Le Covid-19 n’épargne pas tous les enfants

Force est de constater que beaucoup de parents ne semblent pas encore vraiment réaliser que la vie de leurs enfants puisse être menacée par le Covid-19 car ils se reposent beaucoup trop avec confiance sur les médias mainstream qui n’offrent qu’une version unique, unilatérale de l’information. Au mot près, à la virgule près, à l’expression près, que ce soit la presse écrite ou audiovisuelle, le même refrain est repris en chœur, partout à l’unisson. Cela n’est peut-être pas grave en soi quand il s’agit de la presse dite « people« , mais quand il en va de notre vie, nos chances de survie, la prudence qui devrait être la nôtre en cette période de pandémie mondiale, la chanson vire vite au chant funèbre. Est-ce la mort de la pensée critique ? de l’investigation journalistique ? de l’honnêteté intellectuelle auxquelles nous assistons depuis quelques années ?

Face à ce constat, il est grand temps de relayer les informations des quelques trop rares journaux à faire savoir que non, les enfants n’ont pas rien à craindre du Covid-19. Oui, à tout âge, il y en a qui décèdent malheureusement et ce, dans tous les pays.

En Angleterre, le 5 Avril 2020, un enfant de 5 ans est décédé « des suites du Covid-19« . Auparavant, le lundi 30 Mars, dans le même pays, c’était un adolescent de 13 ans qui en est mort, alors qu’il était en excellente santé auparavant. Luca Di Nicola, un cuisinier italien de 19 ans qui vivait à Londres, en est mort le 24 mars 2020. Sa santé était plutôt bonne auparavant puisque son médecin lui avait dit « qu’il était jeune et fort », ce qu’a confirmé sa tante.

En outre, des enfants de tout âge produisent des symptômes alarmants avec inflammation généralisée et des symptômes « pseudo-grippaux » : fièvre élevée, pression artérielle basse, éruption cutanée et difficultés respiratoires. D’autres enfants ont eu des symptômes gastriques : douleurs abdominales, vomissements, diarrhée, avec des résultats sanguins anormaux. Le NHS (National Health Service) a donc émis une alerte pour une symptomatologie qui évoque la maladie dite « de Kawasaki » avec une fièvre d’environ cinq jours et des ganglions gonflés dans le cou.

Certains enfants sont également atteints par des « chocs toxiques« , c’est-à-dire un emballement du système immunitaire qui débouche sur une réaction hyper-inflammatoire pouvant devenir mortelle pour les cas les plus graves.

En Belgique, c’est une adolescente de 12 ans qui en est morte après une fièvre de trois jours et avoir été testée positive.

En France, Julie, 16 ans, originaire de l’Essonne, n’avait qu’une petit toux « en apparence bénigne ». Elle est décédée à Paris à l’hôpital Necker, une semaine après, le 24 mars 2020. Elle était « sans maladie particulière » auparavant. Le 10 avril, c’est un garçon de 6 ans qui décède du Covid-19. À Perpignan, un enfant de 2 ans est décédé au centre hospitalier dans la semaine du 6 avril.

Au Portugal, le 29 mars 2020, Vitor Godinho, 14 ans, infecté par le covid-19 est décédé à l’hôpital São Sebastião, à Santa Maria da Feira, à 30 km au sud de Porto.

Aux États-Unis, le 28 mars 2020, à Chicago, un bébé de neuf mois est décédé des suites d’une infection au covid-19. Le 1er Avril, un nourrisson de six semaines décède dans le Connecticut. À Détroit (Michigan), Skylar Herbert, âgée de 5 ans décède du Covid-19, le dimanche 19 avril.

Et ce n’est pas exhaustif, la liste est certainement plus longue à ce jour et continuera de l’être tant que nous ne mettrons pas en œuvre un traitement efficace.

Comment se fait-il que ce message de l’OMS qui date du vendredi 20 mars 2020 ne soit pas mieux et plus mis en valeur par les médias mainstream ? N’est-il pas suffisamment important pour qu’il demeure inaperçu dans le flot continu des informations ?

Aujourd’hui, j’ai un message pour les jeunes : vous n’êtes pas invincibles. Ce virus peut vous conduire à l’hôpital pendant des semaines et même vous tuer« . 

La réponse est simple : systématiquement, ces morts infantiles sont minimisées par les statistiques et l’information à retenir se veut rassurante. Ce n’est pas grave : c’est minoritaire. Se rend-on compte que derrière les chiffres de ces statistiques, ce sont des vies dont il est question ?

L’OMS – dont il ne fait pas mystère de son parti pris pour les intérêts politiques chinois – a certainement pris en compte les études chinoises pour rédiger son communiqué. Or, que disent ces études chinoises qui couvrent la période du 16 janvier au 8 Février 2020 ?

« Une large étude publiée dans Pediatrics annonce que les enfants de tout âge à Wuhan et dans les régions voisines sont susceptibles d’être touchés par le virus du COVID-19 : un enfant de 14 ans en est même décédé« .

Est-ce que cela remonte le moral des parents de leur dire que le décès de leur enfant fait partie d’une statistique minime et rassurante à l’échelle du grand nombre ? Est-ce cela, le message mainstream qui importe ? Combien d’enfants doivent mourir pour émouvoir les médias ? Existerait-il une « statistique du cœur » à partir de laquelle nous pouvons commencer à être sensibles à la notion de vie ? Ou bien faudrait-il que des journalistes et des éditorialistes perdent des enfants pour que le discours mainstream reprenne un visage humain ? Car un malheur, cela n’arrive pas qu’aux autres ! Comme le titre le journal Independant du 22 avril 2020 :

« The numbers are low until it’s your child » (Les chiffres statistiques sont faibles jusqu’à ce que ce soit votre enfant).

Quel est donc le parent endeuillé qui, au lieu de « perdre un enfant », banalise la statistique dont ce dernier fait partie ? Ce parent ne serait-il pas monstrueux de s’exprimer ainsi, par la seule statistique minoritaire ? Alors si tel est le cas, pourquoi acceptons-nous cette totale perte d’humanité à longueur de journée dans les médias ? Le temps va-t-il trop vite ? Plus le temps de s’émouvoir ? En va-t-il ainsi pour les parents qui perdent un enfant ?

À l’heure où nous prévoyons le déconfinement et la rentrée scolaire, il serait peut-être bon de ne pas jouer avec la vie des enfants, des parents, des enseignants (un professeur de collège a décédé du Covid-19 dans l’Oise, son collège ayant été placé sous surveillance médicale), du personnel scolaire, des chefs d’établissement en mettant de côté les risques réels encourus et en déplaçant subtilement la notion de danger, non plus sur la valeur de la vie, mais sur l’action éducative. La vie n’est-elle pas notre bien le plus précieux ?

Le télétravail et les plateformes numériques n’exposent pas au même risque quand les masques dits « alternatifs ou grand public », ainsi que les tests prévus n’ont pas prouvé leur réelle fiabilité. Il faut le souligner car il en va de même des masques certifiés – y compris ceux destinés au personnel soignant – lorsqu’il y a des trafics avérés de faux certificats.

La question de l’immunité face au déconfinement

La question de l’immunité revient de plus en plus souvent dans les médias et la politique du déconfinement attendu. Elle sert en effet de base à des conjectures, des paris dangereux car elle est loin d’être démontrée :

En Chine

Si nous observons la Chine, et plus précisément à Wuhan, les tests sérologiques (plus fiables que les tests nasaux dits « PCR » – Polymerase Chain Reaction -) : car le taux de « faux négatif » est élevé. Le professeur Vincent Thibault, chef de service du laboratoire de virologie au CHU de Rennes ayant déclaré : « Sur 100 patients testés négatifs, il est probable que 30 % d’entre eux soient infectés par le virus. Cela ne veut pas dire que le test n’est pas bon mais que nous cherchons le virus au mauvais endroit, là où il n’est pas à toutes les phases de la maladie« ) ont montré que très peu de personnels soignants et de patients avaient développé des anticorps : seulement 2% à 3%. Cette information a été publiée dans le Wall Street Journal.

Guéris, puis réinfectés par réactivation du Covid-19

Ensuite, en raison de la réactivation des cellules dormantes du virus sur certains patients, le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, a fait preuve de prudence dans son allocution au Sénat, le 15 avril 2020 :

« On se pose la question de savoir si on n’est pas en train de se tromper complètement en disant que séropositif au Covid-19 est égal à être protégé. Une série d’éléments suggère qu’un réservoir existe peut-être et que des phénomènes de réactivation peuvent arriver. Nous ne savons pas si le fait d’avoir des anticorps est un élément absolu de protection« .

Avoir des anticorps ne signifie pas être immunisé

Maria Van Kerkhove, l’une des responsables de la gestion de l’épidémie à l’OMS, a déclaré : « Savoir si la présence d’anticorps signifie immunité est une question différente » En effet, c’est très différent car comme l’a souligné le Pr. Frédéric Tangy, responsable du laboratoire d’innovation vaccinale de l’Institut Pasteur :

« On ne sait pas si les anticorps qu’on développe soi-même contre le virus ne sont pas un risque d’augmenter la maladie« .

Sur quoi se base-t-il ? Sur l’évolution des symptômes. Car c’est justement quand le patient a développé des anticorps, que les pires symptômes du Covid-19 surviennent.

Un Covid-19 multiforme

Enfin, nous avons montré dans un post précédent que ce virus « caméléon » offre une symptomatologie très variée. Qu’est-ce qui nous prouve que nos anticorps soient durables et efficaces dans le temps ? en nombre suffisants pour contrer le virus ? et surtout adaptés aux attaques polymorphiques du Covid-19 ?

Conclusion

C’est donc un pari très risqué – qui n’est pas encouragé par les données récentes, de Chine, comme d’ailleurs – de miser sur une supposée immunité collective. L’Angleterre qui a tenu ce discours pour justifier de l’absence de mesure, sans protéger sa population dans un premier temps, sans vouloir organiser de confinement, sans préconiser le port de masques aux normes certifiées, a connu un taux de mortalité très élevé dès le démarrage avec, au 18 Avril 2020, plus de 15 000 morts ! Emportant au passage, un enfant de 5 ans. Un adolescent de 13 ans, en bonne santé auparavant, avait aussi été emporté. De quoi contredire certaines affirmations lancées dans les médias télévisés selon lesquelles les enfants sont épargnés, alors qu’ils ne sont, en fait, que moins touchés. Mais le risque est réel pour eux aussi : il n’y a pas de risque zéro et ceci se confirme dans plusieurs pays. Cela se savait déjà en Chine sur la catégorie supérieure à 11 ans et avait été communiqué il y a plusieurs mois, sans attirer l’attention des médias dominants.

Avec des masques en tissus non réellement filtrants, l’absence de prise en compte de la suspension aérosole en milieu confiné pouvant durer jusqu’à trois heures, l’absence de prise en compte des projections aérosoles qui dépassent largement le 1 mètre symbolique (jusqu’à sept/huit mètres selon certaines études), miser sur une supposée immunité des personnes guéries, réunit toutes les conditions d’une seconde vague dont on peut déjà imaginer les effets dévastateurs, au sortir du confinement. Voulons-nous prendre des risques sur la vie de nos enfants et sur nos propres vies en misant sur une immunité qui n’est absolument pas prouvée pour le moment ?

Par ailleurs, on se souvient que l’Intelligence Artificielle BlueDot avait prédit la pandémie du coronavirus dès l’apparition de l' »étrange pneumonie » à Wuhan, une autre IA qui provient du MIT prévoit des conséquences désastreuses suite à un déconfinement trop hâtif... Lorsqu’on sait que le coronavirus ne respecte pas le 1 mètre symbolique de distance, passe au travers des masques non conformes ainsi qu’au travers des masques chirurgicaux, demeure en suspension aérosole jusqu’à trois heures en espace confiné, n’est-ce pas un peu logique ? Se laver les mains n’empêche pas de respirer l’air en milieu confiné. Par ailleurs, beaucoup de gens ne protègent toujours pas leurs yeux. Bref, cette intelligence artificielle en réunissant toutes les données scientifiques connues à ce jour fait des prévisions probabilistes. Ce n’est pas une boule de cristal, c’est du calcul rationnel. L’homme, lui, n’est pas toujours rationnel dans ses pratiques, ses mesures, ses croyances. C’est en cela que la machine est plus fiable puisqu’elle calcule mieux selon les données qu’on lui donne. Tout ceci devrait nous aider à développer plus de prudence lors du déconfinement car selon le dicton, « un homme averti en vaut deux ».

Décontaminer ses fruits et légumes après achat

Soyons logiques : si le SARS-CoV-2 peut se déposer sur n’importe quelle surface – et nous savons que c’est le cas puisque les malades en chambre contaminent tout leur environnement dont les objets qui s’y trouvent -, il n’y a aucune raison qu’une personne contaminée ne puisse pas infecter des fruits et légumes avec lesquels elle est entrée en contact. Que faire alors pour les décontaminer après achat ?

Nous avons lu avec attention une étude de l’ANSES (Agence nationale de Sécurité sanitaire de l’alimentation) dont nous exposons ici le résumé, tout en y apportant des données complémentaires :

Il convient d’abord de se laver les mains méthodiquement et de nettoyer tout son espace de travail (alcool, par exemple). En effet, les contacts avec des surfaces contaminées doivent être soigneusement écartés.

Les fruits et légumes peuvent être nettoyés au vinaigre non dilué, bien rincés à l’eau, puis séchés avec un essuie-tout à usage unique. Pour les fruits que l’on ne destine pas à la cuisson, l’idéal serait de les laisser à l’air libre 48 heures : une sécurité en plus ne peut pas nuire car le coronavirus se dégrade dans l’atmosphère avec le temps.

En ce qui concerne les légumes, s’ils sont cuits pendant 4 minutes à plus de 60 degrés – 63 degrés pour le test publié par l’ANSES – tout risque serait écarté – « serait » au conditionnel car une autre étude plus récente (non encore validée par la communauté car publiée sur bioRxiv) mentionne plutôt 92 degrés pendant 15 minutes.

En revanche, le coronavirus est toujours actif (« stable » dans leur vocabulaire) lorsque l’aliment est cru (il peut nous contaminer pendant la phase de mastication par les voies respiratoires), et la réfrigération ou la congélation sont sans effet sur lui !

« La réfrigération et la congélation ne constituent donc pas un traitement d’inactivation pour ce micro-organisme« .

Par conséquent, cela signifie qu’il faut se méfier des préparations culinaires, des sandwiches, de l’alimentation à emporter s’il n’y a pas eu de garantie sur l’hygiène indispensable nécessaire. Raison de plus avec l’alimentation crue comme par exemple les sushis. En cette période de pandémie, il serait raisonnable de favoriser l’alimentation cuite avec les 60 degrés préconisés si l’on ne veut prendre aucun risque.

En revanche, ne mettons pas en danger notre santé en lavant les fruits et légumes à l’eau de Javel. Cette pratique est hautement toxique. Pensez plutôt au bicarbonate de soude dilué dans de l’eau, au vinaigre ou au citron. Voici un lien qui démontre (en anglais) que le bicarbonate de soude (ou bicarbonate de sodium) a véritablement une efficacité « virucide ». Vous ne mettrez pas ainsi votre vie en danger. Le chlore (eau de Javel) ne doit pas être ingéré, ni même entrer en contact avec la peau. C’est une substance toxique pour l’organisme. Il peut produire une irritation importante de la bouche, de l’œsophage et de l’estomac. Voici un lien à consulter pour en comprendre les dangers, y compris pour nos animaux domestiques.

La symptomatologie complexe du Covid-19

Plus le temps passe, plus nous découvrons que le Covid-19 n’est pas simple à cerner car il serait comme le caméléon, offrant sans cesse de nouveaux symptômes selon les personnes touchées. Il est de plus en plus évident qu’il ne faut pas créditer ceux qui osent encore le banaliser, le traiter comme une simple grippe et jugent en conséquence que nous prendrions des mesures excessives avec le confinement.

Quels sont ces symptômes nouvellement identifiés (sachant qu’en ce qui concerne les poumons, cela est connu de tous, et que nous avions déjà parlé des conjonctivites pour les yeux dans la rubrique « pratiques« ) ?

Le système cardiovasculaire

Cela n’est pas une surprise car cette symptomatologie est propre à tous les coronavirus (rappelons qu’un coronavirus est nommé ainsi en raison de sa forme dite « en couronne » pour une grande famille de virus), le SRAS-CoV-2 n’y échappe donc pas. Voici le processus en œuvre : dans ses formes sévères, il produit une réaction de notre système immunitaire, violente, inflammatoire. Cette brutalité en réaction sollicite fortement la troponine (une protéine qui fait partie de la construction de nos fibres musculaires), ce qui fatigue le muscle cardiaque. Autrement dit, il provoque des myocardites en raison des cellules inflammatoires qui se sont infiltrées dans le myocarde. Nous devons cette étude au Journal of American Medicine Association :

« En pratique, c’est à une souffrance myocardique – dans le cadre d’une défaillance multiviscérale débutante, par exemple – voire une myocardite authentique que le Covid-19 expose le plus souvent lorsque les malades sont en état critique« .

Références :

Chapman AR et coll. : High-Sensitivity Cardiac Troponin Can Be An Ally in the Fight Against COVID-19. Circulation. 2020: publication en ligne le 6 avril 2020. doi: 10.1161/CIRCULATIONAHA.120.047008.

Les reins

Plusieurs études scientifiques dont celle de Brad Rovin, directeur du département de néphrologie à l’université d’État de l’Ohio, font état d’une pathologie au niveau des reins sur des malades qui avaient des reins en bon état avant d’être atteints par le Covid-19 :

« On retrouve le virus dans le rein, il existe plusieurs publications scientifiques à ce sujet. Dans de nombreux cas, ces patients, qui n’avaient jamais eu de maladie du rein avant, développent de graves lésions rénales. En fonction de la gravité et de la durée de l’infection pendant leur combat contre le Covid-19, ces patients peuvent développer une insuffisance rénale chronique« .

Les symptômes exposés par une étude chinoise ne trompent pas : avec des quantités significatives de protéine et de sang dans les urines. Alors, bien entendu, ceux qui sont déjà dans le cas d’une insuffisance rénale, seront encore plus fragilisés, comme nous pouvons le lire ici.

Le cerveau par le système nerveux

Une étude chinoise qui nous est transmise par le Journal of American Medicine Association, signale que sur 214 cas confirmés de Covid-19, 78 d’entre eux, donc plus d’un tiers, présentaient des symptômes neurologiques (étourdissements, maux de tête, conscience altérée, somnolence, confusion, nausées, vomissements…). Certes, la piste de la perte du goût et de l’odorat était déjà identifiée sur de nombreux patients, mais elle a été confirmée par de nouvelles études, notamment avec le cas d’une femme d’une cinquantaine d’années qui a développé une « encéphalopathie hémorragique aiguë nécrosante » (cas communiqué le 31 mars 2020 dans la revue Radiology par des neurologues américains du Henry Ford Health System de Détroit), ainsi que d’autres cas, par exemple, de myélite (atteinte de la moelle épinière : plus aucun tonus musculaire), ou de « syndrome de Guillain Barré » (système nerveux périphérique touché). Comment le virus s’y prend-il ? Simplement : après être entré dans les fosses nasales, il gagne le bulbe olfactif, puis remonte au cerveau. Souvenez-vous des vidéos où l’on pouvait voir des gens tomber d’un coup dans les rues : si le cœur ou le cerveau sont touchés, celui qui subi cette attaque est comme foudroyé.

Le système immunitaire

Il est facile de traîner dans la boue le célèbre virologue découvreur du VIH et prix Nobel 2008, comme on l’a fait pour le grand virologue de Marseille, chacun pour leurs déclarations dérangeantes, mais en toute chose, il convient de ne pas céder à la confusion des passions, et de considérer les faits, en détails et en profondeur. Or, les faits sont là, oui, le SARS-CoV-2 peut s’attaquer au système immunitaire sur certains sujets, ce qui n’est pas une propriété des autres coronavirus. Cette information a paru le 7 avril 2020 dans la revue Cellular & Molecular Immunology par une dizaine de scientifiques de Shanghai et New York. L’expérience qui a été menée fut d’observer le comportement du SARS-CoV-2 en présence des lymphocytes T. Pourquoi et que sont les lymphocytes T ? Ce sont, par métaphore, « les soldats des systèmes de défense de l’organisme« . La lettre T est en référence à leur source de provenance : le Thymus. Ces cellules sont importantes car ce sont elles qui détruisent les cellules pathogènes comme les bactéries ou même les cellules cancéreuses.

Ce qui a été constaté, tout comme avec les malades atteints du VIH, est que la sécurité de ces lymphocytes T a été désactivée : le SARS-CoV-2 s’introduit dans leurs cellules et produit donc des dégâts dans notre système immunitaire. Néanmoins, comme l’a expliqué l’ancien professeur de l’Institut Pasteur (il a dénombré plus de 6 fragments VIH et SIV, placés côte à côte de façon symétrique, « avec une précision d’horloger »), ce ne sont que des séquences du VIH qui ont été introduites dans ce nouveau coronavirus, le résultat est qu’il ne parvient tout de même pas à se répliquer, une fois qu’il s’est introduit dans les lymphocytes T. Il attaque donc le système immunitaire, c’est un fait, mais reste moins offensif que le VIH car il n’y a pas de réaction en chaîne. Il est même optimiste misant sur une mutation de moins en moins performante et létale au fil du temps. Cependant, il souligne le danger associé aux ondes basses fréquences.

Ses propos ayant suscité des polémiques, une scientifique algérienne, Asma Mechakra, en ayant voulu démontrer qu’une telle découverte n’avait rien d’étrange, en est arrivé à prouver que le SARS-CoV-2 contient aussi… la souche Mayinga du virus Ebola : « 6 séquences exactement identiques de 14-15 nucléotides« . Selon elle, « La fréquence de ces ressemblances est bien supérieure à celle trouvée avec le VIH« . Voilà une démonstration très rassurante !

Vaisseaux sanguins et caillots

Le SARS-CoV-2 s’attaque aussi aux vaisseaux sanguins selon une étude scientifique de l’hôpital universitaire de Zurich publiée dans le journal The Lancet. Comment fait-il ? En passant à travers l’endothélium (la couche de cellules qui gaine l’intérieur des vaisseaux sanguins). Conséquences : des dysfonctionnements microvasculaires, inflammations avec œudème associé dans les tissus. Frank Ruschitzka qui fait partie de l’équipe des chercheurs suisse a déclaré : « Ce virus n’attaque pas seulement les poumons, il attaque les vaisseaux partout« .

Autre symptôme lié au sang avec la formation de caillots. Ceci a été découvert sur des patients en France, aux États-Unis et en Chine. L’acteur canadien de 41 ans Nick Cordero a dû être amputé d’une jambe ! Les micro-caillots peuvent aller jusque dans les capillaires et en ce cas, il est impossible de faire des opérations (les vaisseaux sanguins étant trop petits).

Ici, une vidéo pour mieux le connaître.

Conclusion

Le Covid-19 est véritablement dangereux par sa nature assez aléatoire et imprévisible. Il n’offre pas une identification facile aux chercheurs. Cela est inquiétant car tous ceux qui nous parlent d’un vaccin rapide, ou d’une immunité supposée pour les personnes guéries, misent sur une identification claire, connue du coronavirus, une approche simplifiée et simplifiante. Mais si l’on s’intéresse d’assez près aux études et aux communications scientifiques, ce n’est pas le même discours que celui qui est tenu dans les médias télévisés où chacun y va de sa petite affirmation catégorique. C’est un virus très complexe, aux informations très riches. Il n’est ni sain de le banaliser comme s’il s’agissait d’une simple grippe (et à partir de là, d’échaffauder la théorie d’une dictature planétaire programmée – ce que nous avons démenti dans la rubrique « discernement »), ni sage de faire l’impasse sur des protections indispensables lors du déconfinement. Plus que jamais, nous devons agir avec le sens des responsabilités, pour nous-mêmes, nos enfants, nos amis, nos familles, notre entourage. Les mentalités doivent évoluer sur le port du masque car il n’y a pas que les morts à prendre en compte, mais aussi tous ceux qui auront des séquelles pour longtemps en raison de la riche symptomatologie de ce Covid-19, même s’ils n’en meurent pas. Certains préfèrent la mort, aux souffrances. Il faut également penser à cette dimension des souffrances durables dans un contexte où le corps médical a déjà beaucoup de difficultés et une pénurie de moyens. Voulons-nous contribuer à ajouter du poids à ce contexte difficile par le déni ou l’insouciance, ou bien voulons-nous agir de façon lucide et responsable ? Nos actes doivent être réfléchis pendant cette pandémie, même si nous avons raison de ne pas céder aux peurs.

Les multiples vagues du Covid-19

Le 12 avril 2020, le directeur Wang Xinghuan de l’hôpital de Leishenshan à Wuhan nous met en garde contre la sous-estimation de la létalité du Covid-19 : il déclare que cette pandémie « pourrait tuer plus de gens que les deux dernières guerres mondiales réunies« . La preuve en vidéo, ci-dessous :

Rappelons que nous n’avons encore aucun recul pour savoir si les chiffres annoncés dans les médias concernant les divers pays ne sont pas sous-évalués, aussi bien en terme de décès, qu’en terme des personnes infectées. Les décès à la maison et dans les transports ne sont pas pris en compte. De même, les décès consécutifs au Covid-19 cumulé à d’autres pathologies sont parfois mises sur le compte de ces autres pathologies. Quant aux décès en maisons de retraite, ils ne sont pas toujours comptabilisés selon les pays. Les chiffres exacts ne nous sont donc pas encore connus.

Il convient de tempérer cette alarme catastrophique par les propos plus mesurés de Bernard Duqué, professeur de biologie (docteur en pharmacologie) :

« Il n’y a aucune raison de penser qu’un virus puisse muter, se propager et exterminer des millions de gens, sauf si l’on envisage que le scénario de grippe espagnole de 1918 puisse se reproduire. Néanmoins, cette possibilité existe dans les tiroirs des scientifiques qui font de la prospective et ont un intérêt à imaginer le pire, peut-être en pensant bien faire, pour anticiper, pour prévenir, pour lutter contre une menace terrible« .

Néanmoins, ce qui est déjà certain, comme le déclare le directeur de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, c’est qu’il est possible de constater au sujet du Covid-19 « qu’il est mortel, 10 fois plus que le virus responsable de la pandémie de grippe de 2009« , c’est-à-dire le virus H1N1.

N’est-il pas sensé de dire que tant que nous n’aurons pas un traitement efficace pour enrayer la pandémie, elle ne pourra, au mieux, qu’être freinée ? Mais comment freiner une pandémie quand nos masques, pour la majorité, ne filtrent pas le diamètre du SARS-Cov-2 (compris entre entre 60 et 140 nm, sa taille étant variable) ? En sachant qu’à ce jour, notre personnel hospitalier, mais aussi le corps médical en général, ne disposent pas de tous les masques dont ils ont besoin : les quantités sont insuffisantes. Eux aussi sont et seront contaminés pour certains. Parmi eux, cerrtains connaissent et connaîtront des décès.

En fait, il est logique de prévoir que la mise en garde du directeur Wang Xinghuan prend en compte la mortalité à venir des autres vagues puisque la Chine elle-même affronte de telles résurgences. Sa déclaration peut sembler folle car excessive, mais elle a le mérite, comme le souligne Bernard Dugué, d’alerter et de marquer les consciences sur une dangerosité encore sous-évaluée par la plupart.

Mais alors que faut-il faire ? Wang Xinghuan n’est pas contre le déconfinement, mais pour un déconfinement « protégé avec des masques » :

« Aucun de ceux qui portaient des masques [KN95/FFP2] en contact avec les patients n’a été infecté, nous sommes donc certains de l’efficacité des masques. (…) Si la transmission n’est pas rompue, alors il est naturel que les infections augmentent« .

Il n’est pas contre le déconfinement car il fait aussi remarquer que ceux qui sont infectés peuvent contaminer les personnes présentes chez eux qui ne se protègent pas. Pensons, par exemple, que lors de la reprise prochaine des écoles, tous les élèves contaminés, asymptomatiques ou non, contamineront non seulement le personnel des établissements, mais aussi leurs parents, dès leur retour à la maison. En effet, les enfants sont considérés par les médecins comme les vecteurs principaux de transmission des virus. Voici la déclaration de Pierre-Marie Preux, Directeur de l’unité Inserm de neuro-épidémiologie tropicale de l’Université de Limoges :

« En fait, tout en étant porteurs, ils sont très peu à développer la maladie, mais ils sont un grand vecteur de transmission ».

Or, ce virus a la particularité d’être particulièrement contagieux : il produit 3,2 fois plus de particules virales en 48 heures que le SRAS de 2003 selon une étude parue dans la revue Clinical Infectious Disease.

Si l’armée française continue ses activités sans masque, si les policiers ne veulent pas servir de « chair à canon », déployés sur le territoire sans masque, ou sans suffisamment de masques, au contact de la population, on peut comprendre qu’il en aille de même pour le corps enseignant bien placé pour savoir que les enfants ne sont pas capables d’appliquer les gestes barrière. Certains maires, notamment dans les Alpes Maritimes, tirent la sonnette d’alarme. Les enseignants et les parents d’élèves sont en droit de se montrer inquiets. En effet, au Japon, une semaine après la reprise des écoles le 6 avril 2020, ce fut marche arrière à toute vitesse – un rétropédalage – pour une nouvelle période de fermeture des établissements scolaires. Pourquoi ? Parce qu’une nouvelle vague de contamination est apparue aussitôt : le nombre de cas de Covid-19 a doublé, dépassant les 10 000 cas, provoquant le débordement des services d’urgence.

Pendant cette pandémie qui peut encore durer longtemps, le télétravail serait sûrement un secteur à adapter et à développer.

Étant donné le taux de mortalité de la première vague, la saturation de certains de nos hôpitaux, chaque nouvelle vague risque d’ébranler un peu plus notre système hospitalier, réduire les effectifs des personnels soignants. Ainsi, lors du déconfinement prochain, il conviendra de rester très prudent et conscient des risques que nous prendrons car la pandémie n’est pas terminée tant qu’un traitement efficace ayant fait ses preuves n’est pas mis en œuvre. Et cela peut prendre du temps…