Le Covid-19 n’épargne pas tous les enfants

Force est de constater que beaucoup de parents ne semblent pas encore vraiment réaliser que la vie de leurs enfants puisse être menacée par le Covid-19 car ils se reposent beaucoup trop avec confiance sur les médias mainstream qui n’offrent qu’une version unique, unilatérale de l’information. Au mot près, à la virgule près, à l’expression près, que ce soit la presse écrite ou audiovisuelle, le même refrain est repris en chœur, partout à l’unisson. Cela n’est peut-être pas grave en soi quand il s’agit de la presse dite « people« , mais quand il en va de notre vie, nos chances de survie, la prudence qui devrait être la nôtre en cette période de pandémie mondiale, la chanson vire vite au chant funèbre. Est-ce la mort de la pensée critique ? de l’investigation journalistique ? de l’honnêteté intellectuelle auxquelles nous assistons depuis quelques années ?

Face à ce constat, il est grand temps de relayer les informations des quelques trop rares journaux à faire savoir que non, les enfants n’ont pas rien à craindre du Covid-19. Oui, à tout âge, il y en a qui décèdent malheureusement et ce, dans tous les pays.

En Angleterre, le 5 Avril 2020, un enfant de 5 ans est décédé « des suites du Covid-19« . Auparavant, le lundi 30 Mars, dans le même pays, c’était un adolescent de 13 ans qui en est mort, alors qu’il était en excellente santé auparavant. Luca Di Nicola, un cuisinier italien de 19 ans qui vivait à Londres, en est mort le 24 mars 2020. Sa santé était plutôt bonne auparavant puisque son médecin lui avait dit « qu’il était jeune et fort », ce qu’a confirmé sa tante.

En outre, des enfants de tout âge produisent des symptômes alarmants avec inflammation généralisée et des symptômes « pseudo-grippaux » : fièvre élevée, pression artérielle basse, éruption cutanée et difficultés respiratoires. D’autres enfants ont eu des symptômes gastriques : douleurs abdominales, vomissements, diarrhée, avec des résultats sanguins anormaux. Le NHS (National Health Service) a donc émis une alerte pour une symptomatologie qui évoque la maladie dite « de Kawasaki » avec une fièvre d’environ cinq jours et des ganglions gonflés dans le cou.

Certains enfants sont également atteints par des « chocs toxiques« , c’est-à-dire un emballement du système immunitaire qui débouche sur une réaction hyper-inflammatoire pouvant devenir mortelle pour les cas les plus graves.

En Belgique, c’est une adolescente de 12 ans qui en est morte après une fièvre de trois jours et avoir été testée positive.

En France, Julie, 16 ans, originaire de l’Essonne, n’avait qu’une petit toux « en apparence bénigne ». Elle est décédée à Paris à l’hôpital Necker, une semaine après, le 24 mars 2020. Elle était « sans maladie particulière » auparavant. Le 10 avril, c’est un garçon de 6 ans qui décède du Covid-19. À Perpignan, un enfant de 2 ans est décédé au centre hospitalier dans la semaine du 6 avril.

Au Portugal, le 29 mars 2020, Vitor Godinho, 14 ans, infecté par le covid-19 est décédé à l’hôpital São Sebastião, à Santa Maria da Feira, à 30 km au sud de Porto.

Aux États-Unis, le 28 mars 2020, à Chicago, un bébé de neuf mois est décédé des suites d’une infection au covid-19. Le 1er Avril, un nourrisson de six semaines décède dans le Connecticut. À Détroit (Michigan), Skylar Herbert, âgée de 5 ans décède du Covid-19, le dimanche 19 avril.

Et ce n’est pas exhaustif, la liste est certainement plus longue à ce jour et continuera de l’être tant que nous ne mettrons pas en œuvre un traitement efficace.

Comment se fait-il que ce message de l’OMS qui date du vendredi 20 mars 2020 ne soit pas mieux et plus mis en valeur par les médias mainstream ? N’est-il pas suffisamment important pour qu’il demeure inaperçu dans le flot continu des informations ?

Aujourd’hui, j’ai un message pour les jeunes : vous n’êtes pas invincibles. Ce virus peut vous conduire à l’hôpital pendant des semaines et même vous tuer« . 

La réponse est simple : systématiquement, ces morts infantiles sont minimisées par les statistiques et l’information à retenir se veut rassurante. Ce n’est pas grave : c’est minoritaire. Se rend-on compte que derrière les chiffres de ces statistiques, ce sont des vies dont il est question ?

L’OMS – dont il ne fait pas mystère de son parti pris pour les intérêts politiques chinois – a certainement pris en compte les études chinoises pour rédiger son communiqué. Or, que disent ces études chinoises qui couvrent la période du 16 janvier au 8 Février 2020 ?

« Une large étude publiée dans Pediatrics annonce que les enfants de tout âge à Wuhan et dans les régions voisines sont susceptibles d’être touchés par le virus du COVID-19 : un enfant de 14 ans en est même décédé« .

Est-ce que cela remonte le moral des parents de leur dire que le décès de leur enfant fait partie d’une statistique minime et rassurante à l’échelle du grand nombre ? Est-ce cela, le message mainstream qui importe ? Combien d’enfants doivent mourir pour émouvoir les médias ? Existerait-il une « statistique du cœur » à partir de laquelle nous pouvons commencer à être sensibles à la notion de vie ? Ou bien faudrait-il que des journalistes et des éditorialistes perdent des enfants pour que le discours mainstream reprenne un visage humain ? Car un malheur, cela n’arrive pas qu’aux autres ! Comme le titre le journal Independant du 22 avril 2020 :

« The numbers are low until it’s your child » (Les chiffres statistiques sont faibles jusqu’à ce que ce soit votre enfant).

Quel est donc le parent endeuillé qui, au lieu de « perdre un enfant », banalise la statistique dont ce dernier fait partie ? Ce parent ne serait-il pas monstrueux de s’exprimer ainsi, par la seule statistique minoritaire ? Alors si tel est le cas, pourquoi acceptons-nous cette totale perte d’humanité à longueur de journée dans les médias ? Le temps va-t-il trop vite ? Plus le temps de s’émouvoir ? En va-t-il ainsi pour les parents qui perdent un enfant ?

À l’heure où nous prévoyons le déconfinement et la rentrée scolaire, il serait peut-être bon de ne pas jouer avec la vie des enfants, des parents, des enseignants (un professeur de collège a décédé du Covid-19 dans l’Oise, son collège ayant été placé sous surveillance médicale), du personnel scolaire, des chefs d’établissement en mettant de côté les risques réels encourus et en déplaçant subtilement la notion de danger, non plus sur la valeur de la vie, mais sur l’action éducative. La vie n’est-elle pas notre bien le plus précieux ?

Le télétravail et les plateformes numériques n’exposent pas au même risque quand les masques dits « alternatifs ou grand public », ainsi que les tests prévus n’ont pas prouvé leur réelle fiabilité. Il faut le souligner car il en va de même des masques certifiés – y compris ceux destinés au personnel soignant – lorsqu’il y a des trafics avérés de faux certificats.