Se purifier dans la Lumière (méditation)

Nous vivons une période difficile : certains sont touchés directement ou indirectement par le Covid-19. D’autres découvrent une triste réalité au sujet du SARS-CoV-2 au sens large. Certains vivent mal le confinement, plus mal encore leur situation professionnelle présente ou à venir. Et que dire du personnel hospitalier qui ne compte plus les heures de travail et dans des conditions vraiment stressantes ? Il y a de nombreuses raisons pour déprimer. Sans compter qu’en plus, d’autres imaginent des fléaux futurs parce qu’ils cèdent à la peur. Ce climat ambiant se ressent collectivement et peut toucher les plus sensibles, les plus réceptifs d’entre-nous. Que faire pour enrayer ce poison de l’âme ?

Tout d’abord, il est important de conserver une bonne hygiène. Se laver, non seulement purifie le corps, mais envoie un bon signal à notre esprit. C’est une routine saine qu’il vaut mieux conserver, même pendant le confinement. Se sentir propre, c’est se sentir alerte, disponible, visible, présentable. Cela revient à assumer la situation actuelle. Il faut se donner cette chance de l’assumer au mieux.

De la même façon qu’il est important de respecter une hygiène du corps, l’hygiène de l’esprit et de nos corps subtils sur le plan énergétique est encore plus essentielle.

Nous privilégions dans ce blog des méthodes très simples afin qu’elles soient accessibles à tous, au plus grand nombre. Par exemple, nous pourrions préconiser la prière car elle peut être un soutien de l’âme, la fortifier. Mais tout le monde n’est pas croyant. Nous pourrions préconiser la pratique du sport : difficile en cette période. Tout le monde ne pratique pas non plus un sport. Ou n’en ont pas le temps. Etc.

Nous allons donc méditer uniquement sur la lumière. Pourquoi la lumière ? Parce qu’au-delà de notre corps de chair, nous sommes des êtres constitués de lumière.

« Jésus a dit : Si les gens vous disent d’où êtes-vous ? Dites-leur : Nous sommes venus de la Lumière, là où la Lumière est née d’elle-même » (logion 50 in Évangile selon Thomas, Dervy, 1994, p. 47).

Les photos du procédé Kirlian avaient révélé visuellement un aspect de nos couches énergétiques. Ceux qui voient les auras comprennent cette réalité lumineuse propre à nos corps subtils. Les auréoles des saints sont la trace de ces auras lumineuses. Sur le plan scientifique, il a été démontré que si nos yeux recevaient une certaine dose de lumière quotidienne par la rétine, cela agissait sur notre moral. Le docteur Francis Lefébure (1916-1988) avait fait des découvertes étonnantes avec la lumière : il avait constaté qu’en observant les reflets du soleil sur la mer ou l’océan, cela pouvait nous plonger dans un état modifié de conscience permettant beaucoup de choses dont une meilleure mémoire notamment – ce qui lui a inspiré une méthode qu’il a baptisé « phosphénique« . La lumière est source de vie – ceci est vérifié par les plantes. Si elles manquent de lumière, la plupart dépériront. Les oiseaux de tout pays entonnent collectivement leurs chants du matin au lever du soleil. Nous avons même connus des civilisations qui « adoraient le Soleil » (en Égypte, en Amérique du Sud), mais c’est en fait la lumière qu’ils vénéraient : nous le savons par les poèmes, les textes qu’ils ont laissés. Enfin, les yogis qui, chaque matin, font leurs purifications par leur yoga, visualisent le Prana sous sa forme lumineuse. La lumière est vitale, sous ce point de vue.

Pour la méditation qui va suivre, nous préconisons la couleur blanche car le blanc, en lumière, réunit toutes les autres couleurs. Si nous utilisons un prisme, nous verrons qu’à partir de la lumière blanche, elle sera décomposée dans le spectre de l’arc-en-ciel. La couleur blanche est aussi le symbole de la pureté, de ce qui est vierge, immaculé. Pour entraîner notre esprit à visualiser la couleur blanche, nous pouvons nous remémorer la neige car elle peut être éblouissante au soleil. Elle amène un éclat étonnant aux reliefs. Imaginer est toujours plus facile si nous connectons des souvenirs à notre visualisation. Toute forme de connexion à des souvenirs (oiseaux au plumage blanc ou autres) est valable. L’idéal est d’imaginer une couleur blanche lumineuse, vibrante, rayonnante, comme de l’énergie pure.

La méditation

L’exercice est simple : il nous faut prendre une posture confortable pour ne pas bouger pendant toute la méditation. Peu importe que nous soyons assis pendant 10 minutes, debout dans un transport en commun, ou allongé. Cette méditation peut se pratiquer à peu près partout si le contexte le permet (ne pas être dérangé pendant quelques minutes, en ayant coupé au préalable son smartphone). Nous commençons par les pieds pour remonter tout le corps jusqu’à la tête. Le corps aspire la lumière blanche tout doucement comme un arbre puise par ses racines l’eau et les minéraux. Il est préférable de progresser doucement pour intensifier la vision/perception de chaque zone corporelle. En remontant mentalement, nous pouvons nous arrêter et insister particulièrement sur des régions où nous sommes faibles. Il s’agit de faire un nettoyage énergétique, mais aussi de vivifier. Pourquoi ne pas en profiter pour vivifier une région fatiguée de notre corps ?

Nous pouvons coupler avec une longue inspiration, la visualisation de la lumière qui entre dans l’organe faible. Nous effectuons une légère rétention d’air (sans forcer, confortablement) en restant concentré sur l’organe à vivifier. Puis nous expirons en restant totalement concentré sur l’organe. Si nous avons du temps devant nous, nous pouvons le faire plusieurs fois de suite, avant de continuer à remonter tout doucement vers le cœur.

L’emplacement du cœur mérite une attention particulière. Nous avons un chakra important à cet emplacement : Anahata chakra. Le cœur est à la fois le muscle cardiaque qui fait circuler tout le sang dans notre organisme, mais au niveau subtil, il est le foyer des sentiments nobles de l’Amour inconditionnel.

Ceux qui rapportent une Expérience de Mort Imminente relatent souvent qu’on leur a demandé s’ils avaient appris à aimer. Ou bien, on leur en a montré l’importance à travers le « panoramique de vie » qui met en valeur les actions altruistes et non pas les réussites sociales de l’égo. Toute la vie défile en images, en répercussions sur la vie d’autrui, démontrant la portée de nos paroles et de nos actions. Le cœur est donc essentiel à la vie spirituelle réussie. Ne dit-on pas « une vie sans amour ne vaut pas la peine d’être vécue ? ». Mais l’altruisme a une autre vertu : c’est un état d’esprit qui redonne de l’énergie et qui rend joyeux. Il ne s’agit pas d’être altruiste les yeux bandés, sans réfléchir, mais de connecter son esprit rationnel à son cœur.

La lumière concentrée au niveau du cœur nous recentre sur ce qui est fondamentalement notre vrai but terrestre et céleste. Car où que nous soyons, nous pouvons trouver une façon d’être utile aux autres avec ce que nous savons faire ou ce dont nous sommes capables. Le cœur, l’Amour altruiste ne doit pas être une idée abstraite, mais une valeur en action. C’est ainsi que la joie et l’énergie se mettent en place.

Se focaliser sur notre cœur, c’est renforcer notre véritable essence, nous remémorer ce qu’il y a de bon en nous. Puis nous faisons remonter la lumière en la visualisant dans notre gorge quelques secondes, dans notre front ensuite, et le sommet de notre crâne. Le chakra de la gorge est relié à la fonction de la parole et aux relations sociales ; si nous sommes introvertis, nous pouvons nous arrêter un instant sur cette zone. Le chakra du front est utile à tous les créatifs. La chakra coronal nous relie aux dimensions supérieures.

Cet exercice est d’une grande simplicité, mais ce qui est simple peut être puissant et efficace à condition de le faire correctement. Par exemple, il faut absolument « être à ce que l’on fait« . Nos pensées ne doivent pas s’échapper hors de l’exercice. Nous devons être à ce que nous faisons. Pour favoriser la concentration, on peut parler mentalement : « j’envoie de la lumière blanche à telle zone de mon corps ». Nous devons faire en sorte que l’esprit soit concentré dans la lumière blanche et dans la région corporelle en même temps. L’exercice est simple, mais nécessite tout de même l’aptitude à la concentration mentale. Sans concentration mentale, point de méditation efficace. Ceux qui veulent créer une autohypnose sur cette méditation (par des séries d’auto-suggestions) peuvent ainsi accroître leur concentration et visualisation.

Avec le temps, on peut parvenir à effectuer cette méditation et se recharger efficacement même si nous n’avons que dix minutes. Une pause dans la journée sera ainsi plus efficace. L’idéal est de pratiquer dans la nature avec des arbres autour de nous. Sur ce plan, nous sommes très similaires car nous sommes aussi des intermédiaires entre la Terre par notre corps physique, et le Ciel, par notre esprit, notre essence. Et l’air que nous respirons n’en sera que meilleur. Nous pourrons ainsi ressentir une certaine harmonie entre notre exercice et tout ce qui se passe silencieusement autour de nous. Cette méditation peut aussi constituer un éveil aux dimensions cachées de la Nature. Surtout, si nous avons fait une pause sur le cœur et la valeur de l’amour désintéressé.

Rétablir un peu de paix en soi, surtout en cette période difficile, peut être d’un grand bénéfice. L’esprit paisible, nous parvenons mieux à calmer nos peurs et nous pouvons prendre, au final, de meilleures décisions.

Enfin, si nous expérimentons des moments difficiles, mais que nous avons l’habitude de cette méditation, il suffit de fermer les yeux et de visualiser notre aura de lumière blanche, c’est-à-dire une totale protection enveloppante. Nous mettrons en place un bouclier de lumière et cela nous redonnera de la force. N’oublions pas que plus nous pratiquons, plus fort et plus rapide est le résultat obtenu. Avec la pratique, il est même possible de parler avec quelqu’un, tout en visualisant ce bouclier lumineux. Cette simplicité d’exercice ne doit pas être sous-estimée. L’essentiel n’est-il pas que cela fonctionne ? Si nous nous sentons plus aimants, plus rechargés, plus en phase avec ce que nous devons faire, plus positifs, la méditation porte déjà ses fruits.

Calmer ses peurs, apaiser les esprits

Ceux qui banalisent le danger du Covid-19, puis qui effraient la population en nous disant que tout cela est un subterfuge excessif, sans réel fondement comme s’il s’agissait d’une banale grippe, d’une mise en scène orchestrée afin de créer un état totalitaire qui imposerait ses lois liberticides, participent, sans le savoir, à un climat anxiogène déjà très lourd par les drames humains qui se nouent actuellement. Nous sommes entrés dans une période où il existe des suicides et des tentatives de suicides. La vraie responsable se nomme : la peur ! Et nos peurs peuvent être irrationnelles car cette pandémie est planétaire, dévastatrice et nous a tous plongé dans l’inconnu.

Bien entendu, le drame est planétaire. Mais certains en rajoutent. Alors qu’il faudrait plutôt tenter au mieux d’alléger les fardeaux de ceux qui souffrent le plus et qui sont en première ligne et de ceux qui sont désorientés. Certains montrent le meilleur d’eux-mêmes, d’autres agissent en accentuant les problèmes. Nous constatons cette situation presque chaque jour.

Par ce blog, nous avons mis l’accent sur la nécessité d’apaiser ses peurs, de les rationaliser, mais aussi de faire preuve de discernement spirituel car la spiritualité, cela ne peut pas consister à être fier de semer le doute, la confusion dans les esprits, de répandre des thèses ultra conspirationnistes au point que certains perdent littéralement pieds. Nous devons réfléchir aux conséquences de nos paroles, tout autant que de nos actes.

D’autres pensent que ce sont les mensonges qui permettent de mieux contrôler la situation. Mais c’est faire preuve de mépris envers l’intelligence humaine. De plus, les mensonges mettent en danger la vie d’autrui. Les mensonges créent la perte de confiance et ouvrent la porte aux théories complotistes car fatalement, on se demande pourquoi l’on nous ment et ce que cela cache. Le mensonge systématique n’est donc pas la bonne stratégie à moyen et à long terme, même s’il peut paraître utile à court terme. Aujourd’hui, les mensonges tuent et portent une part de responsabilité dans le drame présent. Il y a plus d’honneur à dire la vérité et à affronter la dure réalité, tous ensemble, qu’à mentir car, en définitive, les mensonges participent aussi au climat anxiogène général. Cela ne permet pas de stimuler les belles énergies de la confiance et de la solidarité : tous unis dans la crise. Le climat actuel révèle une espèce de combat entre l’ombre et la lumière, ce qui déstabilise les plus fragiles et les plus éprouvés.

Alors, pensons aux gens fragiles qui ont besoin de retrouver de l’équilibre, de l’harmonie, de l’authenticité, cela les aidera à ne pas désespérer et à ne pas attenter à leur vie sous l’effet du désespoir.

La méditation peut aussi beaucoup aider : déjà parce qu’en étant calmes, nous sommes apaisants pour autrui, et aussi parce que ces énergies de confiance, de paix peuvent être des ressources importantes dans lesquelles nous pouvons tous puiser. En étant calmes, nous aurons des propos plus nuancés, voire trouverons des mots apaisants, nous serons un meilleur soutien.

Bien entendu, il ne s’agit pas non plus de capituler devant certaines horreurs du monde qui se révèlent soudainement à nous, mais il y a un temps pour chaque chose. Il y a un temps pour lutter contre le coronavirus du mieux que nous pouvons, et il y aura un autre temps pour corriger, modifier tout ce qui peut encore l’être pour contribuer à l’émergence d’un monde moins obscur.

Nous devrions nous montrer reconnaissants envers ceux qui au péril de leur vie, de leur carrière, de leur image sociale ont tenté de nous avertir, ont expliqué la situation, révèlent des informations vérifiables, nous redonnent même de l’espoir. Ils sont minoritaires, cela aussi est un constat comme si le monde devait offrir une image belle et lisse d’une réalité sans histoire. Voulons-nous participer au déni ? Faire ce choix mensonger joue le jeu de la corruption. Ou bien voulons-nous être honnêtes envers nous-mêmes et envers autrui ? Cela est une base saine pour reconstruire un monde meilleur lorsque la pandémie sera éteinte. On ne peut rien construire de sain par la corruption et le mensonge. Or, il est aujourd’hui évident pour beaucoup que le mensonge et la corruption sont légion. Cependant, même avec cette prise de conscience, il faut garder confiance et continuer à donner le meilleur de nous-mêmes. En agissant chaque jour dans cet état d’esprit, nous créerons forcément un monde meilleur car le monde est le reflet de ce que nous en faisons, collectivement et individuellement.

Rappelons aussi que ceux qui sont tentés de se réfugier dans la consommation du cannabis ne réalisent pas que cette drogue rend paranoïaque de nombreux utilisateurs. Dans le climat actuel, la paranoïa ne va pas aider. De plus, elle ralentit les processus cognitifs. Et du fait qu’elle ralentit les réflexes, elle occasionne aussi des accidents de la route, et donc des morts… En revanche, la pratique du sport sécrète des endorphines, ce qui est beaucoup plus sain et génère des pensées positives. Le sport permet aussi d’évacuer tout ce qui surcharge inutilement l’esprit. Il nettoye le corps si la pratique est régulière et non excessive. Cette pandémie peut être l’occasion de mettre en place de sains réflexes : avoir une meilleure hygiène de vie, pour le corps et l’esprit. L’addiction au tabac est parfois vaincue par une pratique sportive. Si nous pouvons vaincre de mauvaises habitudes par une meilleure hygiène, nous aurons aussi une conscience plus lucide, plus alerte, plus aiguisée. Un bon équilibre psychique dépend de nos choix sur de nombreux aspects de notre vie. Si nous vivons mieux dans notre corps et notre conscience, notre entourage également s’en portera mieux. Ne sous-estimons pas ce que nous pouvons faire de bien pour nous-mêmes et pour ceux qui nous entourent.

Nous devons apprendre à mettre de côté nos peurs et nos croyances, afin d’offrir une meilleure qualité d’actions et de paroles autour de nous. Aujourd’hui, chaque acte compte. Aujourd’hui, chacun d’entre-nous est une personne importante. Tous, nous avons un petit rôle à jouer et dans notre rayon d’action aussi petit soit-il, il y a de la grandeur. Pourquoi ? Parce que nous vivons une pandémie qui suscite du chaos et de la confusion. Parce que le Covid-19 tue et occasionne de graves séquelles chez certains qui n’en meurent toutefois pas et que cela génère souffrances et peurs. Parce que nous avons besoin d’être le plus responsable et cohérent possible dans nos actions présentes et nos préventions. Parce que tous, nous pouvons aider avec ce que nous savons faire, ce dont nous sommes capables. Nous pouvons révéler le meilleur de nous-mêmes. Cela peut être une aide extraordinaire dans un contexte si difficile pour certains. Chacun, nous pouvons faire la différence. Chacun, nous pouvons être dignes et fiers de nos actes. Ces temps difficiles nous en offrent l’opportunité.