J’ai été terrassé par le SARS-CoV-2 : ça n’arrive pas qu’aux autres…

Gisant du Musée des Beaux-Arts de Bordeaux par Joseph Rivière (1949)

Je poste ici mon expérience car mon blog a bien failli s’interrompre brutalement et définitivement. Je vais prendre le ton du journal intime pour relater ce que j’ai vécu cette nuit du 29 au 30 Avril 2020.

La veille de ma mésaventure, j’ai reçu de Chine un petit paquet dans ma boîte aux lettres : une lampe aux rayons germicides UV-C. Mais ne dit-on pas que « le diable se cache dans les détails ? »: en ayant voulu trop bien faire, trop bien m’organiser, j’ai failli mourir.

Dans la nuit, j’ai eu quatre périodes de diarrhée intense : comme une vanne que l’on ouvre où tout s’échappe en deux secondes. Sur une échelle de 1 à 10, ma force physique est tombée à 1. Ayant constaté cela, j’avais pris une ampoule de ginseng, guarana, gingembre, maca associés, mais ce fut sans réel effet. La quatrième fois dans les WC, en me relevant, j’ai senti comme « une attaque » : J’ai ressenti une onde étrange saisir tout mon corps énergétique et physique. Puis, on aurait dit qu’on avait aspiré tout l’oxygène d’un coup du local WC. Au-dessus de ma tête à 20 cm du front, j’ai vu des dizaines de points rouges amassés presque en cercle. Ce n’était pas beau, mais violent (des points à dominante rouge foncé et quelques autres couleurs dont peut-être du noir). C’était une vision mentale. Ce que je relate s’est passé en 1 ou 2 secondes, mais de la même façon qu’au moment des accidents, le temps s’était ralenti dans ma conscience. Au moment où je perçois ces points, je vois sur ma droite (toujours en vision mentale car ma tête était orientée face à moi, je n’ai pas eu le temps de la bouger), l’apparition d’un visage déformé en hauteur, monstrueux, accompagné d’une immense rage et haine mélangées de façon inextricable. C’était une vision périphérique, je n’ai pas eu le temps de bien observer ce visage. Je sais que c’était humain, mais l’apparence précise, je ne sais pas. Il m’a semblé percevoir du rouge également dans ce visage déformé. Mais j’ai eu le temps de sentir aussi « une masse » comme si cette tête avait émergé tel un jet de lave d’une nappe volcanique. A posteriori, je sais que cet être venait du bas astral. Ce fut extrêmement bref, aussitôt le visage apparu, aussitôt disparu. Puis, je sens une forte pression tout autour de moi. Absence d’oxygène, une onde étrange qui saisit tout mon corps, ces points rouges… et c’est tout : je m’évanouis. Je suis tombé d’une masse devant les WC sur le carrelage.

Deux minutes se sont passées. Je rêvais. Les images étaient agréables. J’étais bien. Quand ma compagne, alertée par la violence du choc de ma chute sur le carrelage est venue vers moi pour me réveiller, il paraît que je n’ai pas réagi. Elle était très inquiète. Deux minutes après, face à son insistance, j’ai repris connaissance. Je croyais avoir rêvé au moins une heure, voire plus, être dans mon lit. Quelle surprise de me découvrir étendu sur le carrelage ! Pour qu’elle ne s’inquiète pas, je lui ai dit que je m’étais endormi car j’étais effectivement en manque de sommeil (mais pas au point de m’effondrer ainsi brutalement – ceci ne m’étant jamais arrivé). Je pense que si j’étais resté inconscient par terre, je serais mort. Une intuition au niveau de la physiologie du corps. Le fait d’être revenu à moi, a, je crois, restimulé mes fonctions biologiques et cérébrales. Je regagne donc ma chambre péniblement. Et rapidement, je sens un nouveau malaise violent, tout en ayant une perte totale de force : j’ai vomi trois fois de suite, là encore aussi violemment que les diarrhées. Je précise que je suis végétarien et fais très attention à mon alimentation.

Dans mon esprit, j’ai récapitulé le contexte : j’ai reçu un colis de Chine, la veille. Je portais pourtant lunettes, masque KN95 et gant. Mauvaise manipulation ? Peut-être pas. Un masque KN95 ne filtre qu’à 95 %. Si on réfléchit à ce pourcentage, cela veut dire 5 % de chance de se faire contaminer, soit 2,5 (disons 3 pour arrondir), soit 3 chances sur 10 d’attraper le SARS-CoV-2. S’il existait un barillet de revolver à 10 emplacements, cela implique 3 balles dedans. Je réalise après coup que mon sentiment de sécurité, même avec un masque aux normes, était illusoire. Puis je récapitule les symptômes :

– diarrhées violentes sur toute la nuit

– perte totale de force musculaire, épuisé

– asphyxie violente

– perte de conscience fulgurante, chute au sol (je me suis d’ailleurs fait une bosse au front sur l’arcade sourcilière gauche que j’ai soignée avec de l’huile d’argan). Et aussi :

  • quelques douleurs abdominales (survenues après)
  • léger mal de gorge (survenu après)

Ce sont bien des symptômes existants du Covid-19 (et du virus ebola qui se trouve dans le SARS-CoV-2 – ce qui a été démontré par la scientifique Asma Mechakra avec la souche Mayinga – dont on peut lire les symptômes ici). Et j’ai eu peur. Car j’ai réalisé que je ne contrôlais absolument rien du processus. Je n’ai pas peur de la mort (car je sais ce qui se passe de l’autre côté ayant vécu plusieurs expériences), mais peur de partir, de laisser en plan des projets importants, de laisser seule ma compagne. Prenant conscience qu’il ne fallait surtout pas céder à la peur (j’ai d’ailleurs posté un article sur la pensée positive), je suis entré, avec ma compagne, dans une longue phase de prières, de sentiment d’Amour, tout en visualisant de la lumière dans toutes les régions de mon corps. J’ai adressé de l’amour aussi à ce visage déformé inconnu pour être en paix totale. J’ai senti une forte chaleur énergétique dans mon corps, jusqu’aux mains… et je me suis rappelé que le virus ne cherche pas à tuer son hôte puisqu’il en est dépendant. C’est la réaction du corps qui tue car elle est excessive. J’ai donc compris que je devais être dans une paix totale pour ne pas produire d’inflammation. Ce ne fut pas gagné car j’ai ressenti pendant 2 ou 3 minutes, tous mes poumons très chauds. Mais cela s’est arrêté aussitôt. Idem pour les quelques douleurs abdominales. Les prières ont, je crois, fait l’essentiel car je n’ai rien maîtrisé de ce qui s’est passé. Je n’ai fait que subir et réagir.

Aujourd’hui, je jeûne car je suis assez « barbouillé ». Ma force physique est revenue à 2 ou 3 sur 10. Je crois, mais je veux aussi fermement le croire, que c’est fini, le pire est derrière moi, tout va rentrer dans l’ordre.

Réflexions

Qu’est-ce que je peux retirer de cette expérience ? Je constate, manifestement, que derrière ces attaques du virus, se déchaînent des esprits malveillants du bas astral qui doivent certainement savoir ce qui est train de se passer sur notre planète. Ainsi, ceux qui disent qu’une guerre est aussi en train de se mener dans d’autres dimensions, c’est à la fois vrai et faux. Vrai car certains plans (du bas astral) sont en effervescence. Faux car les plans supérieurs sont très actifs, toujours dans l’amour et la paix. Mais c’est une réalité dans le contact bas astral/Terre.

Autres étrangetés

Dans ma boîte aux lettres (j’habite dans une résidence où il y a beaucoup de monde), des enfants ont mis 2 balles en caoutchouc d’un fusil à air comprimé. C’est étrange car j’ai comme l’impression qu’on s’est servi de ces enfants (qui ne me connaissent pas et que je ne connais pas), pour qu’ils fassent cela. Deux balles, comme pour dire « pour toi et ta compagne ». En effet, je pourrais contaminer ma compagne. Cela n’est-il pas un peu diabolique ? Mais d’un autre côté, les balles en caoutchouc ne tuent pas, c’est du jeu. C’est sujet à interprétations diverses, bien sûr.

Ces derniers jours pendant le confinement, lorsque je méditais au pied d’un arbre, la nuit, j’envoyais plein de belles pensées pour ma résidence, des amis et la planète. Or, les deux derniers jours qui ont précédé cette attaque, j’ai dû abréger mes méditations car je sentais des forces très négatives tout autour de moi : cela créait un fort sentiment d’insécurité, c’était puissant. Je ressentais comme une menace de groupe, en grand nombre. J’ai senti aussi que j’étais vidé de joie, d’enthousiasme. C’est alors que j’ai eu l’idée de poster un texte sur la méditation sur la lumière : comment se ressourcer au mieux quand ça ne va pas.

Je n’avais prêté aucune importance à cela (car prêter de l’importance, c’est renforcer le mal et se mettre sur ses fréquences, donc y être réceptif). Mais suite à ce que j’ai vécu et surtout ce visage plein de rage et de haine pendant l’assaut subi et ma perte de conscience, je commence à avoir une vision d’ensemble. Je crois – comme le disent certains à juste titre – que la lumière attire parfois à elle son contraire, ce qui est très taoïste, comme pensée. C’est tout de même étrange que tout ceci se soit accumulé en deux jours : les méditations dans de bizarres conditions avec un sentiment d’hostilité forte autour de moi, les deux balles d’un fusil, en caoutchouc, laissées dans la boîte aux lettres, le visage démoniaque juste avant ma chute brutale au sol.

C’est assez cohérent quand on voit de quoi est composé le SARS-CoV-2 : une véritable « arme de guerre » : « Nous sommes en guerre » (dixit notre Président). Les pensées associées à ce virus ne peuvent pas être positives. Et on voit bien la lutte actuelle entre ceux qui veulent sauver des vies, et ceux qui font tout pour freiner ce processus. Dans le numéro 3703 de Paris Match (avec le chanteur Christophe en couverture), on apprend qu’un scientifique (dont le nom n’est pas donné) a affirmé : « un animal est incapable de produire un virus aussi dangereusement efficace pour l’homme » (p. 31).

Autre remarque d’un autre ordre : mes méditations m’ont permis d’avoir un sens olfactif surdéveloppé. Je suis parvenu à sentir dans l’atmosphère une dizaine de parfums différents : depuis les fleurs (nous sommes au printemps), jusqu’à des odeurs d’humus. Je n’ai pas perdu mon sens olfactif, ce qui est une bonne nouvelle. Il faut dire aussi que chaque nuit, je sors un peu pour me recharger quand il n’y a plus de monde (nous sommes trop nombreux au mètre carré dans la journée). En revanche, depuis l’incident, je n’ai plus de voix, je ne peux que chuchoter, mes cordes vocales semblent trop faibles pour le moment.

Je remarque aussi que les masques, lunettes, gants ne sont pas une garantie suffisante. C’est un constat. D’ailleurs si je poste cet article, c’est pour que les gens comprennent que nous avons un sentiment de sécurité qui est trompeur. Même un masque FFP2 n’est pas suffisant. Il ne filtre pas à 100 %. Selon mes recherches auprès de scientifiques qualifiés, un masque idéal ne pourrait plus permettre de respirer. Les masques tirent donc profit du « mouvement brownien » du virus qui circule, le plus souvent, en zig-zag, de façon aléatoire… (il est pris au piège dans les diverses couches du masque) sauf s’il est porté par une soufflerie, une ventilation : alors il peut circuler en droite ligne. C’est pour souligner que la seconde vague peut être meurtrière avec nos masques dits « grands publics » en coton, quand déjà les masques aux normes ne sont pas d’une totale efficacité.

Ce que j’ai vécu me rapproche en pensée de tous ceux qui eux aussi, sont tombés au sol, d’une masse. C’est très impressionnant. J’ai eu de la chance de tomber chez moi et de n’être pas seul, mais si j’avais été dans la rue ? J’aurais été un étranger pour les passants. Ceux qui ont peur s’éloignent. Surtout avec ce virus tueur. Je pense donc à tous ceux qui, à partir d’une chute semblable, ont connu différentes issues : la mort, les urgences, les respirateurs. C’est un ticket pour l’enfer.

Cette pandémie mondiale nous aura fait comprendre que nous vivons dans un monde de plus en plus dangereux et nous n’en avions pas conscience à l’échelle du grand nombre.

Ce que je veux retirer de positif de cette pandémie est l’espoir que tous, nous participions à changer les mentalités collectives pour obtenir un monde meilleur, moins dangereux, pour l’avenir. Certains s’imaginent un monde parfait, voire un âge d’or, mais il faut prendre conscience que le « nous sommes en guerre » est une réalité à de multiples niveaux sur cette Terre. Il y a tant d’artisans de ces guerres diverses aux multiples visages, que reconstruire un monde meilleur ne sera pas facile. Mais si déjà, nous parvenons à ralentir la destruction tout azimut qui nous dépasse, manifestement, ce serait un bon commencement, en attendant de meilleurs choix politiques et écologiques. Nous sommes nombreux : nous pouvons changer les choses si nous le voulons vraiment. De bonnes idées peuvent être plus fortes que les milliards d’intérêts de ceux qui s’aveuglent dans leurs quêtes insensées.

Sérum immunitaire et sérothérapie

S’il existe des personnes asymptomatiques – c’est-à-dire des personnes qui portent en elles le coronavirus, mais qui n’en sont pas malades et ne développent pas de symptômes -, c’est qu’il existe nécessairement des anticorps contre le Covid-19.

Or, une solution thérapeutique pourrait être de soigner les gens au moyen des anticorps de ces individus asymptomatiques ou bien des personnes guéries. Il y a un grand avantage à procéder ainsi : la solution est relativement rapide ! En effet, le Dr Arturo Casadevall, de l’Université Johns Hopkins, déclare :

« Le déploiement de cette option ne nécessite aucune recherche ni développement. Elle pourrait être déployée en quelques semaines puisqu’elle s’appuie sur les pratiques habituelles des banques de sang ».

Le principe est simple : on effectue des prises de sang, puis on recueille le plasma avec les protéines immunitaires présentes dedans.

On pourrait nous refaire le même coup qu’avec la chloroquine et dire que c’est très dangereux, très risqué (ce qui est vrai au-delà des dosages recommandés), qu’il vaut mieux faire des tests sur de nombreux patients… mais, tout comme pour l’usage de la chloroquine vis-à-vis du paludisme, ce procédé n’est pas récent : il est connu sous le nom de « thérapie passive par anticorps » et c’est ainsi que dès 1890, on soignait les gens contre les épidémies (la rougeole, la rage, la diphtérie par exemple, mais aussi, plus récemment, la grippe H1N1 en 2009-2010, l’épidémie de SRAS-CoV-1 en 2003 et l’épidéme e MERS-CoV en 2012). Il serait ainsi possible de fabriquer un sérum. C’est ce que tente de faire, par exemple, le laboratoire japonais Takeda.

Ainsi, ceux qui sont déjà paniqués à l’idée de devoir accepter, contre leur gré, la puce « passeport santé » d’un célèbre milliardaire très controversé, intégrée dans son vaccin prochain (s’il en vente lui-même l’intérêt publiquement, c’est que ce n’est pas le fruit de l’imagination maladive populaire, raison pour laquelle certains médecins sont inquiets), doivent savoir que nous pouvons avoir le choix de notre traitement, même si celui-ci est considéré comme « transitoire ». Nous vivons encore en démocratie en France et dans certains autres pays, même si nos droits sont de moins en moins nombreux au fil des années et nos libertés de plus en plus surveillées. C’est d’ailleurs parce que nous avons le choix que nous assistons à une telle guerre de l’information en ce moment. « La guerre » est bien réelle : nous l’avons vu avec « la guerre des masques », mais elle l’est aussi avec l’information puisque d’énormes intérêts financiers sont en jeu avec toute la corruption qui en découle à divers échelons de la société. Cette corruption est en train d’éclater au grand jour et le sera de plus en plus.

Certains diront qu’en France, nous n’aurons pas le choix : le traitement du célèbre Professeur virologue n’a-t-il pas été stoppé net hors de sa ville de Marseille et interdite partout ailleurs en France (alors que le Maroc a pu avoir ce traitement, ainsi que certains autres pays) ? Certes, mais nous verrons qu’en France, il y aura plusieurs traitements au fil du temps qui verront le jour. Au cours de l’année 2021, nous aurons aussi un sérum efficace. Dans le monde entier, « la thérapie passive par anticorps » est développée, par exemple au centre d’épidémiologie de l’Université John Hopkins aux USA. En ce qui concerne la France, l’AP-HP avec le soutien de l’Inserm et de l’EFS (Établissement Français du Sang) travaillent sur un plasma nommé « Covisplasm« . Samir Jawhara, ingénieur de recherches à l’université de Lille, travaille sur une association d’anticorps avec des antiviraux. Il a publié une lettre dans la revue scientifique International Journal of Molecular où il soumet sous forme de question son idée : «  Je décris dans cette lettre, le rôle d’anticorps issus de donneurs infectés par le coronavirus mais guéris dans le traitement de cette infection virale« . L’Académie Nationale de Médecine a même déclaré :

« La France a les moyens scientifiques et industriels pour initier au plus vite des essais thérapeutiques et un programme de production qui pourrait avoir un impact rapide et important dans le traitement et la prévention de cette infection« .

Ainsi, il y a de l’espoir car il y a plusieurs solutions mises en œuvre, des alternatives au pire redouté. Notre éveil et notre lucidité ne doivent pas nous conduire à la panique, mais au choix des meilleures solutions pour tenter de contrer ceux qui baffouent les valeurs fondamentales de la vie et de l’humain au nom de leurs profits.

Pourquoi attendre le cours de l’année 2021 et pas cette année si le traitement est « rapide » ? Car comme l’explique clairement l’Académie Nationale de Médecine, il y a tout de même des précautions à prendre :

« La nature, le titre et le pouvoir neutralisant des anticorps sont très variables d’un donneur à l’autre. De plus, les risques liés à la présence de citrate, au volume perfusé chez des patients fragiles, à la possible transmission d’agents infectieux et au transfert de molécules pro-inflammatoires ne sont pas négligeables« .

Ce qui justifie la prudence des tests, d’autant plus que les anticorps ne sont pas de la même qualité selon l’âge des patients atteints. Selon une étude chinoise du Shanghai Public Health Clinical Center menée sur 175 patients adultes guéris du Covid-19, ce sont les patients les plus âgés (sur 2 tranches d’âge : [40-59 ans] et [60-85 ans]) qui ont développé les plus hauts taux d’anticorps neutralisants spécifiques du SARS-CoV-2. Ce qui explique que nous ayons eu la joie d’apprendre que plusieurs personnes âgées avaient pu guérir du Covid-19 (Cf. notre texte sur la « Pensée Positive »).

Le Covid-19 n’épargne pas tous les enfants

Force est de constater que beaucoup de parents ne semblent pas encore vraiment réaliser que la vie de leurs enfants puisse être menacée par le Covid-19 car ils se reposent beaucoup trop avec confiance sur les médias mainstream qui n’offrent qu’une version unique, unilatérale de l’information. Au mot près, à la virgule près, à l’expression près, que ce soit la presse écrite ou audiovisuelle, le même refrain est repris en chœur, partout à l’unisson. Cela n’est peut-être pas grave en soi quand il s’agit de la presse dite « people« , mais quand il en va de notre vie, nos chances de survie, la prudence qui devrait être la nôtre en cette période de pandémie mondiale, la chanson vire vite au chant funèbre. Est-ce la mort de la pensée critique ? de l’investigation journalistique ? de l’honnêteté intellectuelle auxquelles nous assistons depuis quelques années ?

Face à ce constat, il est grand temps de relayer les informations des quelques trop rares journaux à faire savoir que non, les enfants n’ont pas rien à craindre du Covid-19. Oui, à tout âge, il y en a qui décèdent malheureusement et ce, dans tous les pays.

En Angleterre, le 5 Avril 2020, un enfant de 5 ans est décédé « des suites du Covid-19« . Auparavant, le lundi 30 Mars, dans le même pays, c’était un adolescent de 13 ans qui en est mort, alors qu’il était en excellente santé auparavant. Luca Di Nicola, un cuisinier italien de 19 ans qui vivait à Londres, en est mort le 24 mars 2020. Sa santé était plutôt bonne auparavant puisque son médecin lui avait dit « qu’il était jeune et fort », ce qu’a confirmé sa tante.

En outre, des enfants de tout âge produisent des symptômes alarmants avec inflammation généralisée et des symptômes « pseudo-grippaux » : fièvre élevée, pression artérielle basse, éruption cutanée et difficultés respiratoires. D’autres enfants ont eu des symptômes gastriques : douleurs abdominales, vomissements, diarrhée, avec des résultats sanguins anormaux. Le NHS (National Health Service) a donc émis une alerte pour une symptomatologie qui évoque la maladie dite « de Kawasaki » avec une fièvre d’environ cinq jours et des ganglions gonflés dans le cou.

Certains enfants sont également atteints par des « chocs toxiques« , c’est-à-dire un emballement du système immunitaire qui débouche sur une réaction hyper-inflammatoire pouvant devenir mortelle pour les cas les plus graves.

En Belgique, c’est une adolescente de 12 ans qui en est morte après une fièvre de trois jours et avoir été testée positive.

En France, Julie, 16 ans, originaire de l’Essonne, n’avait qu’une petit toux « en apparence bénigne ». Elle est décédée à Paris à l’hôpital Necker, une semaine après, le 24 mars 2020. Elle était « sans maladie particulière » auparavant. Le 10 avril, c’est un garçon de 6 ans qui décède du Covid-19. À Perpignan, un enfant de 2 ans est décédé au centre hospitalier dans la semaine du 6 avril.

Au Portugal, le 29 mars 2020, Vitor Godinho, 14 ans, infecté par le covid-19 est décédé à l’hôpital São Sebastião, à Santa Maria da Feira, à 30 km au sud de Porto.

Aux États-Unis, le 28 mars 2020, à Chicago, un bébé de neuf mois est décédé des suites d’une infection au covid-19. Le 1er Avril, un nourrisson de six semaines décède dans le Connecticut. À Détroit (Michigan), Skylar Herbert, âgée de 5 ans décède du Covid-19, le dimanche 19 avril.

Et ce n’est pas exhaustif, la liste est certainement plus longue à ce jour et continuera de l’être tant que nous ne mettrons pas en œuvre un traitement efficace.

Comment se fait-il que ce message de l’OMS qui date du vendredi 20 mars 2020 ne soit pas mieux et plus mis en valeur par les médias mainstream ? N’est-il pas suffisamment important pour qu’il demeure inaperçu dans le flot continu des informations ?

Aujourd’hui, j’ai un message pour les jeunes : vous n’êtes pas invincibles. Ce virus peut vous conduire à l’hôpital pendant des semaines et même vous tuer« . 

La réponse est simple : systématiquement, ces morts infantiles sont minimisées par les statistiques et l’information à retenir se veut rassurante. Ce n’est pas grave : c’est minoritaire. Se rend-on compte que derrière les chiffres de ces statistiques, ce sont des vies dont il est question ?

L’OMS – dont il ne fait pas mystère de son parti pris pour les intérêts politiques chinois – a certainement pris en compte les études chinoises pour rédiger son communiqué. Or, que disent ces études chinoises qui couvrent la période du 16 janvier au 8 Février 2020 ?

« Une large étude publiée dans Pediatrics annonce que les enfants de tout âge à Wuhan et dans les régions voisines sont susceptibles d’être touchés par le virus du COVID-19 : un enfant de 14 ans en est même décédé« .

Est-ce que cela remonte le moral des parents de leur dire que le décès de leur enfant fait partie d’une statistique minime et rassurante à l’échelle du grand nombre ? Est-ce cela, le message mainstream qui importe ? Combien d’enfants doivent mourir pour émouvoir les médias ? Existerait-il une « statistique du cœur » à partir de laquelle nous pouvons commencer à être sensibles à la notion de vie ? Ou bien faudrait-il que des journalistes et des éditorialistes perdent des enfants pour que le discours mainstream reprenne un visage humain ? Car un malheur, cela n’arrive pas qu’aux autres ! Comme le titre le journal Independant du 22 avril 2020 :

« The numbers are low until it’s your child » (Les chiffres statistiques sont faibles jusqu’à ce que ce soit votre enfant).

Quel est donc le parent endeuillé qui, au lieu de « perdre un enfant », banalise la statistique dont ce dernier fait partie ? Ce parent ne serait-il pas monstrueux de s’exprimer ainsi, par la seule statistique minoritaire ? Alors si tel est le cas, pourquoi acceptons-nous cette totale perte d’humanité à longueur de journée dans les médias ? Le temps va-t-il trop vite ? Plus le temps de s’émouvoir ? En va-t-il ainsi pour les parents qui perdent un enfant ?

À l’heure où nous prévoyons le déconfinement et la rentrée scolaire, il serait peut-être bon de ne pas jouer avec la vie des enfants, des parents, des enseignants (un professeur de collège a décédé du Covid-19 dans l’Oise, son collège ayant été placé sous surveillance médicale), du personnel scolaire, des chefs d’établissement en mettant de côté les risques réels encourus et en déplaçant subtilement la notion de danger, non plus sur la valeur de la vie, mais sur l’action éducative. La vie n’est-elle pas notre bien le plus précieux ?

Le télétravail et les plateformes numériques n’exposent pas au même risque quand les masques dits « alternatifs ou grand public », ainsi que les tests prévus n’ont pas prouvé leur réelle fiabilité. Il faut le souligner car il en va de même des masques certifiés – y compris ceux destinés au personnel soignant – lorsqu’il y a des trafics avérés de faux certificats.

La question de l’immunité face au déconfinement

La question de l’immunité revient de plus en plus souvent dans les médias et la politique du déconfinement attendu. Elle sert en effet de base à des conjectures, des paris dangereux car elle est loin d’être démontrée :

En Chine

Si nous observons la Chine, et plus précisément à Wuhan, les tests sérologiques (plus fiables que les tests nasaux dits « PCR » – Polymerase Chain Reaction -) : car le taux de « faux négatif » est élevé. Le professeur Vincent Thibault, chef de service du laboratoire de virologie au CHU de Rennes ayant déclaré : « Sur 100 patients testés négatifs, il est probable que 30 % d’entre eux soient infectés par le virus. Cela ne veut pas dire que le test n’est pas bon mais que nous cherchons le virus au mauvais endroit, là où il n’est pas à toutes les phases de la maladie« ) ont montré que très peu de personnels soignants et de patients avaient développé des anticorps : seulement 2% à 3%. Cette information a été publiée dans le Wall Street Journal.

Guéris, puis réinfectés par réactivation du Covid-19

Ensuite, en raison de la réactivation des cellules dormantes du virus sur certains patients, le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, a fait preuve de prudence dans son allocution au Sénat, le 15 avril 2020 :

« On se pose la question de savoir si on n’est pas en train de se tromper complètement en disant que séropositif au Covid-19 est égal à être protégé. Une série d’éléments suggère qu’un réservoir existe peut-être et que des phénomènes de réactivation peuvent arriver. Nous ne savons pas si le fait d’avoir des anticorps est un élément absolu de protection« .

Avoir des anticorps ne signifie pas être immunisé

Maria Van Kerkhove, l’une des responsables de la gestion de l’épidémie à l’OMS, a déclaré : « Savoir si la présence d’anticorps signifie immunité est une question différente » En effet, c’est très différent car comme l’a souligné le Pr. Frédéric Tangy, responsable du laboratoire d’innovation vaccinale de l’Institut Pasteur :

« On ne sait pas si les anticorps qu’on développe soi-même contre le virus ne sont pas un risque d’augmenter la maladie« .

Sur quoi se base-t-il ? Sur l’évolution des symptômes. Car c’est justement quand le patient a développé des anticorps, que les pires symptômes du Covid-19 surviennent.

Un Covid-19 multiforme

Enfin, nous avons montré dans un post précédent que ce virus « caméléon » offre une symptomatologie très variée. Qu’est-ce qui nous prouve que nos anticorps soient durables et efficaces dans le temps ? en nombre suffisants pour contrer le virus ? et surtout adaptés aux attaques polymorphiques du Covid-19 ?

Conclusion

C’est donc un pari très risqué – qui n’est pas encouragé par les données récentes, de Chine, comme d’ailleurs – de miser sur une supposée immunité collective. L’Angleterre qui a tenu ce discours pour justifier de l’absence de mesure, sans protéger sa population dans un premier temps, sans vouloir organiser de confinement, sans préconiser le port de masques aux normes certifiées, a connu un taux de mortalité très élevé dès le démarrage avec, au 18 Avril 2020, plus de 15 000 morts ! Emportant au passage, un enfant de 5 ans. Un adolescent de 13 ans, en bonne santé auparavant, avait aussi été emporté. De quoi contredire certaines affirmations lancées dans les médias télévisés selon lesquelles les enfants sont épargnés, alors qu’ils ne sont, en fait, que moins touchés. Mais le risque est réel pour eux aussi : il n’y a pas de risque zéro et ceci se confirme dans plusieurs pays. Cela se savait déjà en Chine sur la catégorie supérieure à 11 ans et avait été communiqué il y a plusieurs mois, sans attirer l’attention des médias dominants.

Avec des masques en tissus non réellement filtrants, l’absence de prise en compte de la suspension aérosole en milieu confiné pouvant durer jusqu’à trois heures, l’absence de prise en compte des projections aérosoles qui dépassent largement le 1 mètre symbolique (jusqu’à sept/huit mètres selon certaines études), miser sur une supposée immunité des personnes guéries, réunit toutes les conditions d’une seconde vague dont on peut déjà imaginer les effets dévastateurs, au sortir du confinement. Voulons-nous prendre des risques sur la vie de nos enfants et sur nos propres vies en misant sur une immunité qui n’est absolument pas prouvée pour le moment ?

Par ailleurs, on se souvient que l’Intelligence Artificielle BlueDot avait prédit la pandémie du coronavirus dès l’apparition de l' »étrange pneumonie » à Wuhan, une autre IA qui provient du MIT prévoit des conséquences désastreuses suite à un déconfinement trop hâtif... Lorsqu’on sait que le coronavirus ne respecte pas le 1 mètre symbolique de distance, passe au travers des masques non conformes ainsi qu’au travers des masques chirurgicaux, demeure en suspension aérosole jusqu’à trois heures en espace confiné, n’est-ce pas un peu logique ? Se laver les mains n’empêche pas de respirer l’air en milieu confiné. Par ailleurs, beaucoup de gens ne protègent toujours pas leurs yeux. Bref, cette intelligence artificielle en réunissant toutes les données scientifiques connues à ce jour fait des prévisions probabilistes. Ce n’est pas une boule de cristal, c’est du calcul rationnel. L’homme, lui, n’est pas toujours rationnel dans ses pratiques, ses mesures, ses croyances. C’est en cela que la machine est plus fiable puisqu’elle calcule mieux selon les données qu’on lui donne. Tout ceci devrait nous aider à développer plus de prudence lors du déconfinement car selon le dicton, « un homme averti en vaut deux ».

La symptomatologie complexe du Covid-19

Plus le temps passe, plus nous découvrons que le Covid-19 n’est pas simple à cerner car il serait comme le caméléon, offrant sans cesse de nouveaux symptômes selon les personnes touchées. Il est de plus en plus évident qu’il ne faut pas créditer ceux qui osent encore le banaliser, le traiter comme une simple grippe et jugent en conséquence que nous prendrions des mesures excessives avec le confinement.

Quels sont ces symptômes nouvellement identifiés (sachant qu’en ce qui concerne les poumons, cela est connu de tous, et que nous avions déjà parlé des conjonctivites pour les yeux dans la rubrique « pratiques« ) ?

Le système cardiovasculaire

Cela n’est pas une surprise car cette symptomatologie est propre à tous les coronavirus (rappelons qu’un coronavirus est nommé ainsi en raison de sa forme dite « en couronne » pour une grande famille de virus), le SRAS-CoV-2 n’y échappe donc pas. Voici le processus en œuvre : dans ses formes sévères, il produit une réaction de notre système immunitaire, violente, inflammatoire. Cette brutalité en réaction sollicite fortement la troponine (une protéine qui fait partie de la construction de nos fibres musculaires), ce qui fatigue le muscle cardiaque. Autrement dit, il provoque des myocardites en raison des cellules inflammatoires qui se sont infiltrées dans le myocarde. Nous devons cette étude au Journal of American Medicine Association :

« En pratique, c’est à une souffrance myocardique – dans le cadre d’une défaillance multiviscérale débutante, par exemple – voire une myocardite authentique que le Covid-19 expose le plus souvent lorsque les malades sont en état critique« .

Références :

Chapman AR et coll. : High-Sensitivity Cardiac Troponin Can Be An Ally in the Fight Against COVID-19. Circulation. 2020: publication en ligne le 6 avril 2020. doi: 10.1161/CIRCULATIONAHA.120.047008.

Les reins

Plusieurs études scientifiques dont celle de Brad Rovin, directeur du département de néphrologie à l’université d’État de l’Ohio, font état d’une pathologie au niveau des reins sur des malades qui avaient des reins en bon état avant d’être atteints par le Covid-19 :

« On retrouve le virus dans le rein, il existe plusieurs publications scientifiques à ce sujet. Dans de nombreux cas, ces patients, qui n’avaient jamais eu de maladie du rein avant, développent de graves lésions rénales. En fonction de la gravité et de la durée de l’infection pendant leur combat contre le Covid-19, ces patients peuvent développer une insuffisance rénale chronique« .

Les symptômes exposés par une étude chinoise ne trompent pas : avec des quantités significatives de protéine et de sang dans les urines. Alors, bien entendu, ceux qui sont déjà dans le cas d’une insuffisance rénale, seront encore plus fragilisés, comme nous pouvons le lire ici.

Le cerveau par le système nerveux

Une étude chinoise qui nous est transmise par le Journal of American Medicine Association, signale que sur 214 cas confirmés de Covid-19, 78 d’entre eux, donc plus d’un tiers, présentaient des symptômes neurologiques (étourdissements, maux de tête, conscience altérée, somnolence, confusion, nausées, vomissements…). Certes, la piste de la perte du goût et de l’odorat était déjà identifiée sur de nombreux patients, mais elle a été confirmée par de nouvelles études, notamment avec le cas d’une femme d’une cinquantaine d’années qui a développé une « encéphalopathie hémorragique aiguë nécrosante » (cas communiqué le 31 mars 2020 dans la revue Radiology par des neurologues américains du Henry Ford Health System de Détroit), ainsi que d’autres cas, par exemple, de myélite (atteinte de la moelle épinière : plus aucun tonus musculaire), ou de « syndrome de Guillain Barré » (système nerveux périphérique touché). Comment le virus s’y prend-il ? Simplement : après être entré dans les fosses nasales, il gagne le bulbe olfactif, puis remonte au cerveau. Souvenez-vous des vidéos où l’on pouvait voir des gens tomber d’un coup dans les rues : si le cœur ou le cerveau sont touchés, celui qui subi cette attaque est comme foudroyé.

Le système immunitaire

Il est facile de traîner dans la boue le célèbre virologue découvreur du VIH et prix Nobel 2008, comme on l’a fait pour le grand virologue de Marseille, chacun pour leurs déclarations dérangeantes, mais en toute chose, il convient de ne pas céder à la confusion des passions, et de considérer les faits, en détails et en profondeur. Or, les faits sont là, oui, le SARS-CoV-2 peut s’attaquer au système immunitaire sur certains sujets, ce qui n’est pas une propriété des autres coronavirus. Cette information a paru le 7 avril 2020 dans la revue Cellular & Molecular Immunology par une dizaine de scientifiques de Shanghai et New York. L’expérience qui a été menée fut d’observer le comportement du SARS-CoV-2 en présence des lymphocytes T. Pourquoi et que sont les lymphocytes T ? Ce sont, par métaphore, « les soldats des systèmes de défense de l’organisme« . La lettre T est en référence à leur source de provenance : le Thymus. Ces cellules sont importantes car ce sont elles qui détruisent les cellules pathogènes comme les bactéries ou même les cellules cancéreuses.

Ce qui a été constaté, tout comme avec les malades atteints du VIH, est que la sécurité de ces lymphocytes T a été désactivée : le SARS-CoV-2 s’introduit dans leurs cellules et produit donc des dégâts dans notre système immunitaire. Néanmoins, comme l’a expliqué l’ancien professeur de l’Institut Pasteur (il a dénombré plus de 6 fragments VIH et SIV, placés côte à côte de façon symétrique, « avec une précision d’horloger »), ce ne sont que des séquences du VIH qui ont été introduites dans ce nouveau coronavirus, le résultat est qu’il ne parvient tout de même pas à se répliquer, une fois qu’il s’est introduit dans les lymphocytes T. Il attaque donc le système immunitaire, c’est un fait, mais reste moins offensif que le VIH car il n’y a pas de réaction en chaîne. Il est même optimiste misant sur une mutation de moins en moins performante et létale au fil du temps. Cependant, il souligne le danger associé aux ondes basses fréquences.

Ses propos ayant suscité des polémiques, une scientifique algérienne, Asma Mechakra, en ayant voulu démontrer qu’une telle découverte n’avait rien d’étrange, en est arrivé à prouver que le SARS-CoV-2 contient aussi… la souche Mayinga du virus Ebola : « 6 séquences exactement identiques de 14-15 nucléotides« . Selon elle, « La fréquence de ces ressemblances est bien supérieure à celle trouvée avec le VIH« . Voilà une démonstration très rassurante !

Vaisseaux sanguins et caillots

Le SARS-CoV-2 s’attaque aussi aux vaisseaux sanguins selon une étude scientifique de l’hôpital universitaire de Zurich publiée dans le journal The Lancet. Comment fait-il ? En passant à travers l’endothélium (la couche de cellules qui gaine l’intérieur des vaisseaux sanguins). Conséquences : des dysfonctionnements microvasculaires, inflammations avec œudème associé dans les tissus. Frank Ruschitzka qui fait partie de l’équipe des chercheurs suisse a déclaré : « Ce virus n’attaque pas seulement les poumons, il attaque les vaisseaux partout« .

Autre symptôme lié au sang avec la formation de caillots. Ceci a été découvert sur des patients en France, aux États-Unis et en Chine. L’acteur canadien de 41 ans Nick Cordero a dû être amputé d’une jambe ! Les micro-caillots peuvent aller jusque dans les capillaires et en ce cas, il est impossible de faire des opérations (les vaisseaux sanguins étant trop petits).

Ici, une vidéo pour mieux le connaître.

Conclusion

Le Covid-19 est véritablement dangereux par sa nature assez aléatoire et imprévisible. Il n’offre pas une identification facile aux chercheurs. Cela est inquiétant car tous ceux qui nous parlent d’un vaccin rapide, ou d’une immunité supposée pour les personnes guéries, misent sur une identification claire, connue du coronavirus, une approche simplifiée et simplifiante. Mais si l’on s’intéresse d’assez près aux études et aux communications scientifiques, ce n’est pas le même discours que celui qui est tenu dans les médias télévisés où chacun y va de sa petite affirmation catégorique. C’est un virus très complexe, aux informations très riches. Il n’est ni sain de le banaliser comme s’il s’agissait d’une simple grippe (et à partir de là, d’échaffauder la théorie d’une dictature planétaire programmée – ce que nous avons démenti dans la rubrique « discernement »), ni sage de faire l’impasse sur des protections indispensables lors du déconfinement. Plus que jamais, nous devons agir avec le sens des responsabilités, pour nous-mêmes, nos enfants, nos amis, nos familles, notre entourage. Les mentalités doivent évoluer sur le port du masque car il n’y a pas que les morts à prendre en compte, mais aussi tous ceux qui auront des séquelles pour longtemps en raison de la riche symptomatologie de ce Covid-19, même s’ils n’en meurent pas. Certains préfèrent la mort, aux souffrances. Il faut également penser à cette dimension des souffrances durables dans un contexte où le corps médical a déjà beaucoup de difficultés et une pénurie de moyens. Voulons-nous contribuer à ajouter du poids à ce contexte difficile par le déni ou l’insouciance, ou bien voulons-nous agir de façon lucide et responsable ? Nos actes doivent être réfléchis pendant cette pandémie, même si nous avons raison de ne pas céder aux peurs.

Les multiples vagues du Covid-19

Le 12 avril 2020, le directeur Wang Xinghuan de l’hôpital de Leishenshan à Wuhan nous met en garde contre la sous-estimation de la létalité du Covid-19 : il déclare que cette pandémie « pourrait tuer plus de gens que les deux dernières guerres mondiales réunies« . La preuve en vidéo, ci-dessous :

Rappelons que nous n’avons encore aucun recul pour savoir si les chiffres annoncés dans les médias concernant les divers pays ne sont pas sous-évalués, aussi bien en terme de décès, qu’en terme des personnes infectées. Les décès à la maison et dans les transports ne sont pas pris en compte. De même, les décès consécutifs au Covid-19 cumulé à d’autres pathologies sont parfois mises sur le compte de ces autres pathologies. Quant aux décès en maisons de retraite, ils ne sont pas toujours comptabilisés selon les pays. Les chiffres exacts ne nous sont donc pas encore connus.

Il convient de tempérer cette alarme catastrophique par les propos plus mesurés de Bernard Duqué, professeur de biologie (docteur en pharmacologie) :

« Il n’y a aucune raison de penser qu’un virus puisse muter, se propager et exterminer des millions de gens, sauf si l’on envisage que le scénario de grippe espagnole de 1918 puisse se reproduire. Néanmoins, cette possibilité existe dans les tiroirs des scientifiques qui font de la prospective et ont un intérêt à imaginer le pire, peut-être en pensant bien faire, pour anticiper, pour prévenir, pour lutter contre une menace terrible« .

Néanmoins, ce qui est déjà certain, comme le déclare le directeur de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, c’est qu’il est possible de constater au sujet du Covid-19 « qu’il est mortel, 10 fois plus que le virus responsable de la pandémie de grippe de 2009« , c’est-à-dire le virus H1N1.

N’est-il pas sensé de dire que tant que nous n’aurons pas un traitement efficace pour enrayer la pandémie, elle ne pourra, au mieux, qu’être freinée ? Mais comment freiner une pandémie quand nos masques, pour la majorité, ne filtrent pas le diamètre du SARS-Cov-2 (compris entre entre 60 et 140 nm, sa taille étant variable) ? En sachant qu’à ce jour, notre personnel hospitalier, mais aussi le corps médical en général, ne disposent pas de tous les masques dont ils ont besoin : les quantités sont insuffisantes. Eux aussi sont et seront contaminés pour certains. Parmi eux, cerrtains connaissent et connaîtront des décès.

En fait, il est logique de prévoir que la mise en garde du directeur Wang Xinghuan prend en compte la mortalité à venir des autres vagues puisque la Chine elle-même affronte de telles résurgences. Sa déclaration peut sembler folle car excessive, mais elle a le mérite, comme le souligne Bernard Dugué, d’alerter et de marquer les consciences sur une dangerosité encore sous-évaluée par la plupart.

Mais alors que faut-il faire ? Wang Xinghuan n’est pas contre le déconfinement, mais pour un déconfinement « protégé avec des masques » :

« Aucun de ceux qui portaient des masques [KN95/FFP2] en contact avec les patients n’a été infecté, nous sommes donc certains de l’efficacité des masques. (…) Si la transmission n’est pas rompue, alors il est naturel que les infections augmentent« .

Il n’est pas contre le déconfinement car il fait aussi remarquer que ceux qui sont infectés peuvent contaminer les personnes présentes chez eux qui ne se protègent pas. Pensons, par exemple, que lors de la reprise prochaine des écoles, tous les élèves contaminés, asymptomatiques ou non, contamineront non seulement le personnel des établissements, mais aussi leurs parents, dès leur retour à la maison. En effet, les enfants sont considérés par les médecins comme les vecteurs principaux de transmission des virus. Voici la déclaration de Pierre-Marie Preux, Directeur de l’unité Inserm de neuro-épidémiologie tropicale de l’Université de Limoges :

« En fait, tout en étant porteurs, ils sont très peu à développer la maladie, mais ils sont un grand vecteur de transmission ».

Or, ce virus a la particularité d’être particulièrement contagieux : il produit 3,2 fois plus de particules virales en 48 heures que le SRAS de 2003 selon une étude parue dans la revue Clinical Infectious Disease.

Si l’armée française continue ses activités sans masque, si les policiers ne veulent pas servir de « chair à canon », déployés sur le territoire sans masque, ou sans suffisamment de masques, au contact de la population, on peut comprendre qu’il en aille de même pour le corps enseignant bien placé pour savoir que les enfants ne sont pas capables d’appliquer les gestes barrière. Certains maires, notamment dans les Alpes Maritimes, tirent la sonnette d’alarme. Les enseignants et les parents d’élèves sont en droit de se montrer inquiets. En effet, au Japon, une semaine après la reprise des écoles le 6 avril 2020, ce fut marche arrière à toute vitesse – un rétropédalage – pour une nouvelle période de fermeture des établissements scolaires. Pourquoi ? Parce qu’une nouvelle vague de contamination est apparue aussitôt : le nombre de cas de Covid-19 a doublé, dépassant les 10 000 cas, provoquant le débordement des services d’urgence.

Pendant cette pandémie qui peut encore durer longtemps, le télétravail serait sûrement un secteur à adapter et à développer.

Étant donné le taux de mortalité de la première vague, la saturation de certains de nos hôpitaux, chaque nouvelle vague risque d’ébranler un peu plus notre système hospitalier, réduire les effectifs des personnels soignants. Ainsi, lors du déconfinement prochain, il conviendra de rester très prudent et conscient des risques que nous prendrons car la pandémie n’est pas terminée tant qu’un traitement efficace ayant fait ses preuves n’est pas mis en œuvre. Et cela peut prendre du temps…

Covid-19 réactivé : Guéris et réinfectés

Les informations précieuses peuvent s’avérer vitales tant pour la gestion de cette pandémie, que pour la prévision du déconfinement. En effet, beaucoup ignorent encore que parmi les personnes guéries, un certain nombre est réinfecté, sans pour autant avoir été de nouveau exposé au virus. Comment cela s’explique-t-il ? Par les cellules dormantes cachées dans les intestins. Lorsqu’elles se réactivent sur certains partients, ils sont de nouveau infectés.

« Le virus pourrait rester latent dans l’organisme jusqu’à 33 jours après le début de la maladie même lorsqu’il n’est plus détectable dans les voies respiratoires« . C’est une étude parue dans le journal Gastroenterology qui l’affirme suite à des études sur de nombreux malades.

Jeong Eun-kyeong faisant une déclaration à la TV don le lien figure ici.

Les chinois, les japonais, ainsi que les coréens l’avaient constaté depuis quelque temps, mais il manquait encore une étude approfondie et fiable.

À Chengdu dans la province du Sichuan en Chine, un patient autorisé à rentrer chez lui après avoir été guéri du coronavirus a été testé positif au virus pendant la quatorzaine qu’il devait observer chez lui (dix jours à peine après être sorti de l’établissement de santé). Florian Krammer, virologue de l’Icahn School of Medicine de Mount Sinai à New York a fait part de son avis au New York Times :

« Je ne dis pas qu’une réinfection ne peut pas se produire mais en une période de temps si courte, c’est très peu probable. Même une infection de faible intensité aurait dû procurer une courte immunité aux patients guéris« .

Jeong Eun-kyeong, Directrice générale du KCDC (Korea’s Centers for Disease Control and Prevention) a fait savoir que 51 patients guéris ont été testés après leur quarantaine et de nouveau déclarés positifs !

Voici un extrait de sa déclaration :

Le virus a très probablement été réactivé, plutôt qu’une réinfection, car les personnes en question ont été à nouveau testées positives dans un délai relativement court après avoir été libérées de la quarantaine.

Jeong Eun-kyeong a été saluée par The Wall Street Journal comme « un héros national » pour sa bonne gestion du coronavirus, modèle du genre pour montrer comment combattre la pandémie. Le directeur du KCDC, Jung Ki-suck a déclaré :

« Personne ne peut produire un meilleur travail que Jeong dans ce contexte. Car ce travail ne peut pas être mené uniquement sur des théories. Elle a l’expérience des épidémies passées. Elle sait ce qui doit être fait et ne doit pas l’être« .

Le 11 avril, c’est 91 personnes déclarées guéries qui sont à nouveau testées positives au Covid-19. Le 13 avril 2020, c’est 116 personnes guéries du coronavirus qui ont été retestées positives.

Là encore, c’est la thèse de la réactivation du virus qui est la plus plausible. Les deux autres thèses non retenues étant la défaillance possible des tests, ou bien l’adaptation immunitaire extraordinairement courte.

D’après une étude détaillée chinoise publiée dans le Journal of the American Medical Association, les patients peuvent présenter des tests positifs au coronavirus longtemps avoir été guéris.

Cela a été confirmé aussi en Thaïlande : en Avril 2020, une semaine après avoir été guérie, une femme de 38 ans est de nouveau tombée malade du Covid-19. La source est le journal local « Thai Rath » et se référait au département de la Santé de la province de Chaiyaphum.

Impact sur le déconfinement

Réflechissons un instant aux conséquences de cet état de fait établi par plusieurs pays. Tous les raisonnements qui se basent sur une immunité nouvelle, supposée à toute épreuve (et nous savons que plusieurs pays tiennent ou ont tenu ce raisonnement, tandis que l’OMS, pour sa part, ne le tient pas : l’immunité « reste une inconnue« ), et les projets actuels de déconfiner en priorité les malades guéris, voire même de leur donner un certificat d’immunité pour qu’ils aient plus de droit de circulation que les autres, se risquent à favoriser l’émergence rapide d’une seconde vague. En effet, les patients libérés du confinement, guéris puis réinfectés par les cellules dormantes réactivées, pourraient répandre le SARS-CoV-2 très sûrement, puisqu’avec l’aval de l’autorité gouvernementale. C’est un scénario qui pourrait arriver si les décisionnaires politiques n’obtiennent pas cette information, ou bien s’ils ne veulent pas en tenir compte.

En misant sur les personnes guéries, cette stratégie de la libre circulation lors du déconfinement serait comparable à un cheval de Troie au sein de la population. Les tests négatifs ne signifient donc pas que plus tard, ils ne seront pas positifs si les cellules du Covid-19 sont réactivées.

Nous voyons, de ce fait, que la gestion du déconfinement ne peut pas se faire sans prendre en compte toutes les données, notamment celles qui nous viennent de la Corée du sud qui a joué la transparence pour sa part. Il ne fait pas mystère, en outre, que ce pays est celui qui gère le mieux la crise pandémique à l’heure actuelle. Mais ils ont imposé le masque pour tous dans les déplacements et les entrées dans les lieux publics, ainsi que déployé une armada de tests. À la différence de la France qui a condamné une pharmacienne à 4 mois de prison (avec sursis) et à dix mille euros d’amende pour avoir vendu des masques dans son officine sur ordonnance d’un médecin, accusée de vouloir s’enrichir, la Corée du sud n’interdit pas, mais favorise l’usage du masque pour tous. Ce pays ne réserve pas les masques ni au personnel soignant, ni aux malades. Ils sont nécessaires pour chacun. La stratégie est donc l’inverse de l’Asie (puisque la France interdit même la vente des masques au détail) où chacun sait que les masques sont utiles et pas uniquement aux malades. Nos mentalités sont donc à la traîne et nos usages à reconsidérer car nous n’avons pas été exposés, comme eux, à des virus similaires, certes de moindre ampleur, par le passé. De plus, si la vente de masques homologués pouvait devenir légale et diffusée à grande échelle à toute la population (et non pas réquisitionnés au détriment des livraisons pour les collectivités locales), cela pourrait contrecarrer la vente des contrefaçons et des abus puisque les gens n’auraient plus besoin de s’en procurer par tous les moyens, peu regardants de leur qualité et fiabilité. Si les gens aujourd’hui en fabriquent en tissu, ou utilisent des masques périmés, c’est qu’ils se retrouvent sans rien – et cela concerne aussi le personnel hospitalier, les médecins et les professionnels de la santé en général.

Le journal le Point précise que : « Plus de sept Français interrogés sur dix (72 % et 81 % chez les 65 ans et plus) pensent par ailleurs qu’il faut « rendre le port du masque obligatoire dans toutes les communes », comme l’ont déjà fait plusieurs d’entre elles« . L’Académie de Médecine a publié le 2 avril 2020 un communiqué affirmant que le port du masque « devrait être rendu obligatoire pendant les sorties » :

« En situation de pénurie de masques et alors que la priorité d’attribution des masques FFP2 et des masques chirurgicaux acquis par l’État doit aller aux structures de santé (établissements de santé, établissements médico-sociaux, professionnels de santé du secteur libéral) et aux professionnels les plus exposés, l’Académie nationale de Médecine recommande que le port d’un masque « grand public », aussi dit « alternatif », soit rendu obligatoire pour les sorties nécessaires en période de confinement ».

Certaines villes françaises commencent à montrer l’exemple : c’est notamment le cas de Nice par la volonté du maire Christian Estrosi, de Sceaux par la volonté du maire Philippe Laurent et de Cannes, par la volonté du maire David Lisnard. Quant à Bordeaux, une commande de 800 000 masques a été faite pour les bordelais sans toutefois le rendre obligatoire.

S’il existe des porteurs sains (et c’est le cas), s’il existe des personnes guéries, puis réinfectées (c’est aussi le cas), la vente des masques ne devrait pas être interdite et soumise à des condamnations comme cette pharmacienne en a été la victime. N’oublions pas que des médecins n’ont toujours pas de masques à l’heure d’aujourd’hui alors qu’ils sont en contact avec le Covid-19. On leur a fourni des masques périmés pour certains d’entre eux, et ce, dans plusieurs régions de France. Et s’ils prescrivent une ordonnance pour en obtenir ou en faire obtenir à leurs patients en pharmacie, les pharmaciennes sont condamnées. Tels sont les faits. Bien sûr, ceci est le fruit d’une grande confusion dans les stratégies à tenir et cette confusion pourrait aussi générer un déconfinement catastrophique en autorisant les personnes guéries à circuler librement comme autant de « bombes à retardement » au sein de la population. Espérons que les pharmaciennes ne soient plus condamnées pour venir en aide aux médecins car eux aussi font partie du personnel soignant, même s’ils travaillent en cabinet. Soyons attentifs aux criantes injustices et aux dysfonctionnements afin qu’ils ne se reproduisent plus car les erreurs de stratégies se comptent aujourd’hui en morts supplémentaires. C’est un devoir civique.

Nouveaux symptômes cutanés rapportés par le SNDV

Le SNDV (Syndicat National des Dermatologues-Vénéréologues) nous fait savoir que de nouveaux symptômes apparaissent chez certains patients atteints du Covid-19.

Voici l’intégralité de leur communiqué de presse :

« Les dermatologues assurent la continuité des soins pendant la pandémie et leurs consultations sont pour la plupart effectuées en télémédecine. Un groupe WhatSapp de plus de 400 dermatologues (libéraux et hospitalo-universitaires) organisé par le SNDC, a mis en évidence des lésions cutanées, associées ou non à des signes de Covid-19. Il s’agit d’acrosyndrômes (aspect de pseudo-engelures des extrémités), apparition subite de rougeurs persistantes parfois douloureuses, et des lésions d’urticaire passagère.

Il est important pour les patients qui ont des problèmes cutanés de ce type, de consulter un dermatologue (téléconsultation ou autre), afin de s’assurer que celles-ci sont associées à un syndrome Covid-19. L’analyse des nombreux cas remontés au SNDV montre que ces manifestations peuvent y être associées. Nous alertons la population et le corps médical afin de dépister le plus vite possible ces patients potentiellement contagieux (sans forcément de signes respiratoires)« .

Ce sont des symptômes nombreux et circonstanciés en cette période de pandémie. Nous ne savons pas encore s’ils proviennent directement du Covid-19 mais c’est une hypothèse à ne pas écarter. Les gens atteints sont potentiellement contagieux : encore une bonne raison de porter des masques efficaces (certifiés aux normes FFP2/N95/KN95) et des gants.

Suspension/projection aérosole

Définition du terme « aérosol« 

Lorsqu’on voit des gens serrés les uns aux autres ou en face les uns des autres sans masques, sans lunettes, sans protection, c’est qu’ils ne sont pas encore familiers avec le concept scientifique d' »aérosol ». Le quiproquo provient des appareils que l’on nommait ainsi, fut un temps, qui se nomment aujourd’hui « nébuliseurs » ou « brumisateurs ». Tentons de clarifier les choses : un aérosol n’est plus un appareil de propulsion de gaz (ou pas uniquement car l’usage a encore cours), mais la description d’une sustentation dans l’air de particules qui peuvent rejoindre ensuite le sol, soit « air-sol ». Par « aérosol », il faut comprendre « air-sol », ce qui est projeté dans le milieu ambiant.

Le SARS-CoV-2 étant très petit (d’un diamètre compris entre entre 60 et 140 nm (nm = nanomètre ; un nanomètre est un millième de millimètre), il n’est plus tellement attiré par la force d’attraction terrestre : il reste en sustentation dans l’air. Les pollens visibles à l’œil nu nous donnent une idée de ce qui se passe : le vent les emmène facilement car ils sont très légers. Donc, tous ceux qui s’imaginent que le SARS-CoV-2 serait comme une boule de pétanque qui tomberait pile, exactement à 1 mètre de soi avec marquage au sol, sont hélas loin de la réalité. À cette échelle, le virus peut aussi bien être projeté au loin, très rapidement, que rester en sustentation « aérosole » pendant 3 heures selon diverses études scientifiques.

Projection et sustentation

À présent, il faut connaître ces études scientifiques pour mieux évaluer les risques car le virus ne respecte pas le 1 mètre de distance de nos représentations idéales qui restent purement symboliques. Diverses études scientifiques dont une publiée dans le New England Journal of Medicine. ont établi que la suspension aérosole était de 3 heures en milieu confiné (c’est-à-dire dans les espaces clos), et qu’au niveau des projections, ce n’est pas 1 mètre, mais plusieurs mètres qui sont parcourus. Lydia Bourouiba, professeure au MIT (Massachussets Institute of Technology), a annoncé « 23 to 27 feet« , soit de 7 à 8 mètres.

Bien sûr, il y aura toujours des gens pour contester ces études – ne nous avait-on pas dit que le port du masque ne servait à rien si l’on n’était pas malade – propos tenus par de grands spécialistes ? La prudence est sans nul doute le port d’un masque à la norme FFP2/N95/KN95 car tant la suspension aérosole dans tout espace confiné, que les projections sont des sources de contamination possible.

Une image vaut mieux que mille mots. Voici une vidéo, réalisée par « Science Friday » (en anglais) qui donne un bon visuel pour comprendre ces projections et ces suspensions aérosoles. On y retrouve le Dr Lidya Bourouiba du MIT. Sortez couverts et de préférence avec des masques dont l’efficacité est prouvée !