Le meilleur moment pour pratiquer un voyage astral

Nous rappelons que nous n’utilisons pas l’expression « voyage astral » dans le sens d’une sortie hors du corps dans un plan de conscience en particulier, mais au sens générique – le latin aster (étymologie du mot « astral ») signifiant « étoile » en relation avec l’éclat lumineux propre aux divers plans d’existence. « Ulluriaq » signifie « étoile » dans la langue inuit inuktitut et nous nous en servons également comme d’un symbole dans ce blog.

La pratique du voyage astral comporte de nombreux malentendus en raison de notre mental qui aime catégoriser strictement les mots et les concepts auxquels ils renvoient. Il existe beaucoup de publications sur le sujet, mais la grande majorité reproduit le même discours, le même contenu, les mêmes techniques et les mêmes stéréotypes. Ce n’est pas que leur contenu soit faux, mais ayant pour la plupart la même approche, cela n’aide pas tous les candidats à cette expérience.

Bien sûr, « le meilleur moment » est une notion très relative car quelqu’un qui est très faible physiquement aura son meilleur moment en relation avec sa condition physiologique. Idem pour quelqu’un qui expérimente une Expérience de Mort Imminente. Ne généralisons donc pas. Contextualisons plutôt : vous êtes en bonne santé et ne faites pas face à un péril particulier qui vous projeterait hors de votre corps physique.

À présent, venons-en au malentendu. Qu’est-ce qu’un « voyage astral » ou « une sortie hors du corps » ? C’est une aventure INTERNE À LA CONSCIENCE, bien qu’externe au corps physique. Ce point est fondamental à comprendre : NOUS SOMMES LÀ OÙ SE SITUE NOTRE CONSCIENCE.

Pourquoi les yogis visualisent-t-ils le prana dans les chakras (vortex énergétique ou « roue » en sanskrit) et les nadis (canaux ou méridiens) ? Parce que l’endroit où la conscience se place est l’endroit où se focalise l’énergie.

Nous allons rapidement comprendre pourquoi ce point est fondamental. Dans la plupart des livres sur le sujet, l’attention est portée sur le corps physique. L’ATTENTION EST PORTÉE SUR LE CORPS PHYSIQUE. N’est-ce pas absurde ? N’est-ce pas absurde quand nous comprenons que là où la conscience se situe, là nous sommes appelés. Ainsi, toutes ces techniques sont en fait contre-productives car au lieu d’aller « au large du corps physique », nous ne cessons de nous « ancrer » là où notre conscience se localise : dans le corps physique. Si nous sommes dans un bateau et que nous voulons prendre le large, à quoi cela sert-il de nous cramponner aux amarres ? Il faudrait plutôt les larguer, non ?

Bien entendu, les auteurs de ces livres, après avoir proposé leurs protocoles de détente physique et d’exercices énergétiques, enchaînent sur autre chose. Certes. Mais du point de vue concret, que se passe-t-il ? Le pratiquant subit l’effet « ancrage » établi initialement. C’est donc assez maladroit car le but n’est pas de nous ancrer, mais de nous libérer de notre attache au corps physique.

Ensuite, il y a un autre désavantage à suivre une telle méthode : c’est que nous pouvons passer un temps fort long à détendre le corps physique, le mental, les tensions nerveuses, chasser les pensées parasites… Pour beaucoup, c’est sans succès. Il y a donc peu de gens qui parviennent à des réussites avec ces approches similaires les unes aux autres.

Beaucoup, en revanche, parviennent à d’excellents résultats non pas par des techniques de projections astrales… mais simplement par la méditation, le lâcher-prise, le vide mental. Pourquoi ont-ils plus de réussites ? Parce qu’ils n’effectuent aucun ancrage dans le corps physique. Ils court-circuitent le laborieux moment du « passage en revue » du corps physique ou énergétique. Mais aussi parce qu’ils sont dans un réel « lâcher-prise » d’intention, ce que ne favorisent pas non plus les techniques de projections astrales. Et cela fonctionne beaucoup mieux.

Ainsi, quel est le meilleur moment pour pratiquer ce type d’expérience ? Eh bien, il se situe juste après avoir dormi et cela pour au moins deux raisons :

  • Nous sommes bien rechargés et notre conscience pourra rester éveillée.
  • Notre corps physique est déjà détendu à 100%.

Nous profitons, de ce fait, de l’avantage du CONTEXTE. Nous en tirons profit. Pratiquer quand nous manquons de sommeil, nous fera basculer dans le domaine du rêve, le plus souvent.

En fait, pratiquer juste après avoir dormi, notamment la nuit quand tout est encore calme, silencieux autour de soi est réellement propice (les bruits ou les sollicitations peuvent mettre un terme brutal à nos voyages). Nos attaches avec le corps physique sont très diffuses. Le corps physique est déjà comme « gommé », en arrière-plan. Si nous n’y pensons pas, à ce corps physique, nous pouvons parvenir à vivre d’innombrables expériences spirituelles.

UNE AUTRE FAÇON DE DÉMONTRER CELA :

Quand nous sommes extériorisés, le seul fait de penser au corps physique, nous y ramène à la vitesse d’un clin d’œil.

La pensée, la conscience sont donc les outils de navigation. Mais ce sont surtout des « champs de présence ». Nous revenons à notre introduction : prenons garde à ces distinctions trop strictes du mental.

La conscience est non locale. Mais la pensée est une focale. Nous pouvons donc nous ancrer n’importe où et dans n’importe quoi.

Nous ne faisons pas de scission non plus entre « voyage astral » et « spiritualité ». Pourquoi ? Parce que nous voyageons autant à l’extérieur (du corps physique, voire du plan physique), qu’à l’intérieur de notre conscience et de l’Être considéré comme un grand Tout.

En réalité, nous existons toujours à l’intérieur du grand Tout, toujours dans l’Être et dans la conscience – mais sur ce plan physique, la puissance de fascination des objets sensibles et l’apparence que tout existe isolément parviennent facilement à nous le faire oublier. En revanche, dans les autres plans de conscience, nous nous découvrons avec une autre et meilleure sensibilité, une conscience quelque peu différente (plus étendue et plus profonde) et il devient de plus en plus évident que les distinctions conceptuelles, mentales, « extérieur » et « intérieur » sont des illusions, des apparences relatives.

Par conséquent, la formulation « sortie hors du corps » est quelque peu fausse… Fausse car un corps subtil prend le relais. Fausse car il demeure un peu de conscience dans le corps physique. Nous pourrions très bien réussir ce type d’expérience en ne considérant non plus « une sortie », mais « une entrée, une immersion ». Certains auteurs ont souligné à juste titre que ces voyages permettaient des introspections : NOUS NE QUITTONS JAMAIS NOTRE CONSCIENCE.

Si tout est en nous, si tout est dans le grand Tout, nous sommes au sein du Vivant – le vivant du grand Être.

« Sortir de son corps » est donc vrai et faux selon le point de vue adopté. Nous pouvons aller ailleurs et ne rien quitter pour autant. Nous avons toujours une petite qualité de conscience sous-jacente au corps physique et de toute façon le corps physique existe au sein du Grand Tout. Il n’y a aucune extériorité réelle…

Il est fort possible que des représentations mentales erronées soient la cause des échecs des pratiques en ce domaine, indépendamment de celle que nous avons déjà mentionnée ici.

La notion de « corps » est très relative

Une autre représentation mentale erronée est liée à la notion de « corps » – du moins si nous prenons pour référence le corps physique. La notion de « corps subtil » est très relative… à l’instar de l’eau, par exemple. La glace est un état de corps (solidifié). Le nuage est un état de corps (vaporeux). Il existe plusieurs états de conscience avec des corps subtils associés qui se caractérisent non pas d’après le corps physique, mais d’après l’état associé proprement dit. Parvenu à un certain état de conscience, le corps subtil n’a plus rien d’un corps.

« Le corps ultime est présent dépourvu de caractéristiques, comme l’espace. Le corps de félicité est présent dépourvu de forme mortelle, comme un arc-en-ciel. Le corps manifesté est présent sous des formes indéfinies et variées, comme le jeu des illusions » (Longchenpa, Anthologie du Dzogchen : Écrits sur la Grande Perfection, Almora, 2015, p. 526).

De la même façon, un corps vaporeux comme un nuage peut se vaporiser encore plus finement et devenir de moins en moins tangible, perceptible. La conscience peut donc être envoyée à distance et transcender la notion de « corps », soit de façon immanente (avoir plusieurs corps/points de vue en même temps), soit de façon transcendante (être sans corporéité). Si nous jugeons que seule la glace est l’état d’existence de l’eau puisqu’elle est tangible par sa dureté, nous n’aurons aucune considération pour ses autres états non moins réels. Or, le plan physique nous conditionne à considérer ainsi les choses… Si nous nous mettons dans ce niveau de réalité – le corps de glace – toute expérience relative à un corps gazeux devient insensée, inaccessible, incompréhensible, farfelue, etc. Ce que nous voulons exprimer est ceci : NOS REPRÉSENTATIONS MENTALES REPOSENT SUR DES CRITÈRES MAIS QUELS SONT CES CRITÈRES ?

Si nos critères sont « le corps de glace », c’est-à-dire le corps de matière physique tangible, nous aurons des attentes et des représentations mentales très spécifiques. Or, tout autre état NE POURRA PAS Y CORRESPONDRE.

Autrement dit : NOS ATTENTES, NOS REPRÉSENTATIONS MENTALES NOUS CONDITIONNENT.

Voilà pourquoi le méditant avec son total lâcher-prise lors de sa méditation réussit mieux que celui qui ne juge que par ses livres de projections ou sorties astrales. Il existe même des états spirituels où « vouloir voir » interdit la vision comme si la volonté cassait immédiatement l’expérience en cours. Sans doute parce que ce vouloir est un vouloir de l’égo et que l’égo est hors de portée de certains plans d’existence. L’égo devient la limite. Aussi sûrement que le corps de glace ne peut pas voler au-dessus de la cime des arbres. Nous sommes comparables à ce corps de glace qui ne comprend pas pourquoi il ne peut pas être libre comme un nuage. L’approche est faussée. Le conditionnement est trop fort. Il faut prendre conscience de cela.

« Pour l’appréhension de la vérité de l’identité des objets, regardez comme ils changent pendant les quatre saisons. (…) Pour l’ignorance de la non-dualité, regardez l’eau et la glace » (Longchenpa, Anthologie du Dzogchen : Écrits sur la Grande Perfection, op. cit., p. 232).

Nous en venons, de ce fait, à la troisième raison de pratiquer après le sommeil :

  • Nous sommes déjà grandement déconditionnés mentalement

Le lâcher-prise propre aux rêves est déjà une échappée hors de l’égo et cela peut nous être très bénéfique. Nous bénéficions à ce moment là d’une décrispation mentale de l’égo. Nous sommes plus ouverts, donc plus réceptifs, pour des expériences non réduites aux catégories du mental.

Conclusion

Nous sommes des champions pour rendre compliquées les choses simples. Mais cela est causé par notre mental qui, évoluant, complexifie les notions, les concepts, les nuances. C’est un outil formidable pour le monde matériel, particulièrement adapté à cette condition d’existence, mais il est très handicapant pour les mondes supérieurs qui transcendent les dualités. L’Unité ne peut pas être atteinte au sein de nos clivages et de nos divisions. Un enfant, par exemple, réussit souvent ces excursions de l’esprit sans se poser de questions.

Cela n’est pas un hasard si Jésus enseignait l’intérêt de redevenir simple et authentique comme un enfant, aussi transparent et spontané : l’enfant ne met pas d’écrans, d’obstacles entre ce qui est et ce qu’il est. Du moins quand il est encore jeune, encore peu formaté, innocent.

Bref, il nous faut désapprendre. Cette pratique est moins « une complication de l’esprit » qu’il faudrait apprendre, qu’un état de transparence et d’unité entre l’Un qui est, et le reflet individuel que nous sommes. Désapprendre, cela signifie défaire l’égo (qui retient tout à lui, enserre les choses par son mental) pour exister plus librement au-delà du conditionnement dans le corps de chair et du conditionnement au sens large.

Le voyage de l’esprit est aussi l’expérience du déconditionnement, bien qu’en ce moment, nous pourrions dire, du déconfinement.

La transparence : une façon d’être

« La transparence » n’est pas une thématique très utilisée en spiritualité. Pourtant, si l’on y réfléchit bien, ce n’est pas une notion inutile, loin de là. Citons en plusieurs aspects :

1. La transparence pour soigner l’égo

Nous avons tous un égo : nous sommes tous heureux de partager quelque chose de personnel, nous avons tous envie et besoin de nous exprimer. Quand nous n’y parvenons pas, il y a souvent introversion et souffrance. Nous sommes dans des relations d’échange avec autrui. L’harmonie ne consiste pas à vivre coupé de tout. Mais parfois notre égo peut étouffer celui d’autrui. Quelle place donnons-nous aux autres ? Si nous monopolisons la parole ou l’attention, par exemple, où est le véritable échange ? La transparence peut nous permettre de réaliser qu’être, c’est aussi vivre « la présence » de tous en un même lieu donné.

Vous êtes au milieu du monde, vous faites silence, vous vous faites transparent, comme l’air. Et vous laissez venir à vous tout ce qui se passe autour de vous et en vous-même. Vous ressentirez une communion et un Amour car cela fait du bien de dépasser son petit égo pour donner une place bien plus belle et bien plus grande à l’Être intérieur. C’est un exercice que l’on peut reproduire un peu partout. Parfois, on a même l’impression qu’on en devient invisible car les gens vivent leur vie juste à côté de vous, parlent naturellement pendant que vous observez en silence. Si vous êtes en paix, calme, bien intentionné, cette présence transparente ne dérange personne. Cela aide à comprendre notre juste place. Tout individu compte, tout échange compte. Pas uniquement notre petit égo qui ne fait que participer dans l’ensemble. La pratique de cet exercice simple et amusant, permet ensuite, dans l’échange, de mieux gérer le temps de parole : autant pour soi que pour autrui, voire plus encore pour autrui. Devenir autrui, d’une certaine façon, pendant l’échange. C’est aussi une façon de décupler sa réceptivité dans un lieu : nous sommes là, pleinement là, même si nous parlons avec quelqu’un. La transparence, ce n’est pas du non-être, c’est s’effacer pour vivre pleinement tout ce qui passe en un lieu donné. C’est loin d’être du non-être car cet exercice peut aussi nous ouvrir à l’évidence de la télépathie : nos pensées sont encore mieux captées par notre entourage. Les gens sont plus réceptifs qu’on pourrait le croire, même s’ils réutilisent toute pensée dans leur propre perspective. Cet exercice est une forme de lâcher-prise.

2. La transparence pour ne faire qu’un avec soi-même

Beaucoup de gens ne sont pas ce qu’ils semblent être car notre société de compétition basée essentiellement sur l’avoir favorise le mensonge et l’hypocrisie, et donc la manipulation et la tromperie. Beaucoup de gens ont des buts cachés. Ils avancent par conséquent masqués. Mais cette duplicité, non content de créer beaucoup de souffrances, de violences et de dégâts n’est pas sans conséquence pour l’individu lui-même qui se pollue intérieurement en s’éloignant de sa vraie nature spirituelle et en devenant de plus en plus confus. Si nous pouvons nous enliser dans l’obscurité sans forcément nous en rendre compte car c’est un processus progressif, l’inverse est également possible : devenir de plus en plus lumineux, devenir de plus en plus transparent.

La transparence dont il est question ici est de rechercher une unité cohérente entre nos pensées, nos paroles, nos actions, nos aspirations. La transparence permet d’éviter toute cette pollution que nous venons d’exposer.

« Quel qu’il soit, celui qui évite le mal dans ses actes, dans ses paroles et dans ses pensées, se gardant en ces trois domaines, je l’appelle un homme de bien » (paroles du Bouddha in Guy Serraf, Dhammapada, Louise Courteau, 1988, p. 128).

Nous y gagnons quoi ? De la joie, de l’authenticité et une bien meilleure qualité relationnelle. Nous attirons à nous les gens qui nous correspondent. Si nous vivons dans la duplicité, nous attirerons à nous des gens malveillants. Si nous vivons dans l’authenticité, nous attirerons à nous des gens « transparents » : qui sont ce qu’ils semblent être. La transparence peut être « une école d’authenticité ».

« Le Suprême en lui – un état d’être translucide vers lequel il [le chercheur méditant] doit continuellement se tourner quand il médite… » (Édouard Salim Michaël, La Voie de la Vigilance Intérieure, Guy Trédaniel, 2013).

Nous y gagnons aussi de l’efficacité puisque dans la transparence, le chaos, la confusion n’existent plus. La vie devient moins difficile. En somme, cela revient à épurer les choses, tant en nous-mêmes, qu’à l’extérieur, dans nos vies. C’est simple à mettre en œuvre. Simple et efficace. Nous sommes ainsi mieux compris de notre entourage, nos relations deviennent plus saines.

Enfin, cela aiguise aussi nos sens car nous détectons plus aisément ce qui, chez autrui, semble « tordu », plein de circonvolutions. Plus nous pratiquons la franchise, la transparence d’être, la réceptivité, plus nous sommes capables de discernement. Le cœur peut aussi avoir du sens critique car nous pouvons aller au-delà de la dualité, surtout quand nous la voyons, nous la comprenons. Nous pouvons mieux défaire « les sacs de nœuds ».

La transparence est une notion importante car dans les autres réalités d’existence, notre âme est transparente. Nous ne pouvons plus cacher nos véritables pensées.

« Jésus a dit : Connais Celui qui est devant ton visage. Et ce qui t’est caché, te sera dévoilé. Car il n’y a rien de caché qui ne se manifestera » (logion 5 in Évangile selon Thomas, Dervy, Paris, 1994, p. 27).

Pourquoi ne pas nous entraîner à exister dans ce plan de réalité matérielle comme nous existerons dans les autres réalités successives ? Plus grande sera notre transparence, plus facilement, nous évoluerons.

La transparence est aussi la réalité de nos anges et des êtres très évolués. Ils sont invisibles, ils observent, ils comprennent. C’est une qualité de l’Être spirituel. La transparence englobe les êtres et les choses. Tel un rayonnement. Nous pouvons expérimenter cela. La communion d’esprit n’en sera que plus forte.

Références

Bien qu’étant une notion peu utilisée en spiritualité, une auteure a publié un livre sur ce thème : Penney Peirce, Transparence : La puissance de la transformation, Guy Trédaniel, 2020. L’auteure américaine y défend l’idée d’une nouvelle ère qui débute à présent, une transformation de notre société, vers « une intuition éclairée ».

Ici, le lien de son site web. Elle a créé un blog en phase avec l’actualité présente.

En français, on peut aussi lire son livre L’intuition : une voix qui ne trompe pas, Le grand livre du mois, 2000. Dans sa langue natale, elle a également publié Frequency : The power of personnal vibration, S&S International, 2009.