Piloter l’expérience hors du corps (Graham Nicholls)

(ARTICLE EN COURS DE RÉDACTION)

Les passionnés sur le sujet connaissent de bonnes références de livres en français, mais beaucoup moins concernant les livres en anglais, hormis les grands classiques incontournables. Nous allons donc présenter quelques livres remarquables qui sortent du lot et nous expliquerons pourquoi ils sont intéressants. Nous exposerons les points essentiels, les techniques utiles et ajouterons des commentaires personnels, tout ceci en français.

Notre but sur ulluriaq.com est d’aller à l’essentiel et de proposer des choses de qualité assez diverses pour satisfaire tous les goûts. Nous jugeons cette démarche nécessaire en cette période de crise profonde mondiale qui débouchera sûrement sur une nouvelle prise de conscience collective dans les années futures et un nouveau paradigme global. Bien sûr, nous aurions pu prendre d’autres livres, d’autres références car nous avons du choix de nos jours : c’est heureux. Le constat s’impose en conséquence : sur ce sujet, de plus en plus de livres de qualité sont publiés, il semblerait donc qu’il y ait de plus en plus de pratiquants et que ce sujet commence à se faire connaître d’un plus large public. Ce constat se vérifie également avec les vidéos YouTube qui sont un autre vecteur de diffusion d’informations.

Commençons par le livre du britannique Graham NICHOLLS : Navigating the Out-Of-Body Experience (2012) dont il existe une publication en français : Le voyage extra-corporel : une approche novatrice (trad. Marie Gonthier), AdA, 2012.

Néanmoins, pour cette présentation, c’est la version anglaise qui sera notre référence pour les citations et les paginations puisque c’est la version originale.

GRAHAM NICHOLLS

Sa chaîne YouTube

Son site web

Le britannique Graham Nicholls est un artiste (installations, photos, vidéo et art numérique) qui vit à Londres. Il est né le 30 juillet 1975. Ses domaines de recherches artistiques concernent, entre autres sujets, la privation sensorielle (comme avec les caissons d’isolation), l’hypnose et les capacités dites « Psi » (c’est-à-dire les Perceptions Extra-Sensorielles étudiées en parapsychologie).

À ce titre, mentionnons un livre remarquable, d’exposition, qui effectue la rencontre entre l’art (moderne) et la télépathie : Cosa Mentale : Art et télépathie au XXᵉ siècle de Pascal Rousseau (Gallimard, 2015). Ce livre (qui retrace une exposition donnée au Centre Pompidou-Metz du 28 octobre 2015 au 28 mars 2016) est donc tout à fait dans la mouvance de certaines œuvres de Graham Nicholls et de ses recherches car il s’est lui-même prêté à des expériences télépathiques avec Rupert Sheldrake (il s’agissait du « Perrott-Warrick Project » organisé au Trinity College de Cambridge qui étudiait les capacités inexpliquées de l’homme et de l’animal de 2005 à 2010).

Il effectue des Sorties Hors du Corps (SHC) depuis l’âge de 10/12 ans, et revendique des centaines d’expériences à son actif. Néanmoins, c’est grâce à un livre qu’il apprend des techniques efficaces, celui de Janet Lee Mitchell : Out Of Body Experiences : the Handbook (dont l’auteure a travaillé étroitement avec Ingo Swan). Mais attention : Graham Nicholls a été très persévérant ! En effet, il s’est entraîné tous les soirs pendant 6 mois ! Ceci démontre d’ailleurs que ce procédé n’est pas si simple ou facile pour tout le monde, même s’il le devient de plus en plus, par la pratique.

Ce n’est qu’en 2009 qu’il commence à publier sur le sujet (notamment dans la revue anglaise Kindred Spirit magazine qui traite de spiritualité, développement personnel, méditation, thérapies…).

Pour preuve de sa motivation en ce domaine, Graham Nicholls a effectué des recherches sur le domaine sonore avec un procédé qu’il a nommé « Infra-liminal sound technology » (sur des cycles de 20 minutes). On sait que les sons peuvent avoir une influence sur les ondes du cerveau, par la relaxation. Certains connaissent probablement déjà les « sons binoraux » pour ajuster/aligner les fréquences des deux hémisphères cérébraux (qu’il a exploré également). Bref, il existe plusieurs procédés sonores pour favoriser la détente profonde (que l’on peut combiner avec l’auto-hypnose, par exemple). Il a étudié aussi l’hypnose Ericksonienne, ainsi que la privation sensorielle. L’ambiance musicale n’est pas indispensable du tout (avoir un casque sur les oreilles peut être contraignant), mais pour certains qui éprouvent des difficultés à se détendre en profondeur, cela peut être une aide pour débuter, surtout pour se familiariser avec l’état recherché.

Graham Nicholls a donné des conférences sur Londres (the Science Museum, the London College of Spirituality) et à l’Université de Cambridge. Il est intervenu aussi sur la BBC et a écrit des articles pour de nombreux journaux (The Times, The Independent, the Telegraph, etc.). C’est une personnalité publique qui n’hésite pas à faire connaître sa passion.

Il est l’auteur de 2 livres sur les OOBE (que nous comparerons) :

Présentation

Navigating the Out-of-Body Experience: Radical New Techniques de Graham Nicholls

Qu’a donc cet ouvrage de différent des autres publications ?

  • ll développe une approche personnalisée : puisque chacun est différent.
  • Il adopte une démarche rigoureuse, quasi scientifique
  • Il ne reproduit pas les techniques d’autrui : elles sont inédites
  • Il s’inspire de la parapsychologie (La Société de Recherche Psychique fut d’ailleurs fondée à Londres en 1882).

Une erreur fréquente qu’il relate :

– Concevoir ce phénomène comme une « sortie » hors du corps, ce qui induit la mise en œuvre de la volonté consciente de sortir qui est, très souvent, improductive.

S’IMMERGER EN SOI-MÊME PLUTÔT QUE VOULOIR SORTIR

Il préconise plutôt l’immersion en soi-même en se laissant imprégner des vibrations ou « vagues d’énergie » ressenties par la pratique assidue.

« The key factor is immersing yourself fully in the process, whatever method you dedice to use » (p. 14).

« I have found it far better to turn inward or simply surrender to the waves rather than try to use conscious will » (p. 15).

Il souligne d’ailleurs que l’idée de « sortie » pourrait être fausse si la conscience est omniprésente en toute chose – la conscience non locale qui est au cœur de la physique quantique, par exemple. À l’extérieur de quoi serions-nous dans ces conditions, si nous ne sommes pas réduits à notre corps physique ?

Personnellement, je ne peux que souscrire à ce qu’il dit et c’est un point important. « Sortir » crispe l’esprit dans une tension nerveuse. On s’irrite de ne pas y arriver et on abandonne à la longue. Cet état d’esprit n’a rien à voir avec le lâcher-prise qui est beaucoup plus productif et naturel, finalement.

Je pratiquais souvent ces expériences dans mon enfance, emporté dans une sorte de spirale ascendante et jamais je n’imaginais devoir sortir de mon corps pour autant (même si c’est bien cela qui se produisait). Ce mécanisme obéit mal à la volonté consciente, du moins pour beaucoup d’entre nous. Je crois que cela induit une peur et un blocage, l’extérieur pouvant être associé à l’inconnu, au danger sur le plan mental ou intellectuel en raison de nos représentations.

En revanche, être attentif à ses ressentis intérieurs est beaucoup plus facile et productif. Les « vagues énergétiques » sont quasi systématiques si :

  • on se détend patiemment et totalement, physiquement, zone après zone (depuis les pieds jusqu’à la tête). On peut s’auto-suggestionner en disant par exmple « de 1 à 3, je détends ceci », « de 4 à 6, je détends cela » et ainsi de suite en effectuant un compte pour la totalité du corps physique.
  • on effectue le vide mental (pour ne pas penser à autre chose que ce que l’on fait)
  • on reste attentif à ce qui se passe

(ARTICLE EN COURS DE RÉDACTION)