Pratiquer les rêves lucides

En cette période de confinement prolongé, nous pouvons peut-être commencer à nous sentir un peu étouffés. Or, il faut éviter le climat du stress anxiogène tant pour notre équilibre spirituel, que pour notre immunité physique puisque l’esprit et le corps sont liés. Si l’esprit va mal, le corps ira mal et vice-versa. Puisque nous avons du temps, pourquoi ne pas en profiter pour prolonger notre période de sommeil et apprendre à devenir conscients du rôle créateur, imaginatif de notre esprit ?

Pourquoi prolonger notre période de sommeil ? Parce qu’il est nécessaire avant tout de bien se recharger : les besoins vitaux sont prioritaires. Ceux qui pratiquent les Sorties Hors du Corps conscientes ont plus de facilité à le faire s’ils sont déjà rechargés après avoir dormi quelques heures. Pour la méditation, il en va de même. Les exercices spirituels sont très difficiles à faire si nous manquons de sommeil… Nous tombons alors très vite sur les images dites « hypnagogiques » : que nous le voulions ou non, nous sommes emportés dans une espèce d’hallucination onirique irrésistible et… nous plongeons dans le sommeil. Certains médecins recommandent la nécessité de bien dormir. Le sommeil a en effet une vertu thérapeutique. Nous pouvons nous déstresser en dormant pendant toute la durée dont nous avons besoin. Oublions les montres et les réveils pendant cette période de confinement, si nous le pouvons. Oublions nos habitudes qui nous conditionnent.

Une fois que nous sommes rechargés en sommeil indispensable pour notre vitalité, c’est là que nous pouvons en profiter pour augmenter notre marge de liberté, en rêvant, tout simplement. L’exercice consiste à observer, avec attention, le processus de ce qui est en train de se passer.

Chögyal Namkhai Norbu Rinpoché (1938-2018), maître dzogchen.

La technique préparatoire

Ceux qui aiment les techniques sophistiquées peuvent appliquer celle de Namkhai Norbu (maitre dzogchen) : Avant de s’endormir, inspirer et expirer profondément, en douceur, plusieurs fois, puis visualiser un A blanc (avec le son « A » : par exemple la première lettre sanskrite du Mantra « AUM ») tout en le chantant intérieurement mentalement. Le point de départ est au milieu du corps, au niveau du plexus solaire (jonction des côtes, en bas du sternum). Nous avons un chakra à cet emplacement précis. Le chakra du plexus solaire n’est ni au niveau du ventre, ni au niveau du milieu de la poitrine, mais entre les deux. Donc nous visualisons et chantons mentalement cette lettre A blanche, la dédoublons sans cesse jusqu’au chakra coronal au sommet de la tête. Lorsque c’est fait : la même chose à l’envers jusqu’au chakra solaire. À la longue, par la pratique, la patience et la persévérance, cela va stimuler ce type spécifique de rêve, qu’il nomme « rêve de clarté ». Si la technique est si complexe, c’est probablement pour produire un lâcher-prise du mental afin de pouvoir s’endormir facilement, petit à petit. Mais cela amène sans doute de l’énergie vitale pour favoriser l’éveil de l’esprit, tout en produisant un nettoyage subtil, ce qui explique la couleur blanche (qui véhicule le prana) et le mantra pour stimuler les chakras supérieurs. N’oublions pas que les techniques de ces maîtres sont très anciennes, efficaces : elles ont fait leurs preuves ! Elles sont enseignées de maîtres à élèves sur de nombreuses générations. Si cette technique vous apparaît trop compliquée, visualisez simplement une boule de lumière blanche qui monte et descend doucement dans le corps depuis le sternum jusqu’au coronal et vice-versa, tout en chantant le mantra AUM ou « A ». Et pratiquez, encore et encore pour que cela devienne une routine chaque soir.

Ceux qui n’aiment pas les techniques sophistiquées, qui aiment la simplicité, pratiquez l’autosuggestion : « Après avoir dormi assez pour me remplir d’énergie, je deviens conscient que je rêve« . Il faut répéter plusieurs fois une phrase dans ce genre, courte, avec conviction. On peut ajouter : « j’agis consciemment sur mon rêve« . À pratiquer souvent, chaque soir, avant de s’endormir, toujours avec conviction, volonté.

Il existe des recherches scientifiques sur ce sujet (par exemple, celles de Stephen Laberge) et de nombreux auteurs ont publié leurs propres techniques. Des vidéos youtube existent également. Ici, nous avons une approche plus centrée sur la spiritualité en raison des nécessités de surmonter au mieux la crise actuelle.

Notre esprit est à la fois le rêveur et le rêvé. Il englobe de nombreuses dimensions et notre égo n’est qu’une petite fabrication en son sein. D’après les spiritualités orientales, notre égo est le produit d’une identification à notre corps physique, notre identité biologique. Un nouveau-né n’a pas encore un égo séparé de sa mère. Ce n’est que progressivement qu’il rétrécit son égo sur son petit nombril. L’égo n’est pas notre véritable identité spirituelle. Quand nous rêvons, nous sortons du confinement de nos 4 murs physiques, mais aussi du confinement de notre égo. Et cela peut nous faire beaucoup de bien de sortir un peu de nos armatures physiques et mentales. Eh oui, l’égo est une prison mentale !

Nous sommes en ce moment doublement confinés : dans notre espace de vie physique, mais aussi dans notre égo avec notre structure mentale, celle qui juge « cela est vrai, cela est faux, cela est possible, cela est impossible », celle qui discrimine les choses de façon binaire ou manichéenne : oui/non, bien/mal.

Les spiritualités orientales enseignent que le mental est une sérieuse limite à dépasser pour obtenir l’éveil spirituel. Ainsi, même le plus brillant intellect peut se prendre les pieds dans le tapis de sa propre logique binaire, bien qu’en philosophie, le mental soit analytique et l’intellect, synthétique. Admettons une telle hiérarchie. Mais analyse et synthèse, bien que ces capacités soient d’un apport évolutif considérable pour opérer des discriminations logiques, ce n’est pas encore l’éveil spirituel au-delà des clivages de la pensée.

« Votre vraie nature ne consiste pas en une vision dualiste » (Namkhai Norbu, Le Yoga du rêve, Accarias L’Originel, Paris, 2006, p. 131)

Pourquoi avons-nous dit « sérieuse limite » ? Parce que les limites de notre égo peuvent nous suivre toute une vie physique, voire plus longtemps encore car les illusions de l’esprit peuvent être alimentées indéfiniment si nous n’observons pas le processus de ce qui se déroule en nous-mêmes. Bref, si nous restons inconscients.

Les rêves lucides, par conséquent, peuvent être une première marche, une démarche fondamentale pour prendre conscience du pouvoir de notre esprit. Le rêve devient « lucide » quand nous savons que nous rêvons et que nous décidons volontairement d’influer sur le rêve.

« La conscience au sein du rêve devient un moyen de progresser et de briser un lourd conditionnement. Elle permet de modifier les données du rêve. On peut, par exemple, rêver de ce que l’on souhaite ou choisir le thème que l’on veut. On peut aussi reprendre le rêve, là où l’avait laissé auparavant » (Idem, p. 70)

Il est même possible de décider de cesser de produire toute image onirique : il n’y a alors plus rien, si ce n’est la totale et pleine conscience de se savoir exister en toute lucidité. Ce n’est pas le vide, bien qu’il n’y ait rien. C’est de la pure présence d’Être, une plénitude parfaite.

« De grands maîtres ont signalé que les rêves cessent complètement quand la conscience devient absolue ; ils sont alors remplacés par une clarté lumineuse d’une nature indescriptible » (Idem, p. 40)

Dans cet état, on peut aussi décider d’appuyer sur l’interrupteur de la volonté et de faire apparaître dans les moindres détails n’importe quel paysage, n’importe quel environnement. N’est-ce pas fantastique ? Créer à volonté absolument tout ce que nous voulons par la volonté de l’esprit : c’est cela, la joie et la liberté de pratiquer les rêves lucides. Nous sommes les réalisateurs, les infographistes, les metteurs en scène de notre filmographie onirique. Nous sommes toute l’équipe technique avec les lumières, la direction de la photographie, etc. Le réalisme d’un rêve lucide est tout aussi précis et exact que la réalité physique, y compris au niveau des textures et du sens tactile. Il n’y a aucune différence, si ce n’est que l’esprit a le contrôle de ce qui émane de lui à une vitesse instantanée. En cette période de confinement, cela peut faire énormément de bien de comprendre que notre esprit a une infinie liberté, de le comprendre par l’expérience du rêve lucide, par la pratique concrète. Peu importe, vraiment, que nous balbutions, que nous ayons réussi maladroitement, ou sur quelques moments du rêve. Peu importe car il existe un début à toute chose. Ce sont les premiers pas qui comptent. Les premiers pas vers l’éveil sont les plus précieux. Nous pouvons, par la pratique, progresser : c’est cela qu’il faut garder à l’esprit. Ne pas se décourager. Ne pas être négatif. Être heureux de sa petite victoire, aussi petite soit-elle.

Nous pouvons nous ressourcer en comprenant que l’Esprit est en fait capable de toute création car il le démontre dans nos rêves lucides. Il en va de même dans les autres plans de conscience si ce n’est qu’en plus, nous rencontrons des individus et échangeons avec eux. Il n’y a, en fait, que sur le plan physique matériel, que notre esprit est très ralenti pour réaliser volontairement des choses. Il est freiné par la densité de la matière, tel un plongeur qui, plus il s’enfonce en profondeur dans l’eau, ressent la pression en tout point du corps. Néanmoins, ceux qui pratiquent la plongée ou l’apnée savent que cela peut apporter beaucoup de joie : l’Esprit ne nous quitte jamais, même au plus profond. Quand nous comprenons cette réalité, que nous sommes un être spirituel en notre essence pure et véritable, alors, peu importe où nous nous situons, nous comprenons que nous ne sommes pas uniquement l’illusion de l’enveloppe visible que nous utilisons.

Le rêve lucide peut être comparable à une école évolutive : nous avons de la joie à expérimenter la création libre de l’Esprit, et par conséquent, cela peut nous amener à comprendre ce qu’est notre véritable essence d’Être. L’égo – le corps physique que nous réutilisons à notre réveil dans la matière – n’est qu’une identification au rôle social que nous jouons sur le plan physique. Nous sommes beaucoup plus que notre égo. N’oublions pas que nous avons aussi un subconscient, un inconscient, d’autres dimensions spirituelles qui nous dépassent. Le rêve lucide ouvre une porte pour expérimenter et comprendre cet état de fait.

Et lorsqu’on ouvre une porte, nous devenons libres pour toutes sortes de nouvelles expériences enthousiasmantes. C’est un moment carrefour à partir duquel nous pouvons entreprendre ce que nous voulons : une projection dans d’autres dimensions, une méditation sur la nature même de notre esprit, un contact avec une personne décédée, un guide, un ange, une entité extraterrestre, il n’y a pas de limite. Ce n’est pas « sky is the limit » car nous pouvons aussi dépasser le ciel d’un monde.

Mettre l’accent sur la pratique personnelle offre un grand avantage : le discernement personnel. Il existe en effet beaucoup de faux prophètes, de fausses spiritualités qui génèrent de la confusion, des fantasmes et au final, égarent les esprits. Mais si nous pratiquons, nous avons les moyens de comprendre par nous-mêmes en quoi les spiritualités ancestrales sont beaucoup plus exactes que toutes les inventions à la mode, New Age, mercantiles, ésotériques, etc. Notre besoin de nouveauté est une faille, une brèche dont profitent les marchands de rêves et de poudres aux yeux. Notre envie d’aller vite, de faire simple est aussi une autre faille, une autre brèche dont ils profitent car la passivité de l’esprit n’a jamais engendré d’Éveil réel. Tout ce qui nous rend passifs dans nos rôles, nous plonge en fait dans une forme d’inconscience. Passer du rêve au rêvé éveillé revient quelque peu à passer de l’inconscience à la conscience, par la prise de conscience. Si nous dormons, nous ne contrôlons pas grand chose : ce sont des programmes subconscients qui prennent la relève tel un pilotage automatique. Beaucoup de gens parlent de « la matrice » comme si elle était extérieure à nous. La faute reviendrait à un monde 3D (qui en fait n’existe pas puisque notre monde physique comporte beaucoup plus de dimensions que trois, visibles). Non, la matrice est en notre esprit prisonnier de nos représentations, de nos croyances, notamment dans les limites suggérées. La matrice est en nous-mêmes, c’est pour cela qu’elle est si puissante, où que nous soyons. Changez de pays, changez de vie, de métier, de compagne, de compagnon : vous comprendrez rapidement ! Vous réaliserez que ce n’est pas un lieu, la matrice, mais nos stéréotypes mentaux. Ceux qui plaquent tout, réalisent que leur vie n’a pas pour autant fondamentalement changé comme ils le supposaient. Il est toujours plus facile de blâmer quelqu’un ou quelque chose, à l’extérieur, que de comprendre que le problème se cache en fait en nos propres stéréotypes de pensées.

Comment, alors, apprendre à nous libérer de nos entraves mentales ? Il faut déjà les voir. Prendre conscience d’un problème est déjà un premier pas dans la bonne direction. Il faut apprendre à observer nos mécanismes mentaux. Lorsque Jésus enseignait qu’il était facile de voir la paille dans l’œil d’autrui, sans prendre conscience de la poutre qui est dans notre propre œil, c’est qu’il n’y a pire aveugle que celui qui ne voit rien en lui-même. Nous devrions apprendre d’abord à mieux regarder en nous-mêmes afin de détecter ces schémas qui sont en fait le fruit d’une éducation à plusieurs niveaux (ancestrale, sociétale, familiale, parentale, amicale et personnelle). Un formatage de l’esprit est le fruit d’une éducation : nos écoles, nos universités, nos centres d’apprentissage, nos métiers, nos fréquentations amicales. En fait, tout concourt à l’uniformisation d’une logique implacable et inconsciente. Nous sommes loin d’être libres psychiquement quand nous intégrons inconsciemment tous ces réflexes de pensée. C’est pour cela que les sages éveillés enseignent qu’il faut apprendre, puis désapprendre. Le Boudha conseillait : « Ne mets pas de tête au-dessus de ta tête« . Nous serions comme des totems avec au-dessus de notre tête, ce que pensait maman, papa, et ainsi de suite, la liste pourrait être quasi infinie en montant de génération en génération. Apprendre et désapprendre : Il est nécessaire de passer par ces deux phases, l’une après l’autre. En apprenant, nous retenons un ensemble de choses dont certaines sont évidemment utiles. En désapprenant, nous nous débarrassons de ce qui est faux et limitatif. Si nous n’apprenons rien, nous n’aurons aucune discipline, aucune patience, aucune capacité d’affiner notre esprit critique. Si nous ne désapprenons rien, nous resterons formatés jusqu’à la fin de nos jours, voire plus loin encore car la vie de l’esprit ne s’arrête pas après la perte de l’enveloppe charnelle. Apprendre, puis désapprendre est donc la clé pour nous libérer de nos entraves.

Mais comment savoir ce qu’il faut désapprendre ? Cela repose justement sur l’observation de « ce qui ne fonctionne pas », « ce qui est contredit par l’expérience personnelle ». Ce n’est pas magique : nous ne pouvons pas savoir de façon innée ce qui est vrai ou faux dans tout ce que l’on nous enseigne. Le formatage est inévitable. Il est comme un tuteur pour une plante. On ne peut pas dire qu’il est mauvais en soi parce qu’il est purement limitatif. Une feuille blanche est une limite, elle est formatée en A4, par exemple. Bon : est-elle mauvaise pour autant ? Ne peut-on rien en faire de bien pour autant ? Non. Un formatage a sa raison d’être : l’éducation, afin de ne pas rester un animal sauvage, un individu préoccupé uniquement par ses instincts. Si nous étions livrés à nous-mêmes, nous serions sûrement dominés par nos instincts primitifs ou premiers. Le problème n’est donc pas le formatage, mais de s’y complaire, de rester endormi dedans.

Ce serait comme rester endormi dans un bus, sans vouloir en descendre. Un bus a une fonction : nous conduire à une destination. Il n’y a rien de mal à cela. Mais ne pas vouloir en descendre, cela devient aberrant. Ne pas vouloir remettre en cause ce qui ne fonctionne pas : cela est aberrant. Ne nous trompons donc pas de combat : l’éducation, l’apprentissage est indispensable car dans tous les mondes, tous les plans d’existence, c’est une nécessité fondamentale d’évolution. Un format est un cadre : il a sa raison d’être. Une discipline a sa raison d’être. Il nous faut de la rigueur pour atteindre un but. Quelqu’un de bien formaté est donc efficace dans son travail, voire même exemplaire. Il vaut mieux une feuille parfaitement coupée en A4, adaptée à la machine de distribution, si nous voulons l’utiliser. Le formatage n’est pas malsain, n’est pas l’ennemi. Mais on peut vouloir, par la suite, ressentir le besoin d’aller au-delà. Et c’est en ce sens que le formatage fait sentir son poids, son fardeau. Nous évoluons et le formatage ayant accompli sa fonction, a besoin d’être dépassé. Apprendre, puis désapprendre. Cela revient à dire qu’il faut en passer par là. C’est un peu à l’image de cette pandémie : il faut peut-être en passer par là pour comprendre tout ce qu’il nous faudra corriger dans le monde futur que nous voulons avoir. Si nous avons vécu endormis, si nous avons vécu inconscients, il est temps de se réveiller, d’agir et non pas de développer une « spiritualité passive ». C’est justement la passivité qui a permis autant d’excès de tout bord. La passivité mène à l’inconscience. Le formatage mène aussi à l’inconscience car il induit que nous ne sortons jamais du format imposé. Un arbre n’est pas destiné à rester un arbrisseau toute sa vie. Observer avec attention un processus, revient à le comprendre, à mûrir, à grandir. Alors, nous pouvons nous en dégager, c’est aussi facile que cela.

Conclusion

Quand une prison est mentale, sa force et sa durée dépendent de notre ignorance : notre incapacité à le deviner, à le comprendre, à le voir. Dans les spiritualités ancestrales, l’ennemi n’est donc pas le formatage, mais l’ignorance. Ceux qui se font manipuler efficacement, sont manipulés car ils sont ignorants. La tentation de chercher une issue à l’extérieur (à l’image de la transition supposée d’un monde 3D à un monde 5D, comme si le problème était lié à l’extérieur, aux dimensions spatiales) est en réalité l’impasse et l’échec. La prison mentale devient alors perpétuelle car nous ne cherchons pas dans la bonne direction. Une prison mentale dans un monde 3D, 5D ou toutes dimensions spatiales que l’on voudra, restera une prison mentale.

En revanche, si nous comprenons que c’est notre mental qui pose sa limite dans tout ce que nous voyons et jugeons, si nous apprenons à nous connaître nous-mêmes de l’intérieur, alors la porte de la prison est aussi facile à franchir que de se lever et partir ! Comme si elle n’avait jamais existé : un simple hologramme qui n’avait d’efficacité que par nos croyances, notre force de suggestion en notre esprit. Rien n’est plus facile ou difficile de sortir d’une prison mentale car cela dépend totalement de notre approche. Lorsque nous rêvons de façon lucide, nous savons que tout ce que nous voyons peut être modifié à volonté. Cela peut être un excellent entraînement de ne plus tout croire sur parole, de ne plus adhérer forcément à ce qui est une croyance dominante. Si nous retrouvons la conscience que nous sommes fondamentalement des êtres spirituels, nous pourrons déplacer des montagnes – ces obstacles qui n’ont peut-être pas plus de réalité qu’un hologramme. Voulons-nous croire en nos limites ou en notre potentialité infinie ?