Guérisons extraterrestres – The healing power of Ufos (Preston Dennett)

Preston Dennett, face au succès et aux demandes répétées des lecteurs américains, a mis à jour son livre sur les « Guérisons extraterrestres » de 1986 (UFO Healings : True Accounts of People Healed by Extraterrestrials) qui était épuisé (il ne l’est pas en France dans sa version française, traduite par Renaud Joseph, Éd. Trajectoire, 2012).

« It was the first book ever published to document UFO healing cases »

« C’était le premier ouvrage publié consacré aux cas ufologiques de soins médicaux« 

Une mise à jour importante

Cette mise à jour est considérable. Si l’on se base sur le livre en français qui faisait 264 pages, on en arrive à présent à 541 pages pour un format quasi identique à un centimètre près en hauteur et largeur. Ce qui nous donne 277 pages supplémentaires : quasiment le volume d’un nouveau livre. Il est ainsi passé de 103 cas (sa première publication de 1986) à plus de 300 (l’actuelle mise à jour).

Mais ce volumineux pavé souffre de plusieurs maladresses :

  • les cas numérotés ont changé de numérotation d’un livre à l’autre (puisqu’il a voulu respecté une chronologie historique).
  • il mentionne peu souvent les êtres qui sont intervenus dans les soins apportés, ce qui oblige de se documenter sur les cas en question.
  • il n’y a pas d’index pour s’y retrouver avec les cas numérotés et avec les noms des témoins.

Rien de catastrophique toutefois, puisque le lecteur peut palier à ces difficultés avec un peu de temps de travail. Cette mise à jour reste conséquente et avec les livres d’Ardy Sixkiller Clarke, on peut parvenir à une synthèse sur le sujet car ce ne sont pas les mêmes cas, ni les mêmes êtres qui sont rapportés (même si l’auteur puise parfois dans ses livres à elle).

Étant donné que Preston ne donne pas souvent la description des êtres qui sont intervenus (parfois cela est justifié quand les témoins ne le savent pas eux-mêmes), on remarquera que ce sont assez souvent les Gris qui sont ces médecins ou chirurgiens providentiels. Mais il prend soin d’ajouter qu’ils soignent certains enlevés car ces derniers font partie de leur programme de recherche. C’est altruiste certes, mais avec un intérêt scientifique personnel qui leur est propre également, doublé d’une curiosité pour l’espèce humaine plus créative que la leur. Ce n’est pas totalement gratuit, à l’inverse par exemple des interventions des Géants à la peau bleue rapportés par Ardy Sixkiller Clarke qui ne prennent rien en retour.

Preston Dennett a respecté le plan initial de son premier livre : des chapitres organisés selon les zones de corps soignées. Mais on a aussi des nouveautés. Par exemple, avec les guérisons sur les animaux – ce qui est également rapporté par Ardy Sixkiller Clarke, notamment avec les chevaux (elle rapporte une osmose télépathique entre cavalier et cheval, ainsi que des performances hors normes de ce dernier, une fois soigné, dans Space Age Indians). On constate une certaine convergence alors que, rappelons-le, ce ne sont pas les mêmes cas, ni les mêmes êtres qui sont en action. Sa partie IV est donc plus étendue et traite de sujets connexes comme « le miracle de Fatima » (p. 446) survenu au Portugal en 1917. Son livre est ainsi plus audacieux.

Preston Dennett a aussi intégré un chapitre sur les aides secourables autres que les soins médicaux prodigués. C’est très instructif car cela montre que globalement le nombre d’espèces « intelligentes » dans tous les sens du terme est bien supérieur aux rencontres avec les êtres jugés « négatifs » (qui ne travaillent que pour leurs propres intérêts).

Et enfin, sa conclusion et ses remarques sont passionnantes, ce qui fait de cette mise à jour un livre exceptionnel.

Ufologie versus ufo-délirium

Nous sommes encore dans l’ufologie avec ses enquêtes de terrain, pas dans le délire, l’imaginaire, l’invention des charlatans de divers horizons qui malheureusement minent le domaine et le décrédibilisent, surtout auprès des sceptiques rationnels qui feront l’amalgame entre les deux avec les dérives possibles. La distinction entre « ufologie » et « ufo-delirium » serait importante à faire, tout comme entre l’authentique télépathie liée au phénomène ovni et les faux channelings. Elle est importante à faire car l’ufo-délirium brouille les choses. On ne peut évidemment pas éviter ce brouillage, c’est à chacun de le faire avec son sens critique. Un livre comme celui-ci de Preston Dennett aide à comprendre qu’il existe des preuves médicales – comme, par exemple, avec certains miracles de Lourdes déclarés, reconnus, vérifiés. Mais il faudrait aussi de semblables vérifications en ce domaine ufologique et je doute que les ufologues ou les auteurs spécialisés se donnent toujours cette peine.

Il existe cependant des exceptions comme le démontre « le cas Rocco » (pseudonyme) dans les années 60 rapporté dans le livre de Thiago Luiz Ticchetti, Contacts ovni au Brésil (Flying Disc France, 2021, p. 52). En 1962, la victime avait eu un terrible accident avec sa voiture ayant heurté de plein fouet un obstacle invisible (un ovni posé au sol ?) posé sur la route semble-t-il entre Camapa et Porte Alegre (plusieurs collisions avec objets invisibles ont déjà été répertoriées en ufologie). Un automobiliste s’était arrêté et l’avait conduit à l’hôpital de Porto Alegre en toute urgence.

« Préventivement, les docteurs qui le reçurent avaient pratiqué plusieurs radiographies du corps qui confirmèrent diverses fractures des jambes, des bras, du pelvis et des côtes. Ils lui posèrent des atelles provisoires, le bandèrent… » (p. 52).

Dans cet hôpital, un individu s’est ensuite présenté qui « connaissait tous les détails de l’accident »ayant déclaré qu’il était son médecin traitant. On n’en sait pas plus : la victime a eu la mémoire effacée (« ayant perdu connaissance »). Mais les soins ont été très spectaculaires à la mesure du diagnostic médical.

« Ayant repris conscience le matin suivant, à la surprise de ses médecins et des spécialistes qui l’avaient traité, et à sa grande joie, il était tout à fait guéri, de façon incompréhensible, sans aucune fracture ou blessure comme si rien ne lui était arrivé » (p. 52).

L’étrange silhouette qui a soigné Ed MOEN durant un protocole CE5/RR5. Copyright : Michael Mazolla/Steven Greer.

Ce sujet « ovni-soins médicaux » s’étaye de plus en plus et on remarquera, par exemple, que lors des contacts RR5 de Steven Greer (rapportés dans son documentaire « Close Encounters of the Fifth kind »), il y a eu aussi un tel phénomène avec un témoin du nom d’Ed MOEN, chef d’entreprise, qui était malentendant. Depuis son contact rapproché, il ne porte plus de prothèses auditives. C’est la raison pour laquelle Preston Dennett déclare :

« I am currently convinced that UFO healings are a fairly consistent feature of UFO contact »

« Je suis actuellement convaincu que les soins médicaux ufologiques sont une caractéristique assez fréquente lors des contacts ovnis »

Il semble cohérent que des civilisations plus développées que la nôtre soient capables de démontrer leurs avancées technologiques dans le domaine médical, entre autres. Si tel n’était pas le cas, on serait en droit de douter de la réalité ufologique qui relèverait du mythe, du fantasme collectif. Pensons que notre science médicale actuelle par rapport au Moyen-Âge a beaucoup évolué. Pour des civilisations n’ayant pas 700 ans, mais des milliers d’années d’évolution en plus, on est en droit d’attendre de spectaculaires progrès ou prodiges sur ce que ce nous faisons aujourd’hui. Ainsi, ces récits recueillis par Preston Dennett sont, certes fantastiques, mais assez plausibles si l’on adhère à la réalité du phénomène ovni.

Qu’il y ait autant de témoignages de guérisons apportées démontre que ces êtres ne sont pas uniquement ou forcément des « menaces », ce qui serait un peu absurde si ces civilisations sont beaucoup plus âgées, plus étendues dans l’univers ou les univers, c’est-à-dire ayant des ressources quasi infinies à leur disposition. De la même façon qu’il n’y a pas que des psychopathes sur Terre (même s’ils sont nombreux et influents), il ne peut pas y avoir que cela dans tout ce vaste univers ou multivers.

Mais… on ne peut pas non plus écarter la possibilité que nos divisions existent à une échelle incommensurable de « vies ». Le libre-arbitre permet le choix du mal – le mal étant une notion très relative quand il est jugé « bon » pour l’intérêt d’une espèce, par exemple. Autrement dit, l’altruisme n’est pas forcément une valeur partagée de tous.

D’ailleurs, je fais part d’une remarque personnelle car elle n’engage que moi : si les Gris apportent autant de soins médicaux aux enlevés (ce qui semble se dégager de la lecture de ce livre), ne serait-ce pas pour « compenser » les dérives de certains Gris sur Terre, avec les mutilations animales, par exemple, ou d’autres trafics peu éthiques (trafic d’organes par exemple) ?

Pour l’instant, l’ufologie est encore dans sa phase de jeunesse car nous commençons tout juste à considérer, à accepter la réalité du phénomène à l’échelle mondiale et au niveau des médias : ce qui est assez inédit. Auparavant, la ligne éditoriale était l’humour, le ridicule, la moquerie, la blague potache, voire la désinformation consensuelle. Mais nous devrons ensuite aller au-delà d’une approche « bon enfant » ou disons, puérile, du phénomène. Est-ce possible ? Telle est la question car nous sommes encore très puérils vis-à-vis de nos propres problèmes terre-à-terre. Nous sommes encore enlisés dans nos logiques de guerre, de conflits, d’intérêts politiques et totalement soumis aux intérêts économiques, aveugles à toutes autres valeurs – ce qu’aura amplement démontré « l’ère Covid » à l’échelle mondiale avec la précipitation de la technologie, cinquième du nom, qui pose de nombreux problèmes tant sur la santé (cancers, morts d’oiseaux), que sur le réchauffement de l’atmosphère et la protection de nos données. Une science sans conscience ne peut que produire du chaos et nous en avons déjà un avant-goût.

Copyright : Johny Georgiadis

Soins d’organes, soins psychiques

Dans ce contexte actuel, on peut comprendre que certaines civilisations veulent, peut-être, nous apporter un peu d’espoir, nous montrer certaines directions possibles. Il est certain que nos mentalités populaires doivent évoluer en s’éveillant le plus possible car nous sommes déjà arrivés au bord du gouffre, même si les médias ne sont pas très attentifs à ces signes (notamment climatiques). Guérir des maladies, c’est louable, mais nous avons surtout besoin d’une médecine urgente de nos psychés malades. La folie psychique n’est pas aussi visible que certaines lésions organiques, mais elle impacte beaucoup plus le sort de notre monde, de notre planète. Je modère donc un excès d’enthousiasme qui serait possible à la lecture de ce livre car soigner un corps malade, si l’esprit reste perverti, reste assez vain. Comment soigner nos sociétés ? Comment soigner notre monde ? Comment endiguer les méfaits d’une négation de l’être ? Notre logique de guerre ne sera pas la solution car elle n’amène qu’injustices et souffrances. Et des révoltes.

Normalement, cette situation alarmante est vue, observée par ces civilisations et tous ces visiteurs de passage. Elle est d’autant plus constatée que nous pouvons détruire notre planète très rapidement et sacrifier les générations futures. Tous ces soins prodigués méritent d’être contextualisés. Nous sommes d’ailleurs dans tous les sens du terme « une planète malade » – le virus actuel (et provisoire) n’étant qu’un épiphénomène. Soigner/se soigner semble être l’une des clés du nouveau paradigme mondial que nous devrons adopter. Car à quoi cela nous servirait-il de savoir qu’il existe un nombre incalculable de civilisations évoluées dans l’univers si nous entrons dans un chaos généralisé, un naufrage civilisationnel ? Il sera peut-être temps de penser aussi à notre avenir comme des adultes responsables qui veulent y croire. Alors, ces soins seront comme des portes ouvertes pour entrevoir un avenir meilleur.

L’urgente nécessité de penser aux générations futures. Copyright : Natalya Zaritskaya.

Nota : Le traducteur Jean Librero a déclaré qu’il travaillait en ce moment à traduire en français les autres livres d’Ardy Sixkiller Clarke. Le prochain devrait être la traduction de Sky People (qui couvre la Mésoamérique).