La réincarnation comme enchaînement à des planètes et autres lieux de vie

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Il existe plusieurs conceptions de la réincarnation, mais une autre notion – celle de karma – est à considérer puisqu’elle est liée. Le karma entraîne de toute façon ses conséquences car rappelons-le, il n’est ni positif, ni négatif en soi. Ce mot sanskrit signifie « action » (raison pour laquelle il existe en Inde un « karma yoga » qui privilégie les actions altruistes afin de générer des conséquences positives tant pour autrui que pour soi-même). Le karma est donc un mot dont il pourrait exister un pendant philosophique occidental : la causalité. Une cause génère un effet, une réaction. La seule différence est que le karma s’effectue de façon métaphysique en « traçant des voies dans l’Éther », en fabriquant des destinées avec certains événements programmés, mais tout ceci reste de l’ordre des conséquences causales. Le karma est une causalité métaphysique.

La réincarnation est un vaste sujet, mais intéressant à explorer car il revient en force dans les récits des enlevés par « les êtres des Étoiles », tout comme lors des réminiscences ou régressions hypnotiques. Le sujet est donc réactualisé sous un nouveau jour depuis quelques années par de nombreuses publications spécialisées. Nous sommes ici à la frontière entre spiritualité et ufologie.

On peut aborder cette thématique sous deux grands aspects : l’un négatif, l’autre positif. Comment cela ?

L’aspect négatif : l’asservissement

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Le négatif est assez évident : Pourquoi une âme devrait-elle être enchaînée à une planète d’existence en existence alors qu’il existe une infinité de possibilités autres ? Le plus souvent, ces âmes n’ont pas conscience qu’elles peuvent accéder à une réelle liberté – à la condition de le vouloir et d’agir en ce sens (par exemple, en ne générant plus de causalité négative). Nous retrouvons l’enseignement des sagesses orientales (hindouisme, bouddhisme, jaïnisme, etc.) qui stipulent que tant qu’il y a des vices ou de forts attachements générés dans le plan matériel, l’âme suit ses désirs et c’est la ronde infernal qui s’ensuit. Bien sûr, nous sommes responsables de nos attachements et donc de la causalité suscitée. Mais aujourd’hui, on comprend de plus en plus et de mieux en mieux, grâce au Covid et à ses conséquences notamment, que des forces conjuguées agissent pour freiner notre éveil collectif en y mettant tous les moyens imaginables. L’asservissement serait donc de tous les côtés : du côté de nos habitudes et de nos attachements personnels (cause intérieure), et du côté du formatage collectif sociétal (cause extérieure). C’est négatif car un être spirituel n’a pas vocation à devenir un robot ou un animal, réduit à sa condition la plus basse ou la plus automatisée. Il pourrait avoir de meilleures et de plus grandes aspirations lors de ses incarnations.

L’aspect positif : l’évolution solidaire

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Le positif existe également : si de vie en vie, une âme fait le choix d’être fidèle à un groupe d’âmes (pour s’incarner sur une planète précise ou un vaisseau-ville de grande envergure qui sillonne l’Univers), elle évoluera si les choix faits collectivement s’orientent dans de saines directions.

On peut néanmoins se demander pourquoi une âme ne pourrait pas être totalement libre pour aller sur telle planète, puis sur telle autre, voire ne plus s’incarner dans un corps physique – la notion de karma mise à part.

Voici ce que l’on peut répondre à ce sujet : si certaines planètes sont habitées par des gens ayant un super intellect étant donné leur haut niveau de technicités et de technologies, il est évident qu’une âme « primitive » se trouvera mise à l’index dans ces mondes hyper évolués. Imaginons aussi que certaines planètes ont un régime politique très strict, très normé comme certaines dictatures terrestres sans les violences qui vont avec. Autrement dit, des systèmes de pensées où l’art, les émotions, l’originalité personnelle ont très peu de place, là aussi certaines âmes peuvent ne pas s’y retrouver. Ainsi, même si en théorie – notion de karma mise à part -, toute âme peut être libre de ses choix, elle est tout de même limitée par ce qu’elle est : ses goûts, ses aptitudes, ses exigences et son niveau d’évolution.

Si la Terre attire autant d’âmes très différentes, c’est que nous pouvons expérimenter une réelle et grande diversité où les individus peuvent faire carrière dans le sport, la musique, la danse, les jeux vidéos, la gastronomie, le cinéma, la bande dessinée/les mangas, la littérature, l’éthologie animale, l’économie, le commerce, la politique, etc. Je ne suis pas certain que ces choix de vie soient possibles sur beaucoup de planètes.

Si l’on étudie avec attention certains récits ufologiques, beaucoup de planètes n’ont plus de vie animale (certaines en ont, mais il n’y a pas âme qui vive dessus, j’ai pu le voir moi-même lors d’une décorporation) et sont peuplées par des individus devenus très scientifiques et explorateurs, mais dans une société très normée.

Il existe aussi des planètes où les êtres intelligents ne sont pas humanoïdes et cela a un énorme impact sur leur sensibilité et leurs habitudes, leurs mœurs. Je suis allé, toujours lors d’une décorporation, sur une planète où les êtres ont une forme géométrique et qui vivent selon des mœurs qui sont totalement incompréhensibles pour un être humain. J’imagine donc mal qu’un être humain veuille se réincarner sur une planète où la façon d’exister sera aux antipodes de ses habitudes et aptitudes. Rien n’est impossible ou inconcevable, mais cela risque d’être très déstabilisant si ce choix est fait.

Ceci peut expliquer pourquoi il existe en fait des communautarismes dans la logique des réincarnations. Nous aurons tendance à faire des choix conformes à nos goûts et à nos aptitudes et cela n’est pas mauvais en soi.

On voit donc que c’est un sujet complexe car il peut être pris sous un versant positif et négatif en même temps. Il est positif de faire des choix conformes à nos aspirations et à nos aptitudes, mais il est négatif d’être tellement conditionné que tout est joué d’avance comme si nous étions esclaves d’un processus.

Car n’oublions pas que l’éveil véritable enseigné dans les authentiques spiritualités est l’accès à une liberté d’être hors des carcans illusoires et ce, quels que soient les mondes. Vivre toujours conditionné dans un corps (quelle que soit sa forme, sa taille, son aspect) alors que la réalité ultime de l’âme est largement supérieure à l’outil véhiculaire, est forcément soumis à une réalité correspondante et contraignante. Mais on peut choisir volontairement de telles contraintes si, par exemple, c’est par amour ou amitié envers un collectif d’autres âmes que nous faisons un tel choix.

Cela suscite réflexions car nous voyons sur Terre, la puissance du formatage sociétal. Rien n’interdit de penser que ce formatage ne puisse pas exister partout ailleurs, ne serait-ce que par la force des habitudes et des liens que nous tissons avec autrui.

Dans la littérature ufologique, on réalise que nous sommes tous d’origine extraterrestre à un moment donné de nos logiques de réincarnation. C’est évident puisque l’homme n’a pas toujours existé sur Terre et que, visiblement, nous n’étions pas les premiers à fouler le sol de cette planète (pensons aux géants, par exemple). On réalise aussi que pour la grande majorité d’entre-nous, la mémoire consciente des vies antérieures est effacée. Certains pensent que c’est le fruit d’une manipulation sur nos âmes et nos destinées. Mais on pourrait aussi se dire que si nous étions conscients de nos existences passées, notre vie présente pourrait devenir très difficile. Certains voudraient se venger de ce qu’ils ont subi, d’autres renouer avec leur dernière vie, etc. Imaginons que nous ayons vécu sur une planète où l’amour et l’harmonie règnent en parfait équilibre, la vie sur Terre serait chaque jour un supplice puisque nous pourrions comparer nos conditions de vie. Nous ne comprendrions pas l’intérêt de notre choix de vie présente qui, néanmoins, peut avoir une utilité profonde : par exemple, contribuer à éveiller les êtres humains endormis dans leurs mécanismes de répétitions. Par amour et compassion, on peut vouloir venir en aide aux autres. Par karma, cela peut même devenir une nécessité pour réparer, compenser des erreurs dans nos choix de vie passés. Il en va de même pour les vies antérieures négatives où l’âme a besoin de les oublier de sa mémoire consciente pour repartir du bon pied si elle le souhaite véritablement.

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Autre remarque qui va dans le même sens : beaucoup d’individus vivent de belles expériences hors du corps physique la nuit en rêvant. Au matin, ils rentrent dans leur corps physique, se réveillent et ne se souviennent de rien hormis de vagues impressions. Cette amnésie leur permet de ne pas avoir trop de nostalgie des autres mondes dimensionnels, de ne pas vouloir s’y réfugier. Pour beaucoup, au niveau décisionnel de l’âme qui peut vouloir créer des blocages, la difficulté de se décorporer vient de là. C’est du moins une des causes car cela dépend du caractère de chacun à gérer ces différences d’état très contrastés. Certains accepteront, d’autres souffriront de ces mémoires par nostalgie violente. Cette remarque est également valable en ce qui concerne les vies antérieures remémorées.

Car on aurait pu programmer l’espèce humaine pour rendre le voyage hors du corps très facile et très lucide. Or, tout a été fait pour le rendre difficile pour la majorité des gens et, de plus, qu’il soit rapidement effacé à l’esprit conscient. Ceci dit, si les êtres humains ont été à ce point bridés dans le potentiel de leurs facultés spirituelles, c’est peut-être qu’ils en faisaient mauvais usage – je pense par exemple à l’Atlantide et à sa chute (ce n’est pas un mythe car Platon tenait ce récit de Solon, un sage réputé et d’un enseignement en Égypte). Dans la Bible (Ancien Testament), on parle d’êtres humains, les patriarches, qui vivaient plusieurs centaines d’années sur plusieurs générations. C’était banal. Visiblement, il s’est passé quelque chose pour que la longévité de l’homme soit réajustée en dessous d’une centaine d’années. Ne vaut-il mieux pas qu’un tyran vive moins de cent ans plutôt que plusieurs centaines d’années surtout lorsque l’on voit que dans notre histoire planétaire, rien ne change fondamentalement au niveau des mœurs (la domination des uns sur les autres) ? Après tout, nous ne savons pas quelles étaient les raisons, justifiées ou non, de ces êtres qui sont intervenus sur notre génétique. Était-ce pour faire de nous des esclaves (une certaine interprétation de la Genèse biblique, les thèses de Zecharia Sitchin, etc.), ou bien parce que nous étions des esprits rebelles (la thèse de certains contactés ovnis suite à leurs échanges, ainsi que celle de la chute des anges dans diverses religions) ?

Au cours de notre réflexion, nous avons souvent indiqué « notion de karma mise à part ». À présent, il convient de la considérer. Le karma, qu’il soit négatif ou positif, va de toute façon programmer notre existence future, ou du moins proposer une option prédéterminée et ce afin de produire un rééquilibrage harmonieux (car le karma est une forme de justice et de résilience à l’échelle des existences successives). On voit donc que même si nous sommes libres à la base, nos libertés tendent à se réduire selon nos choix et leurs conséquences. Ce n’est donc pas pour rien que les spiritualités orientales enseignent le lâcher-prise et le détachement. Car sans cela, on entre dans des logiques dont il faut assumer ensuite les conséquences.

Pourquoi toutes ces réflexions ? Parce que certains enlevés découvrent que la Terre n’est pas leur planète de prédilection, qu’ils en ont une autre sous une ancienne incarnation. Ils seraient comme des touristes sur cette Terre. Cela est tout à fait possible, mais l’âme fondamentalement n’est pas forcément enchaînée à une histoire planétaire, quelle qu’elle soit, puisque sa nature véritable est hors de toute incarnation.

Si l’on passe 100 existences sur la planète X et 10 existences sur la planète Y, on se sentira dix fois moins Y que X. Dans certains récits d’enlevés-contactés, les habitants X viennent rechercher l’humain qui n’est pas à sa place sur Terre : la planète Y. Par exemple, dans le premier livre publié par Ardy Sixkiller Clarke :

« Quand je passerai de l’autre côté, ils viendront me chercher »

(Témoignage de Mary Winston, 87 ans en 2013, née à Kotzebue en Alaska in Ardy Sixkiller Clarke, Rencontres avec le peuple des étoiles, Atlantes, 2016, p. 191).

« Grand-mère Redbird s’éteignit dans son sommeil, deux jours avant son cent-unième anniversaire. (…) Elle [sa fille Pearl] me dit que la nuit où sa mère mourut, un vaisseau était venu, avait fait un cercle autour de la maison et s’était suspendu silencieusement avant de disparaître dans le ciel nocturne. (…) Pearl croyait que les Star People étaient venus pour emmener sa mère ».

Ardy Sixkiller Clarke, Rencontres avec le peuple des étoiles, p. 239.

On lui révèle qu’il est fondamentalement de la planète X et non pas de la planète Y. C’est vrai. Mais c’est également faux. Parce que 100 vies sur X, qu’est-ce que cela représente à l’échelle de l’éternité de l’âme ? En fait, ce sont encore des attachements (les habitants X envers l’un des leurs) qui se font jour à travers l’amnésie de notre esprit conscient. Et on réalise qu’il s’agit presque d’une manipulation dans la mesure où l’âme n’est ni X, ni Y, même si elle est passée par toutes ces coordonnées spatio-temporelles avec des attaches karmiques qui suivent derrière…

Le diagramme circulaire des réincarnations intégrales

On pourrait représenter pour chaque âme, une sorte de diagramme circulaire où l’on verrait la proportion statistique d’incarnations selon les planètes, les vaisseaux-villes, les autres dimensions, etc. Sans doute que certaines civilisations très évoluées ont accès à toutes ces mémoires pour constituer ces diagrammes personnels. Ces diagrammes pourraient permettre de comprendre que nous avons des liens innombrables avec des êtres très divers, des lieux également très divers et cela favoriserait encore mieux la compréhension de nos prédispositions au fil des vies. Parfois, les Expériences de Mort Imminente confirment d’ailleurs que nous avons des amis qui ne sont pourtant pas incarnés – amis que nous reconnaissons lors de ces expériences.

Les pourcentages très élevés pour le choix de la planète Terre, par exemple, pourraient expliquer pourquoi certains se sentent ici chez eux. En revanche, ceux qui en ont peu comparé aux autres pourcentages d’incarnations sur d’autres planètes, cela pourrait expliquer pourquoi ils se sentent étrangers à la Terre et aux mœurs terrestres. On comprendrait ainsi que ces sentiments sont relatifs et qu’ils sont bien plus complexes que ce que l’on peut imaginer. Et surtout, nous comprendrions le rôle exact de tous les choix de vies que nous avons faits. Ceci se passe sans doute lors du panoramique intégral après la mort physique (car lors des EMI ou « Expériences de Mort Imminente », le panoramique existentiel est souvent limité à la vie terrestre, ce qui est compréhensible puisque l’âme revient ensuite dans son corps physique et qu’il ne faut pas qu’elle soit totalement désorientée car pour la plupart, la découverte de l’après-vie est déjà un choc en soi). Pour beaucoup d’âmes, à condition de ne pas avoir généré un karma « lourd » (actes nuisibles à autrui, obsessions/attachements pour des caractéristiques terrestres), la Terre n’est en fait qu’une étape dans leur parcours, avec un avant et après très différent.

Tout ceci donne le vertige quand on comprend bien l’implication des réincarnations à l’échelle de l’Univers et non pas seulement de la Terre.

Avoir les clés de notre destinée nécessiterait d’accéder à la connaissance de cette roue de toutes nos incarnations et d’être conscient de toutes ces existences.

On réalise ainsi que seul l’Âtman, le plus haut niveau de notre Soi est réellement libre. Car il sait tout cela. Et il le sait de l’intérieur, par ses vécus. Ceux qui croient que l’Âtman est contraire aux enseignements du Bouddha peuvent lire L’Âtman-Brahman dans le Bouddhisme ancien (de Kamaleswar Bhattacharya). Ils verront que c’est une idée reçue et que c’est une certaine fausse vision de l’Âtman qui est critiquée, mais non sa réalité ultime. L’ouvrage en français de 1973 est épuisé, mais disponible en anglais (Canon Publications, 2015).

« L’Âtman est le meneur intérieur qui réside dans l’Univers, mais qui en est distinct, que l’Univers ne connaît pas. Toutes nos activités dérivent de lui. Il n’y a pas d’autre voyant que lui, pas d’autre entendant, pas d’autre pensant, pas d’autre connaissant. Cependant, lui-même demeure invisible, inaudible, impensable, inconnaissable. L’âtman est la lumière intérieure de l’homme. (…) Le Bouddha ne nie point cette réalité absolue, cette ‘sur-réalité de l’égo individuel’. Il ne fait que condamner l’opinion courante de son temps, qui identifie l’âtman avec cet égo individuel »

Kamaleswar Bhattacharya, L’Âtman-Brahman dans le bouddhisme ancien, École Française d’Extrême-Orient, Paris, 1973, pp. 8-9.

« L’Âtman qui est immatériel est la seule existence. Parce qu’il est immatériel, il ne peut pas être un composé, et parce qu’il n’est pas un composé, il n’obéit pas à la loi de la cause et de l’effet, par conséquent, il est immortel. Ce qui est immortel ne peut pas avoir de commencement, car tout ce qui a un commencement doit avoir une fin ».

Swami Vivekananda, Jnana Yoga : La voie de la connaissance, Discovery Publisher, 2015, Ch. XV, p. 219.

Si l’on n’accède pas à ce niveau intégral de tous nos vécus, on sera forcément dans une petite section de cette roue des réincarnations intégrales. Et nous aurons encore une illusion à subir. Nous nous croirons liés à la planète Y et nous sentirons en effet qu’elle nous est plus familière que la planète X. Autrement dit, nous serons encore conditionnés à un niveau métaphysique.

« Sache que ce qui a une forme est impermanent, mais ce qui n’en a pas est immuable. Par cet enseignement sur la Réalité, il n’y a pas de possibilité de renaissances »

(Soi : L’expérience de l’Absolu selon l’Ashtâvakra-Gîtâ, trad. J. Vigne, Accarias L’originel, 2007, p. 17).

Notre liberté est très relative si l’on n’a toujours pas la possibilité de revenir à la vraie Source spirituelle de notre essence éternelle. Peut-on même parler de « liberté » quand on ne bénéficie pas de la totalité consciente de notre être réel ?

En ce moment, on évoque beaucoup les possibles manipulations mentales de certains peuples E.T. dans un rapport de forces qui se joue ou se jouerait au-dessus de nos têtes. Mais il faut admettre que lorsqu’on lit les récits des nombreux contactés, il est très instructif de voir qu’ils n’ont aucun recul et adoptent immédiatement ce qu’on leur dit. Jimmy Guieu, par exemple, disait que les contactés étaient manipulés (car il avait tout de même vérifié qu’ils étaient de bonne foi pour un certain nombre en tous cas et qu’ils étaient vraiment en contact avec des phénomènes inexpliqués). Or, il est évident que tant que l’on n’est pas conscient de son Soi Âtman, rien n’est plus facile que de manipuler un humain en se servant d’une fraction de cette roue intégrale des réincarnations. C’est ainsi par exemple qu’un enlevé peut se croire foncièrement « Gris », « Reptilien », ou autre, parce que ces êtres ont sélectionné cette section utile dans les réminiscences possibles (cf. les livres de John Mack, par exemple, où ce schéma est assez fréquent dans les récits des enlevés). Certains ont parlé du « syndrome de Stockholm » les concernant, mais cela ne tient pas car ils ont eu une mémoire réactivée avec des souvenirs précis – ce qui entraîne de l’empathie, une sensibilité écologique et d’autres facultés de l’esprit… La manipulation est d’autant plus « parfaite » que c’est une vérité qui est mise à jour… une vérité partielle, très orientée bien sûr… car elle mériterait d’être replacée dans le contexte de la roue intégrale. Une intelligence supérieure pourra facilement manipuler un esprit humain qui est plongé dans une ignorance quasi totale de ce qu’il est réellement. La base de la manipulation : agir sur des êtres ignorants, c’est-à-dire non informés, peu conscients, confiants, idéalistes, etc. Il y a aussi un aveuglement propre à soi-même si l’on souhaite croire, développé ici.

Conclusion

Voilà comment, par exemple, on peut intégrer les spiritualités authentiques dans ce vaste panorama ufologique mondial, comment on peut comprendre la nécessité de ne pas confondre « anges » et « extraterrestres ». Quand on remarque que la plupart des contactés nous disent que l’éveil spirituel dépend des technologies fantastiques et bluffantes dont ils ont été les témoins, il y a là un aveu que « quelque chose cloche ».

Notre essence spirituelle a-t-elle besoin de technologies ? Beaucoup de yogis ont réussi à s’accomplir sans avoir eu besoin de technologies high-tech. Mais ce n’était et ce n’est certes pas avec un yoga édulcoré réduit à de la simple gymnastique. L’esprit et le corps étaient sollicités par de nombreuses visualisations et études des textes sacrés. Néanmoins, il est possible que cette science du yoga qui joint l’esprit et le corps viennent d’autres civilisations (les textes sanskrits anciens relatant l’existence de Vimanas – des sortes de palais volants – et également de déités à la peau bleue). Néanmoins, certains hindous disent que leur peau n’était pas bleue (ce serait une invention des artistes, donc avec une couleur purement symbolique), mais « gris ardoise« , c’est-à-dire comme « des nuages par temps d’orage », les Védas utilisant cette expression littérale (neela megha shyama). La grande connaissance des nadis (méridiens connus en acupuncture) et des chakras pose en effet question car l’ésotérisme occidental n’a fait que reprendre ce patrimoine légué à l’humanité. Cela pose question car il s’agit là d’un mécanisme invisible propre à un autre plan d’existence. Certes, on pourrait rétorquer que les yogis sont des rishis : des voyants. Mais les textes anciens sont explicites : les dieux ont été des civilisateurs (ainsi que des guerriers). D’une certaine façon, les textes anciens à la base des diverses religions disent la même chose avec des mots différents. Mais ceci démontre que science et spiritualité peuvent converger, qu’elles ne s’opposent pas forcément et qu’elles ne sont pas nécessairement dépendantes l’une de l’autre.

« L’ère Covid » nous aura démontré la quasi omnipotence scientifique sur les masses et les pouvoirs politiques. Il est certain que les civilisations plus avancées que la nôtre ont des technologies scientifiques fascinantes étant donné ce qu’elles permettent. Mais on constate aussi que « science » et « spiritualité » sont parfois aux antipodes l’une de l’autre comme si le cauchemar terrestre actuel pouvait être surdimensionné à l’échelle d’autres civilisations. Sommes-nous si pressés de les rejoindre si nous ne sommes pas encore très conscients de ce qu’est notre véritable essence spirituelle ? À une époque où l’imaginaire s’emballe sur ce sujet controversé avec des positions extrêmes positives et négatives, il nous faudra nécessairement approfondir nos réflexions.