Décontaminer avec un fer à repasser

Un simple fer à repasser peut vous permettre de décontaminer des tissus, par exemple votre masque s’il est en papier ou en tissu souple. En effet, au-delà de 60° (voire 92° selon cette étude), le SARS-CoV-2 ne résiste pas, selon une note du Haut Conseil de la sante publique (du 18/02/2020) . Un fer à repasser peut atteindre plus de 110°. À condition de ne pas se contaminer pendant l’opération, de bien se laver les mains avant et après l’opération. En effet, une étude de scientifiques de Hong Kong publiée le 27 mars 2020 sur medRxiv (en attente de validation) a démontré que le SARS-CoV-2 peut survivre 7 jours sur un masque chirurgical – étude prise au sérieux par la virologue Angela Rasmussen.

L’Université de Stanford a publié une étude sur le sujet pour la décontamination des masques, soulignant néanmoins que le résultat n’est pas garanti à la longue (le masque pourrait perdre de son efficacité par exemple), cela dépend aussi de la qualité du masque. Cette étude reste donc prudente. Cependant, dans une situation de pénurie pour le moment présent, plutôt que de ne plus avoir du tout de masque, décontaminer celui que l’on a, est déjà mieux que rien, à défaut d’en avoir un autre neuf. Ceux qui le déconseillent en disposent d’autres de rechange, dans ces conditions, il est évident qu’il vaut mieux en prendre un autre. Les chercheurs de cette université souligne donc que « ce rapport est une recherche dans un cadre d’urgence« .

Évidemment, ceux qui vous déconseillent de porter des masques, vous déconseillent aussi de les stériliser et de les réutiliser. Ils mettront l’accent sur vos gestes potentiellement maladroits, l’absence de certitude du procédé. Rappelons alors qu’en Corée du sud, l’entrée dans les magasins étaient interdites à tous ceux qui ne portaient pas des masques : « Pas de masque, pas d’entrée« . Ils sont donc utiles en Asie, même si certains les jugent inutiles en France. Les Coréens ont même le droit d’acheter deux masques par semaine en pharmacie. Leur prix : 1,10 € par unité. Visiblement, il faudra faire évoluer les mentalités sur le port du masque en France et en Europe, bien qu’en Europe centrale, le masque soit devenu obligatoire. Le chancelier autrichien Sebastian Kurz a rappelé, le 30 mars : « Ce n’est certes pas dans notre culture, mais c’est comme ça que les pays asiatiques sont parvenus à n’avoir que quelques cas par jour !« . Alors que certains nous martèlent le crâne en disant qu’ils sont inutiles à la population, le médecin Didier Legeais clame haut et fort : « METTEZ DES MASQUES !« . Il ajoute dans sa vidéo : « Enlevez-le par derrière, faites-le sécher ou lavez-le » en rappelant les 60° fatidiques. Évitons donc « une grande erreur » comme le clame le directeur général du Centre chinois de contrôle et de préventions des maladies, George Gao :

« La grande erreur aux États-Unis et en Europe est, à mon avis, que la population ne porte pas de masque ».

Bien qu’aux USA où le taux de mortalité explose, les mentalités commencent à évoluer sur ce point. Le journal Ouest France rapporte : « Il est désormais officiellement conseillé aux Américains de se couvrir le visage hors de chez eux, pour aider à freiner les contagions ». Et il constate qu’il existe de plus en plus d’adeptes du port du masque. Quant au journal Libération, il énumère les pays qui ont rendu le masque obligatoire : La Slovaquie, la Slovénie, la République tchèque, l’Autriche (pour les supermarchés), certaines régions de Chine, Vietnam, Ouzbékistan, Israël, certaines provinces de Thaïlande et Venezuela, sans oublier l’Asie, bien sûr. Quant à la Pologne, pour sa part, elle a installé des distributeurs de masques dans les rues.