Shambhala : un objectif et une introduction (partie 2)

Cet article fait suite à celui-ci. L’objectif que nous avons proposé est sans doute noble, mais suite à ce que j’ai compris sur place, il ne sera pas facile à atteindre pour beaucoup d’entre-nous. Ce lieu est ouvert à tous, cela est vrai, mais comme tous les lieux sacrés de la planète, il y a des règles, des conditions à remplir. Mais heureusement, ces conditions dépendent véritablement de nous, de ce que nous sommes, de qui nous sommes.

2. Un centre d’études et d’actions planétaires pour l’éveil collectif

Tout d’abord ce lieu ne s’adresse qu’à ceux qui aiment notre planète et veulent œuvrer pour améliorer le sort de tous ceux qui y vivent. C’est aussi un sanctuaire et un lieu d’études et de prières : une école de formation. Les êtres qui y vivent sont des moines et des jeunes apprentis qui consacrent toute leur vie à la méditation, l’étude des textes de sagesse et des langues (notamment le sanskrit, le tibétain) et les cultes, les rituels. Bref, c’est un choix de vie, une consécration. Mais cela inclut aussi l’éveil, l’évolution spirituelle, la réalisation de chacun. Voilà pour préciser l’état d’esprit de ce sanctuaire et des êtres qui y travaillent sur le plan physique terrestre. À présent, continuons un peu la présentation du lieu.

Ce sanctuaire qui est aussi une Cité, un Royaume, est très ancien. Il a été construit sur l’emplacement d’un Vortex, c’est-à-dire une ouverture entre la dimension physique et d’autres dimensions d’existence. Cela explique l’aspect « surnaturel » de ce lieu qui est physique, mais impossible à localiser, à trouver précisément sur une carte géographique (bien que la tradition tibétaine donne comme indication : « au nord de la rivière Sita et divisé par huit chaînes de montagnes ». En fait, un portail invisible donne accès à la dimension physique de Shambhala. Quelques moines en sortent, y entrent, tout à fait normalement. Cette porte est invisible par sécurité car nous vivons dans un monde physique très perturbé par la présence du mal dans une lutte dont nous avons déjà parlé ici.

« Comme un éléphant dans la bataille supporte les flèches lancés par les archers, insultes et fausses accusations, je supporterai, car nombreux sont les gens mauvais » (Jeanne Schut, Les plus belles paroles du Bouddha : Les versets du Dhammapada, Sully, 2011, p. 135).

Pour résumer, il y a trois grandes catégories : la Lumière pure, consciente d’elle-même (ce sont tous les êtres fermement ancrés sur les valeurs spirituelles), la zone intermédiaire (ce sont toutes les âmes confuses qui peuvent faire le choix du bien, du mal, ou qui hésitent – ces âmes sont les enjeux et des enjeux pour elles-mêmes car elles peuvent chuter dans le mal, ou bien trouver l’illumination spirituelle dans le bien), et enfin la zone du mal qui fait le choix de la souffrance (ce sont des âmes addictives à la souffrance qui ne supportent pas le bien et l’Amour qui ne donne pas de souffrance en retour). Notre planète est donc le théâtre de ces trois zones car sans cesse des âmes lumineuses s’incarnent sur Terre pour aider, éclairer les autres, tout autant que des âmes confuses pour progresser, tout autant que des démons très actifs qui cherchent à acquérir plus d’adeptes ou de victimes. Shambhala a donc une porte protégée et de plus, la Cité filtre toute entrée. C’est donc un sanctuaire paisible qui ne redoute absolument rien (sauf que la Terre soit détruite, bien sûr). Vous savez sans doute que ce ne fut pas le cas du Tibet qui a été envahi avec de nombreux massacres, forçant les tibétains à s’exiler partout dans le monde. Cette situation du mal n’est donc pas une vue de l’esprit, c’est une réalité qu’il faut connaître.

Ceci explique un paradoxe qui peut frapper l’esprit de certains (dont le mien) : comment un lieu saint, de paix et d’amour, peut parler de « guerrier » : Par exemple, le livre de Chögyam Trungpa, Shambhala : la voie sacrée du guerrier, Seuil, 1990.

« Il s’agit plutôt d’un manuel à l’usage de ceux qui, dans leurs vies, ont perdu de vue certains principes : le sacré, la dignité, l’esprit du guerrier. Il se fonde surtout sur l’art du guerrier tel que l’ont incarné les anciennes civilisations de l’Inde, du Tibet, de la Chine, du Japon et de la Corée » (Chögyam Trungpa, Shambhala : la voie sacrée du guerrier, Seuil, 1990, p. 21).

L’Amour ne peut pas être en guerre. Aucun être de Shambhala n’est en guerre. Tout n’est que paix, mais avec la grande détermination d’aider des âmes, les sauver du mal et des illusions. Dans ce sens là, oui, il y a bien des « guerriers » (de lumière), dans le même sens où Saint Georges terrasse le Dragon dans la religion catholique. C’est une façon de parler, mais ces bouddhistes n’ont pas peur du mal et des démons, n’ont pas peur de les combattre et y mettent tout leur Amour, tout leur cœur, toute leur détermination, rien qui ressemble à des énergies sombres ou hostiles. Si l’on veut, c’est la pureté en lutte contre les ombres hostiles. Dans la préface du livre de Chögyam Trungpa, Carolyn Rose Gimian (éditrice et compilatrice) précise que le titre en tibétain Dorjé Dradül signifie « guerrier indestructible » ou « adamantin ». Selon elle, « la voie du guerrier » signifie « le chemin du courage » (p. 15). C’est vérifié car au chapitre 19, intitulé « le monarque universel », on peut lire :

« La voie du guerrier nous pose un défi : nous devons émerger du cocon et nous aventurer dans l’espace, en faisant preuve de vaillance et de douceur à la fois » (p. 157). Ce qui rejoint les paroles du Bouddha originel dit « Shakyamuni » (qui signifie « sage d’entre les Shakya » qui vivaient au nord de l’Inde) :

« Que personne ne cause de mal à l’homme de bien, et que celui-ci ne rende pas le mal par le mal. Honte sur celui qui frappe un tel homme ou le tue. Mais également, honte sur l’homme de bien qui réagirait en perdant son sang froid » (parole du Bouddha in Guy Serraf, Dhammapada, Louise Courteau, 1988, p. 128).

Et au chapitre 21 : « Pour entreprendre le voyage du guerrier, nous devons en premier lieu avoir réalisé personnellement l’authenticité et la bonté fondamentale » (p. 177).

Dans un autre de ses livres, Chögyam Trungpa explique ce qu’il faut entendre par le mot « guerrier » :

« Le mot ‘guerrier’ est ici une traduction du mot tibétain pawo – de pa : ‘brave’ et wo : ‘personne’. Il ne faut donc pas l’entendre dans son acception courante d’homme de guerre. Dans cet ouvrage, l’art du guerrier désigne plutôt la bravoure basique et l’absence de peur fondamentale. Le fondement de l’art du guerrier, c’est de surmonter la couardise et le sentiment d’être blessé » (Chögyam Trungpa, Sourire à la peur, Éd. de l’Homme, Le Jour, 2012, p. 17).

Mais Shambhala, ce n’est pas qu’un Royaume physique qui a ses rois, ses lignées, ses actions politiques, sa vie de Cité, sa longue histoire. C’est aussi le lieu de prédilection du Bouddha Shakyamuni. Bien qu’il y soit présent, il rayonne partout dans le monde de son esprit, son pouvoir spirituel est infini.

« Celui qui, durant une seule seconde, donne naissance à une pure et simple confiance en écoutant les paroles du Bouddha, celui-là sera vu et reconnu par le Tathâgata et il atteindra un bonheur sans mesure en raison même de cette compréhension » (Extrait du « Soutra du Diamant » in Thich Nhat Hanh, Le silence foudroyant, Albin Michel, 1997, p. 103).

« Une seule seconde » pour être vu et reconnu : ce qui implique une omniprésence du Bouddha. « Tathâgata » est le qualificatif qu’il se donnait à lui-même.

Définitions de Tathâgata :

« Celui qui est venu ainsi », « le Bouddha est celui qui va en conformité avec ce qu’il a dit » (Philippe Cornu, Dictionnaire encyclopédique du Bouddhisme, Seuil, 2001, p. 610).

« Selon le Vajracchedika Prajnaparamita Soutra (T., 235), le Tathâgata est celui qui vient de nulle part et qui ne va nulle part. Ailleurs, il est précisé que le Tathâgata jaillit de l’évidence du Réel pour retourner à l’évidence du Réel. Autre façon d’affirmer que le Tathâgata ne va ni ne vient, parce qu’il a trouvé la voie et qu’il demeure dans le Nirvâna » (Thich Nhat Hanh, Le silence foudroyant, Albin Michel, 1997, 2016, pp. 82-83).

« L’essence de Bouddha est présente et imprègne la nature des êtres vivants… Dans le rDo-rJe Sems-dPa’ sNying-Gi MeLong Gi rGyud, il est dit : ‘En tous les êtres vivants du monde, l’essence de Bouddha est présente et se répand comme l’huile dans les graines de sésame‘ » (Longchenpa, Anthologie du Dzogchen : Écrits sur la Grande Perfection, Almora, Paris, 2015, p. 289).

Il n’est pas Jésus, mais pas différent de lui fondamentalement. Il poursuit le même but : donner de l’amour, de la compassion, éveiller les âmes, les délivrer des illusions. Certains auteurs établissent d’ailleurs des convergences entre les enseignements de Jésus et du Bouddha : par exemple, Thich Nhat Hanh avec son livre Bouddha et Jésus sont des frères (Pocket, 2002). Des convergences existent aussi entre les enseignements de Jésus et ceux de l’hindouisme, notamment avec le Kriya Yoga : par exemple, le maître formateur de Paramahansa Yogananda, Sri Yukteswar avec son livre La Science sacrée (Self-Realization Fellowship, 2018), ainsi que Marshall Govindan avec La sagesse de Jésus et des Yogas Siddhas (Les Editions du Kriya Yoga de Babaji, 2007). Ces convergences peuvent permettre de combattre les sectarismes, les croyances que les sagesses révélées sont irréconciliables entre elles. Si la Vérité est universelle, personne n’en a le monopole: aucune secte, aucun gourou, aucune religion. Percevons plutôt ces différences comme des portes distinctes avec des sensibilités différentes. Mais à un certain niveau, quand l’Éveil est authentique, nous comprenons que Tout est Un, que les oppositions ne sont qu’apparentes.

Le bouddhisme de Shambhala est une harmonie parfaite (aucune division en son sein), le lieu est franchement plaisant, non seulement la vue est splendide, ouverte sur les montagnes et très aérienne, mais on se sent un peu « chez soi » tant tout est paisible et agréable. Shambhala n’est pas qu’un Royaume physique, c’est aussi une « cascade » de dimensions jusqu’à un niveau très élevé, tant en hauteur spatiale, qu’en fréquences et qui est connecté à des êtres de pure lumière blanche. Parlons un peu de ces êtres.

Ces êtres n’ont pas de nom car ils ne sont pas matériels, n’ont pas de planète d’origine. Ils agissent néanmoins sur quantité de planètes pour soigner les êtres humanoïdes (de toute taille, géants ou très petits) car ce sont eux qui ont construit les chakras, les nadis ou méridiens, l’architecture de nos corps subtils. Ils agissent sur de nombreuses planètes et de nombreux plans également. Ils ont besoin d’outils et de vaisseaux lumineux en raison de la matérialité des êtres qu’ils soignent. Néanmoins, l’un de ces êtres m’a dit qu’ils n’étaient pas religieux (ce sont pas les Elohim), ils sont au-delà de toutes les croyances car il est bien évident que chaque planète habitée a ses mythes, ses Avatars personnels, ses croyances, ses religions, ses mœurs. Eux n’entrent pas là-dedans, de la même façon qu’un médecin, quand il nous soigne, n’est pas concerné par nos croyances religieuses. Pour lui, c’est sa mission, sa profession qui compte. Ces êtres sont ainsi dans le respect de chacun, de chaque civilisation, de chaque croyance.

J’avoue connaître encore très peu de choses à son sujet car je n’y ai fait que trois voyages pour le moment et j’en retire à chaque fois une plus profonde compréhension. Lors de mon premier voyage, j’ai été surpris de l’architecture et de la présence d’enfants studieux, d’une vie assez normale, naturelle sur place avec des moines bouddhistes. Dans une dimension plus élevée qui est venue à moi sans que je la demande, j’ai rencontré l’être lumineux qui, pendant qu’il me soignait, m’a parlé avant de repartir. Le second voyage était un accueil plus personnel, avec une direction qui m’a été donnée (notamment d’écrire un texte sur le rôle fondamental de la Bonté). Le troisième voyage a été une élucidation sur la raison de ma présence et de l’invitation que j’ai reçue en rapport avec une vie antérieure. J’ai été accueilli sur une vaste place rectangulaire (comme une terrasse) bordée par le mur blanc d’un temple et j’étais à la fois dedans et face une statue en or à quatre visages : chacun étant orienté dans une direction cardinale. Sur le coup, je n’ai pas compris pourquoi… si ce n’est que le symbole devait vouloir dire « partout en même temps, dans toutes les directions » (plusieurs jours après, suite à des lectures, j’ai découvert le rôle de cette statue dorée qui est directement liée au Kalachakra). Petit à petit, j’ai commencé à comprendre que ce ne serait pas évident pour tout le monde d’aller là-bas car même si le lieu est ouvert à tous, il faut néanmoins un engagement spirituel profond, la recherche d’une pureté intérieure sincère, pour y être admis. Shambhala n’est pas « en attente » car ce sont des êtres réalisés qui y vivent (les enfants le sont aussi car ils sont très sages et studieux), néanmoins ils accueillent les êtres qui se sentent prêts pour l’Éveil, prêts pour agir pour l’avenir de la planète. De nombreux méditants prient quotidiennement afin que le monde sur Terre vive en paix dans le respect de toute vie. Mais en raison du libre arbitre de chacun, cela prend du temps. L’éveil peut apparaître dans cette vie pour certains, dans la prochaine pour d’autres, et dans une centaine de vies pour d’autres encore. Cela ne dépend que nous.

J’ai aussi voulu savoir d’où provenaient les textes de sagesse qu’ils rédigent et l’on m’a répondu que tous les sages sur place pouvaient en écrire à condition que ces textes répondent à des nécessités en rapport avec les problèmes, les enjeux du temps présent.

Selon les dimensions d’existence de cette Cité, le temps n’est plus le même que sur Terre. Je ne serais pas surpris qu’elle soit « hors-temps ».

Je n’ai aucun souvenir de ma vie antérieure qui justifiait l’invitation reçue. Je ne savais même pas que Shambhala était aussi populaire (il suffit de regarder sur youtube pour le constater : jeu vidéo, concerts, bracelets, etc.). Dans ma vie actuelle, je ne suis ni bouddhiste, ni hindou, j’étudie en revanche les spiritualités du monde entier depuis petit, par passion, par curiosité. Je ne cherche donc pas à faire du prosélytisme. À mon sens, la Vérité est Une et toutes les voies qu’elles soient rationnelles, philosophiques, agnostiques, mystiques, religieuses, laïques y conduisent à condition de dépasser nos dogmes qui sont comme des « œillères », des cloisonnements trompeurs, inutiles.

Les voyages de conscience (que je ne limite pas à l’Astral) sont très profonds car ce sont autant des voyages dans l’espace, l’ailleurs, qu’en soi-même, des dimensions de notre être personnel. Je dois dire que mes voyages à Shambhala m’ont bouleversé à la façon d’une psychothérapie : je ne suis plus tout à fait le même avant, qu’après. La gentillesse qui m’est systématiquement donnée lors de l’accueil, ainsi que les réponses à toutes mes questions, me permettent d’avoir une compréhension plus juste, plus profonde de notre monde, notre plan d’existence et de ce qu’il faut en retirer.

J’aimerais pouvoir y rester plus longuement et y aller plus souvent, mais j’ai aussi une vie terrestre à mener que je ne veux pas fuir, pas déconsidérer. Mes moments sont donc assez brefs (sur le matin, après le sommeil), mais je continuerai à poster des articles relatifs à ces voyages et à ce que l’on me dira. Merci à tous ceux qui permettent cette belle magie du partage…

Un cortège de fléaux ?

Charlton Heston dans le film « Les 10 Commandements » de Cecil B. DeMille (1956).

Ce blog ayant été créé notamment pour raisonner nos peurs, mais aussi pour nous projeter dans l’avenir, nous ne pouvons laisser sous silence les voyances que certains font pendant cette pandémie. Si nous prenons le temps d’écouter le contenu de certaines voyances, le Covid-19 n’est que le début d’un cortège de fléaux à venir. Que pouvons-nous dire à ce sujet ?

D’abord, il faut savoir que la voyance, fut-elle authentique, n’est pas une science exacte. La voyance se limite souvent à la perception de flashs, ou bien à des communications avec des défunts (membres de la famille ou amis décédés), des entités de l’Astral. Un bon voyant n’est pas forcément quelqu’un qui saurait prédire l’avenir, mais un individu capable de sonder son client : dans son passé, son présent, ses attentes futures, ainsi que l’opportunité face à certains événements. Or, percevoir le contenu de la psyché individuelle ou collective, ce n’est pas percevoir le futur. C’est simplement énoncer une potentialité future. Les voyants honnêtes l’admettent sans souci. Les autres, malhonnêtes, agissent différemment : ils effrayent leurs clients afin qu’ils reviennent les voir. La voyance peut être un art divinatoire très mercantile qui ne repose que sur des techniques très connues dans l’art du mentalisme de scène : observer la communication non verbale des clients, par exemple. Il nous faut donc y voir un peu plus clair dans ces voyances qui nous annoncent le pire prochainement, comme si la pandémie, la crise économique mondiale et la division des pays n’étaient pas suffisantes.

Un authentique voyant n’a que très rarement les moyens de savoir d’où proviennent exactement ses flashs perçus. Ce point est essentiel à comprendre. Il ne peut pas savoir s’il capte ses propres peurs refoulées dans son inconscient (celles de sa vie présente, mais aussi de traumatismes plus anciens), ou bien les peurs de ses clients, ou encore les peurs collectives. Quand il sait qu’il est en contact avec un défunt, c’est très souvent de l’Astral dont il s’agit. « Astral » vient du latin Aster (qui signifie « étoile », « lumineux »). C’est un mot assez générique pour parler de l’au-delà. Mais l’Astral, c’est avant toute chose, un plan de réalité intermédiaire, un peu à l’image d’une gare ou d’un aéroport. Ceux qui vivent dans l’Astral sont soit dans l’attente d’autres défunts qui viendront les rejoindre, soit dans l’attente d’une prochaine incarnation. Ce n’est pas le plan des âmes hautement évoluées spirituellement, moralement. Cela signifie que l’Astral n’est pas une source fiable d’informations car sur le plan ésotérique des traditions spirituelles, ce plan d’existence est caractérisé par la dominante émotionnelle. Or, les émotions, même si elles peuvent être intenses, belles, expressives, profondes, riches sur un plan artistique (il existe de magnifiques paysages dans l’Astral avec des couleurs inconnues sur Terre et des luminosités et des textures de matières inoubliables), restent des émotions. L’Astral regroupe donc de nombreux mondes qui s’échelonnent sur la qualité des émotions, depuis les plus viles (bas Astral), jusqu’aux plus raffinées (Astral supérieur). On comprend alors que si nous puisons nos flashs visuels ou nos informations médiumniques de l’Astral, nous aurons en priorité ce qui impacte notre fibre émotionnelle. Pour bien comprendre ce dont nous parlons, ce serait comme aller au cinéma, voir un film hollywoodien. Sans même connaître le film, nous savons que les émotions seront exacerbées : cela créé du suspens, de la tension dramatique jusqu’au dénouvement final. C’est pourquoi dans les grandes traditions telles que l’hindouïsme, le jaïnisme, le bouddhisme notamment, ces mondes, aussi laids ou beaux soient-ils sont encore « une matrice illustoire » : celle de nos émotions.

Ainsi, nous ne disons pas forcément que ces voyances seraient du charlatanisme en œuvre : effrayer les clients pour qu’ils reviennent payer d’autres consultations. Non, pas dans tous les cas. Le voyant peut être honnête dans ses flashs et croire en la réalité de ses perceptions extrasensorielles. Pour autant, la source de ces visions n’est pas fiable. L’Astral n’est pas fiable. Un monde intermédiaire, de loin inférieur aux plans élevés de l’Esprit, n’est pas fiable. Dans l’Astral, toute pensée devient réalité. C’est le monde imaginal dont ont parlé les mystiques de diverses traditions. Pouvons-nous dire alors que si nos peurs peuvent se matérialiser en images, nous avons là, devant nos yeux, notre futur ? Non. Nous avons un reflet de nos peurs. Ceci est le premier point.

Le second point est que dans l’Astral, il existe des entités malignes qui aiment jouer des peurs des êtres humains. Alors si le voyant ou le client, sont en attente, plus ou moins consciemment, de ce type de visions, autant dire que les flashs de toutes sortes de scénarios apocalyptiques ne manqueront pas d’arriver. Être honnête ne signifie donc pas être dans le vrai. Oui, nous pouvons nous faire manipuler très facilement par les entités de l’Astral qui peuvent tenir le discours que nous attendons d’elles. Ceux qui ont « joué » avec « la planche Ouija » ou les « tables tournantes » connaissent trop bien ces mésaventures où le vrai côtoie le faux. La manipulation existe sur Terre : elle existe aussi dans l’Astral.

Troisième point : celui des potentialités soumises à la réaction en chaîne de ce qui arrivera ou pas dans un futur proche. Clarifions : le futur n’est pas écrit d’avance. Il résulte de la somme d’un effet « domino » ou « papillon ». Si certains éléments, même minimes, changent dans un futur proche, le scénario à long terme change, évolue, s’adapte en conséquence. Un futur s’inscrit toujours dans une chaîne d’événements. Ceci dépasse de beaucoup l’intelligence humaine car nous ne savons pas prendre en compte l’importance de certains détails qui à nos yeux ne sont pas très significatifs. Preuve en est que certaines Intelligences Artificielles (IA) parviennent aujourd’hui à prendre en compte ces détails qui sont passés inaperçus pour nous, et à en produire des modèles prévisionnistes exacts : nous en avons un exemple avec BlueDot qui, dès le 31 décembre 2019, avait prédit la pandémie mondiale. Si une Intelligence Artificielle peut produire des prévisions exactes, c’est bien que la futurologie n’est pas une énième pseudo-science, malgré sa redoutable complexité.

En conclusion de tout ceci, nous devons prendre beaucoup de recul sur ces peurs car à vouloir trop les écouter, et trop y croire, nous pouvons les créer. Si nous sommes très nombreux à céder à de telles peurs, elles peuvent se matérialiser.

Selon la cosmonaute russe Marina Popovich, colonel de la Soviet Air Force, « les scientifiques [russes] estiment que le chaos émotionnel humain perturbe énormément la Terre, qui réagit de plus en plus violemment à cette saturation (…) Chacun de nous a le pouvoir d’affecter ce champ [éthérique] de manière positive ou négative. Toute la négativité exprimée, comme la haine et la peur, a une incidence directe sur l’état de la planète« . Marina Popovich (1931-2017) a également fait quelques révélations sur le sujet ufologique. Elle est d’ailleurs l’auteure de UFO Glasnost (publié en allemand en 1991) et de Meine UFO-Begegnungen : Eine MIG-Pilotin berichtet (Ullstein TB, 1993).

Marina Popowitsch, UFO-Glasnost: Ein Geheimnis wird enthüllt, Langen-Müller, 1991.

Ceci est une loi de l’Esprit propre à de nombreux mondes dont le plan physique et astral. Personnellement, préférant me connecter à des réalités plus élevées que l’Astral (n’avons-nous pas le choix de dépasser le plan émotionnel ?), je ne vois aucunement un cortège de fléaux s’abattre sur nos têtes. Et même si j’ai perçu la fin de l’Europe, ce n’est pas mauvais en soi car le repli identitaire des pays laissera un vide – vide qui sera comblé par de nouveaux projets collaboratifs entre pays pour le bien de la planète.

Je perçois une crise directe liée à la pandémie de 2020 à 2024 inclus à l’échelle du monde entier, dont une à deux années, selon les pays, consacrées à la lutte contre le coronavirus (ce qui irait d’ailleurs dans le sens d’une étude de chercheurs de Harvard publiée dans la revue « Science« ), puis en 2025, le début d’une société qui, à l’échelle du monde, sera nouvelle offrant des solutions inédites. 2025 sera une sortie de crise offrant une nouvelle sérénité, le pire étant passé. Par comparaison, les années [2020-2024] seront considérées comme « les années noires ». Pour la France, je vois un vaccin sur Paris qui agit comme un signal psychologique dans un premier temps, mais c’est surtout la mise au point d’un sérum courant 2021 qui fait la différence par sa réelle efficacité – un sérum si efficace et sans effet secondaire qu’il sera exporté. Quant au télétravail, des plateformes sécurisées et bien adaptées seront opérationnelles en octobre 2021 spécifiquement pour les écoles.

Ces informations m’avaient été données avant le confinement, il semble qu’elles se confirment pour certaines d’entre-elles, j’ai donc choisi de les partager sur ce blog. Je ne vois aucun nouvel Ordre Mondial ou dictature planétaire. De nombreux pays déjà en conflit ne pourraient pas accepter une dictature planétaire. Je vois aussi – mais cela peut être facile à deviner par la seule logique – que notre gouvernement va subir de terribles assauts liés à la justice et va devoir limoger des personnalités politiques, remanier en profondeur son ministère. Ce sera une crise politique sans précédent.

Souvent, les gens pensent que la voyance doit être très différente du résultat d’une analyse logique ou rationnelle. Non, ce sont deux moyens distincts de parvenir au même résultat. Une bonne déduction logique peut très bien parvenir au même résultat qu’une voyance qui tombe juste et vice-versa. Cela permet de mettre à l’écart nos peurs irrationnelles car il faut reconnaître que nous avons beaucoup d’imagination en ce domaine… Nous avons une créativité infinie, nous pourrons nous en servir pour créer le monde nouveau, post-coronavirus.

Un monde 3D en transition 5D

Certains adhèrent à la croyance que nous vivons dans un monde en 3D et qu’une transition prochaine nous assurerait un passage vers une réalité en 5D. Ce serait une issue éthérée liée à la planète et à notre niveau de conscience pour échapper à la situation présente. Cette croyance, nous allons démontrer qu’elle est fausse.

  1. Vivons-nous dans un monde en 3D ?

La présupposition est-elle vraie, pour commencer ? Non. Elle est fausse. Notre monde n’est pas constitué uniquement d’une longueur, d’une largeur et d’une hauteur. Einstein, notamment, y a ajouté le temps (ou l’espace-temps), ce qui donne déjà 4 dimensions. Mais la physique de la relativité est incomplète pour expliquer toute la réalité notamment à l’échelle de l’infiniment petit, donc faussée en partie. La physique quantique ajoute de ce fait d’autres dimensions (certaines théories postulent 11 dimensions pour notre réalité physique et non pas uniquement 3). Sans entrer dans trop de complexités, disons que depuis le Big-Bang, le monde qui en a résulté comporte déjà de multiples dimensions et dont nous n’en voyons que 3 spatialement (pensez, par exemple, à la « matière noire » ou masse manquante invisible de l’univers)… Ainsi, croire que nous vivons présentement dans un monde en 3D est une pure illusion liée à la limite de nos sensIci et maintenant, nous sommes entourés de nombreuses autres dimensions. Il ne sert donc à rien d’attendre un transit, les autres dimensions sont là depuis toujours, mais nous ne les percevons pas.

2. Sur quoi se fonde cette hypothèse d’une entrée dans un monde en 5D ?

Après enquête sur cette croyance, nous découvrons d’où provient cette confusion. L’existence de portails spatio-temporels (relatés notamment par Jimmy Guieu lorsqu’il parle des vortex) induit en effet l’existence d’une autre réalité parallèle et imbriquée. Mais cette réalité est simultanée et se rapporte à un autre espace-temps car si nous lisons attentivement ces récits, ces expériences relatent aussi des anomalies temporelles. Jacques Vallée en avait fait état dans son livre Visa pour la Magonie, soulignant justement les dangers de ces importants décalages temporels.

Notre planète n’est donc pas en voie d' »éthérisation » car cela impliquerait qu’elle n’a que la dimension physique à son actif actuellement. Or la physique quantique postule le contraire depuis le Big Bang. Quant aux incursions dans les autres dimensions par décorporations, nous constatons que la Terre a déjà d’autres réalités parallèles. La Terre est éthérisée depuis longtemps, tout comme elle est astralisée, etc. Toutes les dimensions coexistent en même temps, c’est une propriété de la création universelle. Prendre conscience aujourd’hui que la Terre possède d’autres dimensions ne signifie pas qu’elles n’existaient pas avant notre prise de conscience. C’est un peu comme la découverte des ondes radios, elles existaient bien avant que nous les découvrions.

Une autre source importante de cette croyance provient de l’ufologie lorsqu’aux abords d’un ovni, parfois, une bulle silencieuse semble suspendre le temps autour de soi et modifie le paysage naturel ambiant. Là aussi, il s’agit d’une bulle spatio-temporelle sans doute produite technologiquement. Preuve en est, l’effet est temporaire : quand l’ovni repart, l’anomalie cesse aussitôt. Ce n’est pas un processus en devenir.

3. L’Astral et le corps subtil

Quant au domaine de l’Astral, il suppose de délaisser son corps physique pour utiliser un double subtil car à chaque corps subtil correspond une réalité associée. Vouloir entrer dans l’Astral avec son corps physique, croire qu’une telle « transition » serait possible ne peut pas fonctionner en vertu des lois qui gouvernent chacun des plans d’existence. Chaque plan d’existence nécessite un corps-véhicule adapté. La croyance que nous allons prochainement entrer dans un monde éthéré avec nos corps physiques, n’est tout simplement pas possible, de la même façon qu’un corps de poisson n’est pas adapté pour vivre longuement hors de son milieu aquatique. Un autre monde avec ses conditions physiques ou énergétiques spécifiques nécessite un autre corps adapté. Il s’agit donc, là encore, d’une mécompréhension du phénomène des multiples réalités d’existence.

4. Une vision manichéenne entre une 3D négative et une 5D positive

D’une façon encore plus simpliste, certains enseignent dans leurs stages de formation de soins énergétiques que le monde 3D est négatif, alors que la 5D est l’état d’une ascension spirituelle, une réalité énergétique. C’est une vision manichéenne des choses. Tout monde, toute réalité est le reflet de ce que nous en faisons. Il n’y a pas de monde mauvais en soi. Le fait de percevoir 3 dimensions spatiales ne peut pas rendre mauvais un tel monde puisque ce qualificatif de bien et de mal est un jugement moral. Or des dimensions spatiales n’ont rien à voir avec des qualifications morales. Si le monde est mauvais, cela est dû à la passivité des gens qui vivent comme des somnambules d’une part et à la cupidité illimitée des autres d’autre part. La faute est dans le cœur de l’homme et son manque de sagesse, non pas dans les trois dimensions visibles. Quant à une réalité purement énergétique en 5 Dimensions, c’est ignorer que de toute façon, tout est énergie ! La vie est énergie, quel que soit le monde et son plan d’existence. Ce sont donc des discours qui révèlent une grande confusion sur ce qu’est le fondement même de la vie et l’énergie qui en est l’essence véritable. Dans cet ésotérisme commercial où chacun se prétend spécialiste, très compétent et vend ses formations, il n’est proposé que poudre aux yeux : Comment une Ascension pourrait-elle se faire par la fuite dans un autre monde sans se soucier de défendre de quelconques valeurs morales ici et maintenant ? Le Nirvana sans le moindre effort ? Et sans aucune compassion pour ceux qui souffrent et qui méritent la mort dans un monde en 3D ? La Matrice n’est pas liée à une particularité de trois dimensions visibles, c’est une structure mentale, un formatage des esprits, une prison intérieure qui peut nous suivre de réalité en réalité, de dimensions en dimensions.

Enfin, certains disent que le monde 3D se caractériserait par sa dualité, tandis que le monde 5D en serait dépourvu. Mais qu’est-ce que la dualité ? Elle provient de notre intellect. C’est lui qui discrimine les choses en unités binaires : 1 et 0, bien et mal, beau et laid, grand et petit, masculin et féminin, etc. Cela signifie que la dualité n’est pas non plus une propriété des dimensions spatiales ou énergétiques, mais de notre intellect. Où que nous soyons, si notre intellect n’est pas transcendé, nous serons toujours dans la dualité, même dans un monde supposé avec 5 dimensions.

Conclusion

Croire que nous vivons dans un monde 3D est une illusion liée à nos sens physiques, y compris sur le plan de la physique quantique et sur le plan de la physique relativiste. Croire que nous allons transiter vers une réalité à plus de dimensions devient donc absurde car ces autres dimensions espérées existent déjà ici et maintenant, sans que nous les percevions, le plus souvent, sauf rares exceptions. Même s’il est possible de faire parfois des incursions dans d’autres réalités, celles-ci sont parallèles, imbriquées, elles ne sont pas en devenir. Quant à l’énergie, elle est consubstantielle à la vie elle-même dans tous les mondes, tous les plans d’existence. Et pour le problème de la dualité, c’est uniquement l’éveil spirituel au-delà de l’intellect qui permet de la transcender. Ce n’est pas un lieu qui permet cet éveil, mais un travail spirituel à opérer en soi-même.

Il faut se méfier des vendeurs de rêves et de telles croyances qui sont enseignées dans des buts mercantiles car elles sont potentiellement dangereuses si on suit aveuglément de faux enseignements spirituels, sans parler des déceptions quand le Nirvana promis n’arrive pas… On peut très bien comprendre qu’avec cette pandémie généralisée et le monde insécurisant qu’elle révèle à plusieurs niveaux, nous ayons envie de fuir dans une autre réalité plus belle et rassurante, mais la fuite n’a jamais permis de résoudre un quelconque problème dans sa propre vie et dans le monde en général. L’incarnation nous pousse au contraire à assumer cette vie présente et non à la fuir, encore moins à valoriser cette fuite comme si elle représentait une Ascension spirituelle. Transformer notre réalité est un défi plus passionnant à relever que céder à de telles croyances qui ne peuvent que conduire à la déception, même si elles sont plus conformes à nos désirs. Comment pourrions-nous nous réaliser spirituellement dans la fuite ? Une réalisation spirituelle signifie que nous avons des vertus dont le courage fait partie. Prenez donc garde aux faux channelings, aux faux enseignements, à ces spiritualités trompeuses qui vous présentent l’attente passive et la fuite comme une réalisation spirituelle. Le grand nettoyage voulu par beaucoup devrait commencer par une honnêteté intellectuelle, de l’empathie envers ceux qui souffrent et décèdent et une remise en cause de soi-même lorsque nous échouons à défendre des valeurs morales précieuses pour l’humanité.