Rencontres Rapprochées du cinquième type (documentaire CE5 de Mazzola)

Documentaire réalisé par Michael Mazzola en 2020, présenté par Steven Greer.

Tout le monde connaît le film de Steven Spielberg, Rencontres du Troisième Type (1977) qui a marqué l’histoire du cinéma (ce type de classement provient pour une part d’Allen Hynek – la catégorie RR5 caractérisant une communication et une prise de contact avec eux). C’était une époque où l’on pouvait encore considérer le visiteur des étoiles comme étant pacifique, quelque peu différent de l’être humain et qui stimulait notre part de rêve. Rappelons-nous aussi un autre de ses films avec E.T., l’extraterrestre (1982) et la scène culte « E.T., téléphone, maison » dont le doigt d’E.T. pointait non pas la Lune de la sagesse zen, mais les étoiles, le cosmos, son origine stellaire.

E.T. l’extraterrestre de Spielberg, 1982.

Ces films ont été marquants et font partie du patrimoine culturel cinématographique de l’humanité. Ils interrogent notre rapport à l’Autre, interstellaire, dont on ne sait rien : l’objet de tous nos fantasmes. Nous étions clairement dans le registre de la fiction. Avec Steven Greer, le merveilleux veut prendre la porte du passage au réel.

Mais le rapport au merveilleux présenté par Steven Greer, flirte aussi avec le cauchemar… Eh oui, le passage de la fiction au réel peut être violent, brutal, cash…

Tout documentaire défend une thèse, un point de vue car un film se construit selon un plan, une narration avec des choix. Ce n’est pas si différent de la fiction dans le principe. Quelle est donc la thèse du film ? La voici :

Depuis les années Reagan, la tentation d’une « guerre des étoiles », c’est-à-dire depuis l’espace, a été ouvertement envisagée (Reagan voulait unifier tous les peuples de la Terre face à un potentiel ennemi commun venu de l’espace).

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“I occasionally think how quickly our differences worldwide would vanish if we were facing an alien threat from outside of this world”.

Selon Steven Greer, il y a un risque important que l’on s’achemine vers une militarisation de l’espace en se servant de la Lune et de Mars dans le but de mener une guerre interplanétaire. Et si c’est cette voie qui est prise, notre humanité ressemblerait aux scénarios les plus sombres de la SF puisque les technologies seraient au service des guerres et des destructions tout azimuth. Donc ce documentaire commence par titiller nos peurs… Non pas la peur de l’Autre E.T., mais la peur d’un scénario pour donner le plein pouvoir à une élite qui mettrait en scène une attaque venue du cosmos pour paniquer les populations et justifier une tyrannie, une mise en place mondiale totalitaire. Selon lui et selon ses sources, ce projet (« agenda« ) aurait été mis en place depuis les années 50. Le projet : effrayer la population mondiale par tous les moyens possibles (faux enlèvements, films hollywoodiens mettant en scène des invasions E.T., des aliens monstrueux, etc.). Il met en avant que la plupart des pays ressentent comme « une menace » le fait que des ovnis pénètrent leur espace aérien. La thèse de la menace serait donc privilégiée par les gouvernements du monde.

Bon. Ce n’est pas une grande surprise : il en parlait déjà dans ses livres.

Personnellement, je n’adhère pas à ce scénario car je ne le trouve tout simplement pas cohérent. Déjà, on part du principe qu’il existe une élite mondiale qui disposerait de cette technologie, notamment pour effectuer de faux enlèvements avec de faux E.T… Alors que dans la réalité, cette élite dirigeante est tout autant en quête de questionnements, de réponses face à cet inconnu, lointain, complexe, encore très flou. L’idée selon laquelle nos dirigeants savent tout est un pur fantasme. D’ailleurs, si l’on est attentif aux 2 heures du documentaire, Steven Greer se contredit car il cite le nom d’un certain président français qui l’aurait contacté pour en savoir plus sur le sujet et sur son protocole de contact RR5 (CE5 en anglais). Par ailleurs, si l’on regarde la série en deux saisons « Project Blue Book »œuvre de fiction – mais inspirée en partie de la réalité, on voit bien que le secret est tel que personne ne peut parvenir à recueillir toutes les informations tant elles sont cloisonnées. C’est une stratégie efficace pour garder des secrets, mais c’est un désastre pour avoir une vision claire, cohérente et intégrale des choses. Les prémisses de cette thèse paranoïaque sont donc fausses. Quant à l’attaque pseudo extraterrestre mise en scène pour justifier et favoriser une tyrannie planétaire, ça fonctionne sûrement dans un roman de science-fiction, mais dans la réalité, avec autant de pays divisés et de puissances distinctes qui ne s’entendent pas depuis fort longtemps, cela ne peut sûrement pas conduire à un régime unique dominant, mais à un chaos total dont certainement personne ne sortirait vainqueur à l’ère du nucléaire (beaucoup de pays conflictuels possèdent une bombe atomique). Autre élément incohérent : si certaines nations ont déjà des partenariats secrets avec des civilisations extraterrestres (dans des bases souterraines et peut-être sur Mars), ce n’est pas pour orchestrer une mise en scène hostile et un chaos généralisé qui nuirait à ces échanges sans doute très fructueux ne serait-ce que sur le plan technologique. Enfin, probablement l’aspect le plus incohérent : si c’était une guerre interplanétaire qui était orchestrée, aurions-nous une quelconque chance contre des civilisations en avance de milliers d’années sur nous ? Le complexe militaro-industriel dont Greer parle serait-il aussi stupide que cela dans la réalité ? Cette thèse pourrait être un écran de fumée, une fausse piste, peut-être pour décrédibiliser de l’intérieur tous ses partisans…

Ceci dit, ce n’est que mon opinion et peut-être ai-je tort, ne connaissant pas ces milieux. Peut-être que la raison d’être de ce « complexe » est de cerner des menaces, voire d’en inventer et d’organiser des guerres sans quoi il se sentirait désœuvré. Et à défaut de guerre, il pourrait en créer pour répondre à une économie guerrière derrière. Ce qui pourrait donner du crédit à la thèse guerrière de Greer, c’est que dans notre histoire, le contact entre civilisations étrangères ayant de grandes disparités, s’est toujours mal passé, avec une volonté de conquête et de colonisation. Notre humanité est beaucoup plus formatée sur l’esprit de conquête et de compétition, que sur la coopération, l’entraide, l’apprentissage au contact d’autrui. Nous aurions donc un paradigme de base pathologique, un paradigme colonialiste et impérialiste. C’est sa thèse, mais selon un autre angle de perception. La question, ainsi posée, aurait peut-être été plus pertinente, plus crédible. Mais en ce cas, ce n’est pas tant le « complexe » qui est responsable de cet état d’esprit, mais toute notre humanité car une start-up suit de tels schémas de pensée dans son rapport aux autres entreprises. Mais une autre considération pourrait donner raison à Steven Greer, bien qu’il n’en parle pas, c’est que notre humanité souffre d’un profond déséquilibre entre son évolution spirituelle et son évolution technologique. En effet, notre éveil spirituel et intellectuel est très faible à l’échelle globale planétaire, tandis que nos technologies sont très développées et tournées vers les destructions (de nous-mêmes, notre santé et celle de la planète). Ce violent contraste entre peu de conscience et beaucoup de moyens destructeurs pourrait lui donner raison, mais selon un autre angle de vue qui n’incrimine pas « le complexe » en particulier, mais toute notre civilisation et en se fiant à notre histoire passée.

Quoi qu’il en soit, cette première partie, en raison des peurs mises en avant, « plombe » un peu le sujet, d’autant qu’elle est longue (45 minutes sur une durée totale de 2 h). Et par rapport au titre, elle fait « hors-sujet » (Steven Greer prononce lui-même le mot de « hors-sujet » en développant ses idées). Car qu’elle est, en définitive, le sujet de ce documentaire ? Eh bien, le merveilleux dont nous parlions au début… Il suffirait de vouloir méditer en groupe, selon un protocole précis, pour assister à un ballet aérien en toute complicité. Vouloir associer deux univers aussi contrastés enlève de la force à l’ambition première du film qui était sûrement de nous montrer les belles orbes colorées prises en photo parmi les participants, ainsi que d’autres prises de vues spectaculaires d’objets en formation.

Au moins, Steven Greer est fidèle à ses idées, mais nombreux sont les internautes américains à avoir trouvé le film moins réussi que ses deux précédents, sans doute, mieux écrits, plus structurés et mieux thématisés.

S’il avait choisi d’enlever cette première partie, je pense que le documentaire aurait été plus spectaculaire. Car les photos et les films pris aux quatre coins du monde sont extraordinaires, d’autant plus que l’image est associé aux témoignages vécus. On aurait pu alors, approfondir les choses sur la durée totale du film.

Question : mais alors pourquoi avoir voulu faire ce choix ? Eh bien, parce que ce documentaire est construit comme une dialectique : Ou bien l’humanité sera asservie par la tyrannie, suite à cette mise en scène d’invasion, ou bien, ce sera le meilleur des mondes avec la conscience élargie un peu partout sur la planète puisqu’elle est au cœur du paradigme psychotechnologique qu’il nous présente. Cette dialectique serait : « Une guerre interplanétaire ou bien une fraternité cosmique ». Et ce « ou bien », « ou bien », selon lui dépend de nous… selon une bascule statistique qu’on pourrait simplifier en parlant d’un « effet domino » ou encore de la « théorie du centième singe« . Steven Greer nous met donc devant un choix et c’est la raison pour laquelle le documentaire est ainsi construit.

Ce choix est assez maladroit car les deux thèses du « ou bien » sont assez simplistes et autant le dire, manichéennes. Or ces raisonnements simplifiants prêtent toujours le flanc aux critiques. Ce qui démontre au passage, qu’un film n’est pas seulement une succession d’images aussi belles soient-elles… Ou la peur et la destruction, ou la méditation collective et la symbiose avec… qui ? quoi ?, c’est la ligne directrice choisie du film. C’est une vision un peu simpliste dans les deux extrêmes et qui diminue l’impact des images spectaculaires qui ont été rapportées des veillées méditatives.

Venons-en, enfin, à ce qui fait l’intérêt réel du documentaire. Eh bien, les images sont difficiles à faire passer pour des lanternes thaïlandaises, des satellites ou des réfractions compliquées dont Allen Hynek avait le secret. Nous assistons à des phénomènes qui sont autant célestes (formation de plusieurs objets lumineux en chorégraphie), qu’au niveau du sol, avec les fameuses orbes, voire des traînées lumineuses qui évoquent le « light painting » mais qui n’en sont pas. Ces particules de lumière colorée qui viennent chatouiller les méditants sont invisibles aux yeux, mais visibles sur les clichés numériques. Les sceptiques pourraient imaginer un phénomène peut-être électrostatique ou électromagnétique, mais encore faudrait-il pouvoir le reproduire dans des conditions définies à l’identique. Or l’explication « rationnelle » est loin d’être trouvée car certains objets lumineux filmés semblent larguer des substances floues et malléables, plastiques, quasi vivantes, en tous cas très mobiles. Il y a un phénomène étrange qui répond aux méditants, visiblement. On comprend l’émotion des témoins et leur excitation.

Il eut été possible de faire un documentaire différent : on aurait pu écarter les peurs de la première partie pour se concentrer uniquement sur les réunions en plein air, le protocole d’appel et les résultats vécus, filmés, photographiés. Puis il aurait été utile de convoquer des experts divers pour analyser les résultats filmés et photographiés. Cela aurait eu sûrement plus d’impact si l’on avait ébauché une démarche rigoureuse destinée à convaincre le plus grand nombre. On aurait aussi aimé apprendre ce que les méditants avaient à dire, s’ils avaient des expériences particulières à relater en contact avec le phénomène. Cela aurait été pertinent car Steven Greer nous dit que la conscience est la clé, l’interface technologique de ces autres civilisations. Alors pourquoi ne pas avoir donné plus de place à la conscience justement, en commençant par celle des participants ?

Certes, il est facile de critiquer car il faut se rappeler que ces phénomènes ne font pas de nous des spécialistes. Nous sommes tous des amateurs pris au dépourvu. Que faire avec de telles images ? Comment leur donner un sens ? Il ne suffit pas d’avoir un protocole d’appel et un appareil photo, ni même un détecteur d’ondes XY pour produire un document aussi palpitant qu’un film de fiction où nous maîtrisons l’art de cette discipline.

On pourrait prendre un exemple précis avec un film de fin d’études de l’école de cinéma « La Fémis », intitulée « Ovni(s) » (créé par Clémence Dargent et Martin Douaire, réalisé par Antony Cordier). C’est une série sans prétention, sans grand moyen de production, mais avec une belle maîtrise de l’image, du jeu d’acteurs (fantastique révélation de Michel VUILLERMOZ qui crève l’écran), des décors des années 70/80 (sans oublier la musique, s’il vous plaît) et un scénario intelligent qui joue entre réalité historique et humour décalé. À petite échelle, modeste, c’est une réussite. Et pourtant, il n’y a aucune image réelle prise sur le vif du phénomène, comme dans les veillées de Steven Greer.

Ce documentaire n’est pas encore sous-titré en français (ou doublé), mais il le sera sûrement. Étrangement à la fin du documentaire, nous voyons des « ambassadeurs » (ce sont les volontaires aux veillées et au protocole d’appel) du monde entier, mais aucun depuis la France !? D’autant plus étrange que les veillées de Greer se sont produites dans les Alpes françaises, notamment. On aurait aimé que tous ces volontaires passionnés puissent s’exprimer aussi.

En définitive, ce documentaire a mieux réussi le passage sur « les peurs », que le reste qui aurait mérité plus de profondeur. Ce qui est logique car la première partie se base sur des images d’archives, tandis que le reste est énigmatique.

À mon sens, il y a un moment « fort » (mais noyé par le parti-pris du film), une demi-heure avant la fin. Il a été sous-exploité car il aurait pu avoir autant d’impact que certaines guérisons spectaculaires de Lourdes avec dossier médical à l’appui, par exemple. En effet, on nous présente un individu du nom d’Ed MOEN, directeur d’entreprise, qui est malentendant des deux oreilles et qui ne peut vivre sans son système auditif technologique depuis l’enfance. Ce détail nous est confirmé par une tierce personne. Or, Ed Moen a l’idée de demander, suite à une réunion de ces protocoles de contact et lors d’une rencontre personnelle avec un objet de couleur rouge qui a été filmé par l’un de ses proches, qu’on lui soigne son problème auditif si cela est possible… Le lendemain matin, en prenant son petit déjeuner avec des membres de ces veillées, il découvre qu’il entend tout autour de lui, sans le port de son appareil ! Une guérison spectaculaire comme il en est fait état dans le livre de Preston Dennett, Guérisons extraterrestres (Trajectoire, 2012).

Ed Moen déclare depuis ce jour ne plus avoir besoin de porter de prothèse auditive. Étant donné l’importance de ce témoignage, on aurait pu le mettre en valeur : montrer des preuves de son état de malentendant depuis des années (factures de ses appareils, par exemple), s’intéresser à ce qu’il avait à dire puisqu’il semble qu’il ait eu un contact télépathique avant sa demande de soin. Des photos ont été prises (par David Marconi) d’une présence ressentie derrière lui lors de ces veillées et montrent « une composition lumineuse » colorée complexe qui n’est pas humanoïde, plutôt géométrique (avec un grand triangle en guise de tête). Ed Moen semble métamorphosé, terriblement ému ; il y a de quoi : il est guéri !

Conclusion

Avec plus de rigueur et une thématique plus resserrée en rapport avec le titre, ce documentaire aurait pu avoir un meilleur impact, surtout auprès des gens rationnels et sceptiques. À une époque où il est si facile de leurrer les gens avec de la technologie, mais aussi où l’on peut extrapoler beaucoup de choses à partir de méprises, cette démarche aurait été louable. Car il y a du « matériel » dans ce documentaire et qui justifie d’en prendre connaissance. Ce n’est pas tant qu’il faille rechercher l’unanimité (qui ne sera jamais atteinte), mais tout de même de la rigueur, raison de plus sur « les terres du paranormal ».

En tous cas, en raison de ces points faibles, on ne peut pas dire que Steven Greer soit tombé dans le « sensationnalisme ». On ne peut pas le dire car il n’exploite pas assez les points forts qui auraient mérité plus de profondeur et d’importance. C’est sûrement un témoignage sincère mais avec sa démarche et ses croyances. Je ne mets pas en doute, personnellement sa sincérité, on le voit d’ailleurs ému jusqu’aux larmes dans la section « peur » (la première partie du documentaire intitulée « Chapter I : Blood + Treasure »). On ne mesure certainement pas tout ce qu’il a enduré pour pouvoir devenir le représentant de ce qui a été caché au public depuis si longtemps. Si nous lisons ses livres, on apprend même qu’il a beaucoup de chance d’être encore là pour témoigner, parler librement, faire des documentaires et faire évoluer les esprits. Une telle audace est dangereuse surtout à une époque où la démocratie recule de jour en jour dans les divers pays. Nous vivons une époque tourmentée avec une crise très profonde, il faut donc recontextualiser pourquoi ce documentaire a fait ce choix curieux de donner autant de place à un scénario aussi alarmiste qui, rappelons-le, reste une hypothèse.

En définitive, Steven Greer veut nous dire que nous sommes arrivés à un point décisif de notre humanité. Il ne convaincra pas tout le monde, mais il nous invite à lever les yeux vers les étoiles. Et il faut bien admettre que ces derniers temps, la Lune et Mars sont redevenus des stars… au devant de la scène médiatique et scientifique mondiale. On dirait bien que les choses ont évolué, que les projets repartent dans l’expansion spatiale avec confiance. Un rêve est en train de redevenir réalité… quand on pense qu’il existe encore beaucoup de monde qui croient que la Terre est plate et que personne n’est vraiment allé sur la Lune, qu’on nous fait du… cinéma !

Protocole CE5 (RR5) et science de la conscience

Nous étions un peu moins de 2000 internautes (1945 exactement) à assister en direct à la présentation donnée par Steven Greer de son application CE5 Contact pour smartphone et de son explication de ce en quoi consiste « la science de la conscience« .

Voici le lien de son application CE5 Contact. À quoi sert-elle ? À nous repérer et à nous signaler géolocalement les uns aux autres afin de créer un groupe, et à nous familiariser avec un protocole de contact. Bien sûr, en période de confinement, cette fonctionnalité reste virtuelle. Après le déconfinement, elle permettra un apprentissage pour faire des observations sous les étoiles.

Sa présentation ayant été très riche en à peine plus d’une heure (sans les questions), que l’on peut revoir en anglais ici, nous n’allons que présenter les points essentiels en français avec les références qu’il a données. Mais nous resterons le plus bref possible en réorganisant l’ensemble de façon logique et thématique.

Tout d’abord pourquoi faire un tel contact ? Quelle nécessité ?

Steven Greer a exposé les bénéfices de la méditation en ayant expliqué qu’il avait ainsi permis à son père à reprendre le dessus sur sa maladie cancéreuse. Ils ont médité ensemble et ce fut un succès : les cellules cancéreuses ont disparu. Steven Greer a expliqué qu’il avait vécu une Expérience de Mort Imminente (EMI) à l’âge de 17 ans, ce qui l’a amené à expérimenter et à comprendre la vraie nature de l’esprit dans sa réalité éternelle et universelle : nous sommes tous reliés les uns aux autres, ainsi qu’aux différents plans d’existence. Suite à cette prise de conscience, il a étudié le sanskrit, la méditation, les mantras, jusqu’à devenir enseignant en méditation. C’était avant son entrée dans les études de médecine. Or, selon lui, la planète Terre est aussi en phase terminale de cancer. Il est donc urgent d’agir, de réagir, tous, autant que nous sommes, en commençant par éveiller notre conscience par la méditation collective.

Mais serons-nous assez nombreux pour inverser le processus destructeur de la planète et son écosystème ?

Sa réponse est oui. Il nomme cela « le facteur ou l’effet 1% » (en hommage à Maharishi Mahesh Yogi et à sa méditation transcendantale, parfois aussi nommé « effet Maharishi« ) qui est capable d’interagir sur les autres 99% de la population mondiale. Cette synergie, il en démontre la réalité et l’effectivité par des expériences déjà menées par le Global Consciousness Project de l’Université de Princeton (nous rédigerons un article sur ce sujet et ce livre). Feu Dr John de ce projet était son ami. Pour les lecteurs anglophones, voici la référence du livre du Roger D. Nelson, Connected : The Emergence of Global Consciousness, ICRL Press, 2019. Pour les non-anglophones, ils peuvent se reporter au chapitre 3.5 « La Noosphère comme conscience globale » du livre de Massimo Teodorani, Entanglement : L’intrication quantique, des particules à la conscience, Macro Éditions, 2011, [p. 140-160]. Cet auteur italien étant physicien (docteur en physique stellaire), ses explications du « Global Consciousness Project » sont sérieuses, claires et précises, accessibles à tous.

Quelle méditation exactement ?

La méditation qu’il enseigne est celle d’un éveil de la conscience ou encore d’une « expansion de la conscience« . Il s’agit de ne plus vivre centré sur son seul égo, mais de prendre conscience de notre lien aux autres, à l’environnement, notre écosystème, notre biosphère, et aux autres civilisations qui nous connaissent et nous observent. L’expression qu’il utilise « science de la conscience » provient de la « science védique » – le Veda étant un vaste corpus de textes sanskrits indiens très anciens mêlant philosophie, sagesse, spiritualité, poésie et chants. En effet, nous pouvons lire dans Méditation et réalisation de soi : les stratégies de la science Védique pour l’éveil de la conscience de Philippe Maugars (Altess, Paris, 1999), par exemple : « La science Védique, la science de la conscience – La science Védique est une voie d’accès à la connaissance de l’homme, de la vie, de l’univers » dès l’introduction. C’est une tradition hindoue classique ou fondamentale difficile à dater car remontant à une tradition orale (qui utilisait le chant et l’art mnémotechnique).

Pourquoi ? Quel est le problème ?

Selon Steven Greer, nous sommes arrivés à un moment carrefour de notre histoire : soit notre monde continuera à mener des guerres, aussi bien sur Terre, que dans le cosmos (guerre des étoiles), en utilisant les nouvelles technologies de la rétro-ingénierie contre nous-mêmes, en continuant à épuiser nos énergies fossiles et à détruire notre environnement, notre planète, soit par l’effet de bascule du 1% sur les autres 99%, nous réduirons la violence et favoriserons une autre destinée de la planète en utilisant ces nouvelles technologies en harmonie avec la conscience éveillée individuelle et collective.

Le niveau n°1 de toute civilisation intergalactique

Toutes les civilisations qui sont parvenues à ne pas s’autodétruire ont vaincu leur atavisme qui caractérise les instincts primaires de l’espèce. C’est ainsi que Steven Greer a d’ailleurs débuté sa conférence en direct en expliquant « la science de la conscience« . En effet, selon lui, la science et la conscience peuvent converger dans le même intérêt. Il a d’ailleurs donné une référence (pour ceux qui lisent l’anglais) avec le livre du Dr Larry Dossey, Recovering the Soul, A Scientific and Spiritual Approach, Bantam, 1989.

Ce ne doit pas être, comme à l’heure actuelle sur Terre, une science qui détruit la santé de l’homme et l’environnement, mais qui en est respectueuse. Pour que cela puisse se produire, nous devons avoir un éveil de conscience qui permettra la maîtrise de nos peurs et de nos pulsions. C’est cela « le niveau 1 » : la conscience de soi et d’autrui, vivre dans le respect de chacun. Sans ce niveau 1, les autres paliers de l’évolution sont inaccessibles. Au titre de ces nouvelles technologies, Steven Greer a évoqué l’énergie dite « du point zéro » (ou énergie libre). Il en avait déjà fait mention dans son livre traduit en français Non reconnu (p. 88) avec le Dr Harold Puthoff ingénieur de l’Université de Cambridge.

Il a souligné également, lui qui a étudié la spiritualité hindoue suite à son Expérience de Mort Imminente, que « la science de la conscience » est très ancienne puisqu’elle figure dans les écrits sacrés des anciennes traditions comme le Rig Veda ou la Bhagavad Gita. Autrement dit, il ne s’agit pas de combattre avec les armes, mais de devenir un « guerrier de lumière » comme les acteurs de Shamballa. Bref, agir avec le cœur et en conscience, plutôt que laisser libre cours à nos instincts primaires.

Sa démonstration

Quelles preuves avons-nous que ces autres civilisations galactiques ne sont pas aussi barbares que la nôtre ? Steven Greer, qui s’appuie pour cela sur le constat des astrophysiciens, souligne que même si cela peut sembler phénoménal de voyager à la vitesse de la lumière, cette vitesse serait beaucoup trop lente pour voyager d’une galaxie à une autre. Des centaines d’années-lumière, cela n’est pas souhaitable pour se déplacer rapidement. Alors, il révèle ce qu’il sait déjà et que certains ufologues disent également, les civilisations galactiques ne voyagent pas à la vitesse de la lumière, mais en basculant de dimensions en dimensions. C’est ce qui explique pourquoi un vaisseau peut apparaître et disparaître en un claquement de doigt : en changeant d’espace-temps. Ce serait comparable à un métro sous-terrain : nous allons beaucoup plus vite qu’en surface. Il nous a parlé également d’une zone spécifique dans la zone 51, nommée DREAMLAND – en français « la terre des rêves« . Ce nom a été donné car voyager avec ses corps de lumière (le corps astral n’étant qu’un véhicule dont nous disposons parmi d’autres plus élevés en fréquences) revient à expérimenter des expériences semblables à des rêves lucides. Steven Greer a comparé les déplacements avec le corps astral ou « de lumière » (« astral » vient du latin aster qu signifie « étoile » en raison de son éclat lumineux) – qui sont instantanés – avec le mode de déplacement des vaisseaux, lui aussi, instantané. Ainsi, son raisonnement est le suivant : si des civilisations ont réussi à développer une telle avancée technologique, c’est qu’elles ont dépassé leur atavisme et qu’elles sont parvenues avec succès au niveau n°1 : mettre en pratique « la science de la conscience » : l’esprit est en harmonie avec la science et les technologies. Ceci rejoint les déclarations du Colonel Corso dans son livre Au lendemain de Roswell, lorsqu’il expliquait que les entités à bord des vaisseaux utilisaient un bandeau couvert de fins capteurs, placé sur le cerveau afin que la conscience puisse actionner instantanément les commandes du vaisseau (commandes qui n’étaient d’ailleurs pas visibles et pas physiques à bord) : ceci démontre l’extraordinaire discipline de l’esprit, focalisé, concentré, prenant en compte de multiples niveaux en même temps. Il n’a pas dit le mot, mais en ce cas, nous pourrions parler de « surconscience« , caractérisant ces pilotes. Cette technologie, par rétro-ingénierie, a été utilisée sur certains hélicoptères. Ceux qui ont vu le film Firefox, l’arme absolue (1982) auront une idée de ce dont il s’agit. L’autre évidence logique, déjà répandue par quelques ufologues, est que des civilisations nettement plus avancées technologiquement que la nôtre, auraient largement eu le temps et les moyens de nous anéantir si tel avait été leur but. Cela ne veut certes pas dire que toutes les civilisations sont parfaites sur le plan éthique et moral, mais qu’en tous cas, elles ont dépassé le stade des instincts primaires destructeurs et qu’elles ont appris à discipliner leur esprit et leurs émotions.

Surmonter le racisme latent de nos projections

Steven Greer s’attache ensuite à la signification du mot « alien » (étranger). Selon lui, cette appellation est fausse car nous avons tous en commun la Conscience, l’Esprit, l’éveil, l’évolution spirituelle. Ce que nous avons en commun est autrement plus essentiel, que nos petites différences d’aspects morphologiques. Il nous met donc en garde contre un racisme latent : celui de nos projections personnelles. Il prend un exemple : nous parlons parfois des « extraterrestres nordiques » pour dire qu’ils sont « les bons ». Par conséquent, les mauvais seraient ceux d’une autre couleur, d’un autre aspect, d’une autre taille, d’une autre morphologie, etc. Il nous faut prendre garde à ces projections qui en réalité reflètent notre histoire humaine. De nombreux ufologues avaient constaté cela avec « les grands blonds », êtres parfaits aux yeux bleus : la race hyperboréenne qui évoque le délire d’une race supérieure nazie qui justifiait que tous les peuples différents, jugés inférieurs, soient exterminés, les uns après les autres, pour ne favoriser que les surhommes par un eugénisme impitoyable. Rappelons que les aryens ont véritablement existé historiquement, mais qu’ils n’ont jamais été blonds aux yeux bleus : ils étaient « basanés ». Nous avons donc à travailler sur nous-mêmes et « la science de la conscience » consiste aussi en cela : prendre conscience qu’au-delà des apparences physiques, nous avons une essence spirituelle commune. De plus, pour la plupart des êtres venus d’ailleurs, nous avons aussi en commun la bipédie, l’aspect humanoide – forme quasi universelle tant sur le plan physique que dans les autres plans dimensionnels. Il faut donc insister sur nos ressemblances – ce que nous avons en commun – et ne pas « bloquer » sur nos particuralités physiques puisque chaque espèce sera forcément différente selon sa provenance qui peut être très lointaine de la Terre. Si Steven Greer a soulevé ce sujet, c’est qu’il a remarqué que dans une frange de l’ufologie (qu’il nomme « subculture »), on constate déjà ce type de racisme. Il est associé à la peur : la peur de l’inconnu, mais aussi à l’ignorance du fait que nous ne sommes pas encore psychiquement connectés à eux. Et c’est ce qui justifie, selon lui, la nécessité de développer dès à présent, « la science de la conscience » pour comprendre qu’une connexion psychique est possible entre eux et nous. Ainsi, nous pourrons surmonter nos différences, comprendre que nous sommes tous reliés les uns aux autres.

Nul besoin de secte, d’avatar, de gourous, de prophètes

Steven Greer précise aussi un autre point essentiel. Il ne s’agit en aucun cas de monter des sectes, de se prendre pour un chef, un avatar, un gourou, un prophète car ce n’est pas notre égo qui doit être mis en avant. C’est le contraire qu’il faut faire : éveiller notre conscience au niveau collectif en comprenant que chacun a exactement les mêmes capacités spirituelles. Il a été très clair sur ce point. Il a d’ailleurs expliqué que ces facultés de l’esprit sont déjà mises en œuvre avec le protocole de « vision à distance » ou remote viewing tel qu’exposé par Russell Targ ou Stephen Schwartz par exemple. Mais il a déclaré qu’il n’était pas nécessaire d’être Ingo Swann ou Russell Targ pour faire preuve de ces facultés psychiques de vision à distance, que ce soit le passé, le présent ou le futur : n’importe qui peut le faire. Il ne tient donc pas un discours sectaire puisqu’il ne prétend pas être différent de tout un chacun. Il a précisé qu’il était athée à la base, même s’il sait que derrière chaque religion, il y a une essence commune de vérité. Ce qu’il critique (comme beaucoup), ce sont les guerres de religions, les conflits au nom de croyances religieuses, et surtout le fanatisme de tout bord, tous les extrémismes. Steven Greer est aussi très différent d’un esprit sectaire car il n’oppose pas science et conscience, spiritualité et technologie. Sa formation médicale en est l’illustration : la conscience peut être au service de la vie, tout comme la technologie. Dans ses livres et ses vidéos, ses interventions publiques et médiatiques, il s’est surtout fait le porte-parole de nombreuses personnalités à la retraite du monde politique et militaire qui voulaient que les nouvelles technologies ne soient pas confisquées ou mal utilisées, qu’elles servent au plus grand nombre. Mais pour cela, les consciences doivent évoluer. L’esprit sectaire, le fanatisme est un obstacle que nous devons franchir, tout autant que les peurs religieuses car nous savons tous que les textes sacrés peuvent être interprétés de différentes façons. L’esprit de concorde ou la division naissent de nos interprétations des textes. Tous les fanatismes, pour et contre, sont donc à éviter car nous sommes tous, à la base, des chercheurs de vérité(s) et le sacré ne peut pas avoir du sang sur les mains. Le sacré est le respect de chaque vie humaine, quelle que soit sa couleur, son origine, ses croyances. Le sacré concerne aussi le vivant – tout ce qui le compose (respect des animaux, respect de la nature).

Quel changement est attendu ?

Steven Greer n’est pas utopiste : il ne dit pas que les 1% qui voudront méditer collectivement vont changer les systèmes politiques, l’économie mondiale, etc. Il ajoute que ce n’est pas non plus ce qu’attendent prioritairement les civilisations évoluées qui nous observent discrètement. Ce qui est attendu est en réalité beaucoup plus profond que cela : une évolution de nos mentalités collectives. Car si nous changeons nos cœurs et nos esprits, se mettra en place « l’effet domino » : tout commencera par se corriger petit à petit. Nous n’irons plus de destructions en destructions, comme c’est le cas actuellement, mais de prises de conscience en prises de conscience, d’actions en actions, d’initiatives en initiatives. À l’échelle mondiale, ce 1% peut alors jouer sur la totalité. Il explique aussi que nos élites multi-milliardaires ne sont pas si puissantes que cela car leurs objectifs et leurs mainmises sont uniquement matérielles : ce sont des esprits cupides, donc matérialistes. Or, la réalité des autres plans permet des actions qui échappent complètement au plan matériel. De la même façon, un ange qui soigne un malade à Lourdes ou n’importe où dans le monde, n’est pas contrecarré par un esprit cupide. Il ne faut donc pas craindre ces élites mondiales car en dépit de leurs desseins pour le futur, faire de nous des esclaves stupides, des individus passifs, consommateurs d’une technologie qui nous tue à petit feu et nous opprime, cela pourrait ne pas connaître le développement qu’ils espèrent. Leur plan peut échouer car nous pouvons reprendre en main notre destinée. Cela est une réalité car notre Esprit collectif est créateur. Ce n’est que si nous sommes passifs et stupides, que leurs desseins fonctionneront. L’éveil spirituel est donc urgent : il s’agit de reprendre notre destin en main.

Remarques personnelles

Dans le milieu ufologique, Steven Greer ne fait pas l’unanimité. En effet, une frange de l’ufologie est inquiète, redoutant une approche trop angélique de la situation, comme si toute civilisation extérieure ou parallèle était bienveillante, négligeant, par exemple, les actions horribles de certains Gris sur les hommes et les animaux (d’autres Gris sont bienveillants à n’en pas douter, nous ne devons pas généraliser). Il est vrai que Greer n’a pas répondu, jusqu’à présent, à ce problème d’une façon totalement convainquante. Et, on s’en doute, il est vivement critiqué par tous ceux qui ne croient pas aux ovnis et aux extraterrestres et rangent encore tout ceci dans les inepties, s’accrochant à une physique déjà dépassée qui rend impossible les voyages dans le cosmos.

Qu’en pensons-nous, que pouvons-nous dire à ce sujet ? En ayant sondé le futur, il apparaît que toutes ces tentatives de contacts CE5 ne seront pas dangereux car il n’y aura aucun contact au sol. Les vaisseaux n’ont pas du tout reçu l’ordre d’opérer de tels contacts physiques. Effrayer les gens ne fait pas partie de leur programme. C’est même évident à deviner car tous les contacts ont toujours été secrets, minoritaires, jamais de façon massive et effrayante. Cela ne changera pas : ils ne vont pas ajouter du chaos au chaos (suite à la pandémie, à notre économie et à la restructuration nécessaire qui en découle). Cependant, il y aura, dans certains cas, de magnifiques ballets aériens, ou simplement des flashs lumineux, voire d’autres phénomènes étranges dans le ciel, suite à ces méditations de contact. Ce ne sera pas systématique, il faudra être persévérant, régulier dans sa pratique et le protocole. Steven Greer a expliqué que par la méditation, nous pouvons avoir l’intution (ou la vision) des lieux où nous devons nous rendre pour faire de belles observations. Il a cité un exemple personnel pour illustrer son propos. Aucun atterrissage au sol, donc vraiment pas de quoi nous inquiéter sur l’avènement d’un antéchrist ou d’une quelconque machination extraterrestre diabolique.

On pourrait penser qu’ils nous laissent nous débrouiller seuls. Ce n’est pas tout à fait exact. Au sol, oui. Dans les cieux, non. Par conséquent, Steven Greer a raison : nous devons et nous pouvons reprendre notre avenir en main en ce qui concerne « le sol ». En ce qui concerne, l’espace, ils feront le ménage, à leur façon, d’une façon subtile. Par exemple, nous aurons un jour dans nos presses mondiales un communiqué qui établira que le soleil a dégagé des jets, par éruptions, qui sont la cause du dysfonctionnement de certains satellites (ceux qui détruisent notre santé et notre environnement avec leurs ondes technologiques « cinquième génération »). Cela sera très convainquant car nous aurons même des images de ces jets solaires. Bref, un phénomène naturel qui arrive « comme par hasard » et de façon ciblée pour nous aider à préserver notre environnement. Réfléchissons : croyons-nous que des civilisations très avancées qui ont des yeux et des oreilles partout, laisseront faire une destruction massive depuis nos cieux ? Si tous les enlevés (abductés) ont vu l’avenir possible d’une planète Terre dévastée, c’est pour nous mettre en garde d’un réel danger (ils le font depuis les années cinquante). Alors, eux non plus, ne resteront pas les bras croisés sans rien faire, laissant nos élites mettre en place leurs plans machiavéliques sous couvert d’une technologie désirable, profitable et addictive. Vous rappelez-vous du dicton « Aide-toi et le ciel t’aidera » ? Cela pourrait être mis en regard avec ce que rapporte le colonel Corso lorsqu’un humanoïde a répondu à un militaire : « Ce n’est pas pour moi que je m’inquiète. C’est pour votre avenir. Ce que vous avez à y gagner ? Un monde nouveau, si cela vous intéresse« .

Au titre des remarques personnelles, il ne faut pas être naïf : bien sûr, que dans toute civilisation, il y a des renégats. Mais cette division existe partout, et encore plus au sein du mal où chacun lutte pour lui-même, dans son propre intérêt. Le mal est division, l’unité n’est que faux-semblant. Le bien est bienveillant pour autrui et solidarité. La lutte est par conséquent inégale car l’union fait la force. La Force. Nous pouvons mettre en œuvre la Force – psychique, en premier lieu. Le mal ne doit pas nous effrayer, nous paralyser car il est auto-destructeur. Le mal est renforcé par nos peurs. Ainsi, même si le mal n’est certainement pas limité à la planète Terre, il faut être un guerrier de lumière partout, ici-bas, comme dans les autres plans d’existence.

Méditation collective avec Steven Greer

Steven Greer, ancien directeur de la division de médecine d’urgence du Caldwell Memorial Hospital en Caroline du Nord (USA), ancien médecin spécialiste en traumatologie, devenu mondialement célèbre depuis son rôle de porte-parole et son investissement dans l’ufologie, fondateur du Projet CSETI (Center for the Study of Extraterrestrial Intelligence), a profité du lancement de son dernier documentaire Close Encounter of the Fifth kind, pour proposer une méditation collective en direct. Nous en proposons une critique sur ce lien.

Nous étions 440 (et non pas 4400) au début de la méditation qui a débuté à 21 h sur son fuseau horaire, et 1800 à la fin. C’était une belle expérience, intense, décuplée par la présence de tous les méditants motivés. Nous formions une chaîne d’âmes reliées les unes aux autres dans un même esprit de communion : cela valait le coup d’être expérimenté. D’autres initiatives semblables méritent d’être entreprises en cette période de pandémie car elles créent de la synergie. Cela s’est déjà fait il y a peu, se fait actuellement et se refera.

Sa méditation avait pour cadre : la planète, la lune, puis les planètes du système solaire, voire au-delà. Elle avait en arrière-fond un rêve possible, celui d’un avenir basé sur de nouvelles valeurs avec une énergie libre non polluante, le passage à un âge de raison, après l’adolescence turbulente. Il nous a invité à nous réjouir, à nous projeter dans l’avenir et il est certain qu’il se donne à 100 % pour atteindre ce but à travers ses livres, ses documentaires, ses formations, ses entretiens. Il se fait le porte-parole d’un monde nouveau dont nous n’avons même pas idée car ce n’est (heureusement) pas celui que nous voyons dans nos films de science-fiction ou d’anticipation.

Mais ce vœu n’est pas facile à réaliser, la route sera longue et difficile. Cette pandémie met à bas les masques et nous pouvons soudainement entrevoir les mentalités de chaque pays, de chaque gouvernement, de chaque dirigeant. Un rêve ne s’impose pas, cela n’est pas possible : il se partage. Il faut le vouloir et travailler en ce sens. Steven Greer nous invite à un nouveau paradigme à un moment crucial de notre histoire où il faudra reconstruire les bases d’un monde meilleur car l’ancien démontre actuellement son impasse totale. Nous sommes arrivés au bout d’une logique de la démesure, le gaspillage de nos ressources, l’exploitation à outrance, des injustices sociales de plus en plus accentuées et des abus en tout genre. C’est un virage qu’il nous faut prendre et rapidement.

Steven Greer a cette prise de conscience depuis longtemps, ses livres en témoignent, bien avant ses films documentaires. Bien sûr, il ne fait pas l’unanimité, même dans son milieu ufologique. Mais qui fait l’unanimité aujourd’hui ? Si ce n’est contre lui-même, par contre-exemple.

La méditation collective permet, en tout cas, de rassembler le meilleur de nos espoirs et de nos énergies pour que demain soit un monde plus vivable pour chacun et pour les générations futures. Elle peut redonner de la force pour agir en défendant les valeurs qui de nos jours n’existent plus qu’au plan théorique, ne sont plus mises en pratique. Beaucoup donnent leur vie physique actuellement pour qu’une prise de conscience mondiale profonde puisse avoir lieu. Une simple grippe n’aurait jamais eu un tel impact. Les morts ont été banalisés depuis longtemps dans les chiffres, les statistiques. Mais aujourd’hui, nous sommes interpelés car ces morts ne sont plus uniquement dans les chiffres des statistiques, mais dans nos familles, nos amis, nos proches, nos voisins, nos stars, nos personnalités médiatiques et politiques. Tout redevient concret : la mort, la vie. De plus en plus, se dessine clairement le panorama de ceux qui travaillent pour la vie et tentent de faire l’impossible en ce sens, entre bravoure et héroïsme, chaque jour, et ceux qui œuvrent pour la mort, soit par bêtise, inconscience, inadaptation, incompétence, soit par des stratégies économiques ou financières. Le monde n’a jamais autant exposé au grand jour ses divisions. Nous vivons une période dangereuse : c’est un fait.

Il est donc utile d’en revenir à l’essentiel. Quel est le projet de Steven Greer ? Un monde meilleur avec le partage de nouvelles technologies. Un monde plus égalitaire. Mais le voulons-nous vraiment ? Nous vivons constamment dans des luttes de pouvoir à tous les niveaux. Se hisser au rang des autres civilisations plus évoluées demande du temps. Mais surtout : de nombreuses prises de conscience. Il ne faudrait pas non plus s’imaginer qu’il n’y a qu’à demander pour être servi. Des technologies encore plus dangereuses aux mains de psychopathes ne rendrait pas service à l’humanité. Ce n’est peut-être pas sans raison qu’elles sont confisquées, cachées ou en attente. Il n’y a jamais qu’une seule façon de voir les choses. On peut penser qu’un complexe militaro-industriel dans l’ombre agit en toute impunité. On peut aussi penser que certaines technologies encore plus dévastratrices ne feraient que précipiter notre processus de peurs/destructions (pensons, par exemple, à l’antimatière). Il ne suffit pas de réclamer et d’obtenir pour que le monde change. La science n’a jamais apporté avec elle sagesse, conscience, responsabilité, éveil spirituel.

Citation de son livre « Comment je vois le monde »

Einstein n’avait-il pas mis en garde l’humanité d’une science qui perdrait son autonomie ? qui perdrait son éthique ? une science qui serait instrumentalisée ? Nous avons déjà beaucoup de sciences technologiques et très peu de conscience. Notre actuelle pandémie le démontre de A à Z. Bref, il ne faut pas développer un rapport infantile entre ceux qui veulent et ceux qui peuvent.

Qu’il y ait des civilisations plus évoluées dans l’Univers, c’est presque une évidence à l’échelle de sa taille et de son âge. Mais pourquoi une civilisation est-elle évoluée spirituellement ? Elle est évoluée si tous ceux qui la composent sont eux-mêmes évolués. Si nous sommes un monde de barbares, le Grand Contact avec une super civilisation ne nous sera pas d’un grand bénéfice. Or au jour d’aujourd’hui, il est pas certain que nous ne soyons pas un monde de barbares car si l’on juge un arbre à ses fruits, nos actes sont plutôt inadmissibles et irresponsables, non ? C’est une question ouverte. Serons-nous capables d’agir mieux que par les siècles et les millénaires passés ? Sommes-nous mêmes capables d’être autonomes ? Ou bien faut-il que nous soyons sous tutelle pour ne pas tous nous entretuer ? Cela aussi est une question ouverte. Une douce folie utopique peut-elle combattre une dangereuse folie destructrice ? Une folie utopique pourrait contribuer à renforcer la folie destructrice. Heureusement qu’il y a encore « un sas » avant le Grand Contact espéré.

Pour aller droit au but : sommes-nous prêts ? Quand serons-nous prêts ? Cela ne dépend pas d’une petite poignée d’idéalistes dans le monde, mais d’une réelle prise de conscience planétaire. Il faut un « effet domino » dans la conscience collective. Steven Greer travaille en ce sens et de façon courageuse car il doit braver quantité d’ennemis et d’obstacles qui se dressent entre les idéalistes et les pragmatistes – ceux qui voient la noirceur du monde et qui composent avec, en tirent profit. D’un autre côté, si nous baissons les bras puisque les barbares sont partout et qu’ils ne se cachent plus vraiment pendant cette pandémie, le monde ne changera jamais. Et le fatalisme n’aide personne. L’espoir, les méditations collectives sont nécessaires, mais cela ne peut être qu’un début de processus de prise de conscience et de responsabilisation. Il n’est pas raisonnable de s’en remettre totalement, corps et âme, à une civilisation X ou Y avancée. Car cela reviendrait à ne rien assumer, à ne rien attendre de soi-même et tout d’autrui : une tâche insurmontable pour la civilisation qui oserait nous tendre la main. Beaucoup sont tentés par les fausses spiritualités qui enseignent la fuite comme une réalisation spirituelle désirable. Il n’y a qu’à attendre et sauter de dimensions, laisser les loups s’entretuer, ne rien faire. Et l’enfant irresponsable conserve ses caprices, n’évolue toujours pas plus puisqu’il n’attend rien de lui-même et tout d’autrui. La tentation de considérer les « êtres des étoiles » comme étant la panacée à tous nos maux ne peut pas être une issue réaliste et souhaitable. Nous n’évoluerons jamais si nous oublions de nous changer nous-mêmes. Le barbarisme, soulignons-le, peut s’exporter aussi dans les étoiles, les planètes, les autres mondes. Ce n’est pas le lieu qui pose question, mais la façon d’habiter ce lieu. Si nous asphyxions notre habitat naturel, pourquoi agirions nous mieux si l’on nous donnait une autre belle planète toute propre ? Si nos valeurs sont inexistantes, inconscientes, aléatoires, quelle garantie aurions-nous de mieux faire là-bas qu’ici ? Si nous avons des chaînes intérieures, celles qui pèsent sur nos cœurs et nos consciences, ce sont celles-ci qu’il faudrait défaire avant de songer qu’E.T. vienne nous délivrer et nous montrer la voie d’un monde meilleur, ici ou ailleurs. Nous aurions fait alors un grand pas en avant particulièrement encourageant : Ne pas inspirer de la pitié, mais plutôt un potentiel positif qui se révèle en acte.

« Nous ne pouvons pas désespérer des hommes car nous sommes nous-mêmes des hommes » (Einstein, Comment je vois le monde)