Comprendre ce qu’est la Libération

Toutes les couleurs lumineuses d’un prisme proviennent de la lumière blanche

La spiritualité, de nos jours, peut ressembler à une espèce de capharnaüm. Certains sont tentés de tout rejeter et de se fier à leurs seules expériences, se méfiant des fausses croyances, du charlatanisme ou de doctrines qui ne correspondent pas à leurs attentes. Mais nous allons voir que nos expériences ne garantissent pas la Libération recherchée. Et tout d’abord qu’est-ce que cette « Libération » ?

En premier lieu, nous constatons que ce sont nos préjugés et nos dogmes qui nous font passer à côté des vérités. La Vérité est en toute chose, disséminée, mais à travers tant d’opacité et de complexité, que nous n’en voyons que des reflets. C’est comme si nous ne pouvions voir que des couleurs projetées par un prisme sans jamais deviner que la Réalité est la lumière blanche qui les réunit toutes en son sein. Ainsi, nous sommes divisés les uns des autres car chacun défend la suprématie de sa couleur, voire combat les autres couleurs comme étant hérétiques, fausses, dangereuses. Chacun se sent dans « sa vérité » car il constate effectivement que sa couleur existe, mais il ne parvient pas à comprendre qu’il ne détient qu’une parcelle de vérité qui est encore très éloignée de la lumière blanche qui contient en elle toutes les couleurs. Chacun est comme aveuglé par ses certitudes.

La Libération est avant tout la compréhension que nous sommes immergés, voire perdus dans une Réalité trop complexe pour être saisie totalement par la Raison ou l’Intellect. Tant que nous ne comprenons pas cela, nous ne serons pas libérés car nous nous efforcerons toujours de « faire rentrer la Réalité » dans nos représentations intellectuelles étriquées. À chaque fois que nous nous forgeons des certitudes, des croyances, nous figeons une espèce de cliché mental en notre esprit qui est notre clôture. Ce que nous rejetons est aussi une part de la Réalité. Nous sommes donc emprisonnés dans le jeu de la dualité. La Libération consiste à en sortir.

Mais la Libération n’est pas uniquement une compréhension que Tout soit Un et relié en tout point de ce qu’il est, partout et en tout temps. Car il n’y a pas de véritable Libération sans liberté… Or la liberté consiste à défaire tout ce qui « charge la mule » qui l’empêche d’avancer sereinement et facilement. Même si la mule sait que Tout existe et que tout est lié, si elle croule sous les fardeaux, cette compréhension ne lui sert pas à grand chose. Nous devons nous délester.

Nos existences passées, celle présente, et celles futures peuvent être de véritables labyrinthes

Par exemple, nous avons tout l’arrière-fond de nos vies passées et dans ce passé, nous avons aussi tout ce qui s’accroche à nous dans cette existence présente. Si le passé est aussi lourd, pourquoi penser que le futur serait différent ? Des quantités de vies futures garantiront les mêmes aléas avec bonheurs, doutes, souffrances, déchirements.

« Les réminiscences créent des perceptions de souffrance et de bonheur particulières. Aussi longtemps qu’on erre dans le cycle des existences, la souffrance dénote un leurre de l’esprit, ô roi, chez les êtres, mortels et célestes. Ici-bas, (…) la conscience-réceptacle est confuse. Telle est la règle de la compréhension des réminiscences » (Tantra de Kalachakra – le livre du Corps Subtil, Desclée de Brouxer, 2000, 2020, p. 383).

En fait, que nous regardions dans le passé ou dans le futur, cela revient au même, exactement au même : nos jeux de rôles sont infinis et nous ne cessons d’accumuler joies, attachements, peines, colères par les injustices subies et souffrances. En fait, le temps nous garantit une fausse liberté : celle de toujours souffrir et de toujours nous illusionner. Mais le temps n’est pas responsable : en effet, dans le temps, dans chacune de nos vies, nous avons une nouvelle chance de nous éveiller, de rechercher la Libération. C’est comme une machine de casino, les chances sont minimes, mais il est possible que tout s’aligne pour favoriser l’éveil, le « jackpot ». Il faut peut-être 128 « coups pour rien », 128 existences pour enfin atteindre celle qui fait sens… qui comprend la Voie de sortie du labyrinthe infernal. Peu importe le nombre de vies en fait puisque tout ceci est très relatif, mais ce qui est possible dans 128 vies, pourrait, peut être atteint ici et maintenant, sans attendre !

« Ainsi, la chaîne de cause (le désir) et d’effet (les naissances) est sans fin jusqu’au jour où l’âme sculptée par les vies antérieures en a assez des cycles déchirants de naissances et de morts. L’âme désire profondément la paix mystique et tranquille, absente de changement, sans commencement ni fin. C’est vraiment un jour mémorable dans l’histoire de l’âme individuelle » (B. Nagaraj, V.T. Neelakantan, S.A.A. Ramaiah, La voix de Babaji – une trilogie sur le Kriya Yoga, Les Éd. et le Kriya Yoga de Babaji Inc., 2010, p. 127).

Comment nous libérer ? Tout comme en psychanalyse, en comprenant les liens pathologiques, en les disséquant. Comprendre, c’est dénouer les nœuds. C’est surtout ne plus les reproduire. Ne plus être aveugle. Ne plus se faire prendre à la même illusion. Celui qui ne comprend rien, n’a pas les moyens de se libérer, tout comme l’insecte qui confond la lumière du soleil avec celle d’une lampe. Comprendre, c’est donc être patient (cultiver la patience), pour observer (développer la concentration) et ouvrir ses horizons mentaux sur toutes nos zones aveugles (dépasser la dualité). C’est comme un gigantesque « zoom arrière » qui recontextualise une chose pour mieux la cerner, l’étudier, la connaître. On ne comprend rien si on isole une chose de son milieu car on obtient alors une « entité figée », une idéalité. C’est ce que faisait et fait toujours la science matérialiste, par exemple, en isolant un objet de l’observateur. Un objet coupé de tout est « mort ». C’est comme l’insecte de l’entomologiste. Il est épinglé, mort : on ne peut plus rien apprendre sur lui dans sa façon d’exister et d’échanger avec son milieu. De la même façon que nous observons un insecte mort, nous avons quantité de concepts « morts » : ils correspondent à des images figées de notre esprit. La Libération nécessite des préalables : aimer la vie, la respecter. Aimer la vie, c’est aussi l’apprécier dans son flux, son élan, son renouveau. C’est la laisser être ce qu’elle est, librement.

Il y a donc nécessairement une éthique et une morale : pour soi-même et pour autrui. Nous devons respecter ce que la Réalité exprime. La violence est un retranchement dans la dualité car c’est un acte d’opposition, conflictuel. Et comme l’Univers est harmonieux dans son mécanisme, tout ce qui est impulsé dans un sens, produit une impulsion en retour tel un balancier. C’est le mécanisme dit du « karma » (mot sanskrit qui signifie « action » dans le sens action/réaction).

« Lorsque la tempête des illusions se calme dans l’esprit, les vagues de l’action et de la réaction s’affaiblissent automatiquement » (Kriyananda, L’Essence de la Réalisation du Soi : la Sagesse de Paramhansa Yogananda, Adyar, 2002, p. 88).

Ainsi, tout rejet, toute violence produit en retour son équivalent. Il ne peut donc jamais y avoir de paix dans les illusions de la violence. Seules la paix, la fraternité, l’acceptation de toute vie peut garantir le juste équilibre. Il n’y a pas de Libération possible sans pacifier entièrement son cœur et son âme. Pas de Libération sans la paix de l’esprit.

La Libération est de ce fait un programme de vie qui concerne tout acte du quotidien incluant nos pensées, nos paroles, nos intentions, mais aussi nos rêves, nos projections. Or, nous devons être conscients de ceci : tous nos désirs et toutes nos aversions génèrent des attachements mentaux. Plus nous sommes attachés, plus nous sommes soumis à ces conditionnements. Il n’y a donc pas de Libération possible dans nos attachements.

Voilà pourquoi la Libération n’est pas localisée dans un ailleurs spatial ou temporel puisqu’il dépend non pas d’une cause extérieure, mais de ce que nous sommes et de ce que nous faisons. Nous sommes les Auteurs de nos vies, de nos créations, de ce que nous avons vécu, de ce que nous vivons, de ce que nous vivrons. Nous en sommes les auteurs car nous sommes des êtres pensants et nous faisons tous des choix. Chaque choix débouche sur quelque chose. Même si nous croyons « subir » notre existence, nous sommes en réalité IMPLIQUÉS par nos paroles, nos pensées, nos actions. Et même si nous ne faisions rien du tout : tel est notre choix avec ses conséquences. Ne rien faire produit aussi quelque chose en retour. Ainsi, même si nous ne sommes pas conscients de notre rôle dans l’existence, le fait que nous nous y trouvions nous implique forcément.

La Libération est de ce fait un choix radical. Nous ne pouvons pas initialiser un jeu qui a ses règles, ses lois et en même temps penser que nous sommes libres ou serons libres dans ce jeu. Non, si nous entrons dans le jeu, nous serons soumis à ses règles, à ses lois. Nous ne serons pas libres, nous serons dans l’expérimentation du jeu avec tout ce qu’il a à offrir en bien, comme en mal, comme en mélange des deux. La Libération est forcément un choix radical : se défaire de toutes nos attaches, tous nos désirs, toutes nos aversions. Pourquoi ? Parce que cela fabrique des obsessions.

« De quoi faut-il protéger l’esprit ? demande Serkhong Rinpoche. De l’apparence ordinaire des choses et de l’attachement obsessionnel à ces apparences ordinaires » (Traité du Mandala – Tantra du Kalachakra, Desclée de Brouwer, 2003, p. 17).

La mule se charge et avance péniblement. La Libération implique donc un travail sur nous-mêmes pour défaire, petit à petit, toutes nos attaches, conscientes et inconscientes.

Mais s’il y a un « défaire », il y a aussi un « faire » car un éveil spirituel nécessite inévitablement une modification dans nos pensées, nos paroles, nos comportements. Ainsi, aimer notre prochain, n’est pas « du sentimentalisme », c’est simplement comprendre que nous partageons le même Être, sans réelle différence. C’est comprendre que l’habit est provisoire et illusoire. Nos couleurs sont illusoires dans la matière. Toutes les couleurs lumineuses sont réunies dans la Lumière blanche. Nous avons tous la même Source. Comprendre cela, c’est agir différemment les uns envers les autres. Nous ne cherchons donc plus querelles, nous évitons les conflits stupides.

« Puisque toujours et en toute circonstance, les autres désirent autant que nous ce qui est bon et procure le bien-être, efforçons-nous de faire leur bonheur comme nous nous efforçons de faire le nôtre. Évitons-leur la moindre souffrance comme nous le faisons pour nous-mêmes » (Patrul Rinpoché, Le chemin de la Grande Perfection, Padmakara, 1997, p. 272).

Mais pour parvenir à cela, encore faut-il résoudre notre rapport à l’égo. N’oublions pas que l’attachement et l’aversion sont des attaches. Ainsi, l’égo et le non-égo sont deux faces du même problème. Être obsédé par le non-égo revient à faire référence à l’égo. Celui qui est obsédé par l’alcool, n’est pas véritablement soigné de l’alcool… L’égo et le non-égo, une chose et son contraire doivent être résorbées et dépassées. l’Être dépasse tous nos clivages : alors pourquoi en créer dans notre esprit ? Ceux qui sont obsédés par la faute, le péché, même s’ils n’en commettent pas en acte, les commettent dans l’esprit. Toute réalité pensée est une réalité pour l’esprit. Toute création psychique est une réalité pour notre esprit. Nous vivons avec ce que nous pensons. Vivons-nous dans un palais ou dans une prison mentale ?

Le Libéré dans le plan matériel a donc toujours un corps physique, il a toujours son individualité propre, mais il n’a plus d’illusions dont celle d’un « je » qui serait différent du Tout de la Réalité. Il sait que son « je » est l’expression du Tout, de la même façon que tous les autres « je ». Il se montre tolérant car si chacun vit dans ses propres illusions, il y a forcément des conflits sous-jacents aux croyances, aux certitudes, aux quêtes insensées. Le Libéré vit aussi ici-bas dans la réalité du quotidien, même s’il sait que cette réalité du quotidien est comparable à un songe. Étant donné qu’il expérimente la Réalité Une et Multiple, il est en paix car il sait que « Tout est là », toujours, tout le temps, même si les gens ne le soupçonnent pas et élaborent sans cesse des rêves, des projets, des croyances, même s’ils remettent au lendemain l’éveil qu’ils pourraient avoir ici et maintenant.

Ayant dépassé l’égo et le non-égo, il est en paix avec lui-même. Il ne se torture pas l’esprit par des pensées obsessionnelles. Il expérimente une certaine simplicité d’être puisque plus rien n’est à acquérir… si ce n’est de nouvelles attaches. Voilà ce qu’est la Libération. Elle a une infinité de portes d’accès avec les sagesses passées, présentes et futures. Chacun peut donc trouver la Libération car la Vérité est Une dans la multiplicité de ses reflets. Elle se reflète partout et tout le temps.

Nous avons donc beaucoup de chance par toutes les opportunités qui nous sont offertes car les véritables spiritualités enseignent des vérités qu’il s’agit de mettre en pratique. À quoi serviraient-elles sinon ? Elles sont authentiques si elles enseignent l’Amour désintéressé, la tolérance, la bonté, la bienveillance, le respect de toute vie. L’Éveillé ne voit plus dans une couleur, un ton qui s’oppose à un autre ton, mais un fragment de la même lumière blanche. Il expérimente un esprit de fraternité au cœur de chaque différence comme autant d’expressions possibles de la même Source. Il voit au-delà des mots, au-delà des concepts car le langage est aussi composé de « mots couleurs ». Et tous les mots peuvent se fondre dans le Silence… Le Silence UN qui dépasse toutes les oppositions. Un silence d’Amour…

Shambhala : un objectif et une introduction (partie 1)

Photo du Taj Mahal qui évoque beaucoup le temple et la longue avenue de Shambhalla.

L’objectif ici proposé est un voyage à Shambhala par projection de conscience. Pour ceux qui ont ou auraient des difficultés, nous proposerons aussi une « méditation Shambhala ». Cet objectif va prendre la forme d’un programme avec des étapes, tout en tentant d’être le plus simple, le plus clair, le plus accessible possible pour le plus grand nombre.

  1. Pourquoi Shambhala ? Qu’est-ce que Shambhala ?

Il y a plusieurs semaines, étant souvent en état de méditation et étant confiné (donc disponible et réceptif), j’ai reçu un appel, une invitation qui s’est imposée à mon esprit avec force sur plusieurs jours. J’ai été très intrigué. Pourquoi cet appel ? Qu’est-ce que Shambhala ? Et curieusement, plusieurs de mes activités qui n’avaient de prime abord aucun rapport m’ont reconduit toujours vers la même chose, la même origine. J’ai donc mené une petite investigation sur internet, ainsi que par des livres, et aussi en me rendant dernièrement sur les lieux par voyages de la conscience. C’est beau et fascinant à la fois : cela vaut le coup que cette invitation soit partagée. Dans le contexte actuel, cela s’avère tout à fait pertinent. Merci à ceux qui ont lancé cette invitation et nous ont proposé ce voyage. Merci pour votre confiance.

Shambhala est-il un mythe ? Je n’avais aucune idée préconçue sur la question, mais n’écartais pas cette possibilité. Dans la culture populaire, Shambhala est une espèce de cité magique haut perchée dans les himalayas, dans un lieu tenu secret dont on ne sait s’il est physique matériel, ou issu d’une réalité parallèle. Les sources livresques les plus connues sont ésotériques, voire cinématographique avec le film en noir et blanc Les Horizons perdus de Frank Capra (1937).

Les Horizons perdus, Frank Capra, 1937.

Le problème avec les récits ésotériques est qu’ils semblent romancés ou romanesques à la façon d’une fable. Le film de Capra pourrait être comparé à un mythe selon Platon pour nous enseigner une sagesse philosophique. Personnellement, j’étais dans le doute… Jusqu’à ce que je remarque des sources que j’estime plus « sérieuses » : le Dalaï Lama confirme l’existence de Shambhala et de plus, il existe une tradition directement importée de cette Cité, une tradition qui n’est pas cachée du tout, offrant une cérémonie au grand jour menée avec faste : le Kalachakra – comme vous pouvez le constater dans cette première partie ci-dessous de l’émission diffusée sur France2 dans « Sagesses bouddhistes » : Kalachakra, une initiation pour la Paix.

Et voici la suite pour ceux que cela intéresse.

À partir de ce moment là, j’ai commencé à me dire qu’il devait y avoir un fondement de vérité derrière le « mythe ». J’ai donc acheté deux ouvrages pour comprendre ce qu’était le Kalachakra dont un, préfacé par le Dalaï-Lama : Traité du Mandala – Tantra de Kalachakra, Desclée de Brouwer, Paris, 2003 et Tantra de Kalachakra – Le livre du Corps Subtil, Desclée de Brouwer, 2000, 2020. Ces ouvrages sont complémentaires, sérieux, bien documentés, passionnants, très utiles, essentiels même, mais… ne parlent pas de Shambhalla. Ils exposent une tradition venue de Shambhala à la demande d’un roi – sachant qu’il en existe une lignée. Qui dit « roi » dit « royaume ». Shambhalla serait donc un Royaume.

« Le Dalaï-Lama a d’ailleurs annoncé que les liens du Tantra de Kalachakra et de Shambhala avec notre humanité apparaîtront clairement un jour, dans des événements d’importance mondiale. La relation avec le Royaume tantrique est aujourd’hui dans l’occultation, mais le Royaume n’en est pas moins vivant, comme cela nous est rappelé à la fin de chaque grande initiation de Kalachakra » (Traité du Mandala – Tantra de Kalachakra, trad. S. Stril-Rever, Desclée de Brouwer, 2003, p.32).

Voilà quel a été mon point de départ. Pour moi, c’est une leçon comme pour l’Atlantide : ne croyons pas qu’un mythe, parce qu’il est devenu mythe, ne recouvre pas une factualité derrière. Des Atlantides, il y en a eu beaucoup dans l’histoire de la planète : de nombreuses civilisations ont été englouties – des ruines sous-marines en attestent la vérité. J’ai donc considéré cet appel spirituel avec le plus grand sérieux pour découvrir ce qu’est Shambhalla dont les bouddhistes ne sont pas très bavards. Néamoins, ils en disent juste assez pour comprendre qu’il existe une tradition de textes d’une grande sagesse qui proviennent directement de Shambhala. Et pour cause…

Je dois reconnaître que j’ai été tellement surpris par ce que j’ai découvert sur place que cela m’a donné beaucoup de joie, de force intérieure, d’espoir pour l’avenir et franchement, il n’est pas possible, pas pensable, de garder cela pour soi. Je veux donc partager « l’invitation de Shambhala », vous la proposer, du moins si vous ressentez un écho en vous-même, comme je l’ai ressenti nettement moi-même.

« Dans l’histoire du monde, Shambhala est le cœur tantrique qui contient le secret non dévoilé des destinées spirituelles de l’humanité » (Tantra de Kalachakra – Le Livre du Corps Subtil, Desclée de Brouwer, 2000, Elidia, 2020, p. 66).

J’en profite pour faire une petite mise au point : Shambhala n’est pas exclusivement bouddhiste. En fait, quand j’y suis allé pour la première fois récemment, j’ai même plutôt trouvé que ça ressemblait plus à l’Inde et au Taj Mahal pour le temple que j’ai vu devant moi (je suis arrivé par une voie d’accès avec une longue avenue bordée de bancs en bois où travaillaient des écoliers apprenant diverses langues dont le sanskrit). D’ailleurs, les bouddhistes l’admettent également car de toute façon leur propre tradition spirituelle découle de l’Inde. Rappelons que le Bouddha originel Shakyamuni était indien : le prince Siddharta Gautama. Le mot « bouddha » signifie « éveillé ». Shambhala est un lieu étonnant qui mêle l’architecture indienne, bouddhiste et quelque chose de franchement « autres dimensions ». Je ne sais pas pourquoi, j’imaginais un lieu désert, très mystique. Eh bien non, il y a même beaucoup de monde, c’est une cité très vivante avec des jeunes enfants qui étudient, des moines qui font leurs prières, c’est un vrai lieu de vie. Mais Shambhala est quelque chose d’assez inouï qui justifie pleinement les mandalas que font les tibétains : C’est une cité qui existe sur de nombreuses dimensions en même temps ! Pour bien comprendre cela, le mieux est de comparer cette cité à notre corps : nous avons des corps emboîtés les uns dans les autres qui sont comme des couteaux suisse : autant de corps subtils pour autant de dimensions associées. Shambhala, c’est la même chose : la Cité existe sur de multiples dimensions en même temps. Autant dire qu’il y a beaucoup à visiter ! Et qu’il y a beaucoup de surprises !

Peut-être certains d’entre-vous connaissent-ils ou ont-ils lu le livre du couple Daniel Meurois et Anne Givaudan : Le voyage à Shambhalla ? J’avoue que pour ma part, cela ressemblait à du syncrétisme : on associe toutes les traditions « en veux-tu, en voilà », du Christos par ici, du Djawl Kool de la Théosophie par là, des Vénusiens à la mode, bref, je n’adhérais pas car tout ceci m’a toujours semblé « trop construit », trop romanesque pour être vrai. Et quand les choses semblent trop romanesques, on a de plus en plus de mal à y croire… C’étaient là mes préjugés. Certes, au jour d’aujourd’hui, je n’ai pas les moyens de cautionner tout ce qui est avancé dans ce livre… Et je veux rester prudent dans toute chose que je puis dire. Je n’ai vu aucun Vénusien, par exemple. Mais… ce que j’ai vu… eh bien donne en partie raison à ce qu’écrivait ce couple en 1986… Lors d’un second voyage récent (j’en fais plusieurs pour découvrir de plus en plus ce lieu fascinant) où je suis arrivé toujours dans cette avenue construite façon « Taj Mahal », j’ai été amené à basculer de dimensions en restant à Shambhalla. La vue était splendide, très en hauteur, avec un temple, cette fois de style bouddhiste dans l’architecture au sommet d’un escalier. Et à l’intérieur de ce temple, il m’est arrivé un contact avec des êtres immatériels de lumière pure qui ne sont pas humains. Je ne vais pas tout relater car cela nous entraînerait à faire du hors-sujet, mais force est de constater que Shambhalla est comme un meuble à tiroirs, on n’en voit pas la fin, c’est une cité majestueuse et de grande taille et qui est construite étagée dans de nombreuses dimensions. Néanmoins, je vais multiplier les sujets sur ce thème car il y a beaucoup à dire. Et cela rejoint en fait totalement ce que font les bouddhistes avec le Kalachakra. Pourquoi ?

Eh bien parce que Shambhala est une école qui transmet des sagesses très évoluées. Les êtres de lumière que j’ai rencontrés sont au-delà des religions, ce sont eux qui ont construit nos corps de lumière avec les chakras, les nadis ou méridiens et qui possèdent une technologie à base de lumières colorées (ils m’ont expliqué de nombreuses choses à ce sujet dont je parlerai plus tard). Pendant qu’ils me soignaient (car j’avais des séquelles énergétiques suite au Covid-19 et à ma mésaventure relatée ici), nous avons parlé et ils m’ont dit qu’ils n’avaient rien à voir avec les Elohim ou les religions. Ils travaillent pour diverses planètes et divers plans d’existence. Ils semblent très affairés car sitôt le soin terminé, ils sont repartis à bord d’un gros vaisseau. J’étais surpris qu’ils aient besoin d’un vaisseau (puisqu’ils sont faits de lumière), mais ils m’ont expliqué que le vaisseau était nécessaire pour leurs outils et leurs patients qui eux, ont des corps physiques… Logique ! Ils m’ont aussi appris que la Genèse de la Bible n’a aucun rapport avec la réalité de la création sur Terre… Donc tous ceux qui échaffaudent des théories sur Adam, Ève, le serpent, etc., sont dans « une culture » sans rapport avec les faits historiques. La fiction n’est pas toujours là où on se l’imagine…