Le confinement autoritaire

Du fait qu’on a supprimé nos libertés de circulation pendant ce confinement forcé, certains craignent la mise en place d’une dictature progressivement dans notre pays, voire à l’échelle mondiale. Mais si les états ne confinent personne, dans la condition d’un manque cruel de moyens (masques, lits, machines respiratoires, kits efficaces de tests, etc.), le nombre de morts sera encore plus important qu’il ne l’est, et cela est déjà en train de se vérifier entre les pays qui confinent totalement leur population et ceux qui ne le font que partiellement, ou le retardent le plus possible.

Le confinement est donc provisoire pour réduire l’impact des contaminations et des morts. Cette mesure radicale est provisoire. Nos libertés ne sont pas menacées car il n’est dans l’intérêt d’aucune nation de stopper toute son économie et toutes ses forces de travail. Nous pouvons le voir en Chine (qui est pourtant une dictature), les dirigeants veulent que les citoyens reprennent au plus vite leurs activités. Il ne faut donc pas associer ce confinement-sécurité (pour soi-même et aussi pour les autres) avec l’indice d’une dictature qui pointe le bout de son nez. D’ailleurs, ceux qui tiennent ce discours minimisent le danger du Covid-19 comme si ce virus n’était qu’un prétexte pour mettre en place de sombres desseins. Mais les chiffres, exponentiels, de jour en jour, démentent l’idée que le Covid-19 n’est pas plus dangereux qu’une simple grippe. De plus, ces chiffres – et beaucoup commencent à l’admettre – sont en-deçà de la réalité dans la plupart des pays. Par conséquent, ces peurs sont démenties par les faits : on ne nous ment pas en exagérant la dangerosité du virus qui ne serait qu’une banale grippe, les chiffres de mortalité sont au contraire inférieurs à la réalité. Cette théorie inverse donc les faits pour se donner raison. Il faut apprendre à rationaliser ses peurs dans une période où il est normal qu’il y ait de la confusion et un nécessaire besoin d’adaptation.