La réincarnation comme enchaînement à des planètes et autres lieux de vie

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Il existe plusieurs conceptions de la réincarnation, mais une autre notion – celle de karma – est à considérer puisqu’elle est liée. Le karma entraîne de toute façon ses conséquences car rappelons-le, il n’est ni positif, ni négatif en soi. Ce mot sanskrit signifie « action » (raison pour laquelle il existe en Inde un « karma yoga » qui privilégie les actions altruistes afin de générer des conséquences positives tant pour autrui que pour soi-même). Le karma est donc un mot dont il pourrait exister un pendant philosophique occidental : la causalité. Une cause génère un effet, une réaction. La seule différence est que le karma s’effectue de façon métaphysique en « traçant des voies dans l’Éther », en fabriquant des destinées avec certains événements programmés, mais tout ceci reste de l’ordre des conséquences causales. Le karma est une causalité métaphysique.

La réincarnation est un vaste sujet, mais intéressant à explorer car il revient en force dans les récits des enlevés par « les êtres des Étoiles », tout comme lors des réminiscences ou régressions hypnotiques. Le sujet est donc réactualisé sous un nouveau jour depuis quelques années par de nombreuses publications spécialisées. Nous sommes ici à la frontière entre spiritualité et ufologie.

On peut aborder cette thématique sous deux grands aspects : l’un négatif, l’autre positif. Comment cela ?

L’aspect négatif : l’asservissement

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Le négatif est assez évident : Pourquoi une âme devrait-elle être enchaînée à une planète d’existence en existence alors qu’il existe une infinité de possibilités autres ? Le plus souvent, ces âmes n’ont pas conscience qu’elles peuvent accéder à une réelle liberté – à la condition de le vouloir et d’agir en ce sens (par exemple, en ne générant plus de causalité négative). Nous retrouvons l’enseignement des sagesses orientales (hindouisme, bouddhisme, jaïnisme, etc.) qui stipulent que tant qu’il y a des vices ou de forts attachements générés dans le plan matériel, l’âme suit ses désirs et c’est la ronde infernal qui s’ensuit. Bien sûr, nous sommes responsables de nos attachements et donc de la causalité suscitée. Mais aujourd’hui, on comprend de plus en plus et de mieux en mieux, grâce au Covid et à ses conséquences notamment, que des forces conjuguées agissent pour freiner notre éveil collectif en y mettant tous les moyens imaginables. L’asservissement serait donc de tous les côtés : du côté de nos habitudes et de nos attachements personnels (cause intérieure), et du côté du formatage collectif sociétal (cause extérieure). C’est négatif car un être spirituel n’a pas vocation à devenir un robot ou un animal, réduit à sa condition la plus basse ou la plus automatisée. Il pourrait avoir de meilleures et de plus grandes aspirations lors de ses incarnations.

L’aspect positif : l’évolution solidaire

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Le positif existe également : si de vie en vie, une âme fait le choix d’être fidèle à un groupe d’âmes (pour s’incarner sur une planète précise ou un vaisseau-ville de grande envergure qui sillonne l’Univers), elle évoluera si les choix faits collectivement s’orientent dans de saines directions.

On peut néanmoins se demander pourquoi une âme ne pourrait pas être totalement libre pour aller sur telle planète, puis sur telle autre, voire ne plus s’incarner dans un corps physique – la notion de karma mise à part.

Voici ce que l’on peut répondre à ce sujet : si certaines planètes sont habitées par des gens ayant un super intellect étant donné leur haut niveau de technicités et de technologies, il est évident qu’une âme « primitive » se trouvera mise à l’index dans ces mondes hyper évolués. Imaginons aussi que certaines planètes ont un régime politique très strict, très normé comme certaines dictatures terrestres sans les violences qui vont avec. Autrement dit, des systèmes de pensées où l’art, les émotions, l’originalité personnelle ont très peu de place, là aussi certaines âmes peuvent ne pas s’y retrouver. Ainsi, même si en théorie – notion de karma mise à part -, toute âme peut être libre de ses choix, elle est tout de même limitée par ce qu’elle est : ses goûts, ses aptitudes, ses exigences et son niveau d’évolution.

Si la Terre attire autant d’âmes très différentes, c’est que nous pouvons expérimenter une réelle et grande diversité où les individus peuvent faire carrière dans le sport, la musique, la danse, les jeux vidéos, la gastronomie, le cinéma, la bande dessinée/les mangas, la littérature, l’éthologie animale, l’économie, le commerce, la politique, etc. Je ne suis pas certain que ces choix de vie soient possibles sur beaucoup de planètes.

Si l’on étudie avec attention certains récits ufologiques, beaucoup de planètes n’ont plus de vie animale (certaines en ont, mais il n’y a pas âme qui vive dessus, j’ai pu le voir moi-même lors d’une décorporation) et sont peuplées par des individus devenus très scientifiques et explorateurs, mais dans une société très normée.

Il existe aussi des planètes où les êtres intelligents ne sont pas humanoïdes et cela a un énorme impact sur leur sensibilité et leurs habitudes, leurs mœurs. Je suis allé, toujours lors d’une décorporation, sur une planète où les êtres ont une forme géométrique et qui vivent selon des mœurs qui sont totalement incompréhensibles pour un être humain. J’imagine donc mal qu’un être humain veuille se réincarner sur une planète où la façon d’exister sera aux antipodes de ses habitudes et aptitudes. Rien n’est impossible ou inconcevable, mais cela risque d’être très déstabilisant si ce choix est fait.

Ceci peut expliquer pourquoi il existe en fait des communautarismes dans la logique des réincarnations. Nous aurons tendance à faire des choix conformes à nos goûts et à nos aptitudes et cela n’est pas mauvais en soi.

On voit donc que c’est un sujet complexe car il peut être pris sous un versant positif et négatif en même temps. Il est positif de faire des choix conformes à nos aspirations et à nos aptitudes, mais il est négatif d’être tellement conditionné que tout est joué d’avance comme si nous étions esclaves d’un processus.

Car n’oublions pas que l’éveil véritable enseigné dans les authentiques spiritualités est l’accès à une liberté d’être hors des carcans illusoires et ce, quels que soient les mondes. Vivre toujours conditionné dans un corps (quelle que soit sa forme, sa taille, son aspect) alors que la réalité ultime de l’âme est largement supérieure à l’outil véhiculaire, est forcément soumis à une réalité correspondante et contraignante. Mais on peut choisir volontairement de telles contraintes si, par exemple, c’est par amour ou amitié envers un collectif d’autres âmes que nous faisons un tel choix.

Cela suscite réflexions car nous voyons sur Terre, la puissance du formatage sociétal. Rien n’interdit de penser que ce formatage ne puisse pas exister partout ailleurs, ne serait-ce que par la force des habitudes et des liens que nous tissons avec autrui.

Dans la littérature ufologique, on réalise que nous sommes tous d’origine extraterrestre à un moment donné de nos logiques de réincarnation. C’est évident puisque l’homme n’a pas toujours existé sur Terre et que, visiblement, nous n’étions pas les premiers à fouler le sol de cette planète (pensons aux géants, par exemple). On réalise aussi que pour la grande majorité d’entre-nous, la mémoire consciente des vies antérieures est effacée. Certains pensent que c’est le fruit d’une manipulation sur nos âmes et nos destinées. Mais on pourrait aussi se dire que si nous étions conscients de nos existences passées, notre vie présente pourrait devenir très difficile. Certains voudraient se venger de ce qu’ils ont subi, d’autres renouer avec leur dernière vie, etc. Imaginons que nous ayons vécu sur une planète où l’amour et l’harmonie règnent en parfait équilibre, la vie sur Terre serait chaque jour un supplice puisque nous pourrions comparer nos conditions de vie. Nous ne comprendrions pas l’intérêt de notre choix de vie présente qui, néanmoins, peut avoir une utilité profonde : par exemple, contribuer à éveiller les êtres humains endormis dans leurs mécanismes de répétitions. Par amour et compassion, on peut vouloir venir en aide aux autres. Par karma, cela peut même devenir une nécessité pour réparer, compenser des erreurs dans nos choix de vie passés. Il en va de même pour les vies antérieures négatives où l’âme a besoin de les oublier de sa mémoire consciente pour repartir du bon pied si elle le souhaite véritablement.

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Autre remarque qui va dans le même sens : beaucoup d’individus vivent de belles expériences hors du corps physique la nuit en rêvant. Au matin, ils rentrent dans leur corps physique, se réveillent et ne se souviennent de rien hormis de vagues impressions. Cette amnésie leur permet de ne pas avoir trop de nostalgie des autres mondes dimensionnels, de ne pas vouloir s’y réfugier. Pour beaucoup, au niveau décisionnel de l’âme qui peut vouloir créer des blocages, la difficulté de se décorporer vient de là. C’est du moins une des causes car cela dépend du caractère de chacun à gérer ces différences d’état très contrastés. Certains accepteront, d’autres souffriront de ces mémoires par nostalgie violente. Cette remarque est également valable en ce qui concerne les vies antérieures remémorées.

Car on aurait pu programmer l’espèce humaine pour rendre le voyage hors du corps très facile et très lucide. Or, tout a été fait pour le rendre difficile pour la majorité des gens et, de plus, qu’il soit rapidement effacé à l’esprit conscient. Ceci dit, si les êtres humains ont été à ce point bridés dans le potentiel de leurs facultés spirituelles, c’est peut-être qu’ils en faisaient mauvais usage – je pense par exemple à l’Atlantide et à sa chute (ce n’est pas un mythe car Platon tenait ce récit de Solon, un sage réputé et d’un enseignement en Égypte). Dans la Bible (Ancien Testament), on parle d’êtres humains, les patriarches, qui vivaient plusieurs centaines d’années sur plusieurs générations. C’était banal. Visiblement, il s’est passé quelque chose pour que la longévité de l’homme soit réajustée en dessous d’une centaine d’années. Ne vaut-il mieux pas qu’un tyran vive moins de cent ans plutôt que plusieurs centaines d’années surtout lorsque l’on voit que dans notre histoire planétaire, rien ne change fondamentalement au niveau des mœurs (la domination des uns sur les autres) ? Après tout, nous ne savons pas quelles étaient les raisons, justifiées ou non, de ces êtres qui sont intervenus sur notre génétique. Était-ce pour faire de nous des esclaves (une certaine interprétation de la Genèse biblique, les thèses de Zecharia Sitchin, etc.), ou bien parce que nous étions des esprits rebelles (la thèse de certains contactés ovnis suite à leurs échanges, ainsi que celle de la chute des anges dans diverses religions) ?

Au cours de notre réflexion, nous avons souvent indiqué « notion de karma mise à part ». À présent, il convient de la considérer. Le karma, qu’il soit négatif ou positif, va de toute façon programmer notre existence future, ou du moins proposer une option prédéterminée et ce afin de produire un rééquilibrage harmonieux (car le karma est une forme de justice et de résilience à l’échelle des existences successives). On voit donc que même si nous sommes libres à la base, nos libertés tendent à se réduire selon nos choix et leurs conséquences. Ce n’est donc pas pour rien que les spiritualités orientales enseignent le lâcher-prise et le détachement. Car sans cela, on entre dans des logiques dont il faut assumer ensuite les conséquences.

Pourquoi toutes ces réflexions ? Parce que certains enlevés découvrent que la Terre n’est pas leur planète de prédilection, qu’ils en ont une autre sous une ancienne incarnation. Ils seraient comme des touristes sur cette Terre. Cela est tout à fait possible, mais l’âme fondamentalement n’est pas forcément enchaînée à une histoire planétaire, quelle qu’elle soit, puisque sa nature véritable est hors de toute incarnation.

Si l’on passe 100 existences sur la planète X et 10 existences sur la planète Y, on se sentira dix fois moins Y que X. Dans certains récits d’enlevés-contactés, les habitants X viennent rechercher l’humain qui n’est pas à sa place sur Terre : la planète Y. Par exemple, dans le premier livre publié par Ardy Sixkiller Clarke :

« Quand je passerai de l’autre côté, ils viendront me chercher »

(Témoignage de Mary Winston, 87 ans en 2013, née à Kotzebue en Alaska in Ardy Sixkiller Clarke, Rencontres avec le peuple des étoiles, Atlantes, 2016, p. 191).

« Grand-mère Redbird s’éteignit dans son sommeil, deux jours avant son cent-unième anniversaire. (…) Elle [sa fille Pearl] me dit que la nuit où sa mère mourut, un vaisseau était venu, avait fait un cercle autour de la maison et s’était suspendu silencieusement avant de disparaître dans le ciel nocturne. (…) Pearl croyait que les Star People étaient venus pour emmener sa mère ».

Ardy Sixkiller Clarke, Rencontres avec le peuple des étoiles, p. 239.

On lui révèle qu’il est fondamentalement de la planète X et non pas de la planète Y. C’est vrai. Mais c’est également faux. Parce que 100 vies sur X, qu’est-ce que cela représente à l’échelle de l’éternité de l’âme ? En fait, ce sont encore des attachements (les habitants X envers l’un des leurs) qui se font jour à travers l’amnésie de notre esprit conscient. Et on réalise qu’il s’agit presque d’une manipulation dans la mesure où l’âme n’est ni X, ni Y, même si elle est passée par toutes ces coordonnées spatio-temporelles avec des attaches karmiques qui suivent derrière…

Le diagramme circulaire des réincarnations intégrales

On pourrait représenter pour chaque âme, une sorte de diagramme circulaire où l’on verrait la proportion statistique d’incarnations selon les planètes, les vaisseaux-villes, les autres dimensions, etc. Sans doute que certaines civilisations très évoluées ont accès à toutes ces mémoires pour constituer ces diagrammes personnels. Ces diagrammes pourraient permettre de comprendre que nous avons des liens innombrables avec des êtres très divers, des lieux également très divers et cela favoriserait encore mieux la compréhension de nos prédispositions au fil des vies. Parfois, les Expériences de Mort Imminente confirment d’ailleurs que nous avons des amis qui ne sont pourtant pas incarnés – amis que nous reconnaissons lors de ces expériences.

Les pourcentages très élevés pour le choix de la planète Terre, par exemple, pourraient expliquer pourquoi certains se sentent ici chez eux. En revanche, ceux qui en ont peu comparé aux autres pourcentages d’incarnations sur d’autres planètes, cela pourrait expliquer pourquoi ils se sentent étrangers à la Terre et aux mœurs terrestres. On comprendrait ainsi que ces sentiments sont relatifs et qu’ils sont bien plus complexes que ce que l’on peut imaginer. Et surtout, nous comprendrions le rôle exact de tous les choix de vies que nous avons faits. Ceci se passe sans doute lors du panoramique intégral après la mort physique (car lors des EMI ou « Expériences de Mort Imminente », le panoramique existentiel est souvent limité à la vie terrestre, ce qui est compréhensible puisque l’âme revient ensuite dans son corps physique et qu’il ne faut pas qu’elle soit totalement désorientée car pour la plupart, la découverte de l’après-vie est déjà un choc en soi). Pour beaucoup d’âmes, à condition de ne pas avoir généré un karma « lourd » (actes nuisibles à autrui, obsessions/attachements pour des caractéristiques terrestres), la Terre n’est en fait qu’une étape dans leur parcours, avec un avant et après très différent.

Tout ceci donne le vertige quand on comprend bien l’implication des réincarnations à l’échelle de l’Univers et non pas seulement de la Terre.

Avoir les clés de notre destinée nécessiterait d’accéder à la connaissance de cette roue de toutes nos incarnations et d’être conscient de toutes ces existences.

On réalise ainsi que seul l’Âtman, le plus haut niveau de notre Soi est réellement libre. Car il sait tout cela. Et il le sait de l’intérieur, par ses vécus. Ceux qui croient que l’Âtman est contraire aux enseignements du Bouddha peuvent lire L’Âtman-Brahman dans le Bouddhisme ancien (de Kamaleswar Bhattacharya). Ils verront que c’est une idée reçue et que c’est une certaine fausse vision de l’Âtman qui est critiquée, mais non sa réalité ultime. L’ouvrage en français de 1973 est épuisé, mais disponible en anglais (Canon Publications, 2015).

« L’Âtman est le meneur intérieur qui réside dans l’Univers, mais qui en est distinct, que l’Univers ne connaît pas. Toutes nos activités dérivent de lui. Il n’y a pas d’autre voyant que lui, pas d’autre entendant, pas d’autre pensant, pas d’autre connaissant. Cependant, lui-même demeure invisible, inaudible, impensable, inconnaissable. L’âtman est la lumière intérieure de l’homme. (…) Le Bouddha ne nie point cette réalité absolue, cette ‘sur-réalité de l’égo individuel’. Il ne fait que condamner l’opinion courante de son temps, qui identifie l’âtman avec cet égo individuel »

Kamaleswar Bhattacharya, L’Âtman-Brahman dans le bouddhisme ancien, École Française d’Extrême-Orient, Paris, 1973, pp. 8-9.

« L’Âtman qui est immatériel est la seule existence. Parce qu’il est immatériel, il ne peut pas être un composé, et parce qu’il n’est pas un composé, il n’obéit pas à la loi de la cause et de l’effet, par conséquent, il est immortel. Ce qui est immortel ne peut pas avoir de commencement, car tout ce qui a un commencement doit avoir une fin ».

Swami Vivekananda, Jnana Yoga : La voie de la connaissance, Discovery Publisher, 2015, Ch. XV, p. 219.

Si l’on n’accède pas à ce niveau intégral de tous nos vécus, on sera forcément dans une petite section de cette roue des réincarnations intégrales. Et nous aurons encore une illusion à subir. Nous nous croirons liés à la planète Y et nous sentirons en effet qu’elle nous est plus familière que la planète X. Autrement dit, nous serons encore conditionnés à un niveau métaphysique.

« Sache que ce qui a une forme est impermanent, mais ce qui n’en a pas est immuable. Par cet enseignement sur la Réalité, il n’y a pas de possibilité de renaissances »

(Soi : L’expérience de l’Absolu selon l’Ashtâvakra-Gîtâ, trad. J. Vigne, Accarias L’originel, 2007, p. 17).

Notre liberté est très relative si l’on n’a toujours pas la possibilité de revenir à la vraie Source spirituelle de notre essence éternelle. Peut-on même parler de « liberté » quand on ne bénéficie pas de la totalité consciente de notre être réel ?

En ce moment, on évoque beaucoup les possibles manipulations mentales de certains peuples E.T. dans un rapport de forces qui se joue ou se jouerait au-dessus de nos têtes. Mais il faut admettre que lorsqu’on lit les récits des nombreux contactés, il est très instructif de voir qu’ils n’ont aucun recul et adoptent immédiatement ce qu’on leur dit. Jimmy Guieu, par exemple, disait que les contactés étaient manipulés (car il avait tout de même vérifié qu’ils étaient de bonne foi pour un certain nombre en tous cas et qu’ils étaient vraiment en contact avec des phénomènes inexpliqués). Or, il est évident que tant que l’on n’est pas conscient de son Soi Âtman, rien n’est plus facile que de manipuler un humain en se servant d’une fraction de cette roue intégrale des réincarnations. C’est ainsi par exemple qu’un enlevé peut se croire foncièrement « Gris », « Reptilien », ou autre, parce que ces êtres ont sélectionné cette section utile dans les réminiscences possibles (cf. les livres de John Mack, par exemple, où ce schéma est assez fréquent dans les récits des enlevés). Certains ont parlé du « syndrome de Stockholm » les concernant, mais cela ne tient pas car ils ont eu une mémoire réactivée avec des souvenirs précis – ce qui entraîne de l’empathie, une sensibilité écologique et d’autres facultés de l’esprit… La manipulation est d’autant plus « parfaite » que c’est une vérité qui est mise à jour… une vérité partielle, très orientée bien sûr… car elle mériterait d’être replacée dans le contexte de la roue intégrale. Une intelligence supérieure pourra facilement manipuler un esprit humain qui est plongé dans une ignorance quasi totale de ce qu’il est réellement. La base de la manipulation : agir sur des êtres ignorants, c’est-à-dire non informés, peu conscients, confiants, idéalistes, etc. Il y a aussi un aveuglement propre à soi-même si l’on souhaite croire, développé ici.

Conclusion

Voilà comment, par exemple, on peut intégrer les spiritualités authentiques dans ce vaste panorama ufologique mondial, comment on peut comprendre la nécessité de ne pas confondre « anges » et « extraterrestres ». Quand on remarque que la plupart des contactés nous disent que l’éveil spirituel dépend des technologies fantastiques et bluffantes dont ils ont été les témoins, il y a là un aveu que « quelque chose cloche ».

Notre essence spirituelle a-t-elle besoin de technologies ? Beaucoup de yogis ont réussi à s’accomplir sans avoir eu besoin de technologies high-tech. Mais ce n’était et ce n’est certes pas avec un yoga édulcoré réduit à de la simple gymnastique. L’esprit et le corps étaient sollicités par de nombreuses visualisations et études des textes sacrés. Néanmoins, il est possible que cette science du yoga qui joint l’esprit et le corps viennent d’autres civilisations (les textes sanskrits anciens relatant l’existence de Vimanas – des sortes de palais volants – et également de déités à la peau bleue). Néanmoins, certains hindous disent que leur peau n’était pas bleue (ce serait une invention des artistes, donc avec une couleur purement symbolique), mais « gris ardoise« , c’est-à-dire comme « des nuages par temps d’orage », les Védas utilisant cette expression littérale (neela megha shyama). La grande connaissance des nadis (méridiens connus en acupuncture) et des chakras pose en effet question car l’ésotérisme occidental n’a fait que reprendre ce patrimoine légué à l’humanité. Cela pose question car il s’agit là d’un mécanisme invisible propre à un autre plan d’existence. Certes, on pourrait rétorquer que les yogis sont des rishis : des voyants. Mais les textes anciens sont explicites : les dieux ont été des civilisateurs (ainsi que des guerriers). D’une certaine façon, les textes anciens à la base des diverses religions disent la même chose avec des mots différents. Mais ceci démontre que science et spiritualité peuvent converger, qu’elles ne s’opposent pas forcément et qu’elles ne sont pas nécessairement dépendantes l’une de l’autre.

« L’ère Covid » nous aura démontré la quasi omnipotence scientifique sur les masses et les pouvoirs politiques. Il est certain que les civilisations plus avancées que la nôtre ont des technologies scientifiques fascinantes étant donné ce qu’elles permettent. Mais on constate aussi que « science » et « spiritualité » sont parfois aux antipodes l’une de l’autre comme si le cauchemar terrestre actuel pouvait être surdimensionné à l’échelle d’autres civilisations. Sommes-nous si pressés de les rejoindre si nous ne sommes pas encore très conscients de ce qu’est notre véritable essence spirituelle ? À une époque où l’imaginaire s’emballe sur ce sujet controversé avec des positions extrêmes positives et négatives, il nous faudra nécessairement approfondir nos réflexions.

Who built the mega octogonal structure deep under Antarctic ice ?

Picture took from Ancient Aliens « Return to Antarctica » (S12E01).

That is the question we could ask watching the interview conducted by Linda Moulton Howe to a retired U. S. Navy Seal’s eyewitness in Albuquerque, New Mexico (January 23, 2019). His pseudonym : Spartan1.

You can watch this interview in an episod of « Ancient Aliens » entitled « Return to Antarctica » (May 31, 2019) : Series 12, Episode 1.

Time location : 33′

Linda Moulton Howe made a video. Watch the trailer here :

The Spartan#1’s mission

In August 2003, he had a search and reconnaissance mission in the East-South Coast of Antarctic. He said he had to bring back someone.

What he saw are several doors, all the same, in an octogonal structure. The huge structure was under two miles of ice. The doors, though very thick, could be operating by just pushing.

He noticed the temperature outside was 30 degrees under zero, but behind the doors, the temperature was nearly 20 degrees Celsius.

He couldn’t see where the light come from but all the walls had a luminous green color.

Though he didn’t see anything like that before, he saw kind of hieroglyphs on the walls.

It is obviously an old civilization and very advanced who build this. But which one ?

We can find the answer thanks to Ardy Sixkiller Clarke who met numerous native Indian people to collect their contacts with « Star People ». The one who built these mega structure under Antarctic ice are the « Giant Blue skin » :

« In northern Arkansas, a twelve-man speleogical team encountered inhabitants nearly one mile under ground. The explorers found a tunnel illuminated by greenish phosphorescence where they met a race of beings who stood seven to eight feet tall and had blue skin. The beings possessed advanced technology and lived in massive underground cities »

(Ardy Sixkiller Clarke, Space Age Indians, Anomalist Books, 2019, p. 4).

Apparently, they built many underground structures of that kind which is recognizable to the green phosphoresence walls : a bright light whose source is not found.

My hypothesis

All these structures could be connected and permit travel between them. Hieroglyphs could be like a map to choose a destination, thus avoiding the spacecrafts assistance. A very strong energy had been detected from this area which is source of artificial magnetic disturbance.

Since our space satellits, it becomes less and less easy to hide their bases even if they are hidden. They could not guess either we will venture out into a very inhospitable land like Antarctica. The more we explore cosmos and inhospitable areas, the more we report their existence because they left a mark on their pass.

Hieroglyphs reported by Spartan 1 kept my attention… As we know, there was « blue people » in Ancient Egypt considered as « gods ». Thot was one of them.

The blue color symbolized their origin from the Sky.

What is very interesting is that Egyptian recorded that Thot gave to us hieroglyphs (writing), astronomical science and medicine among other things. And we will soon see in an other topic that the Giant Blue have a wonderful advances in medicines (and technology).

So, maybe, there is a link between the hieroglyphs room in the Antartica base, the Giant Blue and Egyptian Gods. Of course, this is not the same hieroglyphs but the science behind is the same : ideograms.

The Giant Blue

What do we know about the Giant Blue depending on the native North America testimonies ?

There is a testimony which is a good summary of the situation, the one of Mele (Ardy Sixkiller Clarke, Space Age Indians, op. cit., p. 39) :

« A lot of [indian] brothers saw the Blue Men in [Viet]’Nam. I’ve heard many stories. I believe they were a group of alien visitors who found war abhorrent, and they were studying our behaviour » (p.40).

« They were big, at least eight feet tall. They were muscular, big muscles on their arms like they were bodybuilders. They made me know they didn’t believe in war and weren’t there to hurt me or anyone else. While they did not takes side, they felt the pain of both sides. They told me why I was fighting the other men and I told them I didn’t know except that my government told me to fight. (…) They told me that governments did not control a man’s action on their plaine » (p. 42).

« They not only took me onboard, they showed me Earth from space. They told me Earth was so beautiful to be destroyed by war and biological weapons and that I should do more to change it ».

It sounds to me that it is a burning actuality ! We need a paradigm shift to overcome it.

Si les hommes ne sont que des spécimens (d’après Ardy Sixkiller Clarke)

On peut fort bien comprendre l’immense enthousiasme de certains à vouloir contacter les « êtres des étoiles » dans des lieux retirés, des clairières, des sommets montagneux ou autres. On se retrouve à plusieurs, on se donne mutuellement confiance : le nombre donne un sentiment de sécurité.

Oui, mais est-ce bien prudent de s’en remettre à n’importe qui sans rien savoir des intentions de ces êtres ?

Voici l’extrait d’un témoignage recueilli dans un livre récent : Space Age Indians (Anomalist Books, 2019) d’Ardy Sixkiller Clarke (professeure émérite à l’Université du Montana qui dirige aussi le Center for Bilingual/Multicultural Education).

Avant de vous faire partager ce récit, signalons que le témoin n’avait jamais ressenti le besoin de confier son expérience à quiconque. Et pour cause, il est pilote d’avion et ne veut surtout pas paraître illuminé dans sa profession. Il ne cherche donc pas la publicité et en fait, si Ardy n’était pas venue à lui par un certain concours de circonstance, lui assurant de respecter son anonymat, il ne lui aurait jamais rien confié. C’est important à prendre en compte car visiblement, ce témoin n’a aucun intérêt à mentir puisqu’il n’a pas voulu retirer un quelconque profit de son récit.

Ce livre n’étant pas traduit en français, nous traduirons en donnant aussi la version d’origine.

Joseph est donc pilote d’avion. Dans sa longue carrière, il a souvent été le témoin d’ovnis, notamment dans le golfe Persique. Il a été pilote pour l’Air Force pendant 14 années. Son rêve est d’être propriétaire d’un petit avion, d’avoir sa propre compagnie, d’acquérir son autonomie, raison pour laquelle il déclare que, dans sa profession, le problème n’est pas de voir des ovnis, mais d’en parler. On remarquera que c’est un lieu commun : de nombreux pilotes de ligne déclarent la même chose.

Cependant, l’enlèvement dont il a fait part et dont il a été victime s’est effectué au sol, dans un endroit assez désert près de Williston dans le Dakota du nord.

« Suddenly, I saw a huge orange globe on the highway ahead »

(Ardy Sixkiller Clarke, Space Age Indians, Anomalist Books, 2019, p. 287).

Il décrit une grosse sphère orange en face de lui sur l’autoroute, ce qui l’a incité à se garer sur le côté pour mieux appréhender le phénomène. Sorti de son véhicule, il remarque deux silhouettes qui sortent du globe lumineux et avancent promptement dans sa direction. Prudent, il regagne sa voiture et au moment où il met la main sur la portière, il se retrouve paralysé.

Il est manifestement téléporté, se sentant flotter, jusqu’à l’aéronef de ces individus.

Il ne ressentait aucune peur, plutôt de l’excitation et de la curiosité. Ardy lui demande de décrire ces êtres :

« They were taller than me by about three or four inches. Close to six feet, I’d say. They were hairless creatures but looked human. (…) They had no eyebrows or eyelashes. Their heads were rounder and slighty larger than humans. Their upper body was larger than their lower body making them appear as though they might topple over. They had large, round black eyes, bigger than human eyes, small noses and a mouth, but no lips. They didn’t walk but floated everywhere »

(Ibid., p. 288).

« Ils étaient plus grands que moi de sept à dix centimètres. Proches de 1,80 m, je dirais. Ils étaient chauves, mais d’apparence humaine. (…) Ils n’avaient ni sourcils, ni cils. Leur tête était toute ronde et légèrement plus large que celle des humains. La partie supérieure de leur corps était plus large que la partie inférieure, donnant l’impression qu’ils pourraient facilement basculer. Ils avaient des yeux larges et ronds de couleur noire, plus gros que chez les humains, un petit nez et une bouche sans lèvres. Ils ne se déplaçaient pas en marchant, mais en flottant partout ».

Remarque 1 :

Soulignons bien qu’il ne s’agit pas des fameux petits Gris, ni même des grands Gris. Le témoin décrit des têtes bien rondes et une dissymétrie anatomique : la partie supérieure de leur torse est très développée, la partie inférieure, assez peu, comme certains culturistes qui ne développent que le haut de leur corps.

Thomas Pesquet renforce ses ischios-jambiers dans la Station spatiale. ESA

Cela peut se comprendre du fait de leur technologie antigravitationnelle. Nous savons que nos cosmonautes subissent une importante fonte de la masse musculaire en apesanteur. Il leur faut d’ailleurs du temps pour s’acclimater de nouveau à la pesanteur terrestre et marcher normalement. Les muscles des jambes s’atrophient facilement si on ne les sollicite que très peu. On le constate d’ailleurs plus communément avec les accidentés (de ski, de moto, etc.), s’ils sont alités longtemps, la masse musculaire des jambes s’atrophie. Il faut souvent une rééducation ou bien des exercices musculaires localisés pour y remédier.

Cette description est donc cohérente car ils sont décrits « flottants », ne marchant pas en touchant le sol.

Ce n’est pas le cas des Gris décrits le plus souvent, marchant sur le sol. Ils ont en outre un visage très triangulaire, non pas rond, et leurs yeux sont étirés sur les tempes. Il y a donc de nombreuses différences avec les Gris.

Reprenons le récit.

Ardy veut savoir si l’enlèvement a été de circonstance, purement hasardeux. Il pensait que oui jusqu’au moment où ces individus lui ont révélé « nous sommes intéressés par les pilotes humains » (bien que l’entière communication fut télépathique). Son enlèvement était donc prémédité.

Étant lui-même pilote, il a demandé s’il pouvait visiter leur aéronef. La réponse fut positive à condition de n’en voir qu’une partie (à l’exclusion du centre de commande).

« They said that the ship was controlled by thoughts. They indicated they had mastered the power of thought and were able to plot a destination or course and think about it and they would appear at that location. This kind of travel was incomprehensible to me »

(Ibid., p. 289).

« Ils m’ont dit que leur aéronef était piloté par les pensées. Ils ont précisé qu’ils avaient maîtrisé le pouvoir de l’esprit et qu’ils étaient capables d’indiquer une destination ou un itinéraire par l’opération de la pensée et ils se rendaient ainsi au lieu souhaité. Ce type de voyage m’est incompréhensible ».

Remarque 2 :

L’un des aéronefs écrasés de Roswell (piloté par des petits Gris) était justement sans tableau de commandes, pilotable uniquement par les pensées au moyen de casques – à l’instar du film Firefox avec Clint Eastwood, si ce n’est qu’ils étaient surdimensionnés pour des têtes humaines, ainsi que des parois tactiles. On remarquera donc la frappante similitude du mode de navigation, ce qui explique d’ailleurs la réactivité insurpassable de la manœuvrabilité de ces engins qui réagissent sans retard entre l’intention du pilote et l’action de l’engin.

Le récit continue et il décrit ce qu’on lui a montré :

« I saw a huge laboratory with perhaps a hundred patients but not all were human. Those that were humain appeared to originate from all over the world. When I questioned them about the reason for the abductions, they simply replied it was clinical. They studied their abductees as scientists »

(Ibid., p. 298).

« J’ai vu un vaste laboratoire avec peut-être une centaine de patients mais tous n’étaient pas humains. Ceux qui l’étaient provenaient du monde entier. Lorsque j’ai demandé les raisons pour lesquelles ils avaient été enlevés, ils m’ont simplement répondu que c’était médical. Ils étudiaient les enlevés en tant que scientifiques ».

Ardy veut savoir les raisons pour lesquelles il a été choisi :

« They were interested in me for two reasons : First, as I mentioned, they were interested in what they called the ‘psychological conditioning’ of pilots that allowed us to bomb without remorse. Secondly, they led me to an area that was like a huge hanger. Inside were small planes from all over the world. There were military planes, private jets, crop dusters, seaplanes. It was like museum. Despite their ‘superior intelligence’ in the universe, they did not understand the mechanics of the plane or how to repair them ».

Ardy : « Did they tell you why they needed this information ? »

« Only that it would allow them to use our own planes to interact with Earth raising suspicion from the population » .

(Ibid., p. 290)

« Ils s’intéressaient à moi pour deux raisons : La première, comme déjà dit, est leur intérêt pour ce qu’ils appellent le ‘conditionnement psychologique’ des pilotes militaires qui leur permet de larguer des bombes sans avoir de remords. La seconde, [je l’ai déduite lorsque] ils m’ont conduit à une zone qui ressemblait à un immense hangar. À l’intérieur, il y avait des petits avions du monde entier. C’étaient des avions militaires, des jets privés, des hydravions. C’était comme un musée. En dépit de leur ‘intelligence supérieure’ dans l’univers, ils ne comprenaient pas le mécanisme de ces avions et comment les réparer ».

Ardy : « Vous ont-ils expliqué pourquoi ils voulaient cette information ?».

« Uniquement que cela leur permettrait d’utiliser nos propres avions de façon à voler sans éveiller l’attention de la population ».

Remarque 3 :

Illustration de la célèbre disparition de l’escadrille 19.

Rappelons-nous le nombre d’avions qui disparaissent mystérieusement dans d’étranges champs magnétiques comme la zone triangulaire des Bermudes. Parfois, les avions sont retrouvés en excellent état, mais sans leur équipage.

Ce qui va suivre à présent est le plus dérangeant… du moins si l’on a un sens éthique du respect du libre-arbitre de chaque être évolué intelligent.

Ces êtres lui posent un casque sur la tête et tentent d’accéder aux recoins cachés de son esprit. Sans doute voulaient-ils accéder au conditionnement tactique de sa formation de pilote « bombardier sans scrupule ». Mais il confie qu’il a été entraîné à résister psychiquement s’il était fait prisonnier par l’ennemi. Il met en œuvre une procédure qui bloque l’intrusion (qu’il ne veut pas révéler à Ardy du fait du secret militaire), ce qui frustre ces êtres qui échouent dans leur expérience. Du coup, ils sont de plus en plus curieux de son mode de pensées, ainsi qu’envers ces émotions.

Remarque 4 :

John E. Mack (1929-2004)

On sait par les enlevés du Dr John Mack (psychiatre de Harvard) qu’il existe en effet des techniques de résistances mentales. Bien sûr, j’ignore tout des techniques connues de ce Joseph et de sa formation spécifique, mais celles rapportées par John Mack et ses enlevés sont les suivantes : il faut saturer son esprit d’émotions très fortes comme la colère. Car connaissant mal nos émotions, ils ne parviennent pas à lire à travers. C’est une technique efficace contre les Gris. Si Joseph a utilisé cette technique, alors évidemment le problème des émotions se pose immédiatement… puisque ce sont elles qui font barrage.

Joseph est un fin observateur car il a remarqué que ces êtres, bien qu’étant capables de communiquer télépathiquement avec lui, se parlaient entre eux dans leur langue habituelle. Or il n’a détecté aucune variation dans les intonations de leur langue comme s’ils se contentaient de formuler de simples énoncés. Dans nos langues humaines, toutes ont des intonations. Dans leur cas, c’était un langage sans aucune émotion. Apparemment, ils ne connaissent pas les émotions, n’en font pas usage, ce qui est d’ailleurs également rapporté au sujet des Gris, sauf quelques exceptions puisqu’il en existe de différentes espèces.

Joseph est aussi un excellent tacticien du fait de sa formation militaire. Il avait secrètement décidé de ne répondre à leurs questions que s’il recevait en retour à chaque fois une réponse aux siennes. Donnant-donnant. Mais il dit qu’ils ont rapidement compris sa stratégie et qu’alors… ils ont utilisé l’usage de la douleur pour avoir des réponses sans avoir à en fournir à leur tour

Il relate qu’avec leur esprit, sans usage technologique apparent, ils pouvaient infliger la sensation d’un mal de tête comme suite à une ivresse alcoolisée (la fameuse « gueule de bois ») afin d’obtenir les informations qu’ils veulent.

« Have you ever drunk a Slurpee too fast and had a brain freeze ? That’s what they can do with a thought »

(Ibid., p. 290).

Et Joseph fait le lien avec ce qu’il a pu observer dans « la zone médicale » de l’aéronef :

« In the laboratory, I saw surgeries being performed where brains were exposed. I saw humans connected to machines. I saw and heard the screams of resisters. I voiced my disgust and they hurried me out of the lab. ».

« Dans le laboratoire, J’ai vu des chirurgiens pratiquer là où les cerveaux étaient entreposés. J’ai vu des êtres humains reliés à des machines. Je les ai vus et j’ai entendu leurs hurlements en résistant. J’ai exprimé mon dégoût et ils m’ont précipité hors du laboratoire » (Ibid., p. 291).

Évidemment, cela fait profondément réfléchir… Ces êtres « lui ont donné le change » en prétendant qu’il s’agissait d’individus malades qu’ils tentaient de soigner… mais il ajoute aussitôt :

« I don’t know if it was true. Maybe they said it to lessen the horror I felt »

« Je ne sais pas si c’était vrai [qu’ils soignaient des malades]. Peut-être m’ont-ils dit cela pour diminuer l’horreur que j’éprouvais ».

Je n’ai pas tout relaté de ce chapitre XIII (« Joseph’s story : Not all of their abductees are Human »), ce qui laisse encore de l’intérêt à le lire…

Remarque 5 :

Chacun est libre de penser ce qu’il veut. Néanmoins, Joseph n’a aucune raison de mentir : il ne voulait même pas confier son aventure avec ces êtres par crainte d’être moqué et pour son image dans sa profession.

Chacun est libre aussi de son interprétation : ces êtres l’ont relâché et lui ont tout de même fait une petite visite guidée dans certains quartiers de leur aéronef.

Néanmoins, après avoir essayé la méthode douce, sympathique, ils tentent la méthode forte : la douleur. Et sa visite guidée pourrait être en fait une intimidation…

Autre point : ils avouent tout de même leur vif intérêt pour l’endoctrinement qui permet de larguer des bombes sans ressentir de scrupules sur le plan moral. Ils sont intéressés pour connaître sa formation.

En fait, même si l’on voudrait imaginer le meilleur à leur sujet, c’est plutôt le contraire qui transparaît lorsqu’on met bout à bout tous ces petits détails… N’oublions pas qu’ils ont enlevé de nombreux pilotes d’avions (difficile de croire que tous ces petits avions étaient vides ; de plus, ils reconnaissent ouvertement s’intéresser aux pilotes d’avion) et que leur laboratoire comprenait des êtres humains et des êtres non humains, tous en fâcheuse position, soumis à leurs machines

Se dessine le panorama suivant : ces êtres, sans émotion, ne respectent aucun précepte moral. La fin justifie tous les moyens. Ils voudraient passer inaperçus avec des avions standardisés et voudraient avoir certaines informations par la force s’il le faut. Dans ce but, le recours à la douleur et à la technologie ne posent pas de problème sur le plan éthique et moral. Enfin ce modus operandi n’est pas fait uniquement sur les êtres humains : tout le monde y a droit si l’on croise leur route. Au nom de quoi agissent-ils ainsi ? Parce qu’ils sont supérieurs en intelligence, que ce sont des scientifiques très curieux de tout…

Et Joseph d’ironiser : ils sont peut-être supérieurs en intelligence « cosmique », en attendant, ils ne savent pas piloter nos avions, ni les réparer.

Un autre cas est relaté dans le premier livre d’Ardy Sixkiller Clarke disponible en langue française, Rencontres avec le Peuple des Étoiles, Atlantes, 2016, ch. 21. C’est une rencontre entre « tante Eve » et un être de type insectoïde, très gros yeux, deux trous en guise de nez, une fente en guise de bouche, la tête volumineuse comme une pastèque, les membres rachitiques, les bras très longs, le cou long et mince.

Il était 23 heures. Pas de date communiquée, ni de lieu. « Tante Ève » a vu une lumière orange puis quelqu’un s’approcher. Elle a voulu effrayer la créature qui venait vers elle en tirant avec son fusil mais il ne fonctionnait pas. La créature prend le fusil, le laisse tomber au sol et télépathiquement lui intime l’ordre de la suivre. Le vaisseau était de grande taille avec l’apparence d’une citerne à essence, couleur gris sombre. Une fois à bord du vaisseau, ils lui ont dit qu’ils étaient des scientifiques tentant de retracer l’origine de la vie dans l’Univers. Néanmoins, elle n’avait pas de sympathie pour eux car ils lui ont volé des poules à plusieurs reprises, ainsi que des cochons et un lapin de compagnie. Et voici la suite :

« Ils faisaient des expériences sur des gens exactement comme ils expérimentaient sur des poules et des cochons. Je vis une salle remplie d’humains étendus sur des tables et emballés dans des bacs. (…) Il y avait plusieurs niveaux de tables le long de la paroi et des gens étaient empilés sur ces tables » (p. 260).

Selon elle, ces hommes capturés étaient une trentaine, bien vivants, mais totalement inconscients (elle avait essayé de les réveiller sans succès). Heureusement pour elle, ces êtres ont découvert qu’elle était trop âgée pour leurs expériences (79 ans). Elle a donc été reposée au sol.

Conclusion

Si ce sont des fictions : tant mieux. Mais si tout ceci est authentique et s’est déroulé tel que Joseph et « tante Eve » l’ont rapporté, alors, nous pourrions comprendre :

1. Pourquoi les armées de diverses nations n’ont pas voulu paniquer les populations avec certaines menaces possibles et difficiles, voire impossibles à endiguer (une des nombreuses raisons du secret).

2. Pourquoi les gouvernements veulent mettre en place un programme militaire spatial (comme la récente United States Space Force) : afin de protéger la population humaine contre de potentielles menaces – sachant qu’elles ne sont pas toutes « potentielles », mais avérées lorsqu’il y a des enlèvements, des expérimentations sans consentement et parfois des enlèvements définitifs :

« Je lui ai demandé s’il est vrai que des races extraterrestres enlevaient des êtres humains. (…) Il confirma cela. Il me dit qu’il y avait de nombreuses civilisations ou de nombreux mondes là-haut. Il y a d’autres voyageurs qui réalisent des expériences, qui enlèvent des humains et qui vont jusqu’à les ‘voler’ (…) : ils les enlèvent et ne les ramènent jamais sur Terre. Il ne savait pas dans quel but… ».

Ardy Sixkiller Clarke, Rencontres avec le Peuple des Étoiles, Atlantes, p. 138.

Toujours dans ce premier ouvrage, voici ce que des Pléiadiens ont dit à deux amérindiens, Louie et Ginger :

« Quand je leur ai demandé s’ils avaient déjà vu nos astronautes dans l’espace, ils me dirent que notre programme était plus dangereux que profitable. (…) Ils dirent qu’il vaut mieux être parfois insignifiant et anonyme qu’annoncer votre présence dans l’Univers. Pour moi, cela voulait dire qu’il y a des civilisations qui ne sont pas forcément amicales envers nous »

(Ardy Sixkiller Clarke, Rencontres avec le Peuple des Étoiles, p. 160).

3. Pourquoi il est relativement quelque peu risqué de méconnaître certaines « mauvaises rencontres » lorsqu’on organise des veillées en plein air dans le but de tenter un contact avec « les êtres des étoiles ». Beaucoup ont des technologies pour hypnotiser, effacer la mémoire des enlevés et pour créer des leurres holographiques.

4. Pourquoi il serait aberrant de mettre tous les dangers sur le dos du « complexe militaro-industriel » avec leurs faux ovnis, leurs faux E.T., ce qui serait une façon d’éluder les vrais problèmes potentiels ou avérés.

On peut rejeter tout cela en bloc. Oui, mais à titre d’hypothèse, cela mérite réflexion. Car si notre humanité – qui est capable du meilleur et du pire – reflète le champ du possible de toutes ces autres civilisations, forcément, le meilleur et le pire peuvent se produire.

Et le pire peut être contrecarré s’il est anticipé.

Dans un autre témoignage recueilli d’Ardy Sixkiller Clarke (dans Space Age Indians), une femme fait part de son mécontentement d’être considérée comme un simple spécimen humain.

Et dans son premier livre (Rencontres avec le peuple des étoiles), on découvre un autre récit faisant intervenir des êtres insectoïdes, pas franchement négatifs, pas particulièrement positifs non plus. Voici l’avis de celui qui a été leur « invité enlevé » (un vétéran du Viêtnam) :

« Je pense que ce sont des scientifiques qui explorent des mondes nouveaux. Nous ne sommes rien de plus pour eux que des spécimens » (p. 170).

Les « bêtes » sont des spécimens. Mais dès que nous nous attachons à eux, que nous leur donnons un nom, ils acquièrent une identité. Ce ne sont plus des spécimens chat, chien, cheval, éléphant, dauphin, etc.

Ce qui est à remarquer dans ces témoignages : c’est la suprématie du seul et pur intellect. Ces êtres ignorent nos émotions dans tous les sens du terme…

Un intellect froid, sans éthique, sans principe moral, sans cœur, sans émotion : nous savons ce que c’est, même encore de nos jours. Existe-t-il des tyrannies dans l’univers ? Des mondes où l’art n’existe pas puisqu’il n’est pas jugé nécessaire, voire dangereux, rétrograde, dégénéré, « illogique »… L’être insectoïde rencontré par « tante Eve » avait justement déclaré que la beauté n’avait aucune importance puisqu’elle est inutile à leurs yeux…

Il pourrait être possible que notre rapport à l’Autre sur cette Terre ne soit pas si fondamentalement différent de notre rapport à l’Autre dans tout l’univers. Le meilleur et le pire comme possibles.

Il n’existe pas d’éveil spirituel sans amour de la vérité, sans courage, sans force intérieure et sans jugement critique.

Étant donné que nous changeons d’ère, que nous sommes en train d’adopter un nouveau paradigme planétaire et que nous voulons nous ouvrir courageusement aux autres civilisations possibles dans l’univers, il nous faut aussi mûrir certaines questions, certaines problématiques. Et cela, ne serait-ce qu’à titre de réflexions, d’hypothèse, de postulat.

Image extraite de « The Cage« , l’épisode pilote de la série Star Trek Classic. Les Talosiens capturent des spécimens dans tout l’univers pour les étudier. Ils n’éprouvent pas d’émotion.

Quant à l’expérience vécue de Joseph, si elle n’était qu’un conte, qu’une nouvelle de science-fiction (ce qui n’est pas le cas), nous ne pouvons pas écarter que tout être qui dispose d’un libre-arbitre peut mal l’utiliser. Nous ne pouvons pas écarter non plus que notre civilisation humaine pourrait être le reflet d’autres plus lointaines, dans ce qu’elle a de meilleur et de pire. Ceux qui croient à la loi d’attraction peuvent comprendre que l’on attire aussi à nous, ce que nous sommes, ce que nous faisons nous-mêmes envers nous-mêmes.

Nous pourrions être les spécimens d’autres espèces intelligentes et sans cœur. Une science sans conscience et sans complexe dans son hégémonie totalitaire. Et ce mal serait sans frontière puisqu’il pourrait aussi bien sévir sur Terre que dans l’univers.

Heureusement, tout n’est pas joué… car nous avons aussi… l’intelligence du cœur à préserver.