Les villes changent d’air

Les images de la NASA et de l’ESA (European Space Agency) sont impressionnantes : la mise à l’arrêt des entreprises qui polluaient l’environnement a produit un impact nettement visible sur la baisse de pollution dans l’atmosphère (dioxyde d’azote ou N02) et sur les gaz à effet de serre. Voici le ciel au-dessus de la Chine à seulement un mois d’intervalle :

Source : NASA

En ce qui concerne la France, voici deux photos à une année d’intervalle :

Source : ESA

L’Italie, toujours avec une année d’intervalle :

Source : ESA

Ces images de l’ESA proviennent du satellite Sentinel-5P (programme Copernicus) qui utilise des capteurs pour analyser l’évolution de la terre en observant l’état de l’atmosphère, celui de l’océan, ainsi que les sols. Sentinel 5P utilise un instrument nommé « TROPOMI » (TROPOspheric Monitoring Instrument), développé aux Pays-Bas. Cet instrument permet de cartographier des éléments polluants tels que le dioxyde d’azote, le méthane, le monoxyde de carbone, ainsi que des aérosols (mélanges de particules ou de gouttes de liquide dans un gaz).

Simonetta Cheli, chef du bureau de la stratégie, des programmes et de la coordination au département de l’Observation de la Terre de l’ESA estime qu’il y a eu une diminution d’au moins 30 % du dioxyde de carbone sur la durée d’une année au-dessus des grandes capitales d’Europe du sud.

Si vous souhaitez plus d’informations sur l’état de l’Europe et la prise de ces données, voici le lien du site de l’ESA.

Espérons que cela éveille plus encore la conscience collective vis-à-vis de l’écologie qui n’est encore que peu prise en compte dans les programmes politiques, concrètement sur le terrain. Nous pourrions faire beaucoup plus si nous le voulions vraiment, tant à l’échelle nationale, européenne, que mondiale. Si nous voulons laisser une chance aux générations futures, notre action collective pourrait faire la différence. Le cosmologiste Aurélien Barrau écrivait dans son livre Le plus grand défi de l’histoire de l’humanité :

« La vie, sur Terre, est en train de mourir. L’ampleur du désastre est à la démesure de notre responsabilité. L’ignorer serait aussi insensé que suicidaire. Plus qu’une transition, je pense qu’il faut une révolution« .