Focalisation – Intensification – Création : loi de l’esprit et synchronicité

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Beaucoup ont pris conscience à quel point les médias en général, sauf quelques rares exceptions, peuvent être sources de stress, d’angoisse, de mal-être en raison du fait qu’ils accentuent les tensions entre leurs invités dans le but de faire le plus d’audimat possible : présence d’invités qui ne se supportent pas, questions provocatrices, questions qui fâchent, sujets polémiques, interruptions systématiques des réponses des invités en fin de phrase, etc. Une autre raison : la proportion de bonnes nouvelles est misérablement faible comparée aux nouvelles négatives, voire aux peurs qui sont sans cesse réactivées et surdimensionnées. C’est une logique pathologique anxiogène qui mine le moral des gens. Dans un contexte de pandémie où nos libertés sont restreintes, c’est encore plus difficile à vivre. Tous ceux qui ont une addiction pour « l’actualité » (le sentiment illusoire que tout se joue par l’image et certains invités) sont confrontés à la morosité entretenue.

Mais il existe un autre phénomène qui est d’ailleurs très connu en psychanalyse : nos peurs fabriquent notre réalité, en premier lieu par nos projections personnelles sur autrui et sur les événements (nous influençons les choses par nos paroles, nos pensées, nos comportements), mais aussi, dans un domaine plus métaphysique, parce que ce sont des énergies qui se connectent à des fréquences identiques dans le monde et attirent à nous ce qui leur correspond dans un délai plus ou moins rapide.

Nous allons donc traiter d’une loi de l’esprit car soit celle-ci est comprise de façon caricaturale (comme dans le documentaire « Le Secret » de Rhonda Byrne où il suffit de visualiser et désirer pour obtenir), soit elle est méconnue, ignorée.

La nécessité de bien connaître les lois de l’esprit est capitale à une époque où la paranoïa et les peurs collectives sont importantes et amplifiées en raison du contexte actuel.

Sur le plan purement psychologique, c’est assez facile à comprendre et à constater : si par peur, nous provoquons un individu, celui-ci pourra, en retour, être lui-même agressif. Action – réaction. Ne croyons pas que nos peurs sont innocentes dans notre existence. Par notre regard, notre expression faciale, notre comportement non-verbal, nos paroles : tout cela influence en modifiant les réponses de notre entourage et environnement. Il en va de même des animaux : nos peurs « provoquent » certains animaux à devenir agressifs. Ils la ressentent comme une onde. C’est un constat empirique. Évidemment, plus l’individu est évolué et moins il réagira de façon primitive à la peur : il dominera ce qu’il ressent. C’est probablement un instinct car la peur est souvent associée à l’agression (les animaux sauvages, ainsi que peu domestiqués éprouvant de la peur attaquent ou fuient, très souvent, sauf cas très particuliers). En physique quantique, ce que fait l’observateur, ce qu’il décide détermine le résultat.

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D’une façon plus métaphysique, l’habitude d’avoir certains modes de pensées possède un impact, une influence sur notre futur. Pourquoi notre futur est-il lié à ce que nous pensons présentement ? Parce que la réalité est un « mode-miroir » avec un certain délai de décalage entre cause et effet dans le plan physique. Mais comme cette loi est valable pour chaque être vivant, la réalité est la somme de toutes ces micro-créations. Il est donc utopique de croire qu’une seule peur ou un seul désir va changer la réalité. C’est plutôt dans le processus « focalisation-intensification par répétition » qu’il y a un impact réactif dans la réalité. C’est ce qu’on appelle les « formes-pensées » dans le milieu ésotérique.

Anne Givaudan, Dr Antoine Achram, Les Formes-Pensées aux éditions SOIS

De nombreuses lois passent inaperçues car nous ne prêtons pas attention à certains phénomènes. Si nous avons parlé de la psychanalyse, c’est qu’en ce domaine, il est fréquent de constater que les individus obsédés par certaines peurs fabriquent une réalité conforme à leurs attentes. Les événements leur donnent raison en quelque sorte. Car pour l’esprit, une création psychique fonctionne comme une cause. Nous avons oublié notre condition d’être spirituel co-créateur des choses. En psychanalyse, on assiste alors à des schémas répétitifs, des conditionnements de l’esprit qui peuvent d’ailleurs se transmettre (puisqu’il y a beaucoup de mimétisme conscient et inconscient dans nos comportements au sein d’une famille, par exemple).

Sur le plan de la spiritualité, la notion de « karma » est identique. Ce mot en sanskrit signifie « action ». C’est l’action de tout ce qui émane de notre être qui génère des effets. Le karma n’est ni négatif, ni positif en soi, c’est seulement un processus agissant : l’action répercutée. C’est une loi de l’esprit.

Pratiquement tout ce qui nous entoure est le produit d’une création qui s’origine dans l’esprit : l’architecture, le mobilier, la nature domestiquée, plantée, entretenue, disciplinée. Nous vivons dans l’illusion d’un monde déconnecté de tout. Mais la provisoire pandémie actuelle nous montre qu’il n’en est rien : tout est connecté, tout est relié.

En comprenant cette loi, nous en concluons que toute authentique spiritualité repose sur la maîtrise de ses pensées (et donc la maîtrise de soi). La méditation orientale (par le vide mental préalable) favorise la maîtrise des pensées.

À tort, nous croyons ce processus difficile à mettre en œuvre, alors nous préférons rester passifs. En réalité, nous le pratiquons tous les jours par purs automatismes. Nous nous croyons passifs, mais nos pensées sont présentes chaque jour… et même chaque nuit par nos rêves. La plupart de nos rêves sont eux-mêmes des créations de notre esprit. Il y a néanmoins des interférences puisque la vie est une mise en relation avec tout ce qui est.

Les choses ne sont néanmoins pas aussi simples que « visualiser + désirer = obtenir » car il y a justement ce jeu des interférences par les pensées d’autrui, parfois. La réalité des énergies psychiques combinées est aussi complexe que la météo atmosphérique : quantités de facteurs entrent en cause pour qu’on ne doive pas trop simplifier cette loi prise dans l’absolu. Dans l’existence, de nombreux obstacles sont sur notre route par les pensées contraires d’autrui. Il y a donc un jeu d’affrontements entre forces opposées et parfois y compris en soi-même (si l’on n’est pas maître de ses pensées et qu’on oscille entre pensées positives et négatives, entre confiance et soi et doutes).

Les synchronicités sont en rapport avec ce processus et beaucoup les mésinterprètent soit en les confondant avec le seul hasard, soit en les attribuant à des signes d’anges, de défunts ou autres. Ce n’est pas obligatoirement le cas en raison du mode miroir de la vie dont nous avons précédemment parlé. On constate, par exemple, des synchronicités qui ne peuvent pas être des messages de puissances célestes car cela serait absurde. Par exemple, un des auteurs qui les a beaucoup étudiées dans divers ouvrages, Jean Moisset, rapportait des récits où de nombreux homonymes qui ne se connaissaient pas se situaient le même jour dans un même hôtel. Il a rapporté aussi des synchronicités en rapport avec des séries récurrentes de chiffres (sur ticket de caisse, billet de train, etc.). Inutile de chercher des messages d’êtres désincarnés : ce n’est pas la bonne piste. Du moins, dans ces cas là.

Du chaos au Tao

Isabelle Robinet, Comprendre le Tao, Albin Michel, 2002.

Si l’on étudie la philosophie du Tao, un jeu de forces binaires combinées inhérent au fonctionnement de l’Univers a été remarqué par certains sages chinois. Elles sont inséparables, complémentaires, bien qu’opposées. Le célèbre livre du Yi King en expose partiellement la philosophie (dans une optique divinatoire).

Les forces s’aimantent entre-elles comme le semblable attire le semblable (les nombreux homonymes dans le même hôtel le même jour, des séries récurrentes de chiffres sur divers supports). La vie effectue des mises en relation avec des énergies de même nature. C’est un mécanisme. C’est une loi comme celle de la concrétion des planétoïdes par la force centripète.

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Dans certaines dimensions métaphysiques, on peut voir ces énergies : leurs « lumières-couleurs », leurs lignes, leurs réseaux. C’est une espèce d’internet énergétique.

Les auras elles-mêmes en témoignent car nos peurs, nos colères, nos pensées négatives, nos blocages laissent des traces, des blessures, des impacts visibles en leur sein. Certains médiums perçoivent les images associées à ces traces énergétiques, des images de vécu douloureux non dépassé. Ce que la psychanalyse perçoit dans l’inconscient, le médium le voit parfois dans l’aura.

Anne Givaudan, Dr Antoine Achram, Lecture d’auras et soins esséniens, Éditions Sois

Nos pensées sont donc des énergies : dans notre aura (les couches énergétiques de nos enveloppes ou corps subtils) et dans les « filets » qui tissent des réseaux sur Terre et dans les autres plans d’existence.

Ainsi, en réalité, nous sommes toujours reliés à quelque chose : soit à de basses réalités quand ce sont nos peurs, nos angoisses qui dominent, soit à des réalités plus lumineuses quand ce sont des pensées de joie, des projets stimulants qui sont dans notre esprit. Les synchronicités confirment, en miroir, que nous sommes reliés à tout ce qui est, qui dépasse de loin notre corps physique. Ceci est aussi confirmé par les défunts (pour ceux qui s’intéressent aux récits des Expériences de Mort Imminente).

En définitive, qu’est-ce que le chaos, de ce point de vue (nous distinguons « chaos » de « révolte sociale » car cette dernière est organisée et consciente) ? Le chaos provient de l’ignorance de ces lois car tout chaos tangible est précédé par un chaos psychique. Mais si nous mettons de l’ordre dans nos émotions, nos humeurs, nos pensées : notre réalité change. Elle change petit à petit en fonction de notre capacité à focaliser et intensifier. Si l’on n’arrose pas régulièrement une petite pousse végétale, elle n’ira pas bien haut… Nos pensées sont comme des végétaux psychiques. Nous devons en prendre grand soin pour métamorphoser nos existences et le monde en général.

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Il y aura toujours des forces contraires, mais ce qui importe, ce sont les proportions. C’est un peu comme en chacun d’entre-nous, si un léger doute est combattu par de nombreuses confiances en soi répétées, ce qui l’emporte, c’est l’action réussie. Les forces contraires ne posent alors plus de problème, « ne pèsent pas lourd » dans ce rapport de proportions. D’où l’importance d’être de plus en plus nombreux à comprendre et à connaître ces lois de l’esprit. Elles relèvent tout autant de la psychologie, que de la métaphysique. Nous pouvons ainsi devenir conscient de ce que nous faisons quotidiennement et apprendre à maîtriser le processus de cette chaîne causale : Focalisation – Intensification – Création ou co-création dans la collectivité de tous les êtres vivants.

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SOIGNER UN ORGANE PAR PSYCHOSOMATISME

N’est-il pas ironique que la plupart des scientifiques utilisent le terme « psychosomatique » pour critiquer et dévaluer toute action réelle d’un procédé mystérieux quelconque ? Alors que justement, la psychosomatique est la preuve de l’action réelle de l’esprit sur nos organes internes. Nous sommes « tout un » : il est donc normal que le stress génère une chimie complexe (adrénaline, cortisol…) et a contrario, qu’un esprit équilibré, joyeux même, génère une autre chimie (endorphine, etc.). De plus en plus souvent grâce à des capteurs, la science permet de vérifier l’action de l’esprit sur le corps, la santé des organes.

Mais il est possible d’aller plus loin en utilisant sa volonté consciente par cette loi de l’esprit « Focalisation – Intensification – Création ». Par exemple, nous pouvons rechercher sur internet l’illustration simplifiée d’un organe pour en avoir une représentation mentale assez schématique et s’il est malade, faible, déficient, nous pouvons focaliser notre attention mentale dessus (en ne pensant à rien d’autre), le faire régulièrement (intensification) en visualisant une lumière blanche revitalisante, en paix, en confiance, ce qui conduira à la création recherchée : la revitalisation de l’organe. C’est la fréquence et l’intensité de cet exercice de l’esprit qui en assurent l’efficacité.

Dans l’Astral et les autres plans de conscience, on constate que l’esprit peut créer tout ce qu’il imagine. Cela est vrai aussi depuis le plan physique, c’est juste un peu plus long car ce plan est ralenti par la densité de la matière. Je me suis amusé ainsi à créer des formes : ce qui est étonnant, c’est qu’elles prennent vie car le matériau utilisé par l’esprit est vivant ! Ce n’est pas une matière « morte », mais lumineuse, pulsante, animée : c’est en fait cela que les sages antiques nommaient l’Éther et qui emplit tout l’espace métaphysique. Éther est devenu synonyme d’espace, mais en réalité, c’est une substance vivante qui est corrélée à l’Esprit. L’Éther est plastique, souple, capable d’être le matériau de toutes nos créations.

Ceci est la clé pour comprendre la réalité illusoire des nombreux plans de conscience : si nous pouvons tout créer, en fait, nous vivons dans nos propres créations (ou celles d’autrui). Un enfant arrive dans le monde qu’on lui a construit. Et un défunt arrive aussi dans le monde qu’on lui a construit. Tout est construction. Illusion ne veut pas dire que ce n’est pas une réalité tangible. Illusion veut dire que ce n’est pas LA PREMIÈRE RÉALITÉ À LA SOURCE. Car cette Source première : c’est l’Esprit.

Par conséquent, il existe des plans d’existence, des dimensions de Pur Esprit, sans aucun artifice formelle

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De la même façon qu’il existe des scènes de théâtre sans aucun décor. On pourrait nommer cela « de la virginité à l’état pur » comme peut l’être une feuille blanche… Ce n’est pas parce qu’une feuille est blanche, ce n’est pas parce qu’une scène de théâtre est vide, qu’elles n’existent pas ! Le vide enseigné par le Tao, par exemple, est ce type de vide « plein » (plein d’Esprit, plein de potentialités tel un vase prêt à accueillir une fleur).

L’Esprit est donc une espèce d’Artiste qui peut être au repos (le Vide non visible) ou en action (le visible tangible).

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SE RELIER À UN DÉFUNT

Cette loi « Focalisation – Intensification – Création » peut aussi être mise en application pour se connecter à n’importe qui, peu importe le temps et l’espace. Mais il faut au préalable être disponible psychiquement, ne pas avoir l’esprit surchargé, préoccupé, donc apprendre à faire le vide mental ; il faut aussi au préalable développer ses ressentis au niveau de la poitrine : le chakra du cœur, ne pas être épuisé, fatigué, du moins mentalement.

Ensuite, nous devons créer un « contact » : se remémorer la personne ciblée, faire revivre de nombreux souvenirs, de préférence de façon positive, afin de se mettre en présence avec l’essence de la personne.

Puis, nous pouvons nous adresser à elle : soit en parlant à haute voix, ce qui facilite la concentration de l’esprit, soit mentalement en silence si nous avons une bonne discipline mentale, c’est-à-dire le contrôle de nos pensées (il ne faut pas céder aux divagations). Il faut garder ce processus « Focalisation – Intensification » et ne pas regarder le temps consacré à cela : afin d’être pleinement présent à ce que l’on fait. Alors nos pensées comme des filets lumineux atteignent leur but dans la réalité de l’Éther : cet espace métaphysique.

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L’onde de choc de nos pensées

Là encore, beaucoup de gens le font sans être conscients qu’ils le font ! La plupart des médiums (authentiques) savent, par conséquent, qu’il n’est pas bon de « retenir les défunts », de les pleurer, de les accabler d’émotions lourdes. Pourquoi ? À cause d’un jugement moral ? Aucunement. C’est tout simplement que ces liens de l’esprit les touchent, les informent : ils reçoivent tout dans l’émotion, l’énergie brute et franchement, ça n’aide personne… Celui qui pleure et souffre créé de mauvaises énergies… qui sont envoyées au défunt. Notre égoïsme a donc un prix, même si c’est « par amour » (possessif).

Film « Au-delà de nos rêves / What Dreams May Come » de Vincent Ward, 1998 adapté du roman homonyme de Richard Matheson.

Imaginez que le défunt est dans un beau paysage ensoleillé, soudain, tout s’obscurcit comme si un orage menaçait… et c’est un appel sur Terre de quelqu’un qui lance ses émotions non contenues, non dépassées. Exactement comme l’une des scènes du film « Au-delà de nos rêves » de Vincent Ward.

Cela agit comme un mot blessant : cela devient pénible, difficile pour celui ou celle qui « encaisse ». C’est ce qui se passe quand nous ignorons tout des lois de l’esprit. On pourrait nommer cela « l’onde de choc de nos pensées ».

Ce n’est donc pas un hasard si toutes les authentiques spiritualités du monde enseignent la nécessité du lâcher-prise, de la bienveillance, de la bonté. Car si nous sommes dans ces sentiments très positifs : NOTRE CONTACT DEVIENT AGRÉABLE.

Paysage du Japon avec les cerisiers-pelouses devant le Mont Fuji.

Nous sommes des êtres narcissiques : nous voulons être propres, présentables, bien coiffés, bien habillés. Mais aimerions-nous émettre des odeurs repoussantes corrélatives à nos aigreurs, nos cupidités, nos égoïsmes ? La pureté ne doit pas être uniquement celle du corps physique. NOUS DEVONS APPRENDRE À PRÉSERVER UNE CERTAINE HYGIÈNE MENTALE QUI REND AGRÉABLE NOTRE PRÉSENCE.

L’odeur n’est pas une métaphore… De certaines âmes émanent des parfums semblables à des fleurs. Les défunts communiquent aussi de cette façon car c’est une réalité dans leur plan d’existence aussi.

Nous avons d’ailleurs des expressions qui se révèlent exactes vis-à-vis de ces autres plans de conscience : « sentir/ne pas sentir quelqu’un », « être en odeur de sainteté », etc. On trouve aussi dans de nombreux ouvrages mystiques historiques des récits relatifs à ces parfums, ces odeurs sans cause visible…

Un défunt qui reçoit des pensées aimantes, bienveillantes sera mieux aidé, que s’il est pleuré.

Autre point à prendre en compte : quand nous souffrons, nous sommes coupés des dimensions supérieures de conscience, ce qui veut dire que nous ne sommes pas disponibles pour cela. C’est comme une boite de messageries saturée : on ne peut plus laisser de message. On n’aura alors pas de contact conscient. Ce n’est pas que c’est impossible : c’est simplement que nous nous mettons « hors de portée ». Autrement dit, nos souffrances sont des parasitages. Ce sont des parasitages de communication. Ce sont des parasitages de santé mentale pour nous et pour eux. La solution ? L’amour, le lâcher-prise et la compréhension que de toute façon, nous aussi, tous, nous irons là-haut le moment venu. LES ABSENCES, LES SÉPARATIONS SONT PROVISOIRES.

Mais en fait, au niveau du lien du cœur : IL N’Y A PAS DE SÉPARATION.

Symbolique d’une position de mains qui honore une présence sans la retenir (souvent adressée au Soleil dans l’Égypte pharaonique)

COMMENT RÉUSSIR UN DEUIL

Que faire alors pour réussir son deuil ? Il suffit de lâcher-prise : ne pas ressasser le passé, accepter le temps présent qui réunit chacun au niveau du cœur. Il faut méditer ce rapport PRÉSENCE/ABSENCE. Nos défunts sont devenus invisibles momentanément (ils restent visibles dans nos rêves), mais ils ne sont pas absents pour autant. Ils peuvent être présents dans l’absence puisqu’ils sont là, reliés au niveau du cœur.

Dans certaines civilisations comme l’Égypte antique, c’étaient le cœur et la mémoire qui assuraient le contact avec le défunt. Ne plus penser à lui, ne plus honorer sa mémoire revenaient à une mort symbolique. Ils connaissaient bien sûr les lois de l’esprit car ils communiquaient avec eux par l’intermédiaire de jeunes enfants médiums et de signes ritualisés divers.

Les rituels sont donc justifiés quand on connaît ces lois de l’esprit car chaque anniversaire, chaque moment important de la vie peut être l’occasion de mettre en œuvre le cœur, la mémoire, les pensées adressées au défunt.

Faire un deuil, ce n’est pas oublier le défunt, mais ne plus le retenir ici-bas, ne plus vivre dans le passé, accepter la réalité du temps présent et la promesse du temps futur : les retrouvailles.