Sérum immunitaire et sérothérapie

S’il existe des personnes asymptomatiques – c’est-à-dire des personnes qui portent en elles le coronavirus, mais qui n’en sont pas malades et ne développent pas de symptômes -, c’est qu’il existe nécessairement des anticorps contre le Covid-19.

Or, une solution thérapeutique pourrait être de soigner les gens au moyen des anticorps de ces individus asymptomatiques ou bien des personnes guéries. Il y a un grand avantage à procéder ainsi : la solution est relativement rapide ! En effet, le Dr Arturo Casadevall, de l’Université Johns Hopkins, déclare :

« Le déploiement de cette option ne nécessite aucune recherche ni développement. Elle pourrait être déployée en quelques semaines puisqu’elle s’appuie sur les pratiques habituelles des banques de sang ».

Le principe est simple : on effectue des prises de sang, puis on recueille le plasma avec les protéines immunitaires présentes dedans.

On pourrait nous refaire le même coup qu’avec la chloroquine et dire que c’est très dangereux, très risqué (ce qui est vrai au-delà des dosages recommandés), qu’il vaut mieux faire des tests sur de nombreux patients… mais, tout comme pour l’usage de la chloroquine vis-à-vis du paludisme, ce procédé n’est pas récent : il est connu sous le nom de « thérapie passive par anticorps » et c’est ainsi que dès 1890, on soignait les gens contre les épidémies (la rougeole, la rage, la diphtérie par exemple, mais aussi, plus récemment, la grippe H1N1 en 2009-2010, l’épidémie de SRAS-CoV-1 en 2003 et l’épidéme e MERS-CoV en 2012). Il serait ainsi possible de fabriquer un sérum. C’est ce que tente de faire, par exemple, le laboratoire japonais Takeda.

Ainsi, ceux qui sont déjà paniqués à l’idée de devoir accepter, contre leur gré, la puce « passeport santé » d’un célèbre milliardaire très controversé, intégrée dans son vaccin prochain (s’il en vente lui-même l’intérêt publiquement, c’est que ce n’est pas le fruit de l’imagination maladive populaire, raison pour laquelle certains médecins sont inquiets), doivent savoir que nous pouvons avoir le choix de notre traitement, même si celui-ci est considéré comme « transitoire ». Nous vivons encore en démocratie en France et dans certains autres pays, même si nos droits sont de moins en moins nombreux au fil des années et nos libertés de plus en plus surveillées. C’est d’ailleurs parce que nous avons le choix que nous assistons à une telle guerre de l’information en ce moment. « La guerre » est bien réelle : nous l’avons vu avec « la guerre des masques », mais elle l’est aussi avec l’information puisque d’énormes intérêts financiers sont en jeu avec toute la corruption qui en découle à divers échelons de la société. Cette corruption est en train d’éclater au grand jour et le sera de plus en plus.

Certains diront qu’en France, nous n’aurons pas le choix : le traitement du célèbre Professeur virologue n’a-t-il pas été stoppé net hors de sa ville de Marseille et interdite partout ailleurs en France (alors que le Maroc a pu avoir ce traitement, ainsi que certains autres pays) ? Certes, mais nous verrons qu’en France, il y aura plusieurs traitements au fil du temps qui verront le jour. Au cours de l’année 2021, nous aurons aussi un sérum efficace. Dans le monde entier, « la thérapie passive par anticorps » est développée, par exemple au centre d’épidémiologie de l’Université John Hopkins aux USA. En ce qui concerne la France, l’AP-HP avec le soutien de l’Inserm et de l’EFS (Établissement Français du Sang) travaillent sur un plasma nommé « Covisplasm« . Samir Jawhara, ingénieur de recherches à l’université de Lille, travaille sur une association d’anticorps avec des antiviraux. Il a publié une lettre dans la revue scientifique International Journal of Molecular où il soumet sous forme de question son idée : «  Je décris dans cette lettre, le rôle d’anticorps issus de donneurs infectés par le coronavirus mais guéris dans le traitement de cette infection virale« . L’Académie Nationale de Médecine a même déclaré :

« La France a les moyens scientifiques et industriels pour initier au plus vite des essais thérapeutiques et un programme de production qui pourrait avoir un impact rapide et important dans le traitement et la prévention de cette infection« .

Ainsi, il y a de l’espoir car il y a plusieurs solutions mises en œuvre, des alternatives au pire redouté. Notre éveil et notre lucidité ne doivent pas nous conduire à la panique, mais au choix des meilleures solutions pour tenter de contrer ceux qui baffouent les valeurs fondamentales de la vie et de l’humain au nom de leurs profits.

Pourquoi attendre le cours de l’année 2021 et pas cette année si le traitement est « rapide » ? Car comme l’explique clairement l’Académie Nationale de Médecine, il y a tout de même des précautions à prendre :

« La nature, le titre et le pouvoir neutralisant des anticorps sont très variables d’un donneur à l’autre. De plus, les risques liés à la présence de citrate, au volume perfusé chez des patients fragiles, à la possible transmission d’agents infectieux et au transfert de molécules pro-inflammatoires ne sont pas négligeables« .

Ce qui justifie la prudence des tests, d’autant plus que les anticorps ne sont pas de la même qualité selon l’âge des patients atteints. Selon une étude chinoise du Shanghai Public Health Clinical Center menée sur 175 patients adultes guéris du Covid-19, ce sont les patients les plus âgés (sur 2 tranches d’âge : [40-59 ans] et [60-85 ans]) qui ont développé les plus hauts taux d’anticorps neutralisants spécifiques du SARS-CoV-2. Ce qui explique que nous ayons eu la joie d’apprendre que plusieurs personnes âgées avaient pu guérir du Covid-19 (Cf. notre texte sur la « Pensée Positive »).