissance de l’homme, de la vie, de l’univers » dès l’introduction. C’est une tradition hindoue classique ou fondamentale difficile à dater car remontant à une tradition orale (qui utilisait le chant et l’art mnémotechnique).

Pourquoi ? Quel est le problème ?

Selon Steven Greer, nous sommes arrivés à un moment carrefour de notre histoire : soit notre monde continuera à mener des guerres, aussi bien sur Terre, que dans le cosmos (guerre des étoiles), en utilisant les nouvelles technologies de la rétro-ingénierie, en continuant à épuiser nos énergies fossiles et à détruire notre environnement, notre planète, soit par l’effet de bascule du 1% sur les autres 99%, nous réduirons la violence et favoriserons une autre destinée de la planète en utilisant ces nouvelles technologies en harmonie avec la conscience éveillée individuelle et collective.

Le niveau n°1 de toute civilisation intergalactique

Toutes les civilisations qui sont parvenues à ne pas s’autodétruire ont vaincu leur atavisme qui caractérise les instincts primaires de l’espèce. C’est ainsi que Steven Greer a d’ailleurs débuté sa conférence en direct en expliquant « la science de la conscience« . En effet, selon lui, la science et la conscience peuvent converger dans le même intérêt. Il a d’ailleurs donné une référence (pour ceux qui lisent l’anglais) avec le livre du Dr Larry Dossey, Recovering the Soul, A Scientific and Spiritual Approach, Bantam, 1989.

Ce ne doit pas être, comme à l’heure actuelle sur Terre, une science qui détruit la santé de l’homme et l’environnement, mais qui en est respectueuse. Pour que cela puisse se produire, nous devons avoir un éveil de conscience qui permettra la maîtrise de nos peurs et de nos pulsions. C’est cela « le niveau 1 » : la conscience de soi et d’autrui, vivre dans le respect de chacun. Sans ce niveau 1, les autres paliers de l’évolution sont inaccessibles. Au titre de ces nouvelles technologies, Steven Greer a évoqué l’énergie dite « du point zéro » (ou énergie libre). Il en avait déjà fait mention dans son livre traduit en français Non reconnu (p. 88) avec le Dr Harold Puthoff ingénieur de l’Université de Cambridge.

Il a souligné également, lui qui a étudié la spiritualité hindoue suite à son Expérience de Mort Imminente, que « la science de la conscience » est très ancienne puisqu’elle figure dans les écrits sacrés des anciennes traditions comme le Rig Veda ou la Bhagavad Gita. Autrement dit, il ne s’agit pas de combattre avec les armes, mais de devenir un « guerrier de lumière » comme les acteurs de Shamballa. Bref, agir avec le cœur et en conscience, plutôt que laisser libre cours à nos instincts primaires.

Sa démonstration

Quelles preuves avons-nous que ces autres civilisations galactiques ne sont pas aussi barbares que la nôtre ? Steven Greer, qui s’appuie pour cela sur le constat des astrophysiciens, souligne que même si cela peut sembler phénoménal de voyager à la vitesse de la lumière, cette vitesse serait beaucoup trop lente pour voyager d’une galaxie à une autre. Des centaines d’années-lumière, cela n’est pas souhaitable pour se déplacer rapidement. Alors, il révèle ce qu’il sait déjà et que certains ufologues disent également, les civilisations galactiques ne voyagent pas à la vitesse de la lumière, mais en basculant de dimensions en dimensions. C’est ce qui explique pourquoi un vaisseau peut apparaître et disparaître en un claquement de doigt : en changeant d’espace-temps. Ce serait comparable à un métro sous-terrain : nous allons beaucoup plus vite qu’en surface.

Il nous a parlé également d’une zone spécifique dans la zone 51, nommée DREAMLAND – en français « la terre des rêves« . Ce nom a été donné car voyager avec ses corps de lumière (le corps astral n’étant qu’un véhicule dont nous disposons parmi d’autres plus élevés en fréquences) revient à expérimenter des expériences semblables à des rêves lucides. Steven Greer a comparé les déplacements avec le corps astral ou « de lumière » (« astral » vient du latin aster qu signifie « étoile » en raison de son éclat lumineux) – qui sont instantanés – avec le mode de déplacement des vaisseaux, lui aussi, instantané.

Ainsi, son raisonnement est le suivant : si des civilisations ont réussi à développer une telle avancée technologique, c’est qu’elles ont dépassé leur atavisme et qu’elles sont parvenues avec succès au niveau n°1 : mettre en pratique « la science de la conscience » : l’esprit est en harmonie avec la science et les technologies. Ceci rejoint les déclarations du Colonel Corso dans son livre Au lendemain de Roswell, lorsqu’il expliquait que les entités à bord des vaisseaux utilisaient un bandeau couvert de fins capteurs, placé sur le cerveau afin que la conscience puisse actionner instantanément les commandes du vaisseau (commandes qui n’étaient d’ailleurs pas visibles et pas physiques à bord) : ceci démontre l’extraordinaire discipline de l’esprit, focalisé, concentré, prenant en compte de multiples niveaux en même temps. Il n’a pas dit le mot, mais en ce cas, nous pourrions parler de « surconscience« , caractérisant ces pilotes. Cette technologie, par rétro-ingénierie, a été utilisée sur certains hélicoptères. Ceux qui ont vu le film Firefox, l’arme absolue (1982) auront une idée de ce dont il s’agit. L’autre évidence logique, déjà répandue par quelques ufologues, est que des civilisations nettement plus avancées technologiquement que la nôtre, auraient largement eu le temps et les moyens de nous anéantir si tel avait été leur but. Cela ne veut certes pas dire que toutes les civilisations sont parfaites sur le plan éthique et moral, mais qu’en tous cas, elles ont dépassé le stade des instincts primaires destructeurs et qu’elles ont appris à discipliner leur esprit et leurs émotions.

Surmonter le racisme latent de nos projections

Steven Greer s’attache ensuite à la signification du mot « alien » (étranger). Selon lui, cette appellation est fausse car nous avons tous en commun la Conscience, l’Esprit, l’éveil, l’évolution spirituelle. Ce que nous avons en commun est autrement plus essentiel, que nos petites différences d’aspects morphologiques. Il nous met donc en garde contre un racisme latent : celui de nos projections personnelles. Il prend un exemple : nous parlons parfois des « extraterrestres nordiques » pour dire qu’ils sont « les bons ». Par conséquent, les mauvais seraient ceux d’une autre couleur, d’un autre aspect, d’une autre taille, d’une autre morphologie, etc. Il nous faut prendre garde à ces projections qui en réalité reflètent notre histoire humaine. De nombreux ufologues avaient constaté cela avec « les grands blonds », êtres parfaits aux yeux bleus : la race hyperboréenne qui évoque le délire d’une race supérieure nazie qui justifiait que tous les peuples différents, jugés inférieurs, soient exterminés, les uns après les autres, pour ne favoriser que les surhommes par un eugénisme impitoyable. Rappelons que les aryens ont véritablement existé historiquement, mais qu’ils n’ont jamais été blonds aux yeux bleus : ils étaient « basanés ». Nous avons donc à travailler sur nous-mêmes et « la science de la conscience » consiste aussi en cela : prendre conscience qu’au-delà des apparences physiques, nous avons une essence spirituelle commune. De plus, pour la plupart des êtres venus d’ailleurs, nous avons aussi en commun la bipédie, l’aspect humanoïde – forme quasi universelle tant sur le plan physique que dans les autres plans dimensionnels. Il faut donc insister sur nos ressemblances – ce que nous avons en commun – et ne pas « bloquer » sur nos particularités physiques puisque chaque espèce sera forcément différente selon sa provenance qui peut être très lointaine de la Terre.

Si Steven Greer a soulevé ce sujet, c’est qu’il a remarqué que dans une frange de l’ufologie (qu’il nomme « subculture »), on constate déjà ce type de racisme. Il est associé à la peur : la peur de l’inconnu, mais aussi à l’ignorance du fait que nous ne sommes pas encore psychiquement connectés à eux. Et c’est ce qui justifie, selon lui, la nécessité de développer dès à présent, « la science de la conscience » pour comprendre qu’une connexion psychique est possible entre eux et nous. Ainsi, nous pourrons surmonter nos différences, comprendre que nous sommes tous reliés les uns aux autres.

Nul besoin de secte, d’avatar, de gourous, de prophètes

Steven Greer précise aussi un autre point essentiel. Il ne s’agit en aucun cas de monter des sectes, de se prendre pour un chef, un avatar, un gourou, un prophète car ce n’est pas notre égo qui doit être mis en avant. C’est le contraire qu’il faut faire : éveiller notre conscience au niveau collectif en comprenant que chacun a exactement les mêmes capacités/potentialités spirituelles. Il a été très clair sur ce point. Il a d’ailleurs expliqué que ces facultés de l’esprit sont déjà mises en œuvre avec le protocole de « vision à distance » ou remote viewing tel qu’exposé par Russell Targ ou Stephen Schwartz par exemple. Mais il a déclaré qu’il n’était pas nécessaire d’être Ingo Swann ou Russell Targ pour faire preuve de ces facultés psychiques de vision à distance, que ce soit le passé, le présent ou le futur : n’importe qui peut le faire. Il ne tient donc pas un discours sectaire puisqu’il ne prétend pas être différent de tout un chacun. Il a précisé qu’il était athée à la base, même s’il sait que derrière chaque religion, il y a une essence commune de vérité. Ce qu’il critique (comme beaucoup), ce sont les guerres de religions, les conflits au nom de croyances religieuses, et surtout le fanatisme de tout bord, tous les extrémismes. Steven Greer est aussi très différent d’un esprit sectaire car il n’oppose pas science et conscience, spiritualité et technologie. Sa formation médicale en est l’illustration : la conscience peut être au service de la vie, tout comme la technologie. Dans ses livres et ses vidéos, ses interventions publiques et médiatiques, il s’est surtout fait le porte-parole de nombreuses personnalités à la retraite du monde politique et militaire qui voulaient que les nouvelles technologies ne soient pas confisquées ou mal utilisées, qu’elles servent au plus grand nombre. Mais pour cela, les consciences doivent évoluer. L’esprit sectaire, le fanatisme est un obstacle que nous devons franchir, tout autant que les peurs religieuses car nous savons tous que les textes sacrés peuvent être interprétés de différentes façons. L’esprit de concorde ou la division naissent de nos interprétations des textes. Tous les fanatismes, pour et contre, sont donc à éviter car nous sommes tous, à la base, des chercheurs de vérité(s) et le sacré ne peut pas avoir du sang sur les mains. Le sacré est le respect de chaque vie humaine, quelle que soit sa couleur, son origine, ses croyances. Le sacré concerne aussi le vivant – tout ce qui le compose (respect des animaux, respect de la nature).

Quel changement est attendu ?

Steven Greer n’est pas utopiste : il ne dit pas que les 1% qui voudront méditer collectivement vont changer les systèmes politiques, l’économie mondiale, etc. Il ajoute que ce n’est pas non plus ce qu’attendent prioritairement les civilisations évoluées qui nous observent discrètement. Ce qui est attendu est en réalité beaucoup plus profond que cela : une évolution de nos mentalités collectives. Car si nous changeons nos cœurs et nos esprits, se mettra en place « l’effet domino » : tout commencera par se corriger petit à petit. Nous n’irons plus de destructions en destructions, comme c’est le cas actuellement, mais de prises de conscience en prises de conscience, d’actions en actions, d’initiatives en initiatives. À l’échelle mondiale, ce 1% peut alors jouer sur la totalité. Il explique aussi que nos élites multi-milliardaires ne sont pas si puissantes que cela car leurs objectifs et leurs mainmises sont uniquement matérielles : ce sont des esprits cupides, donc matérialistes. Or, la réalité des autres plans permet des actions qui échappent complètement au plan matériel. De la même façon, un ange qui soigne un malade à Lourdes ou n’importe où dans le monde, n’est pas contrecarré par un esprit cupide. Il ne faut donc pas craindre ces élites mondiales car en dépit de leurs desseins pour le futur, faire de nous des esclaves stupides, des individus passifs, consommateurs d’une technologie qui nous tue à petit feu et nous opprime, cela pourrait ne pas connaître le développement qu’ils espèrent. Leur plan peut échouer car nous pouvons reprendre en main notre destinée. Cela est une réalité car notre Esprit collectif est créateur. Ce n’est que si nous sommes passifs et stupides, que leurs desseins fonctionneront. L’éveil spirituel est donc urgent : il s’agit de reprendre notre destin en main.

Remarques personnelles

Dans le milieu ufologique, Steven Greer ne fait pas l’unanimité. En effet, une frange de l’ufologie est inquiète, redoutant une approche trop angélique de la situation, comme si toute civilisation extérieure ou parallèle était bienveillante, négligeant, par exemple, les actions discutables de certains Gris sur les hommes et les animaux (d’autres Gris sont bienveillants à n’en pas douter, nous ne devons pas généraliser). Il est vrai que Greer n’a pas répondu, jusqu’à présent, à ce problème d’une façon totalement convaincante. Et, on s’en doute, il est vivement critiqué par tous ceux qui ne croient pas aux ovnis et aux extraterrestres et rangent encore tout ceci dans les inepties, s’accrochant à une physique déjà dépassée qui rend impossible les voyages dans le cosmos.

Qu’en pensons-nous, que pouvons-nous dire à ce sujet ? En ayant sondé le futur, il apparaît que ces tentatives de contacts CE5 ne seront pas dangereuses car il y aura très rarement des contacts au sol. Les vaisseaux n’ont pas reçu l’autorisation d’opérer de tels contacts physiques à l’échelle des masses ou des groupes. Effrayer les gens ne fait pas partie de leur programme. C’est même évident à deviner car tous les contacts ont toujours été secrets, minoritaires, jamais de façon massive et effrayante. Cela ne changera pas : ils ne vont pas ajouter du chaos au chaos (suite à la pandémie, à notre économie et à la restructuration nécessaire qui en découle). Cependant, il y aura, dans certains cas, de magnifiques ballets aériens, ou simplement des flashs lumineux, voire d’autres phénomènes étranges dans le ciel, suite à ces méditations de contact. Ce ne sera pas systématique, il faudra être persévérant, régulier dans sa pratique et le protocole. Steven Greer a expliqué que par la méditation, nous pouvons avoir l’intuition (ou la vision) des lieux où nous devons nous rendre pour faire de belles observations. Il a cité un exemple personnel pour illustrer son propos. Son documentaire (Rencontres Rapprochées du Cinquième type) démontre d’ailleurs la réalité de ces contacts visuels. Aucun atterrissage au sol, donc vraiment pas de quoi nous inquiéter sur l’avènement d’un antéchrist ou d’une quelconque machination extraterrestre diabolique.

On pourrait penser qu’ils nous laissent nous débrouiller seuls. Ce n’est pas tout à fait exact. Au sol, oui. Dans les cieux, non. Par conséquent, Steven Greer a raison : nous devons et nous pouvons reprendre notre avenir en main en ce qui concerne « le sol ». En ce qui concerne, l’espace, ils feront le ménage, à leur façon, d’une façon subtile. Par exemple, nous aurons un jour dans nos presses mondiales un communiqué qui établira que le soleil a dégagé des jets, par éruptions, qui sont la cause du dysfonctionnement de certains satellites (ceux qui détruisent notre santé – cancers -, ainsi que notre environnement et notre écosystème – mort d’oiseaux notamment – avec leurs ondes technologiques « cinquième génération »). Cela sera très convainquant car nous aurons même des images de ces jets solaires. Bref, un phénomène naturel qui arrive « comme par hasard » et de façon ciblée pour nous aider à préserver notre environnement. Réfléchissons : croyons-nous que des civilisations très avancées qui ont des yeux et des oreilles partout, laisseront faire une destruction massive depuis nos cieux ? Si tous les enlevés (abductés) ont vu l’avenir possible d’une planète Terre dévastée, c’est pour nous mettre en garde d’un réel danger (ils le font depuis les années cinquante). Alors, eux non plus, ne resteront pas les bras croisés sans rien faire, laissant nos élites mettre en place leurs plans machiavéliques sous couvert d’une technologie désirable, profitable et addictive. Vous rappelez-vous du dicton « Aide-toi et le ciel t’aidera » ? Cela pourrait être mis en regard avec ce que rapporte le colonel Corso lorsqu’un humanoïde a répondu à un militaire : « Ce n’est pas pour moi que je m’inquiète. C’est pour votre avenir. Ce que vous avez à y gagner ? Un monde nouveau, si cela vous intéresse« .

Au titre des remarques personnelles, il ne faut pas être naïf : bien sûr, que dans toute civilisation, il y a des renégats. Mais cette division existe partout, et encore plus au sein du mal où chacun lutte pour lui-même, dans son propre intérêt. Le mal est division, l’unité n’est que faux-semblant et très fragile. Le bien est bienveillant pour autrui et solidarité. La lutte est par conséquent inégale car l’union fait la force. La Force. Nous pouvons mettre en œuvre la Force – psychique, en premier lieu. Le mal ne doit pas nous effrayer, nous paralyser car il est auto-destructeur. Le mal est renforcé par nos peurs. Ainsi, même si le mal n’est certainement pas limité à la planète Terre, il faut être un guerrier de lumière partout, ici-bas, comme dans les autres plans d’existence.

Calmer ses peurs, apaiser les esprits

Ceux qui banalisent le danger du Covid-19, puis qui effraient la population en nous disant que tout cela est un subterfuge excessif, sans réel fondement comme s’il s’agissait d’une banale grippe, d’une mise en scène orchestrée afin de créer un état totalitaire qui imposerait ses lois liberticides, participent, sans le savoir, à un climat anxiogène déjà très lourd par les drames humains qui se nouent actuellement. Nous sommes entrés dans une période où il existe des suicides et des tentatives de suicides. La vraie responsable se nomme : la peur ! Et nos peurs peuvent être irrationnelles car cette pandémie est planétaire, dévastatrice et nous a tous plongé dans l’inconnu.

Bien entendu, le drame est planétaire. Mais certains en rajoutent. Alors qu’il faudrait plutôt tenter au mieux d’alléger les fardeaux de ceux qui souffrent le plus et qui sont en première ligne et de ceux qui sont désorientés. Certains montrent le meilleur d’eux-mêmes, d’autres agissent en accentuant les problèmes. Nous constatons cette situation presque chaque jour.

Par ce blog, nous avons mis l’accent sur la nécessité d’apaiser ses peurs, de les rationaliser, mais aussi de faire preuve de discernement spirituel car la spiritualité, cela ne peut pas consister à être fier de semer le doute, la confusion dans les esprits, de répandre des thèses ultra conspirationnistes au point que certains perdent littéralement pieds. Nous devons réfléchir aux conséquences de nos paroles, tout autant que de nos actes.

D’autres pensent que ce sont les mensonges qui permettent de mieux contrôler la situation. Mais c’est faire preuve de mépris envers l’intelligence humaine. De plus, les mensonges mettent en danger la vie d’autrui. Les mensonges créent la perte de confiance et ouvrent la porte aux théories complotistes car fatalement, on se demande pourquoi l’on nous ment et ce que cela cache. Le mensonge systématique n’est donc pas la bonne stratégie à moyen et à long terme, même s’il peut paraître utile à court terme. Aujourd’hui, les mensonges tuent et portent une part de responsabilité dans le drame présent. Il y a plus d’honneur à dire la vérité et à affronter la dure réalité, tous ensemble, qu’à mentir car, en définitive, les mensonges participent aussi au climat anxiogène général. Cela ne permet pas de stimuler les belles énergies de la confiance et de la solidarité : tous unis dans la crise. Le climat actuel révèle une espèce de combat entre l’ombre et la lumière, ce qui déstabilise les plus fragiles et les plus éprouvés.

Alors, pensons aux gens fragiles qui ont besoin de retrouver de l’équilibre, de l’harmonie, de l’authenticité, cela les aidera à ne pas désespérer et à ne pas attenter à leur vie sous l’effet du désespoir.

La méditation peut aussi beaucoup aider : déjà parce qu’en étant calmes, nous sommes apaisants pour autrui, et aussi parce que ces énergies de confiance, de paix peuvent être des ressources importantes dans lesquelles nous pouvons tous puiser. En étant calmes, nous aurons des propos plus nuancés, voire trouverons des mots apaisants, nous serons un meilleur soutien.

Bien entendu, il ne s’agit pas non plus de capituler devant certaines horreurs du monde qui se révèlent soudainement à nous, mais il y a un temps pour chaque chose. Il y a un temps pour lutter contre le coronavirus du mieux que nous pouvons, et il y aura un autre temps pour corriger, modifier tout ce qui peut encore l’être pour contribuer à l’émergence d’un monde moins obscur.

Nous devrions nous montrer reconnaissants envers ceux qui au péril de leur vie, de leur carrière, de leur image sociale ont tenté de nous avertir, ont expliqué la situation, révèlent des informations vérifiables, nous redonnent même de l’espoir. Ils sont minoritaires, cela aussi est un constat comme si le monde devait offrir une image belle et lisse d’une réalité sans histoire. Voulons-nous participer au déni ? Faire ce choix mensonger joue le jeu de la corruption. Ou bien voulons-nous être honnêtes envers nous-mêmes et envers autrui ? Cela est une base saine pour reconstruire un monde meilleur lorsque la pandémie sera éteinte. On ne peut rien construire de sain par la corruption et le mensonge. Or, il est aujourd’hui évident pour beaucoup que le mensonge et la corruption sont légion. Cependant, même avec cette prise de conscience, il faut garder confiance et continuer à donner le meilleur de nous-mêmes. En agissant chaque jour dans cet état d’esprit, nous créerons forcément un monde meilleur car le monde est le reflet de ce que nous en faisons, collectivement et individuellement.

Rappelons aussi que ceux qui sont tentés de se réfugier dans la consommation du cannabis ne réalisent pas que cette drogue rend paranoïaque de nombreux utilisateurs. Dans le climat actuel, la paranoïa ne va pas aider. De plus, elle ralentit les processus cognitifs. Et du fait qu’elle ralentit les réflexes, elle occasionne aussi des accidents de la route, et donc des morts… En revanche, la pratique du sport sécrète des endorphines, ce qui est beaucoup plus sain et génère des pensées positives. Le sport permet aussi d’évacuer tout ce qui surcharge inutilement l’esprit. Il nettoye le corps si la pratique est régulière et non excessive. Cette pandémie peut être l’occasion de mettre en place de sains réflexes : avoir une meilleure hygiène de vie, pour le corps et l’esprit. L’addiction au tabac est parfois vaincue par une pratique sportive. Si nous pouvons vaincre de mauvaises habitudes par une meilleure hygiène, nous aurons aussi une conscience plus lucide, plus alerte, plus aiguisée. Un bon équilibre psychique dépend de nos choix sur de nombreux aspects de notre vie. Si nous vivons mieux dans notre corps et notre conscience, notre entourage également s’en portera mieux. Ne sous-estimons pas ce que nous pouvons faire de bien pour nous-mêmes et pour ceux qui nous entourent.

Nous devons apprendre à mettre de côté nos peurs et nos croyances, afin d’offrir une meilleure qualité d’actions et de paroles autour de nous. Aujourd’hui, chaque acte compte. Aujourd’hui, chacun d’entre-nous est une personne importante. Tous, nous avons un petit rôle à jouer et dans notre rayon d’action aussi petit soit-il, il y a de la grandeur. Pourquoi ? Parce que nous vivons une pandémie qui suscite du chaos et de la confusion. Parce que le Covid-19 tue et occasionne de graves séquelles chez certains qui n’en meurent toutefois pas et que cela génère souffrances et peurs. Parce que nous avons besoin d’être le plus responsable et cohérent possible dans nos actions présentes et nos préventions. Parce que tous, nous pouvons aider avec ce que nous savons faire, ce dont nous sommes capables. Nous pouvons révéler le meilleur de nous-mêmes. Cela peut être une aide extraordinaire dans un contexte si difficile pour certains. Chacun, nous pouvons faire la différence. Chacun, nous pouvons être dignes et fiers de nos actes. Ces temps difficiles nous en offrent l’opportunité.

Un nouvel éveil collectif ?

Pendant cette période de pandémie mondiale, le pire et le meilleur de ce dont l’espèce humaine est capable refont surface. Dans le pire, nous avons les actes et les paroles racistes comme s’il fallait toujours des boucs émissaires à désigner et à sacrifier pour exacerber nos plus bas instincts. Le pire, c’est aussi de constater les agissements de ceux que l’on pourrait nommer « les artisans de la mort », c’est-à-dire ceux qui travaillent contre la santé des gens sans prendre en compte les lois internationales sur l’environnement et les droits de l’homme, mais aussi contre la santé à l’échelle planétaire en sacrifiant l’écologie dans leur quête d’avidité pour des millions, voire des milliards d’intérêts en jeu. Le pire, c’est aussi, l’intelligence rusée qui transforme ses vices en vertus, justifier des actions criminelles en tentant de mettre en avant de pseudos avantages collectifs, bref, l’art de manipuler les esprits par des techniques très connues déjà utilisées par les sophistes de l’Antiquité grecque pour lesquels la fin justifie tous les moyens. Le pire, c’est aussi tous ceux qui sont irresponsables et qui, par leurs négligences, sacrifient la santé de leurs enfants et des générations futures. Le pire, ce n’est pas seulement le mal à l’œuvre, mais la paresse tant morale qu’intellectuelle qui laisse finalement le mal se propager par l’inaction.

Cependant, de la même façon qu’un verre à moitié vide est aussi à moitié plein, il ne faudrait pas « condamner l’espèce humaine » en raison de sa stupidité et de son esprit vile et servile. Il y a aussi de la noblesse dans le cœur de l’homme. Cette pandémie permet également de mettre en lumière de l’héroïsme, de la bravoure, du courage, toute une échelle qualitative difficile à quantifier où beaucoup donnent le meilleur d’eux-mêmes pour sauver des vies ou les préserver. Il s’agit là d’un héroïsme silencieux, civique, discret en quelque sorte car nous voyons bien qu’en ce moment, tout s’accélère. La pandémie, finalement, fait office de révélateur entre ceux qui travaillent au service de la mort par leur cupidité, et ceux qui œuvrent au service de la vie et qui s’élèvent dans la dignité morale et spirituelle. Quelle est la place de l’Amour universel dans ce panorama violemment contrasté ?

Dans les spiritualités faciles et factices, on enseigne que l’Amour universel est un amour aveugle… On aime tout le monde comme si tout le monde était pareil, sain dans ses pensées et ses actions. Mais cette façon d’aimer sans aucun discernement est la meilleure façon de s’illusionner soi-même et d’être franchement déçu, tôt ou tard. L’Amour universel doit pouvoir être pensé avec le libre arbitre car chacun a toujours le choix du bien et du mal, ainsi que de l’ignorance qui se situe au milieu. Le véritable Amour universel s’accompagne de discernement, d’intelligence et de la compréhension du libre arbitre. Le véritable Amour consiste à être conscient que l’homme peut faire le choix du mal, comme il peut aussi faire le mal sans l’avoir choisi, par sa seule ignorance. Ce n’est pas aimer avec un bandeau sur les yeux en imaginant que tout le monde est bienveillant. En réalité, chacun évolue compte tenu de ses pensées, son intelligence, ses expériences, ses choix. Il n’y a donc aucune uniformité entre nous tous. Aimer, c’est aussi comprendre en profondeur la différence évolutive de chacun. Ce qui revient à dire qu’aimer, c’est aussi une façon de faire bouger les consciences, de les amener à réfléchir afin que les ignorants cessent de faire du mal lorsqu’ils sont les artisans de la mort. Ce n’est pas une indifférence passive qui consiste à tout laisser faire comme si tout était parfait, tout le temps. L’indifférence passive revient à participer à l’illusion, à l’ignorance, et en définitive au mal. Si nous continuons à vouloir rester ignorants et indifférents, notre planète se détruira très rapidement et toute la vie dont elle est le réceptacle avec elle. Son écosystème est fragile et elle est de plus en plus menacée par la cupidité des plus riches qui utilisent leur argent pour corrompre et faire sauter toutes les sécurités pour la mise en place de leurs projets. Le coronavirus agit comme une pause dans nos existences pour réfléchir, voir, s’informer, comprendre.

En effet, auparavant, chacun vivait dans sa propre sphère de travail, à toute allure. Une sphère qui devient petit à petit une bulle. Artificielle car le monde ne cesse pas d’exister pour autant. Mais le Covid-19 fige l’image. Stop. Prenons le temps de comprendre l’époque charnière dans laquelle nous nous trouvons ici et maintenant.

D’un autre côté, voir le mal, le dénoncer, en devenir obsédé est corrosif car le mal est par essence destructeur, auto-destructeur. Les artisans du mal finissent mal. C’est le vrai sens de la notion de « karma » (mot sanskrit qui signifie « action » dans le sens d’action/réaction). Agir mal finit toujours mal. Le karma est un phénomène miroir car notre univers est bâti ainsi : tout est miroir à de nombreux niveaux. La sagesse de Thôt-Hermes enseignait que « ce qui est en haut est comme ce qui est en bas » car d’une part, le cosmos n’a ni haut, ni bas, mais surtout, ce qui est vrai sur le plan physique est également vrai sur les autres plans d’existence : nous récoltons toujours ce que nous semons, tant en bien, qu’en mal. Nous récoltons le Covid-19 ? Fatalement, oui. Mais la liste pourrait être longue de ce que nous récoltons : les cancers, les maladies diverses, les sécheresses, la famine… Cette situation qui s’accélère n’est pas si « ésotérique » que cela à comprendre car beaucoup de scientifiques établissent les liens rationnels entre causes et effets.

La vraie spiritualité n’est pas éloignée de la science. Elles seront sûrement amenées à converger dans un proche avenir si nous nous montrons à la hauteur de l’épreuve actuelle. Elles auraient chacune à y gagner quelque chose. Il y aurait plus de fondement rationnel dans la spiritualité et il y aurait plus de valeurs humaines dans la science. Chacune corrigerait ainsi ses faiblesses.

Ainsi, si nous augmentons notre conscience, nous agirons pour de justes causes. Nous agirons. Nous ne resterons plus passifs. Alors, l’Amour universel peut avoir du sens car aimer, revient aussi à protéger !

Nous aimons notre planète ? Protégeons-là. Nous aimons nos enfants ? Protégeons-les. Un amour universel qui ne protège rien, qui préfère mettre la tête dans le sable comme l’autruche afin de ne pas voir la réalité telle qu’elle est, mais telle qu’elle est hallucinée, est une illusion produite par les fausses spiritualités. Si le mal n’a pas d’obstacle, pas de contre-pouvoir, aucun frein : il est comme ce Covid-19. Et nous savons maintenant, de source sûre, que tous ceux qui s’en moquent, ne veulent pas porter de masques certifiés conformes parce qu’ils seraient jugés inutiles, ne veulent pas respecter les mesures barrière qui sont encore loin des mesures scientifiques idéales, vivent en réalité dans le déni. Et le déni s’expose à des risques réels.

L’Amour universel qui repose sur le déni est ignorance. Or un ignorant est un illusionné par de fausses doctrines. Nous ne sommes pas meilleurs parce que nous le voulons au stade purement théorique ou idéal (il est toujours facile de flatter son égo), mais parce que nous agissons en ce sens. En réalité, l’Amour universel est aussi un combat : un combat contre la bêtise, l’ignorance, mais aussi le mal. Nous ne pouvons pas protéger nos enfants sans rien faire. Nous ne pouvons pas protéger notre planète sans rien faire. Le mal, lui, ne vit pas dans la paresse. Il met quantité de moyens en œuvre pour parvenir à ses fins. Il redouble sans cesse d’efforts pour corrompre les gens à différents niveaux de la société. Il s’acharne pour remplir ses objectifs. Il planifie, étape par étape. Pourquoi l’Amour universel serait-il une forme de lâcheté, de fuite et d’indifférence ? N’aimons-nous pas la beauté qui nous environne ? Voulons-nous perdre tout ce qui est beau parce que nous préférons notre confort paresseux à l’action ? De telles questions méritent d’être posées car le Covid-19 marque un temps d’arrêt. S’arrêter peut faire du bien pour réfléchir lucidement, faire le point. Le monde de demain nécessite de faire le point. Un mal peut se transformer en bien – et la perte de tous ces morts sacrifiés peut trouver du senssi nous agissons dotés d’un nouvel éveil, c’est-à-dire d’un plus profond sens des responsabilités. Une bonne action isolée, c’est déjà valeureux évidemment, mais de bonnes actions conjuguées à l’échelle d’un grand nombre peuvent changer en profondeur le monde de demain. Nous sommes incités à y réfléchir car cette pandémie, à l’échelle planétaire, est partie pour durer, selon les experts. Autant de temps que nous pouvons mettre à profit dans l’intérêt de chacun. L’Amour Universel, ce n’est donc pas une idéalité belle en soi qui doit rester dans la petite sphère privée. C’est un moteur qui doit pouvoir s’enclencher pour mettre en œuvre des actions concrètes. L’Amour universel met en œuvre la bienveillance, là où le mal, par aveuglement, détruit et favorise encore plus de destructions.

Enfin, il est vrai que l’Amour universel pacifie le cœur de chacun. Si nous agissons par amour et non pas par vengeance, nous éprouverons de la paix. Si c’est la vengeance qui nous gagne, non seulement nous commettrons des injustices, mais nous deviendrons, nous serons à l’image de ce que nous combattons. Si nous devenons ce que nous combattons, notre quête devient absurde, insensée. Le mal ne peut donc pas se combattre par le mal car de cette façon, le mal se voit dans un miroir. Seul l’Amour universel est véritablement supérieur au mal, déjà parce que la paix de l’esprit permet d’être calme et d’y voir plus clair. La colère embrouille le cœur et l’esprit. Elle soulève des passions, elle réveille des instincts. C’est une spirale infernale. L’Amour universel n’utilise pas le poison du mal pour combattre le mal. Ensuite, parce que l’Amour universel englobe plus d’éléments dans sa représentation des choses : tous, nous évoluons, tous, nous pouvons commettre des erreurs par aveuglement, ignorance, folles quêtes de réussites, etc. Les causes du mal peuvent être nombreuses. En restant bien ancré dans l’Amour universel, nous offrons une terre hospitalière à celui qui est sur le point de modifier son point de vue et ses erreurs. Tandis que combattre le mal par le mal produit un retranchement dans le cœur d’autrui car nous ne lui offrons rien de meilleur en face, rien de plus valeureux et désirable, en définitive. On ne peut sauver quelqu’un du mal, si nous lui montrons les mêmes erreurs de notre part. En outre, nous n’avons pas de réel éveil spirituel si nous agissons ainsi puisque le mal est toujours une illusion à court terme. Le moyen ou le long terme démontrent l’erreur commise. Ainsi, les valeurs morales du bien et du mal ne doivent pas être anéanties par un relativisme à l’infini comme le font beaucoup de philosophes sophistes (qui ne s’avoueront pas comme tels). Aimer, signifie aider, être bienveillant, agir en ce but dans le respect d’autrui. Quant au mal, il se détecte par sa nocivité, sa toxicité, sa létalité, sa perfidie du double discours en jouant sur les apparences désirables et bien sûr, les souffrances qu’il cause. Ce n’est pas en fait une joute intellectuelle car tous ces philosophes sophistes qui annulent le sens véritable de ces notions sont en fait très éloignés du terrain lorsqu’ils débattent de la sorte… Sauver une vie n’a plus rien du relativisme des notions. Préserver des êtres, préserver le vivant, protéger ce qui a de la valeur échappe à toute confusion intellectuelle. Quand une action est conduite par un cœur aimant, nous n’avons pas de dilemme intellectuel. Quand l’Amour devient universel, le mal n’existe plus en notre cœur puisque le mal est en définitive l’ignorance. Ceci démontre que la philosophie sophiste ne peut pas percevoir et trouver les vraies valeurs spirituelles parce qu’il n’y a pas de mise en pratique, pas de sagesse recherchée, pas de spiritualité en œuvre, uniquement des mots, des idées, des notions, tout un brouillard opacifiant sans réelle issue dialectique. Là encore, ne pas agir, en rester à une idéologie passive pour se donner raison, est une fuite face à la réalité du terrain. « Juger un arbre à ses fruits » est toujours une réponse valide car si un beau discours revient à commettre des atrocités dans les actes, il n’est plus possible d’adhérer au relativisme infini du bien et du mal. Ce relativisme est donc une illusion propre au discours – un jeu pour lequel les sophistes excellent, les experts en communication qui louent leurs services par exemple.

Il y a donc du travail à faire en cette période de pandémie et de confinement provisoires. D’une certaine façon, nous pouvons rompre avec le climat anxiogène ambiant en nous disant qu’il est rare dans l’histoire planétaire de nous retrouver tous au pied du mur pour opérer une modification radicale dans la construction de notre société. Il est rare de voir que beaucoup de masques hypocrites tombent, petit à petit et à différents niveaux. Il est rare de comprendre ce qu’il faudrait faire pour obtenir une société meilleure. Une telle opportunité est à saisir, dans l’éveil spirituel et dans l’action concrète, et non pas dans des discours qui conduisent à l’attente, à la passivité au nom d’une croyance magique. La vraie magie effective est celle de nos cœurs et de nos actions collectives. Nous donnons ainsi du sens à nos existences et à notre futur. Un éveil purement spirituel est encore virtuel, quand il est mis en acte, il s’accomplit enfin.

Pratiquer les rêves lucides

En cette période de confinement prolongé, nous pouvons peut-être commencer à nous sentir un peu étouffés. Or, il faut éviter le climat du stress anxiogène tant pour notre équilibre spirituel, que pour notre immunité physique puisque l’esprit et le corps sont liés. Si l’esprit va mal, le corps ira mal et vice-versa. Puisque nous avons du temps, pourquoi ne pas en profiter pour prolonger notre période de sommeil et apprendre à devenir conscients du rôle créateur, imaginatif de notre esprit ?

Pourquoi prolonger notre période de sommeil ? Parce qu’il est nécessaire avant tout de bien se recharger : les besoins vitaux sont prioritaires. Ceux qui pratiquent les Sorties Hors du Corps conscientes ont plus de facilité à le faire s’ils sont déjà rechargés après avoir dormi quelques heures. Pour la méditation, il en va de même. Les exercices spirituels sont très difficiles à faire si nous manquons de sommeil… Nous tombons alors très vite sur les images dites « hypnagogiques » : que nous le voulions ou non, nous sommes emportés dans une espèce d’hallucination onirique irrésistible et… nous plongeons dans le sommeil. Certains médecins recommandent la nécessité de bien dormir. Le sommeil a en effet une vertu thérapeutique. Nous pouvons nous déstresser en dormant pendant toute la durée dont nous avons besoin. Oublions les montres et les réveils pendant cette période de confinement, si nous le pouvons. Oublions nos habitudes qui nous conditionnent.

Une fois que nous sommes rechargés en sommeil indispensable pour notre vitalité, c’est là que nous pouvons en profiter pour augmenter notre marge de liberté, en rêvant, tout simplement. L’exercice consiste à observer, avec attention, le processus de ce qui est en train de se passer.

Chögyal Namkhai Norbu Rinpoché (1938-2018), maître dzogchen.

La technique préparatoire

Ceux qui aiment les techniques sophistiquées peuvent appliquer celle de Namkhai Norbu (maitre dzogchen) : Avant de s’endormir, inspirer et expirer profondément, en douceur, plusieurs fois, puis visualiser un A blanc (avec le son « A » : par exemple la première lettre sanskrite du Mantra « AUM ») tout en le chantant intérieurement mentalement. Le point de départ est au milieu du corps, au niveau du plexus solaire (jonction des côtes, en bas du sternum). Nous avons un chakra à cet emplacement précis. Le chakra du plexus solaire n’est ni au niveau du ventre, ni au niveau du milieu de la poitrine, mais entre les deux. Donc nous visualisons et chantons mentalement cette lettre A blanche, la dédoublons sans cesse jusqu’au chakra coronal au sommet de la tête. Lorsque c’est fait : la même chose à l’envers jusqu’au chakra solaire. À la longue, par la pratique, la patience et la persévérance, cela va stimuler ce type spécifique de rêve, qu’il nomme « rêve de clarté ». Si la technique est si complexe, c’est probablement pour produire un lâcher-prise du mental afin de pouvoir s’endormir facilement, petit à petit. Mais cela amène sans doute de l’énergie vitale pour favoriser l’éveil de l’esprit, tout en produisant un nettoyage subtil, ce qui explique la couleur blanche (qui véhicule le prana) et le mantra pour stimuler les chakras supérieurs. N’oublions pas que les techniques de ces maîtres sont très anciennes, efficaces : elles ont fait leurs preuves ! Elles sont enseignées de maîtres à élèves sur de nombreuses générations. Si cette technique vous apparaît trop compliquée, visualisez simplement une boule de lumière blanche qui monte et descend doucement dans le corps depuis le sternum jusqu’au coronal et vice-versa, tout en chantant le mantra AUM ou « A ». Et pratiquez, encore et encore pour que cela devienne une routine chaque soir.

Ceux qui n’aiment pas les techniques sophistiquées, qui aiment la simplicité, pratiquez l’autosuggestion : « Après avoir dormi assez pour me remplir d’énergie, je deviens conscient que je rêve« . Il faut répéter plusieurs fois une phrase dans ce genre, courte, avec conviction. On peut ajouter : « j’agis consciemment sur mon rêve« . À pratiquer souvent, chaque soir, avant de s’endormir, toujours avec conviction, volonté.

Il existe des recherches scientifiques sur ce sujet (par exemple, celles de Stephen Laberge) et de nombreux auteurs ont publié leurs propres techniques. Des vidéos youtube existent également. Ici, nous avons une approche plus centrée sur la spiritualité en raison des nécessités de surmonter au mieux la crise actuelle.

Notre esprit est à la fois le rêveur et le rêvé. Il englobe de nombreuses dimensions et notre égo n’est qu’une petite fabrication en son sein. D’après les spiritualités orientales, notre égo est le produit d’une identification à notre corps physique, notre identité biologique. Un nouveau-né n’a pas encore un égo séparé de sa mère. Ce n’est que progressivement qu’il rétrécit son égo sur son petit nombril. L’égo n’est pas notre véritable identité spirituelle. Quand nous rêvons, nous sortons du confinement de nos 4 murs physiques, mais aussi du confinement de notre égo. Et cela peut nous faire beaucoup de bien de sortir un peu de nos armatures physiques et mentales. Eh oui, l’égo est une prison mentale !

Nous sommes en ce moment doublement confinés : dans notre espace de vie physique, mais aussi dans notre égo avec notre structure mentale, celle qui juge « cela est vrai, cela est faux, cela est possible, cela est impossible », celle qui discrimine les choses de façon binaire ou manichéenne : oui/non, bien/mal.

Les spiritualités orientales enseignent que le mental est une sérieuse limite à dépasser pour obtenir l’éveil spirituel. Ainsi, même le plus brillant intellect peut se prendre les pieds dans le tapis de sa propre logique binaire, bien qu’en philosophie, le mental soit analytique et l’intellect, synthétique. Admettons une telle hiérarchie. Mais analyse et synthèse, bien que ces capacités soient d’un apport évolutif considérable pour opérer des discriminations logiques, ce n’est pas encore l’éveil spirituel au-delà des clivages de la pensée.

« Votre vraie nature ne consiste pas en une vision dualiste » (Namkhai Norbu, Le Yoga du rêve, Accarias L’Originel, Paris, 2006, p. 131)

Pourquoi avons-nous dit « sérieuse limite » ? Parce que les limites de notre égo peuvent nous suivre toute une vie physique, voire plus longtemps encore car les illusions de l’esprit peuvent être alimentées indéfiniment si nous n’observons pas le processus de ce qui se déroule en nous-mêmes. Bref, si nous restons inconscients.

Les rêves lucides, par conséquent, peuvent être une première marche, une démarche fondamentale pour prendre conscience du pouvoir de notre esprit. Le rêve devient « lucide » quand nous savons que nous rêvons et que nous décidons volontairement d’influer sur le rêve.

« La conscience au sein du rêve devient un moyen de progresser et de briser un lourd conditionnement. Elle permet de modifier les données du rêve. On peut, par exemple, rêver de ce que l’on souhaite ou choisir le thème que l’on veut. On peut aussi reprendre le rêve, là où l’avait laissé auparavant » (Idem, p. 70)

Il est même possible de décider de cesser de produire toute image onirique : il n’y a alors plus rien, si ce n’est la totale et pleine conscience de se savoir exister en toute lucidité. Ce n’est pas le vide, bien qu’il n’y ait rien. C’est de la pure présence d’Être, une plénitude parfaite.

« De grands maîtres ont signalé que les rêves cessent complètement quand la conscience devient absolue ; ils sont alors remplacés par une clarté lumineuse d’une nature indescriptible » (Idem, p. 40)

Dans cet état, on peut aussi décider d’appuyer sur l’interrupteur de la volonté et de faire apparaître dans les moindres détails n’importe quel paysage, n’importe quel environnement. N’est-ce pas fantastique ? Créer à volonté absolument tout ce que nous voulons par la volonté de l’esprit : c’est cela, la joie et la liberté de pratiquer les rêves lucides. Nous sommes les réalisateurs, les infographistes, les metteurs en scène de notre filmographie onirique. Nous sommes toute l’équipe technique avec les lumières, la direction de la photographie, etc. Le réalisme d’un rêve lucide est tout aussi précis et exact que la réalité physique, y compris au niveau des textures et du sens tactile. Il n’y a aucune différence, si ce n’est que l’esprit a le contrôle de ce qui émane de lui à une vitesse instantanée. En cette période de confinement, cela peut faire énormément de bien de comprendre que notre esprit a une infinie liberté, de le comprendre par l’expérience du rêve lucide, par la pratique concrète. Peu importe, vraiment, que nous balbutions, que nous ayons réussi maladroitement, ou sur quelques moments du rêve. Peu importe car il existe un début à toute chose. Ce sont les premiers pas qui comptent. Les premiers pas vers l’éveil sont les plus précieux. Nous pouvons, par la pratique, progresser : c’est cela qu’il faut garder à l’esprit. Ne pas se décourager. Ne pas être négatif. Être heureux de sa petite victoire, aussi petite soit-elle.

Nous pouvons nous ressourcer en comprenant que l’Esprit est en fait capable de toute création car il le démontre dans nos rêves lucides. Il en va de même dans les autres plans de conscience si ce n’est qu’en plus, nous rencontrons des individus et échangeons avec eux. Il n’y a, en fait, que sur le plan physique matériel, que notre esprit est très ralenti pour réaliser volontairement des choses. Il est freiné par la densité de la matière, tel un plongeur qui, plus il s’enfonce en profondeur dans l’eau, ressent la pression en tout point du corps. Néanmoins, ceux qui pratiquent la plongée ou l’apnée savent que cela peut apporter beaucoup de joie : l’Esprit ne nous quitte jamais, même au plus profond. Quand nous comprenons cette réalité, que nous sommes un être spirituel en notre essence pure et véritable, alors, peu importe où nous nous situons, nous comprenons que nous ne sommes pas uniquement l’illusion de l’enveloppe visible que nous utilisons.

Le rêve lucide peut être comparable à une école évolutive : nous avons de la joie à expérimenter la création libre de l’Esprit, et par conséquent, cela peut nous amener à comprendre ce qu’est notre véritable essence d’Être. L’égo – le corps physique que nous réutilisons à notre réveil dans la matière – n’est qu’une identification au rôle social que nous jouons sur le plan physique. Nous sommes beaucoup plus que notre égo. N’oublions pas que nous avons aussi un subconscient, un inconscient, d’autres dimensions spirituelles qui nous dépassent. Le rêve lucide ouvre une porte pour expérimenter et comprendre cet état de fait.

Et lorsqu’on ouvre une porte, nous devenons libres pour toutes sortes de nouvelles expériences enthousiasmantes. C’est un moment carrefour à partir duquel nous pouvons entreprendre ce que nous voulons : une projection dans d’autres dimensions, une méditation sur la nature même de notre esprit, un contact avec une personne décédée, un guide, un ange, une entité extraterrestre, il n’y a pas de limite. Ce n’est pas « sky is the limit » car nous pouvons aussi dépasser le ciel d’un monde.

Mettre l’accent sur la pratique personnelle offre un grand avantage : le discernement personnel. Il existe en effet beaucoup de faux prophètes, de fausses spiritualités qui génèrent de la confusion, des fantasmes et au final, égarent les esprits. Mais si nous pratiquons, nous avons les moyens de comprendre par nous-mêmes en quoi les spiritualités ancestrales sont beaucoup plus exactes que toutes les inventions à la mode, New Age, mercantiles, ésotériques, etc. Notre besoin de nouveauté est une faille, une brèche dont profitent les marchands de rêves et de poudres aux yeux. Notre envie d’aller vite, de faire simple est aussi une autre faille, une autre brèche dont ils profitent car la passivité de l’esprit n’a jamais engendré d’Éveil réel. Tout ce qui nous rend passifs dans nos rôles, nous plonge en fait dans une forme d’inconscience. Passer du rêve au rêvé éveillé revient quelque peu à passer de l’inconscience à la conscience, par la prise de conscience. Si nous dormons, nous ne contrôlons pas grand chose : ce sont des programmes subconscients qui prennent la relève tel un pilotage automatique. Beaucoup de gens parlent de « la matrice » comme si elle était extérieure à nous. La faute reviendrait à un monde 3D (qui en fait n’existe pas puisque notre monde physique comporte beaucoup plus de dimensions que trois, visibles). Non, la matrice est en notre esprit prisonnier de nos représentations, de nos croyances, notamment dans les limites suggérées. La matrice est en nous-mêmes, c’est pour cela qu’elle est si puissante, où que nous soyons. Changez de pays, changez de vie, de métier, de compagne, de compagnon : vous comprendrez rapidement ! Vous réaliserez que ce n’est pas un lieu, la matrice, mais nos stéréotypes mentaux. Ceux qui plaquent tout, réalisent que leur vie n’a pas pour autant fondamentalement changé comme ils le supposaient. Il est toujours plus facile de blâmer quelqu’un ou quelque chose, à l’extérieur, que de comprendre que le problème se cache en fait en nos propres stéréotypes de pensées.

Comment, alors, apprendre à nous libérer de nos entraves mentales ? Il faut déjà les voir. Prendre conscience d’un problème est déjà un premier pas dans la bonne direction. Il faut apprendre à observer nos mécanismes mentaux. Lorsque Jésus enseignait qu’il était facile de voir la paille dans l’œil d’autrui, sans prendre conscience de la poutre qui est dans notre propre œil, c’est qu’il n’y a pire aveugle que celui qui ne voit rien en lui-même. Nous devrions apprendre d’abord à mieux regarder en nous-mêmes afin de détecter ces schémas qui sont en fait le fruit d’une éducation à plusieurs niveaux (ancestrale, sociétale, familiale, parentale, amicale et personnelle). Un formatage de l’esprit est le fruit d’une éducation : nos écoles, nos universités, nos centres d’apprentissage, nos métiers, nos fréquentations amicales. En fait, tout concourt à l’uniformisation d’une logique implacable et inconsciente. Nous sommes loin d’être libres psychiquement quand nous intégrons inconsciemment tous ces réflexes de pensée. C’est pour cela que les sages éveillés enseignent qu’il faut apprendre, puis désapprendre. Le Boudha conseillait : « Ne mets pas de tête au-dessus de ta tête« . Nous serions comme des totems avec au-dessus de notre tête, ce que pensait maman, papa, et ainsi de suite, la liste pourrait être quasi infinie en montant de génération en génération. Apprendre et désapprendre : Il est nécessaire de passer par ces deux phases, l’une après l’autre. En apprenant, nous retenons un ensemble de choses dont certaines sont évidemment utiles. En désapprenant, nous nous débarrassons de ce qui est faux et limitatif. Si nous n’apprenons rien, nous n’aurons aucune discipline, aucune patience, aucune capacité d’affiner notre esprit critique. Si nous ne désapprenons rien, nous resterons formatés jusqu’à la fin de nos jours, voire plus loin encore car la vie de l’esprit ne s’arrête pas après la perte de l’enveloppe charnelle. Apprendre, puis désapprendre est donc la clé pour nous libérer de nos entraves.

Mais comment savoir ce qu’il faut désapprendre ? Cela repose justement sur l’observation de « ce qui ne fonctionne pas », « ce qui est contredit par l’expérience personnelle ». Ce n’est pas magique : nous ne pouvons pas savoir de façon innée ce qui est vrai ou faux dans tout ce que l’on nous enseigne. Le formatage est inévitable. Il est comme un tuteur pour une plante. On ne peut pas dire qu’il est mauvais en soi parce qu’il est purement limitatif. Une feuille blanche est une limite, elle est formatée en A4, par exemple. Bon : est-elle mauvaise pour autant ? Ne peut-on rien en faire de bien pour autant ? Non. Un formatage a sa raison d’être : l’éducation, afin de ne pas rester un animal sauvage, un individu préoccupé uniquement par ses instincts. Si nous étions livrés à nous-mêmes, nous serions sûrement dominés par nos instincts primitifs ou premiers. Le problème n’est donc pas le formatage, mais de s’y complaire, de rester endormi dedans.

Ce serait comme rester endormi dans un bus, sans vouloir en descendre. Un bus a une fonction : nous conduire à une destination. Il n’y a rien de mal à cela. Mais ne pas vouloir en descendre, cela devient aberrant. Ne pas vouloir remettre en cause ce qui ne fonctionne pas : cela est aberrant. Ne nous trompons donc pas de combat : l’éducation, l’apprentissage est indispensable car dans tous les mondes, tous les plans d’existence, c’est une nécessité fondamentale d’évolution. Un format est un cadre : il a sa raison d’être. Une discipline a sa raison d’être. Il nous faut de la rigueur pour atteindre un but. Quelqu’un de bien formaté est donc efficace dans son travail, voire même exemplaire. Il vaut mieux une feuille parfaitement coupée en A4, adaptée à la machine de distribution, si nous voulons l’utiliser. Le formatage n’est pas malsain, n’est pas l’ennemi. Mais on peut vouloir, par la suite, ressentir le besoin d’aller au-delà. Et c’est en ce sens que le formatage fait sentir son poids, son fardeau. Nous évoluons et le formatage ayant accompli sa fonction, a besoin d’être dépassé. Apprendre, puis désapprendre. Cela revient à dire qu’il faut en passer par là. C’est un peu à l’image de cette pandémie : il faut peut-être en passer par là pour comprendre tout ce qu’il nous faudra corriger dans le monde futur que nous voulons avoir. Si nous avons vécu endormis, si nous avons vécu inconscients, il est temps de se réveiller, d’agir et non pas de développer une « spiritualité passive ». C’est justement la passivité qui a permis autant d’excès de tout bord. La passivité mène à l’inconscience. Le formatage mène aussi à l’inconscience car il induit que nous ne sortons jamais du format imposé. Un arbre n’est pas destiné à rester un arbrisseau toute sa vie. Observer avec attention un processus, revient à le comprendre, à mûrir, à grandir. Alors, nous pouvons nous en dégager, c’est aussi facile que cela.

Conclusion

Quand une prison est mentale, sa force et sa durée dépendent de notre ignorance : notre incapacité à le deviner, à le comprendre, à le voir. Dans les spiritualités ancestrales, l’ennemi n’est donc pas le formatage, mais l’ignorance. Ceux qui se font manipuler efficacement, sont manipulés car ils sont ignorants. La tentation de chercher une issue à l’extérieur (à l’image de la transition supposée d’un monde 3D à un monde 5D, comme si le problème était lié à l’extérieur, aux dimensions spatiales) est en réalité l’impasse et l’échec. La prison mentale devient alors perpétuelle car nous ne cherchons pas dans la bonne direction. Une prison mentale dans un monde 3D, 5D ou toutes dimensions spatiales que l’on voudra, restera une prison mentale.

En revanche, si nous comprenons que c’est notre mental qui pose sa limite dans tout ce que nous voyons et jugeons, si nous apprenons à nous connaître nous-mêmes de l’intérieur, alors la porte de la prison est aussi facile à franchir que de se lever et partir ! Comme si elle n’avait jamais existé : un simple hologramme qui n’avait d’efficacité que par nos croyances, notre force de suggestion en notre esprit. Rien n’est plus facile ou difficile de sortir d’une prison mentale car cela dépend totalement de notre approche. Lorsque nous rêvons de façon lucide, nous savons que tout ce que nous voyons peut être modifié à volonté. Cela peut être un excellent entraînement de ne plus tout croire sur parole, de ne plus adhérer forcément à ce qui est une croyance dominante. Si nous retrouvons la conscience que nous sommes fondamentalement des êtres spirituels, nous pourrons déplacer des montagnes – ces obstacles qui n’ont peut-être pas plus de réalité qu’un hologramme. Voulons-nous croire en nos limites ou en notre potentialité infinie ?

Méditation collective avec Steven Greer

Steven Greer, ancien directeur de la division de médecine d’urgence du Caldwell Memorial Hospital en Caroline du Nord (USA), ancien médecin spécialiste en traumatologie, devenu mondialement célèbre depuis son rôle de porte-parole et son investissement dans l’ufologie, fondateur du Projet CSETI (Center for the Study of Extraterrestrial Intelligence), a profité du lancement de son dernier documentaire Close Encounter of the Fifth kind et de son application pour smartphone CE5 Contact, pour proposer une méditation collective en direct.

Nous étions 440 (et non pas 4400) au début de la méditation qui a débuté à 21 h sur son fuseau horaire, et 1800 à la fin. C’était une belle expérience, intense, décuplée par la présence de tous les méditants motivés. Nous formions une chaîne d’âmes reliées les unes aux autres dans un même esprit de communion : cela valait le coup d’être expérimenté. D’autres initiatives semblables méritent d’être entreprises en cette période de pandémie car elles créent de la synergie. Cela s’est déjà fait il y a peu, se fait actuellement et se refera.

Sa méditation avait pour cadre : la planète, la lune, puis les planètes du système solaire, voire au-delà. Elle avait en arrière-fond un rêve possible, celui d’un avenir basé sur de nouvelles valeurs avec une énergie libre non polluante, le passage à un âge de raison, après l’adolescence turbulente. Il nous a invité à nous réjouir, à nous projeter dans l’avenir et il est certain qu’il se donne à 100 % pour atteindre ce but à travers ses livres, ses documentaires, ses formations, ses entretiens. Il se fait le porte-parole d’un monde nouveau dont nous n’avons même pas idée car ce n’est (heureusement) pas celui que nous voyons dans nos films de science-fiction ou d’anticipation.

Mais ce vœu n’est pas facile à réaliser, la route sera longue et difficile. Cette pandémie met à bas les masques et nous pouvons soudainement entrevoir les mentalités de chaque pays, de chaque gouvernement, de chaque dirigeant. Un rêve ne s’impose pas, cela n’est pas possible : il se partage. Il faut le vouloir et travailler en ce sens. Steven Greer nous invite à un nouveau paradigme à un moment crucial de notre histoire où il faudra reconstruire les bases d’un monde meilleur car l’ancien démontre actuellement son impasse totale. Nous sommes arrivés au bout d’une logique de la démesure, le gaspillage de nos ressources, l’exploitation à outrance, des injustices sociales de plus en plus accentuées et des abus en tout genre. C’est un virage qu’il nous faut prendre et rapidement.

Steven Greer a cette prise de conscience depuis longtemps, ses livres en témoignent, bien avant ses films documentaires. Bien sûr, il ne fait pas l’unanimité, même dans son milieu ufologique. Mais qui fait l’unanimité aujourd’hui surtout sur des sujets aussi sensibles ?

La méditation collective permet, en tout cas, de rassembler le meilleur de nos espoirs et de nos énergies pour que demain soit un monde plus vivable pour chacun et pour les générations futures. Elle peut redonner de la force pour agir en défendant les valeurs qui de nos jours n’existent plus qu’au plan théorique, ne sont plus mises en pratique. Beaucoup donnent leur vie physique actuellement pour qu’une prise de conscience mondiale profonde puisse avoir lieu. Une simple grippe n’aurait jamais eu un tel impact. Les morts ont été banalisés depuis longtemps dans les chiffres, les statistiques. Mais aujourd’hui, nous sommes interpelés car ces morts ne sont plus uniquement dans les chiffres des statistiques, mais dans nos familles, nos amis, nos proches, nos voisins, nos stars, nos personnalités médiatiques et politiques. Tout redevient concret : la mort, la vie. De plus en plus, se dessine clairement le panorama de ceux qui travaillent pour la vie et tentent de faire l’impossible en ce sens, entre bravoure et héroïsme, chaque jour, et ceux qui œuvrent pour la mort, soit par bêtise, inconscience, inadaptation, incompétence, soit par des stratégies économiques ou financières. Le monde n’a jamais autant exposé au grand jour ses divisions. Nous vivons une période dangereuse : c’est un fait. À ce titre, Steven Greer prépare une divulgation importante pour contrecarrer ce qu’il croit être un danger possible : explication ici.

Il est donc utile d’en revenir à l’essentiel. Quel est le projet de Steven Greer ? Un monde meilleur avec le partage de nouvelles technologies. Un monde plus égalitaire. Mais le voulons-nous vraiment ? Nous vivons constamment dans des luttes de pouvoir à tous les niveaux. Se hisser au rang des autres civilisations plus évoluées demande du temps. Mais surtout : de nombreuses prises de conscience. Il ne faudrait pas non plus s’imaginer qu’il n’y a qu’à demander pour être servi. Des technologies encore plus dangereuses aux mains de psychopathes ne rendrait pas service à l’humanité. Ce n’est peut-être pas sans raison qu’elles sont confisquées, cachées ou en attente. Il n’y a jamais qu’une seule façon de voir les choses. On peut penser qu’un complexe militaro-industriel dans l’ombre agit en toute impunité. On peut aussi penser que certaines technologies encore plus dévastatrices ne feraient que précipiter notre processus de peurs/destructions (pensons, par exemple, à l’antimatière). Il ne suffit pas de réclamer et d’obtenir pour que le monde change. La science n’a jamais apporté avec elle sagesse, conscience, responsabilité, éveil spirituel.

Citation de son livre « Comment je vois le monde »

Einstein n’avait-il pas mis en garde l’humanité d’une science qui perdrait son autonomie ? qui perdrait son éthique ? une science qui serait instrumentalisée ? Nous avons déjà beaucoup de sciences technologiques et très peu de conscience. Notre actuelle pandémie et les vaccins ARNm le démontrent de A à Z.

Qu’il y ait des civilisations plus évoluées dans l’Univers, c’est presque une évidence à l’échelle de sa taille et de son âge. Mais pourquoi une civilisation est-elle évoluée spirituellement ? Elle est évoluée si tous ceux qui la composent sont eux-mêmes évolués. Si nous sommes un monde de barbares, le Grand Contact avec une super civilisation ne nous sera pas d’un grand bénéfice. Or au jour d’aujourd’hui, il n’est pas certain que nous ne soyons pas un monde de barbares car si l’on juge un arbre à ses fruits, nos actes sont plutôt inadmissibles et irresponsables, non ? C’est une question ouverte. Serons-nous capables d’agir mieux que par les siècles et les millénaires passés ? Sommes-nous mêmes capables d’être autonomes ? Ou bien faut-il que nous soyons sous tutelle pour ne pas tous nous entretuer ? Cela aussi est une question ouverte. Une douce folie utopique peut-elle combattre une dangereuse folie destructrice ? Une folie utopique pourrait contribuer à renforcer la folie destructrice. Heureusement qu’il y a encore « un sas » avant le Grand Contact espéré.

Pour aller droit au but : sommes-nous prêts ? Quand serons-nous prêts ? Cela ne dépend pas d’une petite poignée d’idéalistes dans le monde, mais d’une réelle prise de conscience planétaire. Il faut un « effet domino » dans la conscience collective. Steven Greer travaille en ce sens et de façon courageuse car il doit braver quantité d’ennemis et d’obstacles qui se dressent entre les idéalistes et les pragmatistes – ceux qui voient la noirceur du monde et qui composent avec, en tirent profit. D’un autre côté, si nous baissons les bras puisque les barbares sont partout et qu’ils ne se cachent plus vraiment pendant cette pandémie, le monde ne changera jamais. Et le fatalisme n’aide personne. L’espoir, les méditations collectives sont nécessaires, mais cela ne peut être qu’un début de processus de prise de conscience et de responsabilisation. Il n’est pas raisonnable de s’en remettre totalement, corps et âme, à une civilisation X ou Y avancée. Car cela reviendrait à ne rien assumer, à ne rien attendre de soi-même et tout d’autrui : une tâche insurmontable pour la civilisation qui oserait nous tendre la main. Beaucoup sont tentés par les fausses spiritualités qui enseignent la fuite comme une réalisation spirituelle désirable. Il n’y a qu’à attendre et sauter de dimensions, laisser les loups s’entretuer, ne rien faire. Et l’enfant irresponsable conserve ses caprices, n’évolue toujours pas plus puisqu’il n’attend rien de lui-même et tout d’autrui. La tentation de considérer les « êtres des étoiles » comme étant la panacée à tous nos maux ne peut pas être une issue réaliste et souhaitable. Nous n’évoluerons jamais si nous oublions de nous changer nous-mêmes. Le barbarisme, soulignons-le, peut s’exporter aussi dans les étoiles, les planètes, les autres mondes. Ce n’est pas le lieu qui pose question, mais la façon d’habiter ce lieu. Si nous asphyxions notre habitat naturel, pourquoi agirions nous mieux si l’on nous donnait une autre belle planète toute propre ? Si nos valeurs sont inexistantes, inconscientes, aléatoires, quelle garantie aurions-nous de mieux faire là-bas qu’ici ? Si nous avons des chaînes intérieures, celles qui pèsent sur nos cœurs et nos consciences, ce sont celles-ci qu’il faudrait défaire avant de songer qu’E.T. vienne nous délivrer et nous montrer la voie d’un monde meilleur, ici ou ailleurs. Nous aurions fait alors un grand pas en avant particulièrement encourageant : Ne pas inspirer de la pitié, mais plutôt un potentiel positif qui se révèle en acte.

« Nous ne pouvons pas désespérer des hommes car nous sommes nous-mêmes des hommes » (Einstein, Comment je vois le monde)

La Pensée Positive

Émile COUÉ (1857-1926)

En ces temps où l’on nous annonce chaque jour encore plus de morts en 24h (en France, le pic n’est pas encore atteint en ce jour du 6 avril 2020 et cela est vrai pour de nombreux pays), il serait normal d’être inquiet, voire de sombrer dans la morosité. De plus, nous pouvons être tourmentés par des questions relatives à la durée de notre confinement forcé, bien que le réel danger d’être infecté repose sur les rencontres.

Certains médecins ont souligné que notre humeur peut grandement influencer l’état de notre système immunitaire. En fait, si nous ne pratiquons aucun sport (autorisé dans un rayon d’un kilomètre de notre domicile), si nous mangeons mal (pas de fruits et légumes frais pour les vitamines et minéraux), si nous vivons dans la peur ou l’angoisse, nous faisons chuter notre immunité. Or, cela est vraiment à éviter car nous serions alors beaucoup plus fragiles face au Covid-19.

Plus que jamais, cette période est propice à redécouvrir l’enseignement d’Émile Coué (psychologue et pharmacien), célèbre pour sa « méthode Coué » et qui a été reprise, déformée, extrapolée avec tout ce qui touche à la « Pensée Positive ». Ce qu’il pratiquait était essentiellement de la suggestion destinée au subconscient et de l’autosuggestion consciente. Ses œuvres complètes (faciles à lire) ont été éditées chez Astra (Paris).

Ci-dessous, un enregistrement de sa voix.

Émile Coué « exprime en peu de mots ses deux principes »

« Le subconscient se charge lui-même et avec une grande ingéniosité de trouver les moyens les meilleurs pour réaliser la fin qu’on se propose, une fois que celle-ci a été pensée » (Émile Coué, Œuvres complètes, Astra, 1976, p. 175).

« L’influence de l’esprit sur le corps existe. J’ajouterai même qu’elle est infiniment plus grande qu’on ne le pense communément. Elle est immense, incommensurable » (Idem, p. 165).

Rappelons aussi que la psychosomatique est connue des médecins. C’est un mot dont l’étymologie grecque souligne le rapport de l’esprit (psyché) sur le corps (soma). Platon, dans la Grèce antique, enseignait le rôle de l’esprit sur le corps au sein d’une première médecine, la seconde sur le corps lui-même n’intervenant que lorsque la première avait échoué (Criton, Charmide, Lysis, Lachès, Protagoras, République, Lois, bref, dans de nombreux dialogues). Pour ceux que cela intéresse, voici un article sur Platon et la médecine dont l’auteur est Robert Joly (1922-2011), philologue et helléniste. Or, nous avons oublié cette première médecine de l’âme car comme le déclarait Héraclite, nous sommes des endormis, nous rêvons chacun dans notre réalité. Nous ne connaissons plus les merveilles pures de l’Esprit et encore moins son influence tant énergétique que sur nos passions, nos humeurs.

La Pensée peut être apaisante tant par les mots, les idées qu’elle véhicule que par la charge qualitative qui l’anime. La vraie Pensée n’est pas le langage verbal, mais l’authenticité du cœur et de l’esprit, le lien et l’unité entre les deux. Ce n’est pas Platon qui enseignait cela (pour sa part, il préférait les vertus morales puisqu’il était philosophe), mais ses maîtres égyptiens qui connaissaient la magie des mots associés à la pensée, à l’intention, à la connaissance de principes ésotériques, c’est-à-dire secrets. Nous le savons de source sûre, tous les égyptologues professionnels le savent, car innombrables sont les écrits égyptiens qui soulignent ce rapport magique entre le cœur, l’esprit, le mot sacré et son rôle, son efficacité. Cela est tellement ancré dans la conscience égyptienne antique qu’il existait même des expressions courantes associées au cœur pour signifier si un homme était loyal ou fourbe. Le mot, la langue est donc sans valeur si le cœur en est coupé. Il nous faut apprendre à ne faire qu’un dans toutes les dimensions de notre être, redevenir authentiques. Ceci est le premier point fondamental.

« Buffon disait : ‘Le style, c’est l’homme’. Nous dirons, nous : ‘L’homme est ce qu’il pense’. La crainte de l’échec le fait presque sûrement échouer, de même que la pensée du succès le conduit au succès : les obstacles qu’il rencontrera, il les surmontera toujours » (Émile Coué, Œuvres complètes, Astra, 1976, p. 160).

« Pour se réaliser, l’autosuggestion réclame une attention soutenue, chose nécessaire pour que l’idée se transforme en acte. Répétons qu’il faut fixer son attention sur l’idée » (Idem, p. 228).

Ada ZANUSSI, 103 ans, guérie du Covid-19

À la question de savoir comment la centenaire italienne Ada Zanussi – retraitée d’une industrie du textile – avait guéri du Covid-19, alitée et « très somnolente » pendant une semaine, elle a répondu : « Le courage, la force et la foi« .

Robert Nonnet, 95 ans, guéri du Covid-19

Autre exemple avec Robert Nonnet, 95 ans, guéri du Covid-19, qui a fait preuve « d’un optimisme à toute épreuve« . Il raconte qu’il n’a pas voulu céder à la peur et qu’il a consciemment voulu combattre la maladie. Certes, il est passé initialement par une phase de fièvre, de larmes, de prise de conscience sur le risque encouru. Mais c’est ensuite qu’il a voulu livrer un combat, transcendant même la peur de la mort. Bref, il s’est montré très positif en se focalisant sur l’issue qu’il souhaitait, notamment revoir ses enfants, sa famille, Dimitri son petit-fils. Et ce fut une victoire !

Le second point est que toute pensée, tout état mental, possède une fréquence au niveau des ondes cérébrales. Mais pas seulement. Si cela est vrai sur le plan physique, cela est également vrai sur le plan subtil, les autres réalités imbriquées (éthériques, astrales, mentales, etc.). Notre réalité subtile, d’une façon allégorique, correspond aux poupées russes matriochkas. Ce que nous appelons « aura » n’est que l’enveloppe colorée, lumineuse, de corps subtils imbriqués les uns dans les autres.

Par conséquent, il faudrait inventer un néologisme, nous vivons dans des véhicules corporels imbriqués les uns dans les autres : une « holosomatique« . Et tel un effet domino, ce qui affecte un corps, affecte tous les autres comme un phénomène de résonance. Nos pensées, nos paroles s’inscrivent dans une « holosomatique ». Nous ne sommes évidemment pas conscients de cela, comme nous ne sommes pas conscients des ondes invisibles qui nous entourent (ultraviolets, infrarouges, etc.). Peut-être que ceci peut entraîner du scepticisme pour certains : Comment le vérifier ? Pour vérifier cette réalité, il faut forcément s’extérioriser de notre réalité physique, de la même façon que voir la réalité au-delà de sa maison, suppose de sortir de son confinement. Le confinement physique est notre réalité quotidienne sans même que nous en prenions conscience : nous sommes déjà confinés dans une réalité matérielle. Se déconfiner du plan physique peut se faire par le yoga spirituel (celui qui est pratiqué en Inde et qui est associé aux méditations, à une ascèse), les SHC (Sorties Hors du Corps) telles que les voyages dans l’Astral (et les autres plans) et les EMI (Expériences de Mort Imminene). En Égypte antique, c’est ainsi que les égyptiens connaissent le pouvoir des mots et des pensées : ils communiquaient avec leurs défunts – des textes précis nous le disent, laissant les égyptologues perplexes sur ce mode de communication. Nous ne sommes donc pas du tout dans une philosophie New Age, mais bien dans une spiritualité très ancienne, ésotérique (car beaucoup d’égyptiens ne savaient pas lire les hiéroglyphes réservés aux scribes, aux apprentis et à l’élite). Néanmoins, cette connaissance est vérifiable et authentique. Toute chose existe sur un plan énergétique, la pensée est de l’énergie, tout comme notre souffle (dit « vital »).

Cette petite digression était nécessaire pour certifier que l’on ne s’illusionne pas naïvement à vouloir être positif. Ce serait comme un musicien qui fait le choix de sélectionner certaines fréquences, en toute connaissance de cause. Oublions donc la scission mystique/science car nous voyons qu’elle n’est pas pertinente, cette scission relève de préjugés.

Sélectionner des « fréquences santé », c’est exactement cela que fait celui qui choisit d’avoir le cœur et l’esprit positif, avec des paroles qui le reflètent ou s’en inspirent. Nous voyons, du coup, un autre aspect des choses relatifs à la poésie et à la musique. Ces deux arts peuvent faire monter en puissance les « fréquences santé ». Ce n’est pas pour rien que dans toutes les traditions mystiques de notre planète, nous retrouvons, en plus des textes sacrés, la poésie… et la musique associées.

Le réflexe sain et attentionné de chanter et d’applaudir les personnels hospitaliers (plutôt que de les traiter comme des pestiférés et de s’acharner sur eux dans certaines villes du sud de la France), non content d’être solidaire dans la dignité (ne tentent-ils pas de sauver nos vies et celle de nos proches au péril de la leur ?), contribue à surmonter les énergies lourdes de souffrances, à les dissiper. De la même façon que la lumière chasse les ombres, le cœur positif peut contribuer à panser les plaies.

Pour pouvoir être positif, il faut déjà cesser d’alimenter nos angoisses, nos peurs, nos défaitismes, bref, tout ce qui alourdit notre moral. Le vide mental permet une remise à zéro et nous pouvons y parvenir par l’attention portée sur le souffle calme, en chassant progressivement toute pensée, ou par une pratique sportive, par exemple. Il faut ensuite puiser en soi-même la minuscule petite étincelle qui brille au fond de l’obscurité. Chaque individu possède une flamme intérieure, celle de son esprit, à la racine, à la source. Cette source spirituelle est remplie de force, mais il faut lui frayer un chemin, de la même façon qu’il faut nettoyer le parebrise de son véhicule pour conduire prudemment avec visibilité. D’une certaine manière, c’est une hygiène spirituelle qu’il convient d’observer en laissant de côté tout ce qui est lourd, pour frayer un chemin à notre source intime spirituelle. Si nous faisons beaucoup de bruit, nous n’entendrons plus le chant des oiseaux. Il est très aisé de recouvrir notre essence spirituelle de couches, de filtres, comme ces corps emboîtés des poupées gigognes. Redevenir simple, naturel, authentique est la voie. C’est un art de vivre. Retrouver l’enfant qui est en nous, joyeux, émerveillé de la vie, cela est possible. Nous pouvons retrouver cette source et l’associer avec nos responsabilités, nos urgences, nos missions. La bienveillance peut être au cœur de toutes nos activités. De plus, elle nous recharge car lorsque nous donnons le meilleur de ce dont nous sommes capables, nous connaissons notre valeur intérieure, même si elle n’est pas forcément reconnue dans le monde extérieur. Cela n’est pas si important. Être positif, c’est aussi ne pas dépendre du regard d’autrui. Tant pis. Rien ne doit freiner, entraver notre éveil spirituel. Ceux qui agissent sont souvent ceux qui croient en ce qu’ils font. Ceux qui se plaignent tout le temps sont souvent qui laissent les autres agir…