Si les hommes ne sont que des spécimens (d’après Ardy Sixkiller Clarke)

On peut fort bien comprendre l’immense enthousiasme de certains à vouloir contacter les « êtres des étoiles » dans des lieux retirés, des clairières, des sommets montagneux ou autres. On se retrouve à plusieurs, on se donne mutuellement confiance : le nombre donne un sentiment de sécurité.

Oui, mais est-ce bien prudent de s’en remettre à n’importe qui sans rien savoir des intentions de ces êtres ?

Voici l’extrait d’un témoignage recueilli dans un livre récent : Space Age Indians (Anomalist Books, 2019) d’Ardy Sixkiller Clarke (professeure émérite à l’Université du Montana qui dirige aussi le Center for Bilingual/Multicultural Education).

Avant de vous faire partager ce récit, signalons que le témoin n’avait jamais ressenti le besoin de confier son expérience à quiconque. Et pour cause, il est pilote d’avion et ne veut surtout pas paraître illuminé dans sa profession. Il ne cherche donc pas la publicité et en fait, si Ardy n’était pas venue à lui par un certain concours de circonstance, lui assurant de respecter son anonymat, il ne lui aurait jamais rien confié. C’est important à prendre en compte car visiblement, ce témoin n’a aucun intérêt à mentir puisqu’il n’a pas voulu retirer un quelconque profit de son récit.

Ce livre n’étant pas traduit en français, nous traduirons en donnant aussi la version d’origine.

Joseph est donc pilote d’avion. Dans sa longue carrière, il a souvent été le témoin d’ovnis, notamment dans le golfe Persique. Il a été pilote pour l’Air Force pendant 14 années. Son rêve est d’être propriétaire d’un petit avion, d’avoir sa propre compagnie, d’acquérir son autonomie, raison pour laquelle il déclare que, dans sa profession, le problème n’est pas de voir des ovnis, mais d’en parler. On remarquera que c’est un lieu commun : de nombreux pilotes de ligne déclarent la même chose.

Cependant, l’enlèvement dont il a fait part et dont il a été victime s’est effectué au sol, dans un endroit assez désert près de Williston dans le Dakota du nord.

« Suddenly, I saw a huge orange globe on the highway ahead »

(Ardy Sixkiller Clarke, Space Age Indians, Anomalist Books, 2019, p. 287).

Il décrit une grosse sphère orange en face de lui sur l’autoroute, ce qui l’a incité à se garer sur le côté pour mieux appréhender le phénomène. Sorti de son véhicule, il remarque deux silhouettes qui sortent du globe lumineux et avancent promptement dans sa direction. Prudent, il regagne sa voiture et au moment où il met la main sur la portière, il se retrouve paralysé.

Il est manifestement téléporté, se sentant flotter, jusqu’à l’aéronef de ces individus.

Il ne ressentait aucune peur, plutôt de l’excitation et de la curiosité. Ardy lui demande de décrire ces êtres :

« They were taller than me by about three or four inches. Close to six feet, I’d say. They were hairless creatures but looked human. (…) They had no eyebrows or eyelashes. Their heads were rounder and slighty larger than humans. Their upper body was larger than their lower body making them appear as though they might topple over. They had large, round black eyes, bigger than human eyes, small noses and a mouth, but no lips. They didn’t walk but floated everywhere »

(Ibid., p. 288).

« Ils étaient plus grands que moi de sept à dix centimètres. Proches de 1,80 m, je dirais. Ils étaient chauves, mais d’apparence humaine. (…) Ils n’avaient ni sourcils, ni cils. Leur tête était toute ronde et légèrement plus large que celle des humains. La partie supérieure de leur corps était plus large que la partie inférieure, donnant l’impression qu’ils pourraient facilement basculer. Ils avaient des yeux larges et ronds de couleur noire, plus gros que chez les humains, un petit nez et une bouche sans lèvres. Ils ne se déplaçaient pas en marchant, mais en flottant partout ».

Remarque 1 :

Soulignons bien qu’il ne s’agit pas des fameux petits Gris, ni même des grands Gris. Le témoin décrit des têtes bien rondes et une dissymétrie anatomique : la partie supérieure de leur torse est très développée, la partie inférieure, assez peu, comme certains culturistes qui ne développent que le haut de leur corps.

Thomas Pesquet renforce ses ischios-jambiers dans la Station spatiale. ESA

Cela peut se comprendre du fait de leur technologie antigravitationnelle. Nous savons que nos cosmonautes subissent une importante fonte de la masse musculaire en apesanteur. Il leur faut d’ailleurs du temps pour s’acclimater de nouveau à la pesanteur terrestre et marcher normalement. Les muscles des jambes s’atrophient facilement si on ne les sollicite que très peu. On le constate d’ailleurs plus communément avec les accidentés (de ski, de moto, etc.), s’ils sont alités longtemps, la masse musculaire des jambes s’atrophie. Il faut souvent une rééducation ou bien des exercices musculaires localisés pour y remédier.

Cette description est donc cohérente car ils sont décrits « flottants », ne marchant pas en touchant le sol.

Ce n’est pas le cas des Gris décrits le plus souvent, marchant sur le sol. Ils ont en outre un visage très triangulaire, non pas rond, et leurs yeux sont étirés sur les tempes. Il y a donc de nombreuses différences avec les Gris.

Reprenons le récit.

Ardy veut savoir si l’enlèvement a été de circonstance, purement hasardeux. Il pensait que oui jusqu’au moment où ces individus lui ont révélé « nous sommes intéressés par les pilotes humains » (bien que l’entière communication fut télépathique). Son enlèvement était donc prémédité.

Étant lui-même pilote, il a demandé s’il pouvait visiter leur aéronef. La réponse fut positive à condition de n’en voir qu’une partie (à l’exclusion du centre de commande).

« They said that the ship was controlled by thoughts. They indicated they had mastered the power of thought and were able to plot a destination or course and think about it and they would appear at that location. This kind of travel was incomprehensible to me »

(Ibid., p. 289).

« Ils m’ont dit que leur aéronef était piloté par les pensées. Ils ont précisé qu’ils avaient maîtrisé le pouvoir de l’esprit et qu’ils étaient capables d’indiquer une destination ou un itinéraire par l’opération de la pensée et ils se rendaient ainsi au lieu souhaité. Ce type de voyage m’est incompréhensible ».

Remarque 2 :

L’un des aéronefs écrasés de Roswell (piloté par des petits Gris) était justement sans tableau de commandes, pilotable uniquement par les pensées au moyen de casques – à l’instar du film Firefox avec Clint Eastwood, si ce n’est qu’ils étaient surdimensionnés pour des têtes humaines, ainsi que des parois tactiles. On remarquera donc la frappante similitude du mode de navigation, ce qui explique d’ailleurs la réactivité insurpassable de la manœuvrabilité de ces engins qui réagissent sans retard entre l’intention du pilote et l’action de l’engin.

Le récit continue et il décrit ce qu’on lui a montré :

« I saw a huge laboratory with perhaps a hundred patients but not all were human. Those that were humain appeared to originate from all over the world. When I questioned them about the reason for the abductions, they simply replied it was clinical. They studied their abductees as scientists »

(Ibid., p. 298).

« J’ai vu un vaste laboratoire avec peut-être une centaine de patients mais tous n’étaient pas humains. Ceux qui l’étaient provenaient du monde entier. Lorsque j’ai demandé les raisons pour lesquelles ils avaient été enlevés, ils m’ont simplement répondu que c’était médical. Ils étudiaient les enlevés en tant que scientifiques ».

Ardy veut savoir les raisons pour lesquelles il a été choisi :

« They were interested in me for two reasons : First, as I mentioned, they were interested in what they called the ‘psychological conditioning’ of pilots that allowed us to bomb without remorse. Secondly, they led me to an area that was like a huge hanger. Inside were small planes from all over the world. There were military planes, private jets, crop dusters, seaplanes. It was like museum. Despite their ‘superior intelligence’ in the universe, they did not understand the mechanics of the plane or how to repair them ».

Ardy : « Did they tell you why they needed this information ? »

« Only that it would allow them to use our own planes to interact with Earth raising suspicion from the population » .

(Ibid., p. 290)

« Ils s’intéressaient à moi pour deux raisons : La première, comme déjà dit, est leur intérêt pour ce qu’ils appellent le ‘conditionnement psychologique’ des pilotes militaires qui leur permet de larguer des bombes sans avoir de remords. La seconde, [je l’ai déduite lorsque] ils m’ont conduit à une zone qui ressemblait à un immense hangar. À l’intérieur, il y avait des petits avions du monde entier. C’étaient des avions militaires, des jets privés, des hydravions. C’était comme un musée. En dépit de leur ‘intelligence supérieure’ dans l’univers, ils ne comprenaient pas le mécanisme de ces avions et comment les réparer ».

Ardy : « Vous ont-ils expliqué pourquoi ils voulaient cette information ?».

« Uniquement que cela leur permettrait d’utiliser nos propres avions de façon à voler sans éveiller l’attention de la population ».

Remarque 3 :

Illustration de la célèbre disparition de l’escadrille 19.

Rappelons-nous le nombre d’avions qui disparaissent mystérieusement dans d’étranges champs magnétiques comme la zone triangulaire des Bermudes. Parfois, les avions sont retrouvés en excellent état, mais sans leur équipage.

Ce qui va suivre à présent est le plus dérangeant… du moins si l’on a un sens éthique du respect du libre-arbitre de chaque être évolué intelligent.

Ces êtres lui posent un casque sur la tête et tentent d’accéder aux recoins cachés de son esprit. Sans doute voulaient-ils accéder au conditionnement tactique de sa formation de pilote « bombardier sans scrupule ». Mais il confie qu’il a été entraîné à résister psychiquement s’il était fait prisonnier par l’ennemi. Il met en œuvre une procédure qui bloque l’intrusion (qu’il ne veut pas révéler à Ardy du fait du secret militaire), ce qui frustre ces êtres qui échouent dans leur expérience. Du coup, ils sont de plus en plus curieux de son mode de pensées, ainsi qu’envers ces émotions.

Remarque 4 :

John E. Mack (1929-2004)

On sait par les enlevés du Dr John Mack (psychiatre de Harvard) qu’il existe en effet des techniques de résistances mentales. Bien sûr, j’ignore tout des techniques connues de ce Joseph et de sa formation spécifique, mais celles rapportées par John Mack et ses enlevés sont les suivantes : il faut saturer son esprit d’émotions très fortes comme la colère. Car connaissant mal nos émotions, ils ne parviennent pas à lire à travers. C’est une technique efficace contre les Gris. Si Joseph a utilisé cette technique, alors évidemment le problème des émotions se pose immédiatement… puisque ce sont elles qui font barrage.

Joseph est un fin observateur car il a remarqué que ces êtres, bien qu’étant capables de communiquer télépathiquement avec lui, se parlaient entre eux dans leur langue habituelle. Or il n’a détecté aucune variation dans les intonations de leur langue comme s’ils se contentaient de formuler de simples énoncés. Dans nos langues humaines, toutes ont des intonations. Dans leur cas, c’était un langage sans aucune émotion. Apparemment, ils ne connaissent pas les émotions, n’en font pas usage, ce qui est d’ailleurs également rapporté au sujet des Gris, sauf quelques exceptions puisqu’il en existe de différentes espèces.

Joseph est aussi un excellent tacticien du fait de sa formation militaire. Il avait secrètement décidé de ne répondre à leurs questions que s’il recevait en retour à chaque fois une réponse aux siennes. Donnant-donnant. Mais il dit qu’ils ont rapidement compris sa stratégie et qu’alors… ils ont utilisé l’usage de la douleur pour avoir des réponses sans avoir à en fournir à leur tour

Il relate qu’avec leur esprit, sans usage technologique apparent, ils pouvaient infliger la sensation d’un mal de tête comme suite à une ivresse alcoolisée (la fameuse « gueule de bois ») afin d’obtenir les informations qu’ils veulent.

« Have you ever drunk a Slurpee too fast and had a brain freeze ? That’s what they can do with a thought »

(Ibid., p. 290).

Et Joseph fait le lien avec ce qu’il a pu observer dans « la zone médicale » de l’aéronef :

« In the laboratory, I saw surgeries being performed where brains were exposed. I saw humans connected to machines. I saw and heard the screams of resisters. I voiced my disgust and they hurried me out of the lab. ».

« Dans le laboratoire, J’ai vu des chirurgiens pratiquer là où les cerveaux étaient entreposés. J’ai vu des êtres humains reliés à des machines. Je les ai vus et j’ai entendu leurs hurlements en résistant. J’ai exprimé mon dégoût et ils m’ont précipité hors du laboratoire » (Ibid., p. 291).

Évidemment, cela fait profondément réfléchir… Ces êtres « lui ont donné le change » en prétendant qu’il s’agissait d’individus malades qu’ils tentaient de soigner… mais il ajoute aussitôt :

« I don’t know if it was true. Maybe they said it to lessen the horror I felt »

« Je ne sais pas si c’était vrai [qu’ils soignaient des malades]. Peut-être m’ont-ils dit cela pour diminuer l’horreur que j’éprouvais ».

Je n’ai pas tout relaté de ce chapitre XIII (« Joseph’s story : Not all of their abductees are Human »), ce qui laisse encore de l’intérêt à le lire…

Remarque 5 :

Chacun est libre de penser ce qu’il veut. Néanmoins, Joseph n’a aucune raison de mentir : il ne voulait même pas confier son aventure avec ces êtres par crainte d’être moqué et pour son image dans sa profession.

Chacun est libre aussi de son interprétation : ces êtres l’ont relâché et lui ont tout de même fait une petite visite guidée dans certains quartiers de leur aéronef.

Néanmoins, après avoir essayé la méthode douce, sympathique, ils tentent la méthode forte : la douleur. Et sa visite guidée pourrait être en fait une intimidation…

Autre point : ils avouent tout de même leur vif intérêt pour l’endoctrinement qui permet de larguer des bombes sans ressentir de scrupules sur le plan moral. Ils sont intéressés pour connaître sa formation.

En fait, même si l’on voudrait imaginer le meilleur à leur sujet, c’est plutôt le contraire qui transparaît lorsqu’on met bout à bout tous ces petits détails… N’oublions pas qu’ils ont enlevé de nombreux pilotes d’avions (difficile de croire que tous ces petits avions étaient vides ; de plus, ils reconnaissent ouvertement s’intéresser aux pilotes d’avion) et que leur laboratoire comprenait des êtres humains et des êtres non humains, tous en fâcheuse position, soumis à leurs machines

Se dessine le panorama suivant : ces êtres, sans émotion, ne respectent aucun précepte moral. La fin justifie tous les moyens. Ils voudraient passer inaperçus avec des avions standardisés et voudraient avoir certaines informations par la force s’il le faut. Dans ce but, le recours à la douleur et à la technologie ne posent pas de problème sur le plan éthique et moral. Enfin ce modus operandi n’est pas fait uniquement sur les êtres humains : tout le monde y a droit si l’on croise leur route. Au nom de quoi agissent-ils ainsi ? Parce qu’ils sont supérieurs en intelligence, que ce sont des scientifiques très curieux de tout…

Et Joseph d’ironiser : ils sont peut-être supérieurs en intelligence « cosmique », en attendant, ils ne savent pas piloter nos avions, ni les réparer.

Un autre cas est relaté dans le premier livre d’Ardy Sixkiller Clarke disponible en langue française, Rencontres avec le Peuple des Étoiles, Atlantes, 2016, ch. 21. C’est une rencontre entre « tante Eve » et un être de type insectoïde, très gros yeux, deux trous en guise de nez, une fente en guise de bouche, la tête volumineuse comme une pastèque, les membres rachitiques, les bras très longs, le cou long et mince.

Il était 23 heures. Pas de date communiquée, ni de lieu. « Tante Ève » a vu une lumière orange puis quelqu’un s’approcher. Elle a voulu effrayer la créature qui venait vers elle en tirant avec son fusil mais il ne fonctionnait pas. La créature prend le fusil, le laisse tomber au sol et télépathiquement lui intime l’ordre de la suivre. Le vaisseau était de grande taille avec l’apparence d’une citerne à essence, couleur gris sombre. Une fois à bord du vaisseau, ils lui ont dit qu’ils étaient des scientifiques tentant de retracer l’origine de la vie dans l’Univers. Néanmoins, elle n’avait pas de sympathie pour eux car ils lui ont volé des poules à plusieurs reprises, ainsi que des cochons et un lapin de compagnie. Et voici la suite :

« Ils faisaient des expériences sur des gens exactement comme ils expérimentaient sur des poules et des cochons. Je vis une salle remplie d’humains étendus sur des tables et emballés dans des bacs. (…) Il y avait plusieurs niveaux de tables le long de la paroi et des gens étaient empilés sur ces tables » (p. 260).

Selon elle, ces hommes capturés étaient une trentaine, bien vivants, mais totalement inconscients (elle avait essayé de les réveiller sans succès). Heureusement pour elle, ces êtres ont découvert qu’elle était trop âgée pour leurs expériences (79 ans). Elle a donc été reposée au sol.

Conclusion

Si ce sont des fictions : tant mieux. Mais si tout ceci est authentique et s’est déroulé tel que Joseph et « tante Eve » l’ont rapporté, alors, nous pourrions comprendre :

1. Pourquoi les armées de diverses nations n’ont pas voulu paniquer les populations avec certaines menaces possibles et difficiles, voire impossibles à endiguer (une des nombreuses raisons du secret).

2. Pourquoi les gouvernements veulent mettre en place un programme militaire spatial (comme la récente United States Space Force) : afin de protéger la population humaine contre de potentielles menaces – sachant qu’elles ne sont pas toutes « potentielles », mais avérées lorsqu’il y a des enlèvements, des expérimentations sans consentement et parfois des enlèvements définitifs :

« Je lui ai demandé s’il est vrai que des races extraterrestres enlevaient des êtres humains. (…) Il confirma cela. Il me dit qu’il y avait de nombreuses civilisations ou de nombreux mondes là-haut. Il y a d’autres voyageurs qui réalisent des expériences, qui enlèvent des humains et qui vont jusqu’à les ‘voler’ (…) : ils les enlèvent et ne les ramènent jamais sur Terre. Il ne savait pas dans quel but… ».

Ardy Sixkiller Clarke, Rencontres avec le Peuple des Étoiles, Atlantes, p. 138.

Toujours dans ce premier ouvrage, voici ce que des Pléiadiens ont dit à deux amérindiens, Louie et Ginger :

« Quand je leur ai demandé s’ils avaient déjà vu nos astronautes dans l’espace, ils me dirent que notre programme était plus dangereux que profitable. (…) Ils dirent qu’il vaut mieux être parfois insignifiant et anonyme qu’annoncer votre présence dans l’Univers. Pour moi, cela voulait dire qu’il y a des civilisations qui ne sont pas forcément amicales envers nous »

(Ardy Sixkiller Clarke, Rencontres avec le Peuple des Étoiles, p. 160).

3. Pourquoi il est relativement quelque peu risqué de méconnaître certaines « mauvaises rencontres » lorsqu’on organise des veillées en plein air dans le but de tenter un contact avec « les êtres des étoiles ». Beaucoup ont des technologies pour hypnotiser, effacer la mémoire des enlevés et pour créer des leurres holographiques.

4. Pourquoi il serait aberrant de mettre tous les dangers sur le dos du « complexe militaro-industriel » avec leurs faux ovnis, leurs faux E.T., ce qui serait une façon d’éluder les vrais problèmes potentiels ou avérés.

On peut rejeter tout cela en bloc. Oui, mais à titre d’hypothèse, cela mérite réflexion. Car si notre humanité – qui est capable du meilleur et du pire – reflète le champ du possible de toutes ces autres civilisations, forcément, le meilleur et le pire peuvent se produire.

Et le pire peut être contrecarré s’il est anticipé.

Dans un autre témoignage recueilli d’Ardy Sixkiller Clarke (dans Space Age Indians), une femme fait part de son mécontentement d’être considérée comme un simple spécimen humain.

Et dans son premier livre (Rencontres avec le peuple des étoiles), on découvre un autre récit faisant intervenir des êtres insectoïdes, pas franchement négatifs, pas particulièrement positifs non plus. Voici l’avis de celui qui a été leur « invité enlevé » (un vétéran du Viêtnam) :

« Je pense que ce sont des scientifiques qui explorent des mondes nouveaux. Nous ne sommes rien de plus pour eux que des spécimens » (p. 170).

Les « bêtes » sont des spécimens. Mais dès que nous nous attachons à eux, que nous leur donnons un nom, ils acquièrent une identité. Ce ne sont plus des spécimens chat, chien, cheval, éléphant, dauphin, etc.

Ce qui est à remarquer dans ces témoignages : c’est la suprématie du seul et pur intellect. Ces êtres ignorent nos émotions dans tous les sens du terme…

Un intellect froid, sans éthique, sans principe moral, sans cœur, sans émotion : nous savons ce que c’est, même encore de nos jours. Existe-t-il des tyrannies dans l’univers ? Des mondes où l’art n’existe pas puisqu’il n’est pas jugé nécessaire, voire dangereux, rétrograde, dégénéré, « illogique »… L’être insectoïde rencontré par « tante Eve » avait justement déclaré que la beauté n’avait aucune importance puisqu’elle est inutile à leurs yeux…

Il pourrait être possible que notre rapport à l’Autre sur cette Terre ne soit pas si fondamentalement différent de notre rapport à l’Autre dans tout l’univers. Le meilleur et le pire comme possibles.

Il n’existe pas d’éveil spirituel sans amour de la vérité, sans courage, sans force intérieure et sans jugement critique.

Étant donné que nous changeons d’ère, que nous sommes en train d’adopter un nouveau paradigme planétaire et que nous voulons nous ouvrir courageusement aux autres civilisations possibles dans l’univers, il nous faut aussi mûrir certaines questions, certaines problématiques. Et cela, ne serait-ce qu’à titre de réflexions, d’hypothèse, de postulat.

Image extraite de « The Cage« , l’épisode pilote de la série Star Trek Classic. Les Talosiens capturent des spécimens dans tout l’univers pour les étudier. Ils n’éprouvent pas d’émotion.

Quant à l’expérience vécue de Joseph, si elle n’était qu’un conte, qu’une nouvelle de science-fiction (ce qui n’est pas le cas), nous ne pouvons pas écarter que tout être qui dispose d’un libre-arbitre peut mal l’utiliser. Nous ne pouvons pas écarter non plus que notre civilisation humaine pourrait être le reflet d’autres plus lointaines, dans ce qu’elle a de meilleur et de pire. Ceux qui croient à la loi d’attraction peuvent comprendre que l’on attire aussi à nous, ce que nous sommes, ce que nous faisons nous-mêmes envers nous-mêmes.

Nous pourrions être les spécimens d’autres espèces intelligentes et sans cœur. Une science sans conscience et sans complexe dans son hégémonie totalitaire. Et ce mal serait sans frontière puisqu’il pourrait aussi bien sévir sur Terre que dans l’univers.

Heureusement, tout n’est pas joué… car nous avons aussi… l’intelligence du cœur à préserver.