J’ai été terrassé par le SARS-CoV-2 : ça n’arrive pas qu’aux autres…

Gisant du Musée des Beaux-Arts de Bordeaux par Joseph Rivière (1949)

Je poste ici mon expérience car mon blog a bien failli s’interrompre brutalement et définitivement. Je vais prendre le ton du journal intime pour relater ce que j’ai vécu cette nuit du 29 au 30 Avril 2020.

La veille de ma mésaventure, j’ai reçu de Chine un petit paquet dans ma boîte aux lettres : une lampe aux rayons germicides UV-C. Mais ne dit-on pas que « le diable se cache dans les détails ? »: en ayant voulu trop bien faire, trop bien m’organiser, j’ai failli mourir.

Dans la nuit, j’ai eu quatre périodes de diarrhée intense : comme une vanne que l’on ouvre où tout s’échappe en deux secondes. Sur une échelle de 1 à 10, ma force physique est tombée à 1. Ayant constaté cela, j’avais pris une ampoule de ginseng, guarana, gingembre, maca associés, mais ce fut sans réel effet. La quatrième fois dans les WC, en me relevant, j’ai senti comme « une attaque » : J’ai ressenti une onde étrange saisir tout mon corps énergétique et physique. Puis, on aurait dit qu’on avait aspiré tout l’oxygène d’un coup du local WC. Au-dessus de ma tête à 20 cm du front, j’ai vu des dizaines de points rouges amassés presque en cercle. Ce n’était pas beau, mais violent (des points à dominante rouge foncé et quelques autres couleurs dont peut-être du noir). C’était une vision mentale. Ce que je relate s’est passé en 1 ou 2 secondes, mais de la même façon qu’au moment des accidents, le temps s’était ralenti dans ma conscience. Au moment où je perçois ces points, je vois sur ma droite (toujours en vision mentale car ma tête était orientée face à moi, je n’ai pas eu le temps de la bouger), l’apparition d’un visage déformé en hauteur, monstrueux, accompagné d’une immense rage et haine mélangées de façon inextricable. C’était une vision périphérique, je n’ai pas eu le temps de bien observer ce visage. Je sais que c’était humain, mais l’apparence précise, je ne sais pas. Il m’a semblé percevoir du rouge également dans ce visage déformé. Mais j’ai eu le temps de sentir aussi « une masse » comme si cette tête avait émergé tel un jet de lave d’une nappe volcanique. A posteriori, je sais que cet être venait du bas astral. Ce fut extrêmement bref, aussitôt le visage apparu, aussitôt disparu. Puis, je sens une forte pression tout autour de moi. Absence d’oxygène, une onde étrange qui saisit tout mon corps, ces points rouges… et c’est tout : je m’évanouis. Je suis tombé d’une masse devant les WC sur le carrelage.

Deux minutes se sont passées. Je rêvais. Les images étaient agréables. J’étais bien. Quand ma compagne, alertée par la violence du choc de ma chute sur le carrelage est venue vers moi pour me réveiller, il paraît que je n’ai pas réagi. Elle était très inquiète. Deux minutes après, face à son insistance, j’ai repris connaissance. Je croyais avoir rêvé au moins une heure, voire plus, être dans mon lit. Quelle surprise de me découvrir étendu sur le carrelage ! Pour qu’elle ne s’inquiète pas, je lui ai dit que je m’étais endormi car j’étais effectivement en manque de sommeil (mais pas au point de m’effondrer ainsi brutalement – ceci ne m’étant jamais arrivé). Je pense que si j’étais resté inconscient par terre, je serais mort. Une intuition au niveau de la physiologie du corps. Le fait d’être revenu à moi, a, je crois, restimulé mes fonctions biologiques et cérébrales. Je regagne donc ma chambre péniblement. Et rapidement, je sens un nouveau malaise violent, tout en ayant une perte totale de force : j’ai vomi trois fois de suite, là encore aussi violemment que les diarrhées. Je précise que je suis végétarien et fais très attention à mon alimentation.

Dans mon esprit, j’ai récapitulé le contexte : j’ai reçu un colis de Chine, la veille. Je portais pourtant lunettes, masque KN95 et gant. Mauvaise manipulation ? Peut-être pas. Un masque KN95 ne filtre qu’à 95 %. Si on réfléchit à ce pourcentage, cela veut dire 5 % de chance de se faire contaminer, soit 2,5 (disons 3 pour arrondir), soit 3 chances sur 10 d’attraper le SARS-CoV-2. S’il existait un barillet de revolver à 10 emplacements, cela implique 3 balles dedans. Je réalise après coup que mon sentiment de sécurité, même avec un masque aux normes, était illusoire. Puis je récapitule les symptômes :

– diarrhées violentes sur toute la nuit

– perte totale de force musculaire, épuisé

– asphyxie violente

– perte de conscience fulgurante, chute au sol (je me suis d’ailleurs fait une bosse au front sur l’arcade sourcilière gauche que j’ai soignée avec de l’huile d’argan). Et aussi :

  • quelques douleurs abdominales (survenues après)
  • léger mal de gorge (survenu après)

Ce sont bien des symptômes existants du Covid-19 (et du virus ebola qui se trouve dans le SARS-CoV-2 – ce qui a été démontré par la scientifique Asma Mechakra avec la souche Mayinga – dont on peut lire les symptômes ici). Et j’ai eu peur. Car j’ai réalisé que je ne contrôlais absolument rien du processus. Je n’ai pas peur de la mort (car je sais ce qui se passe de l’autre côté ayant vécu plusieurs expériences), mais peur de partir, de laisser en plan des projets importants, de laisser seule ma compagne. Prenant conscience qu’il ne fallait surtout pas céder à la peur (j’ai d’ailleurs posté un article sur la pensée positive), je suis entré, avec ma compagne, dans une longue phase de prières, de sentiment d’Amour, tout en visualisant de la lumière dans toutes les régions de mon corps. J’ai adressé de l’amour aussi à ce visage déformé inconnu pour être en paix totale. J’ai senti une forte chaleur énergétique dans mon corps, jusqu’aux mains… et je me suis rappelé que le virus ne cherche pas à tuer son hôte puisqu’il en est dépendant. C’est la réaction du corps qui tue car elle est excessive. J’ai donc compris que je devais être dans une paix totale pour ne pas produire d’inflammation. Ce ne fut pas gagné car j’ai ressenti pendant 2 ou 3 minutes, tous mes poumons très chauds. Mais cela s’est arrêté aussitôt. Idem pour les quelques douleurs abdominales. Les prières ont, je crois, fait l’essentiel car je n’ai rien maîtrisé de ce qui s’est passé. Je n’ai fait que subir et réagir.

Aujourd’hui, je jeûne car je suis assez « barbouillé ». Ma force physique est revenue à 2 ou 3 sur 10. Je crois, mais je veux aussi fermement le croire, que c’est fini, le pire est derrière moi, tout va rentrer dans l’ordre.

Réflexions

Qu’est-ce que je peux retirer de cette expérience ? Je constate, manifestement, que derrière ces attaques du virus, se déchaînent des esprits malveillants du bas astral qui doivent certainement savoir ce qui est train de se passer sur notre planète. Ainsi, ceux qui disent qu’une guerre est aussi en train de se mener dans d’autres dimensions, c’est à la fois vrai et faux. Vrai car certains plans (du bas astral) sont en effervescence. Faux car les plans supérieurs sont très actifs, toujours dans l’amour et la paix. Mais c’est une réalité dans le contact bas astral/Terre.

Autres étrangetés

Dans ma boîte aux lettres (j’habite dans une résidence où il y a beaucoup de monde), des enfants ont mis 2 balles en caoutchouc d’un fusil à air comprimé. C’est étrange car j’ai comme l’impression qu’on s’est servi de ces enfants (qui ne me connaissent pas et que je ne connais pas), pour qu’ils fassent cela. Deux balles, comme pour dire « pour toi et ta compagne ». En effet, je pourrais contaminer ma compagne. Cela n’est-il pas un peu diabolique ? Mais d’un autre côté, les balles en caoutchouc ne tuent pas, c’est du jeu. C’est sujet à interprétations diverses, bien sûr.

Ces derniers jours pendant le confinement, lorsque je méditais au pied d’un arbre, la nuit, j’envoyais plein de belles pensées pour ma résidence, des amis et la planète. Or, les deux derniers jours qui ont précédé cette attaque, j’ai dû abréger mes méditations car je sentais des forces très négatives tout autour de moi : cela créait un fort sentiment d’insécurité, c’était puissant. Je ressentais comme une menace de groupe, en grand nombre. J’ai senti aussi que j’étais vidé de joie, d’enthousiasme. C’est alors que j’ai eu l’idée de poster un texte sur la méditation sur la lumière : comment se ressourcer au mieux quand ça ne va pas.

Je n’avais prêté aucune importance à cela (car prêter de l’importance, c’est renforcer le mal et se mettre sur ses fréquences, donc y être réceptif). Mais suite à ce que j’ai vécu et surtout ce visage plein de rage et de haine pendant l’assaut subi et ma perte de conscience, je commence à avoir une vision d’ensemble. Je crois – comme le disent certains à juste titre – que la lumière attire parfois à elle son contraire, ce qui est très taoïste, comme pensée. C’est tout de même étrange que tout ceci se soit accumulé en deux jours : les méditations dans de bizarres conditions avec un sentiment d’hostilité forte autour de moi, les deux balles d’un fusil, en caoutchouc, laissées dans la boîte aux lettres, le visage démoniaque juste avant ma chute brutale au sol.

C’est assez cohérent quand on voit de quoi est composé le SARS-CoV-2 : une véritable « arme de guerre » : « Nous sommes en guerre » (dixit notre Président). Les pensées associées à ce virus ne peuvent pas être positives. Et on voit bien la lutte actuelle entre ceux qui veulent sauver des vies, et ceux qui font tout pour freiner ce processus. Dans le numéro 3703 de Paris Match (avec le chanteur Christophe en couverture), on apprend qu’un scientifique (dont le nom n’est pas donné) a affirmé : « un animal est incapable de produire un virus aussi dangereusement efficace pour l’homme » (p. 31).

Autre remarque d’un autre ordre : mes méditations m’ont permis d’avoir un sens olfactif surdéveloppé. Je suis parvenu à sentir dans l’atmosphère une dizaine de parfums différents : depuis les fleurs (nous sommes au printemps), jusqu’à des odeurs d’humus. Je n’ai pas perdu mon sens olfactif, ce qui est une bonne nouvelle. Il faut dire aussi que chaque nuit, je sors un peu pour me recharger quand il n’y a plus de monde (nous sommes trop nombreux au mètre carré dans la journée). En revanche, depuis l’incident, je n’ai plus de voix, je ne peux que chuchoter, mes cordes vocales semblent trop faibles pour le moment.

Je remarque aussi que les masques, lunettes, gants ne sont pas une garantie suffisante. C’est un constat. D’ailleurs si je poste cet article, c’est pour que les gens comprennent que nous avons un sentiment de sécurité qui est trompeur. Même un masque FFP2 n’est pas suffisant. Il ne filtre pas à 100 %. Selon mes recherches auprès de scientifiques qualifiés, un masque idéal ne pourrait plus permettre de respirer. Les masques tirent donc profit du « mouvement brownien » du virus qui circule, le plus souvent, en zig-zag, de façon aléatoire… (il est pris au piège dans les diverses couches du masque) sauf s’il est porté par une soufflerie, une ventilation : alors il peut circuler en droite ligne. C’est pour souligner que la seconde vague peut être meurtrière avec nos masques dits « grands publics » en coton, quand déjà les masques aux normes ne sont pas d’une totale efficacité.

Ce que j’ai vécu me rapproche en pensée de tous ceux qui eux aussi, sont tombés au sol, d’une masse. C’est très impressionnant. J’ai eu de la chance de tomber chez moi et de n’être pas seul, mais si j’avais été dans la rue ? J’aurais été un étranger pour les passants. Ceux qui ont peur s’éloignent. Surtout avec ce virus tueur. Je pense donc à tous ceux qui, à partir d’une chute semblable, ont connu différentes issues : la mort, les urgences, les respirateurs. C’est un ticket pour l’enfer.

Cette pandémie mondiale nous aura fait comprendre que nous vivons dans un monde de plus en plus dangereux et nous n’en avions pas conscience à l’échelle du grand nombre.

Ce que je veux retirer de positif de cette pandémie est l’espoir que tous, nous participions à changer les mentalités collectives pour obtenir un monde meilleur, moins dangereux, pour l’avenir. Certains s’imaginent un monde parfait, voire un âge d’or, mais il faut prendre conscience que le « nous sommes en guerre » est une réalité à de multiples niveaux sur cette Terre. Il y a tant d’artisans de ces guerres diverses aux multiples visages, que reconstruire un monde meilleur ne sera pas facile. Mais si déjà, nous parvenons à ralentir la destruction tout azimut qui nous dépasse, manifestement, ce serait un bon commencement, en attendant de meilleurs choix politiques et écologiques. Nous sommes nombreux : nous pouvons changer les choses si nous le voulons vraiment. De bonnes idées peuvent être plus fortes que les milliards d’intérêts de ceux qui s’aveuglent dans leurs quêtes insensées.

Décontaminer ses fruits et légumes après achat

Soyons logiques : si le SARS-CoV-2 peut se déposer sur n’importe quelle surface – et nous savons que c’est le cas puisque les malades en chambre contaminent tout leur environnement dont les objets qui s’y trouvent -, il n’y a aucune raison qu’une personne contaminée ne puisse pas infecter des fruits et légumes avec lesquels elle est entrée en contact. Que faire alors pour les décontaminer après achat ?

Nous avons lu avec attention une étude de l’ANSES (Agence nationale de Sécurité sanitaire de l’alimentation) dont nous exposons ici le résumé, tout en y apportant des données complémentaires :

Il convient d’abord de se laver les mains méthodiquement et de nettoyer tout son espace de travail (alcool, par exemple). En effet, les contacts avec des surfaces contaminées doivent être soigneusement écartés.

Les fruits et légumes peuvent être nettoyés au vinaigre non dilué, bien rincés à l’eau, puis séchés avec un essuie-tout à usage unique. Pour les fruits que l’on ne destine pas à la cuisson, l’idéal serait de les laisser à l’air libre 48 heures : une sécurité en plus ne peut pas nuire car le coronavirus se dégrade dans l’atmosphère avec le temps.

En ce qui concerne les légumes, s’ils sont cuits pendant 4 minutes à plus de 60 degrés – 63 degrés pour le test publié par l’ANSES – tout risque serait écarté – « serait » au conditionnel car une autre étude plus récente (non encore validée par la communauté car publiée sur bioRxiv) mentionne plutôt 92 degrés pendant 15 minutes.

En revanche, le coronavirus est toujours actif (« stable » dans leur vocabulaire) lorsque l’aliment est cru (il peut nous contaminer pendant la phase de mastication par les voies respiratoires), et la réfrigération ou la congélation sont sans effet sur lui !

« La réfrigération et la congélation ne constituent donc pas un traitement d’inactivation pour ce micro-organisme« .

Par conséquent, cela signifie qu’il faut se méfier des préparations culinaires, des sandwiches, de l’alimentation à emporter s’il n’y a pas eu de garantie sur l’hygiène indispensable nécessaire. Raison de plus avec l’alimentation crue comme par exemple les sushis. En cette période de pandémie, il serait raisonnable de favoriser l’alimentation cuite avec les 60 degrés préconisés si l’on ne veut prendre aucun risque.

En revanche, ne mettons pas en danger notre santé en lavant les fruits et légumes à l’eau de Javel. Cette pratique est hautement toxique. Pensez plutôt au bicarbonate de soude dilué dans de l’eau, au vinaigre ou au citron. Voici un lien qui démontre (en anglais) que le bicarbonate de soude (ou bicarbonate de sodium) a véritablement une efficacité « virucide ». Vous ne mettrez pas ainsi votre vie en danger. Le chlore (eau de Javel) ne doit pas être ingéré, ni même entrer en contact avec la peau. C’est une substance toxique pour l’organisme. Il peut produire une irritation importante de la bouche, de l’œsophage et de l’estomac. Voici un lien à consulter pour en comprendre les dangers, y compris pour nos animaux domestiques.

Les multiples vagues du Covid-19

Le 12 avril 2020, le directeur Wang Xinghuan de l’hôpital de Leishenshan à Wuhan nous met en garde contre la sous-estimation de la létalité du Covid-19 : il déclare que cette pandémie « pourrait tuer plus de gens que les deux dernières guerres mondiales réunies« . La preuve en vidéo, ci-dessous :

Rappelons que nous n’avons encore aucun recul pour savoir si les chiffres annoncés dans les médias concernant les divers pays ne sont pas sous-évalués, aussi bien en terme de décès, qu’en terme des personnes infectées. Les décès à la maison et dans les transports ne sont pas pris en compte. De même, les décès consécutifs au Covid-19 cumulé à d’autres pathologies sont parfois mises sur le compte de ces autres pathologies. Quant aux décès en maisons de retraite, ils ne sont pas toujours comptabilisés selon les pays. Les chiffres exacts ne nous sont donc pas encore connus.

Il convient de tempérer cette alarme catastrophique par les propos plus mesurés de Bernard Duqué, professeur de biologie (docteur en pharmacologie) :

« Il n’y a aucune raison de penser qu’un virus puisse muter, se propager et exterminer des millions de gens, sauf si l’on envisage que le scénario de grippe espagnole de 1918 puisse se reproduire. Néanmoins, cette possibilité existe dans les tiroirs des scientifiques qui font de la prospective et ont un intérêt à imaginer le pire, peut-être en pensant bien faire, pour anticiper, pour prévenir, pour lutter contre une menace terrible« .

Néanmoins, ce qui est déjà certain, comme le déclare le directeur de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, c’est qu’il est possible de constater au sujet du Covid-19 « qu’il est mortel, 10 fois plus que le virus responsable de la pandémie de grippe de 2009« , c’est-à-dire le virus H1N1.

N’est-il pas sensé de dire que tant que nous n’aurons pas un traitement efficace pour enrayer la pandémie, elle ne pourra, au mieux, qu’être freinée ? Mais comment freiner une pandémie quand nos masques, pour la majorité, ne filtrent pas le diamètre du SARS-Cov-2 (compris entre entre 60 et 140 nm, sa taille étant variable) ? En sachant qu’à ce jour, notre personnel hospitalier, mais aussi le corps médical en général, ne disposent pas de tous les masques dont ils ont besoin : les quantités sont insuffisantes. Eux aussi sont et seront contaminés pour certains. Parmi eux, cerrtains connaissent et connaîtront des décès.

En fait, il est logique de prévoir que la mise en garde du directeur Wang Xinghuan prend en compte la mortalité à venir des autres vagues puisque la Chine elle-même affronte de telles résurgences. Sa déclaration peut sembler folle car excessive, mais elle a le mérite, comme le souligne Bernard Dugué, d’alerter et de marquer les consciences sur une dangerosité encore sous-évaluée par la plupart.

Mais alors que faut-il faire ? Wang Xinghuan n’est pas contre le déconfinement, mais pour un déconfinement « protégé avec des masques » :

« Aucun de ceux qui portaient des masques [KN95/FFP2] en contact avec les patients n’a été infecté, nous sommes donc certains de l’efficacité des masques. (…) Si la transmission n’est pas rompue, alors il est naturel que les infections augmentent« .

Il n’est pas contre le déconfinement car il fait aussi remarquer que ceux qui sont infectés peuvent contaminer les personnes présentes chez eux qui ne se protègent pas. Pensons, par exemple, que lors de la reprise prochaine des écoles, tous les élèves contaminés, asymptomatiques ou non, contamineront non seulement le personnel des établissements, mais aussi leurs parents, dès leur retour à la maison. En effet, les enfants sont considérés par les médecins comme les vecteurs principaux de transmission des virus. Voici la déclaration de Pierre-Marie Preux, Directeur de l’unité Inserm de neuro-épidémiologie tropicale de l’Université de Limoges :

« En fait, tout en étant porteurs, ils sont très peu à développer la maladie, mais ils sont un grand vecteur de transmission ».

Or, ce virus a la particularité d’être particulièrement contagieux : il produit 3,2 fois plus de particules virales en 48 heures que le SRAS de 2003 selon une étude parue dans la revue Clinical Infectious Disease.

Si l’armée française continue ses activités sans masque, si les policiers ne veulent pas servir de « chair à canon », déployés sur le territoire sans masque, ou sans suffisamment de masques, au contact de la population, on peut comprendre qu’il en aille de même pour le corps enseignant bien placé pour savoir que les enfants ne sont pas capables d’appliquer les gestes barrière. Certains maires, notamment dans les Alpes Maritimes, tirent la sonnette d’alarme. Les enseignants et les parents d’élèves sont en droit de se montrer inquiets. En effet, au Japon, une semaine après la reprise des écoles le 6 avril 2020, ce fut marche arrière à toute vitesse – un rétropédalage – pour une nouvelle période de fermeture des établissements scolaires. Pourquoi ? Parce qu’une nouvelle vague de contamination est apparue aussitôt : le nombre de cas de Covid-19 a doublé, dépassant les 10 000 cas, provoquant le débordement des services d’urgence.

Pendant cette pandémie qui peut encore durer longtemps, le télétravail serait sûrement un secteur à adapter et à développer.

Étant donné le taux de mortalité de la première vague, la saturation de certains de nos hôpitaux, chaque nouvelle vague risque d’ébranler un peu plus notre système hospitalier, réduire les effectifs des personnels soignants. Ainsi, lors du déconfinement prochain, il conviendra de rester très prudent et conscient des risques que nous prendrons car la pandémie n’est pas terminée tant qu’un traitement efficace ayant fait ses preuves n’est pas mis en œuvre. Et cela peut prendre du temps…