Méditation collective avec Steven Greer

Steven Greer, ancien directeur de la division de médecine d’urgence du Caldwell Memorial Hospital en Caroline du Nord (USA), ancien médecin spécialiste en traumatologie, devenu mondialement célèbre depuis son rôle de porte-parole et son investissement dans l’ufologie, fondateur du Projet CSETI (Center for the Study of Extraterrestrial Intelligence), a profité du lancement de son dernier film Close Encounter of the Fifth kind, pour proposer une méditation collective en direct.

Nous étions 440 (et non pas 4400) au début de la méditation qui a débuté à 21 h sur son fuseau horaire, et 1800 à la fin. C’était une belle expérience, intense, décuplée par la présence de tous les méditants motivés. Nous formions une chaîne d’âmes reliées les unes aux autres dans un même esprit de communion : cela valait le coup d’être expérimenté. D’autres initiatives semblables méritent d’être entreprises en cette période de pandémie car elles créent de la synergie. Cela s’est déjà fait il y a peu, se fait actuellement et se refera.

Sa méditation avait pour cadre : la planète, la lune, puis les planètes du système solaire, voire au-delà. Elle avait en arrière-fond un rêve possible, celui d’un avenir basé sur de nouvelles valeurs avec une énergie libre non polluante, le passage à un âge de raison, après l’adolescence turbulente. Il nous a invité à nous réjouir, à nous projeter dans l’avenir et il est certain qu’il se donne à 100 % pour atteindre ce but à travers ses livres, ses documentaires, ses formations, ses entretiens. Il se fait le porte-parole d’un monde nouveau dont nous n’avons même pas idée car ce n’est (heureusement) pas celui que nous voyons dans nos films de science-fiction ou d’anticipation.

Mais ce vœu n’est pas facile à réaliser, la route sera longue et difficile. Cette pandémie met à bas les masques et nous pouvons soudainement entrevoir les mentalités de chaque pays, de chaque gouvernement, de chaque dirigeant. Un rêve ne s’impose pas, cela n’est pas possible : il se partage. Il faut le vouloir et travailler en ce sens. Steven Greer nous invite à un nouveau paradigme à un moment crucial de notre histoire où il faudra reconstruire les bases d’un monde meilleur car l’ancien démontre actuellement son impasse totale. Nous sommes arrivés au bout d’une logique de la démesure, le gaspillage de nos ressources, l’exploitation à outrance, des injustices sociales de plus en plus accentuées et des abus en tout genre. C’est un virage qu’il nous faut prendre et rapidement.

Steven Greer a cette prise de conscience depuis longtemps, ses livres en témoignent, bien avant ses films documentaires. Bien sûr, il ne fait pas l’unanimité, même dans son milieu ufologique. Mais qui fait l’unanimité aujourd’hui ? Si ce n’est contre lui-même, par contre-exemple.

La méditation collective permet, en tout cas, de rassembler le meilleur de nos espoirs et de nos énergies pour que demain soit un monde plus vivable pour chacun et pour les générations futures. Elle peut redonner de la force pour agir en défendant les valeurs qui de nos jours n’existent plus qu’au plan théorique, ne sont plus mises en pratique. Beaucoup donnent leur vie physique actuellement pour qu’une prise de conscience mondiale profonde puisse avoir lieu. Une simple grippe n’aurait jamais eu un tel impact. Les morts ont été banalisés depuis longtemps dans les chiffres, les statistiques. Mais aujourd’hui, nous sommes interpelés car ces morts ne sont plus uniquement dans les chiffres des statistiques, mais dans nos familles, nos amis, nos proches, nos voisins, nos stars, nos personnalités médiatiques et politiques. Tout redevient concret : la mort, la vie. De plus en plus, se dessine clairement le panorama de ceux qui travaillent pour la vie et tentent de faire l’impossible en ce sens, entre bravoure et héroïsme, chaque jour, et ceux qui œuvrent pour la mort, soit par bêtise, inconscience, inadaptation, incompétence, soit par des stratégies économiques ou financières. Le monde n’a jamais autant exposé au grand jour ses divisions. Nous vivons une période dangereuse : c’est un fait.

Il est donc utile d’en revenir à l’essentiel. Quel est le projet de Steven Greer ? Un monde meilleur avec le partage de nouvelles technologies. Un monde plus égalitaire. Mais le voulons-nous vraiment ? Nous vivons constamment dans des luttes de pouvoir à tous les niveaux. Se hisser au rang des autres civilisations plus évoluées demande du temps. Mais surtout : de nombreuses prises de conscience. Il ne faudrait pas non plus s’imaginer qu’il n’y a qu’à demander pour être servi. Des technologies encore plus dangereuses aux mains de psychopathes ne rendrait pas service à l’humanité. Ce n’est peut-être pas sans raison qu’elles sont confisquées, cachées ou en attente. Il n’y a jamais qu’une seule façon de voir les choses. On peut penser qu’un complexe militaro-industriel dans l’ombre agit en toute impunité. On peut aussi penser que certaines technologies encore plus dévastratrices ne feraient que précipiter notre processus de peurs/destructions (pensons, par exemple, à l’antimatière). Il ne suffit pas de réclamer et d’obtenir pour que le monde change. La science n’a jamais apporté avec elle sagesse, conscience, responsabilité, éveil spirituel.

Citation de son livre « Comment je vois le monde »

Einstein n’avait-il pas mis en garde l’humanité d’une science qui perdrait son autonomie ? qui perdrait son éthique ? une science qui serait instrumentalisée ? Nous avons déjà beaucoup de sciences technologiques et très peu de conscience. Notre actuelle pandémie le démontre de A à Z. Bref, il ne faut pas développer un rapport infantile entre ceux qui veulent et ceux qui peuvent.

Qu’il y ait des civilisations plus évoluées dans l’Univers, c’est presque une évidence à l’échelle de sa taille et de son âge. Mais pourquoi une civilisation est-elle évoluée spirituellement ? Elle est évoluée si tous ceux qui la composent sont eux-mêmes évolués. Si nous sommes un monde de barbares, le Grand Contact avec une super civilisation ne nous sera pas d’un grand bénéfice. Or au jour d’aujourd’hui, il est pas certain que nous ne soyons pas un monde de barbares car si l’on juge un arbre à ses fruits, nos actes sont plutôt inadmissibles et irresponsables, non ? C’est une question ouverte. Serons-nous capables d’agir mieux que par les siècles et les millénaires passés ? Sommes-nous mêmes capables d’être autonomes ? Ou bien faut-il que nous soyons sous tutelle pour ne pas tous nous entretuer ? Cela aussi est une question ouverte. Une douce folie utopique peut-elle combattre une dangereuse folie destructrice ? Une folie utopique pourrait contribuer à renforcer la folie destructrice. Heureusement qu’il y a encore « un sas » avant le Grand Contact espéré.

Pour aller droit au but : sommes-nous prêts ? Quand serons-nous prêts ? Cela ne dépend pas d’une petite poignée d’idéalistes dans le monde, mais d’une réelle prise de conscience planétaire. Il faut un « effet domino » dans la conscience collective. Steven Greer travaille en ce sens et de façon courageuse car il doit braver quantité d’ennemis et d’obstacles qui se dressent entre les idéalistes et les pragmatistes – ceux qui voient la noirceur du monde et qui composent avec, en tirent profit. D’un autre côté, si nous baissons les bras puisque les barbares sont partout et qu’ils ne se cachent plus vraiment pendant cette pandémie, le monde ne changera jamais. Et le fatalisme n’aide personne. L’espoir, les méditations collectives sont nécessaires, mais cela ne peut être qu’un début de processus de prise de conscience et de responsabilisation. Il n’est pas raisonnable de s’en remettre totalement, corps et âme, à une civilisation X ou Y avancée. Car cela reviendrait à ne rien assumer, à ne rien attendre de soi-même et tout d’autrui : une tâche insurmontable pour la civilisation qui oserait nous tendre la main. Beaucoup sont tentés par les fausses spiritualités qui enseignent la fuite comme une réalisation spirituelle désirable. Il n’y a qu’à attendre et sauter de dimensions, laisser les loups s’entretuer, ne rien faire. Et l’enfant irresponsable conserve ses caprices, n’évolue toujours pas plus puisqu’il n’attend rien de lui-même et tout d’autrui. La tentation de considérer les « êtres des étoiles » comme étant la panacée à tous nos maux ne peut pas être une issue réaliste et souhaitable. Nous n’évoluerons jamais si nous oublions de nous changer nous-mêmes. Le barbarisme, soulignons-le, peut s’exporter aussi dans les étoiles, les planètes, les autres mondes. Ce n’est pas le lieu qui pose question, mais la façon d’habiter ce lieu. Si nous asphyxions notre habitat naturel, pourquoi agirions nous mieux si l’on nous donnait une autre belle planète toute propre ? Si nos valeurs sont inexistantes, inconscientes, aléatoires, quelle garantie aurions-nous de mieux faire là-bas qu’ici ? Si nous avons des chaînes intérieures, celles qui pèsent sur nos cœurs et nos consciences, ce sont celles-ci qu’il faudrait défaire avant de songer qu’E.T. vienne nous délivrer et nous montrer la voie d’un monde meilleur, ici ou ailleurs. Nous aurions fait alors un grand pas en avant particulièrement encourageant : Ne pas inspirer de la pitié, mais plutôt un potentiel positif qui se révèle en acte.

« Nous ne pouvons pas désespérer des hommes car nous sommes nous-mêmes des hommes » (Einstein, Comment je vois le monde)