Deux livres remarquables sur le Voyage Astral (par un artiste et un informaticien)

(ARTICLE EN COURS DE RÉDACTION)

Les passionnés sur le sujet connaissent de bonnes références de livres en français, mais beaucoup moins concernant les livres en anglais, hormis les grands classiques incontournables. Nous allons donc présenter 2 livres remarquables, qui sortent du lot et nous expliquerons pourquoi ils sont si intéressants. Nous exposerons les points essentiels, les techniques utiles et ajouterons des commentaires personnels, tout ceci en français.

Notre but sur ulluriaq.com est d’aller à l’essentiel et de proposer des choses de qualité assez diverses pour satisfaire tous les goûts. Nous jugeons cette démarche nécessaire en cette période de crise profonde mondiale qui débouchera sûrement sur une nouvelle prise de conscience collective dans les années futures. Bien sûr, nous aurions pu prendre d’autres livres, d’autres références car nous avons du choix de nos jours. C’est heureux. Le constat s’impose en conséquence : sur ce sujet, de plus en plus de livres de qualité sont publiés, il semblerait donc qu’il y ait de plus en plus de pratiquants et que ce sujet commence à se faire connaître d’un plus large public. Ce constat se vérifie également avec les vidéos YouTube qui sont un autre vecteur de diffusion d’informations.

Le premier est le livre du britannique Graham NICHOLLS : Navigating the Out-Of-Body Experience (2012) :

Le second est celui de l’américain Robert Peterson : Hacking the Out Of Body Experience (2019) :

Graham Nicholls et Robert Peterson ne sont pas des débutants, mais des expérimentateurs confirmés et sont très investis en ce domaine des Sorties Hors du Corps (SHC – acronyme équivalent de OOBE : Out Of Body Experience).

GRAHAM NICHOLLS

Sa chaîne YouTube

Son site web

Le britannique Graham Nicholls est un artiste (installations, photos, vidéo et art numérique) qui vit à Londres. Il est né le 30 juillet 1975. Ses domaines de recherches artistiques concernent, entre autres sujets, la privation sensorielle (comme avec les caissons d’isolation), l’hypnose et les capacités dites « Psi » (c’est-à-dire les Perceptions Extra-Sensorielles étudiées en parapsychologie). À ce titre, mentionnons un livre remarquable, d’exposition, qui effectue la rencontre entre l’art (moderne) et la télépathie : Cosa Mentale : Art et télépathie au XXᵉ siècle de Pascal Rousseau (Gallimard, 2015). Ce livre (qui retrace une exposition donnée au Centre Pompidou-Metz du 28 octobre 2015 au 28 mars 2016) est donc tout à fait dans la mouvance de certaines œuvres de Graham Nicholls et de ses recherches car il s’est lui-même prêté à des expériences télépathiques avec Rupert Sheldrake (il s’agissait du « Perrott-Warrick Project » organisé au Trinity College de Cambridge qui étudiait les capacités inexpliquées de l’homme et de l’animal de 2005 à 2010).

Il effectue des Sorties Hors du Corps (SHC) depuis l’âge de 10/12 ans, et revendique des centaines d’expériences à son actif. Néanmoins, c’est grâce à un livre qu’il apprend des techniques efficaces, celui de Janet Lee Mitchell : Out Of Body Experiences : the Handbook (dont l’auteure a travaillé étroitement avec Ingo Swan). Mais attention : Graham Nicholls a été très persévérant ! En effet, il s’est entraîné tous les soirs pendant 6 mois ! Ceci démontre d’ailleurs que ce procédé n’est pas si simple ou facile pour tout le monde, même s’il le devient de plus en plus, par la pratique.

Ce n’est qu’en 2009 qu’il commence à publier sur le sujet (notamment dans la revue anglaise Kindred Spirit magazine qui traite de spiritualité, développement personnel, méditation, thérapies…).

Pour preuve de sa motivation en ce domaine, Graham Nicholls a effectué des recherches sur le domaine sonore avec un procédé qu’il a nommé « Infra-liminal sound technology » (sur des cycles de 20 minutes). On sait que les sons peuvent avoir une influence sur les ondes du cerveau, par la relaxation. Certains connaissent probablement déjà les « sons binoraux » pour ajuster/aligner les fréquences des deux hémisphères cérébraux (qu’il a exploré également). Bref, il existe plusieurs procédés sonores pour favoriser la détente profonde (que l’on peut combiner avec l’auto-hypnose, par exemple). Il a étudié aussi l’hypnose Ericksonienne, ainsi que la privation sensorielle. L’ambiance musicale n’est pas indispensable du tout (avoir un casque sur les oreilles peut être contraignant), mais pour certains qui éprouvent des difficultés à se détendre en profondeur, cela peut être une aide pour débuter, surtout pour se familiariser avec l’état recherché.

Graham Nicholls a donné des conférences sur Londres (the Science Museum, the London College of Spirituality) et à l’Université de Cambridge. Il est intervenu aussi sur la BBC et a écrit des articles pour de nombreux journaux (The Times, The Independent, the Telegraph, etc.). C’est une personnalité publique qui n’hésite pas à faire connaître sa passion.

Il est l’auteur de 2 livres sur les OOBE (que nous comparerons) :

Son second livre de 2012 a été traduit en français :

ROBERT PETERSON (alias Bob)

Son site web

Robert Peterson, né le 14 avril 1961, étudie le phénomène des décorporations depuis 1979 (il relate quelques expériences dans son enfance). C’est un informaticien diplômé de l’Université du Minnesota (Institute of Technology). Passionné par ce domaine de recherches, il a fait partie d’une association parapsychologique intitulée « The Minnesota Society for Parapsychological Research » (MSPR).

Il est tellement passionné qu’il s’est permis de recenser un grand nombre d’ouvrages en langue anglaise en ce domaine en leur attribuant des étoiles selon ses propres critères (évidemment subjectifs). Mais on peut fort bien comprendre cette démarche critique car il faut reconnaître que beaucoup d’auteurs publient des livres purement par intérêt commercial et n’apportent strictement rien de nouveau, ni rien de personnel, ce qui est souvent frustrant pour le lecteur. À se demander si ceux-ci ont expérimenté eux-mêmes (d’autant qu’ils ne publient généralement qu’un livre et passe à d’autres sujets)… D’autres engendrent des confusions ou des complications inutiles. Il est donc utile de clarifier un peu le panorama : sa démarche critique est louable, même si elle reste subjective. Pour information, il a accordé une note de 4 étoiles au livre de Graham Nicholls que nous présentons ici, ainsi qu’à son précédent.

Sur le sujet des Sorties Hors du Corps, il a écrit :

  • Out Of Body Experiences : How to have them and what to expect (mis en ligne ici) chez Hampton Roads Publishing (1997, 2013).
  • Lessons Out of the Body : A Journal of Spiritual Growth and Out-of-Body Travel (Hampton Roads Publishing, 2002).
  • Hacking the Out of Body Experience: Leveraging Science to Induce OBEs (Independently published, 2019).

Le livre que nous présentons est donc son dernier en date. Ses livres ne sont pas traduits en français.

PRÉSENTATION DES OUVRAGES

Navigating the Out-of-Body Experience: Radical New Techniques de Graham Nicholls

Qu’a donc cet ouvrage de différent des autres publications ?

  • ll développe une approche personnalisée : puisque chacun est différent.
  • Il adopte une démarche rigoureuse, quasi scientifique
  • Il ne reproduit pas les techniques d’autrui : elles sont inédites
  • Il s’inspire de la parapsychologie (La Société de Recherche Psychique fut d’ailleurs fondée à Londres en 1882)

(ARTICLE EN COURS DE RÉDACTION)

Le meilleur moment pour pratiquer un voyage astral

Nous rappelons que nous n’utilisons pas l’expression « voyage astral » dans le sens d’une sortie hors du corps dans un plan de conscience en particulier, mais au sens générique – le latin aster (étymologie du mot « astral ») signifiant « étoile » en relation avec l’éclat lumineux propre aux divers plans d’existence. « Ulluriaq » signifie « étoile » dans la langue inuit inuktitut et nous nous en servons également comme d’un symbole dans ce blog.

La pratique du voyage astral comporte de nombreux malentendus en raison de notre mental qui aime catégoriser strictement les mots et les concepts auxquels ils renvoient. Il existe beaucoup de publications sur le sujet, mais la grande majorité reproduit le même discours, le même contenu, les mêmes techniques et les mêmes stéréotypes. Ce n’est pas que leur contenu soit faux, mais ayant pour la plupart la même approche, cela n’aide pas tous les candidats à cette expérience.

Bien sûr, « le meilleur moment » est une notion très relative car quelqu’un qui est très faible physiquement aura son meilleur moment en relation avec sa condition physiologique. Idem pour quelqu’un qui expérimente une Expérience de Mort Imminente. Ne généralisons donc pas. Contextualisons plutôt : vous êtes en bonne santé et ne faites pas face à un péril particulier qui vous projeterait hors de votre corps physique.

À présent, venons-en au malentendu. Qu’est-ce qu’un « voyage astral » ou « une sortie hors du corps » ? C’est une aventure INTERNE À LA CONSCIENCE, bien qu’externe au corps physique. Ce point est fondamental à comprendre : NOUS SOMMES LÀ OÙ SE SITUE NOTRE CONSCIENCE.

Pourquoi les yogis visualisent-t-ils le prana dans les chakras (vortex énergétique ou « roue » en sanskrit) et les nadis (canaux ou méridiens) ? Parce que l’endroit où la conscience se place est l’endroit où se focalise l’énergie.

Nous allons rapidement comprendre pourquoi ce point est fondamental. Dans la plupart des livres sur le sujet, l’attention est portée sur le corps physique. L’ATTENTION EST PORTÉE SUR LE CORPS PHYSIQUE. N’est-ce pas absurde ? N’est-ce pas absurde quand nous comprenons que là où la conscience se situe, là nous sommes appelés. Ainsi, toutes ces techniques sont en fait contre-productives car au lieu d’aller « au large du corps physique », nous ne cessons de nous « ancrer » là où notre conscience se localise : dans le corps physique. Si nous sommes dans un bateau et que nous voulons prendre le large, à quoi cela sert-il de nous cramponner aux amarres ? Il faudrait plutôt les larguer, non ?

Bien entendu, les auteurs de ces livres, après avoir proposé leurs protocoles de détente physique et d’exercices énergétiques, enchaînent sur autre chose. Certes. Mais du point de vue concret, que se passe-t-il ? Le pratiquant subit l’effet « ancrage » établi initialement. C’est donc assez maladroit car le but n’est pas de nous ancrer, mais de nous libérer de notre attache au corps physique.

Ensuite, il y a un autre désavantage à suivre une telle méthode : c’est que nous pouvons passer un temps fort long à détendre le corps physique, le mental, les tensions nerveuses, chasser les pensées parasites… Pour beaucoup, c’est sans succès. Il y a donc peu de gens qui parviennent à des réussites avec ces approches similaires les unes aux autres.

Beaucoup, en revanche, parviennent à d’excellents résultats non pas par des techniques de projections astrales… mais simplement par la méditation, le lâcher-prise, le vide mental. Pourquoi ont-ils plus de réussites ? Parce qu’ils n’effectuent aucun ancrage dans le corps physique. Ils court-circuitent le laborieux moment du « passage en revue » du corps physique ou énergétique. Mais aussi parce qu’ils sont dans un réel « lâcher-prise » d’intention, ce que ne favorisent pas non plus les techniques de projections astrales. Et cela fonctionne beaucoup mieux.

Ainsi, quel est le meilleur moment pour pratiquer ce type d’expérience ? Eh bien, il se situe juste après avoir dormi et cela pour au moins deux raisons :

  • Nous sommes bien rechargés et notre conscience pourra rester éveillée.
  • Notre corps physique est déjà détendu à 100%.

Nous profitons, de ce fait, de l’avantage du CONTEXTE. Nous en tirons profit. Pratiquer quand nous manquons de sommeil, nous fera basculer dans le domaine du rêve, le plus souvent.

En fait, pratiquer juste après avoir dormi, notamment la nuit quand tout est encore calme, silencieux autour de soi est réellement propice (les bruits ou les sollicitations peuvent mettre un terme brutal à nos voyages). Nos attaches avec le corps physique sont très diffuses. Le corps physique est déjà comme « gommé », en arrière-plan. Si nous n’y pensons pas, à ce corps physique, nous pouvons parvenir à vivre d’innombrables expériences spirituelles.

UNE AUTRE FAÇON DE DÉMONTRER CELA :

Quand nous sommes extériorisés, le seul fait de penser au corps physique, nous y ramène à la vitesse d’un clin d’œil.

La pensée, la conscience sont donc les outils de navigation. Mais ce sont surtout des « champs de présence ». Nous revenons à notre introduction : prenons garde à ces distinctions trop strictes du mental.

La conscience est non locale. Mais la pensée est une focale. Nous pouvons donc nous ancrer n’importe où et dans n’importe quoi.

Nous ne faisons pas de scission non plus entre « voyage astral » et « spiritualité ». Pourquoi ? Parce que nous voyageons autant à l’extérieur (du corps physique, voire du plan physique), qu’à l’intérieur de notre conscience et de l’Être considéré comme un grand Tout.

En réalité, nous existons toujours à l’intérieur du grand Tout, toujours dans l’Être et dans la conscience – mais sur ce plan physique, la puissance de fascination des objets sensibles et l’apparence que tout existe isolément parviennent facilement à nous le faire oublier. En revanche, dans les autres plans de conscience, nous nous découvrons avec une autre et meilleure sensibilité, une conscience quelque peu différente (plus étendue et plus profonde) et il devient de plus en plus évident que les distinctions conceptuelles, mentales, « extérieur » et « intérieur » sont des illusions, des apparences relatives.

Par conséquent, la formulation « sortie hors du corps » est quelque peu fausse… Fausse car un corps subtil prend le relais. Fausse car il demeure un peu de conscience dans le corps physique. Nous pourrions très bien réussir ce type d’expérience en ne considérant non plus « une sortie », mais « une entrée, une immersion ». Certains auteurs ont souligné à juste titre que ces voyages permettaient des introspections : NOUS NE QUITTONS JAMAIS NOTRE CONSCIENCE.

Si tout est en nous, si tout est dans le grand Tout, nous sommes au sein du Vivant – le vivant du grand Être.

« Sortir de son corps » est donc vrai et faux selon le point de vue adopté. Nous pouvons aller ailleurs et ne rien quitter pour autant. Nous avons toujours une petite qualité de conscience sous-jacente au corps physique et de toute façon le corps physique existe au sein du Grand Tout. Il n’y a aucune extériorité réelle…

Il est fort possible que des représentations mentales erronées soient la cause des échecs des pratiques en ce domaine, indépendamment de celle que nous avons déjà mentionnée ici.

La notion de « corps » est très relative

Une autre représentation mentale erronée est liée à la notion de « corps » – du moins si nous prenons pour référence le corps physique. La notion de « corps subtil » est très relative… à l’instar de l’eau, par exemple. La glace est un état de corps (solidifié). Le nuage est un état de corps (vaporeux). Il existe plusieurs états de conscience avec des corps subtils associés qui se caractérisent non pas d’après le corps physique, mais d’après l’état associé proprement dit. Parvenu à un certain état de conscience, le corps subtil n’a plus rien d’un corps.

« Le corps ultime est présent dépourvu de caractéristiques, comme l’espace. Le corps de félicité est présent dépourvu de forme mortelle, comme un arc-en-ciel. Le corps manifesté est présent sous des formes indéfinies et variées, comme le jeu des illusions » (Longchenpa, Anthologie du Dzogchen : Écrits sur la Grande Perfection, Almora, 2015, p. 526).

De la même façon, un corps vaporeux comme un nuage peut se vaporiser encore plus finement et devenir de moins en moins tangible, perceptible. La conscience peut donc être envoyée à distance et transcender la notion de « corps », soit de façon immanente (avoir plusieurs corps/points de vue en même temps), soit de façon transcendante (être sans corporéité). Si nous jugeons que seule la glace est l’état d’existence de l’eau puisqu’elle est tangible par sa dureté, nous n’aurons aucune considération pour ses autres états non moins réels. Or, le plan physique nous conditionne à considérer ainsi les choses… Si nous nous mettons dans ce niveau de réalité – le corps de glace – toute expérience relative à un corps gazeux devient insensée, inaccessible, incompréhensible, farfelue, etc. Ce que nous voulons exprimer est ceci : NOS REPRÉSENTATIONS MENTALES REPOSENT SUR DES CRITÈRES MAIS QUELS SONT CES CRITÈRES ?

Si nos critères sont « le corps de glace », c’est-à-dire le corps de matière physique tangible, nous aurons des attentes et des représentations mentales très spécifiques. Or, tout autre état NE POURRA PAS Y CORRESPONDRE.

Autrement dit : NOS ATTENTES, NOS REPRÉSENTATIONS MENTALES NOUS CONDITIONNENT.

Voilà pourquoi le méditant avec son total lâcher-prise lors de sa méditation réussit mieux que celui qui ne juge que par ses livres de projections ou sorties astrales. Il existe même des états spirituels où « vouloir voir » interdit la vision comme si la volonté cassait immédiatement l’expérience en cours. Sans doute parce que ce vouloir est un vouloir de l’égo et que l’égo est hors de portée de certains plans d’existence. L’égo devient la limite. Aussi sûrement que le corps de glace ne peut pas voler au-dessus de la cime des arbres. Nous sommes comparables à ce corps de glace qui ne comprend pas pourquoi il ne peut pas être libre comme un nuage. L’approche est faussée. Le conditionnement est trop fort. Il faut prendre conscience de cela.

« Pour l’appréhension de la vérité de l’identité des objets, regardez comme ils changent pendant les quatre saisons. (…) Pour l’ignorance de la non-dualité, regardez l’eau et la glace » (Longchenpa, Anthologie du Dzogchen : Écrits sur la Grande Perfection, op. cit., p. 232).

Nous en venons, de ce fait, à la troisième raison de pratiquer après le sommeil :

  • Nous sommes déjà grandement déconditionnés mentalement

Le lâcher-prise propre aux rêves est déjà une échappée hors de l’égo et cela peut nous être très bénéfique. Nous bénéficions à ce moment là d’une décrispation mentale de l’égo. Nous sommes plus ouverts, donc plus réceptifs, pour des expériences non réduites aux catégories du mental.

Conclusion

Nous sommes des champions pour rendre compliquées les choses simples. Mais cela est causé par notre mental qui, évoluant, complexifie les notions, les concepts, les nuances. C’est un outil formidable pour le monde matériel, particulièrement adapté à cette condition d’existence, mais il est très handicapant pour les mondes supérieurs qui transcendent les dualités. L’Unité ne peut pas être atteinte au sein de nos clivages et de nos divisions. Un enfant, par exemple, réussit souvent ces excursions de l’esprit sans se poser de questions.

Cela n’est pas un hasard si Jésus enseignait l’intérêt de redevenir simple et authentique comme un enfant, aussi transparent et spontané : l’enfant ne met pas d’écrans, d’obstacles entre ce qui est et ce qu’il est. Du moins quand il est encore jeune, encore peu formaté, innocent.

Bref, il nous faut désapprendre. Cette pratique est moins « une complication de l’esprit » qu’il faudrait apprendre, qu’un état de transparence et d’unité entre l’Un qui est, et le reflet individuel que nous sommes. Désapprendre, cela signifie défaire l’égo (qui retient tout à lui, enserre les choses par son mental) pour exister plus librement au-delà du conditionnement dans le corps de chair et du conditionnement au sens large.

Le voyage de l’esprit est aussi l’expérience du déconditionnement, bien qu’en ce moment, nous pourrions dire, du déconfinement.

Shambhala : un objectif et une introduction (partie 1)

Photo du Taj Mahal qui évoque beaucoup le temple et la longue avenue de Shambhalla.

L’objectif ici proposé est un voyage à Shambhala par projection de conscience. Pour ceux qui ont ou auraient des difficultés, nous proposerons aussi une « méditation Shambhala ». Cet objectif va prendre la forme d’un programme avec des étapes, tout en tentant d’être le plus simple, le plus clair, le plus accessible possible pour le plus grand nombre.

  1. Pourquoi Shambhala ? Qu’est-ce que Shambhala ?

Il y a plusieurs semaines, étant souvent en état de méditation et étant confiné (donc disponible et réceptif), j’ai reçu un appel, une invitation qui s’est imposée à mon esprit avec force sur plusieurs jours. J’ai été très intrigué. Pourquoi cet appel ? Qu’est-ce que Shambhala ? Et curieusement, plusieurs de mes activités qui n’avaient de prime abord aucun rapport m’ont reconduit toujours vers la même chose, la même origine. J’ai donc mené une petite investigation sur internet, ainsi que par des livres, et aussi en me rendant dernièrement sur les lieux par voyages de la conscience. C’est beau et fascinant à la fois : cela vaut le coup que cette invitation soit partagée. Dans le contexte actuel, cela s’avère tout à fait pertinent. Merci à ceux qui ont lancé cette invitation et nous ont proposé ce voyage. Merci pour votre confiance.

Shambhala est-il un mythe ? Je n’avais aucune idée préconçue sur la question, mais n’écartais pas cette possibilité. Dans la culture populaire, Shambhala est une espèce de cité magique haut perchée dans les himalayas, dans un lieu tenu secret dont on ne sait s’il est physique matériel, ou issu d’une réalité parallèle. Les sources livresques les plus connues sont ésotériques, voire cinématographique avec le film en noir et blanc Les Horizons perdus de Frank Capra (1937).

Les Horizons perdus, Frank Capra, 1937.

Le problème avec les récits ésotériques est qu’ils semblent romancés ou romanesques à la façon d’une fable. Le film de Capra pourrait être comparé à un mythe selon Platon pour nous enseigner une sagesse philosophique. Personnellement, j’étais dans le doute… Jusqu’à ce que je remarque des sources que j’estime plus « sérieuses » : le Dalaï Lama confirme l’existence de Shambhala et de plus, il existe une tradition directement importée de cette Cité, une tradition qui n’est pas cachée du tout, offrant une cérémonie au grand jour menée avec faste : le Kalachakra – comme vous pouvez le constater dans cette première partie ci-dessous de l’émission diffusée sur France2 dans « Sagesses bouddhistes » : Kalachakra, une initiation pour la Paix.

Et voici la suite pour ceux que cela intéresse.

À partir de ce moment là, j’ai commencé à me dire qu’il devait y avoir un fondement de vérité derrière le « mythe ». J’ai donc acheté deux ouvrages pour comprendre ce qu’était le Kalachakra dont un, préfacé par le Dalaï-Lama : Traité du Mandala – Tantra de Kalachakra, Desclée de Brouwer, Paris, 2003 et Tantra de Kalachakra – Le livre du Corps Subtil, Desclée de Brouwer, 2000, 2020. Ces ouvrages sont complémentaires, sérieux, bien documentés, passionnants, très utiles, essentiels même, mais… ne parlent pas de Shambhalla. Ils exposent une tradition venue de Shambhala à la demande d’un roi – sachant qu’il en existe une lignée. Qui dit « roi » dit « royaume ». Shambhalla serait donc un Royaume.

« Le Dalaï-Lama a d’ailleurs annoncé que les liens du Tantra de Kalachakra et de Shambhala avec notre humanité apparaîtront clairement un jour, dans des événements d’importance mondiale. La relation avec le Royaume tantrique est aujourd’hui dans l’occultation, mais le Royaume n’en est pas moins vivant, comme cela nous est rappelé à la fin de chaque grande initiation de Kalachakra » (Traité du Mandala – Tantra de Kalachakra, trad. S. Stril-Rever, Desclée de Brouwer, 2003, p.32).

Voilà quel a été mon point de départ. Pour moi, c’est une leçon comme pour l’Atlantide : ne croyons pas qu’un mythe, parce qu’il est devenu mythe, ne recouvre pas une factualité derrière. Des Atlantides, il y en a eu beaucoup dans l’histoire de la planète : de nombreuses civilisations ont été englouties – des ruines sous-marines en attestent la vérité. J’ai donc considéré cet appel spirituel avec le plus grand sérieux pour découvrir ce qu’est Shambhalla dont les bouddhistes ne sont pas très bavards. Néamoins, ils en disent juste assez pour comprendre qu’il existe une tradition de textes d’une grande sagesse qui proviennent directement de Shambhala. Et pour cause…

Je dois reconnaître que j’ai été tellement surpris par ce que j’ai découvert sur place que cela m’a donné beaucoup de joie, de force intérieure, d’espoir pour l’avenir et franchement, il n’est pas possible, pas pensable, de garder cela pour soi. Je veux donc partager « l’invitation de Shambhala », vous la proposer, du moins si vous ressentez un écho en vous-même, comme je l’ai ressenti nettement moi-même.

« Dans l’histoire du monde, Shambhala est le cœur tantrique qui contient le secret non dévoilé des destinées spirituelles de l’humanité » (Tantra de Kalachakra – Le Livre du Corps Subtil, Desclée de Brouwer, 2000, Elidia, 2020, p. 66).

J’en profite pour faire une petite mise au point : Shambhala n’est pas exclusivement bouddhiste. En fait, quand j’y suis allé pour la première fois récemment, j’ai même plutôt trouvé que ça ressemblait plus à l’Inde et au Taj Mahal pour le temple que j’ai vu devant moi (je suis arrivé par une voie d’accès avec une longue avenue bordée de bancs en bois où travaillaient des écoliers apprenant diverses langues dont le sanskrit). D’ailleurs, les bouddhistes l’admettent également car de toute façon leur propre tradition spirituelle découle de l’Inde. Rappelons que le Bouddha originel Shakyamuni était indien : le prince Siddharta Gautama. Le mot « bouddha » signifie « éveillé ». Shambhala est un lieu étonnant qui mêle l’architecture indienne, bouddhiste et quelque chose de franchement « autres dimensions ». Je ne sais pas pourquoi, j’imaginais un lieu désert, très mystique. Eh bien non, il y a même beaucoup de monde, c’est une cité très vivante avec des jeunes enfants qui étudient, des moines qui font leurs prières, c’est un vrai lieu de vie. Mais Shambhala est quelque chose d’assez inouï qui justifie pleinement les mandalas que font les tibétains : C’est une cité qui existe sur de nombreuses dimensions en même temps ! Pour bien comprendre cela, le mieux est de comparer cette cité à notre corps : nous avons des corps emboîtés les uns dans les autres qui sont comme des couteaux suisse : autant de corps subtils pour autant de dimensions associées. Shambhala, c’est la même chose : la Cité existe sur de multiples dimensions en même temps. Autant dire qu’il y a beaucoup à visiter ! Et qu’il y a beaucoup de surprises !

Peut-être certains d’entre-vous connaissent-ils ou ont-ils lu le livre du couple Daniel Meurois et Anne Givaudan : Le voyage à Shambhalla ? J’avoue que pour ma part, cela ressemblait à du syncrétisme : on associe toutes les traditions « en veux-tu, en voilà », du Christos par ici, du Djawl Kool de la Théosophie par là, des Vénusiens à la mode, bref, je n’adhérais pas car tout ceci m’a toujours semblé « trop construit », trop romanesque pour être vrai. Et quand les choses semblent trop romanesques, on a de plus en plus de mal à y croire… C’étaient là mes préjugés. Certes, au jour d’aujourd’hui, je n’ai pas les moyens de cautionner tout ce qui est avancé dans ce livre… Et je veux rester prudent dans toute chose que je puis dire. Je n’ai vu aucun Vénusien, par exemple. Mais… ce que j’ai vu… eh bien donne en partie raison à ce qu’écrivait ce couple en 1986… Lors d’un second voyage récent (j’en fais plusieurs pour découvrir de plus en plus ce lieu fascinant) où je suis arrivé toujours dans cette avenue construite façon « Taj Mahal », j’ai été amené à basculer de dimensions en restant à Shambhalla. La vue était splendide, très en hauteur, avec un temple, cette fois de style bouddhiste dans l’architecture au sommet d’un escalier. Et à l’intérieur de ce temple, il m’est arrivé un contact avec des êtres immatériels de lumière pure qui ne sont pas humains. Je ne vais pas tout relater car cela nous entraînerait à faire du hors-sujet, mais force est de constater que Shambhalla est comme un meuble à tiroirs, on n’en voit pas la fin, c’est une cité majestueuse et de grande taille et qui est construite étagée dans de nombreuses dimensions. Néanmoins, je vais multiplier les sujets sur ce thème car il y a beaucoup à dire. Et cela rejoint en fait totalement ce que font les bouddhistes avec le Kalachakra. Pourquoi ?

Eh bien parce que Shambhala est une école qui transmet des sagesses très évoluées. Les êtres de lumière que j’ai rencontrés sont au-delà des religions, ce sont eux qui ont construit nos corps de lumière avec les chakras, les nadis ou méridiens et qui possèdent une technologie à base de lumières colorées (ils m’ont expliqué de nombreuses choses à ce sujet dont je parlerai plus tard). Pendant qu’ils me soignaient (car j’avais des séquelles énergétiques suite au Covid-19 et à ma mésaventure relatée ici), nous avons parlé et ils m’ont dit qu’ils n’avaient rien à voir avec les Elohim ou les religions. Ils travaillent pour diverses planètes et divers plans d’existence. Ils semblent très affairés car sitôt le soin terminé, ils sont repartis à bord d’un gros vaisseau. J’étais surpris qu’ils aient besoin d’un vaisseau (puisqu’ils sont faits de lumière), mais ils m’ont expliqué que le vaisseau était nécessaire pour leurs outils et leurs patients qui eux, ont des corps physiques… Logique ! Ils m’ont aussi appris que la Genèse de la Bible n’a aucun rapport avec la réalité de la création sur Terre… Donc tous ceux qui échaffaudent des théories sur Adam, Ève, le serpent, etc., sont dans « une culture » sans rapport avec les faits historiques. La fiction n’est pas toujours là où on se l’imagine…

Trois problèmes relatifs au Voyage Astral : obtenir son « passeport »

La notion de « Voyage Astral » utilisée ici est au sens générique de « voyage dans les autres plans de conscience » et non nécessairement sur un plan en particulier.

Plusieurs religions et philosophies spiritualistes n’encouragent pas ce type d’expériences. Nous devons comprendre pourquoi et souligner trois problèmes fondamentaux concernant cette pratique.

  1. L’immersion dans des mondes illusoires

Quand le but recherché est la libération de toutes nos entraves, nos croyances, nos illusions, on peut comprendre pourquoi plusieurs traditions spirituelles ne voient pas d’un très bon œil ces expériences. En effet, l’esprit peut nous jouer des tours. Notre esprit étant créateur, nous pouvons nous diriger droit sur la fréquence de nos peurs inconscientes, appeler à nous ce qui nous obsède, voire matérialiser notre univers intérieur sous la forme de symboles, d’objets, de personnes.

Ainsi, il est important de savoir à l’avance certaines lois de l’esprit, de la même façon que pour jouer un jeu, il faut en connaître les règles.

La base de toute authentique spiritualité repose sur la maîtrise des pensées et des émotions. Cela peut prendre du temps, mais il faut commencer par se discipliner soi-même, devenir fort mentalement et spirituellement. Le mental doit être parfaitement concentré sur ses buts, ne pas se laisser distraire. Si un équilibriste sur son fil pense à autre chose, regarde ailleurs en se laissant distraire, il chutera. De la même façon, conduire une voiture en étant ivre, ce n’est pas se rendre service.

Le danger est de ce fait double : il est en nous-mêmes si nous avons des pulsions refoulées, des angoisses, des obsessions, et il est dans ce qui fait écho à nos vibrations personnelles. Quand nous avons peur des chiens, par exemple, ils se montrent le plus souvent agressifs avec nous car ils ressentent cette peur. Ils y répondent. Nous pouvons aimanter des gens, des situations aussi bien sur ce plan physique, que sur les autres plans. Maîtrisons-nous ce que nous faisons ? Telle est la question à se poser avant. Plutôt qu’après.

En quoi ces mondes sont-ils illusoires ? Ne durent-ils pas plus longtemps que nos constructions physiques ? Par définition, ce qui est illusoire est « ce qui ne dure pas« . Un rêve est illusoire car sa réalité est temporaire et brève. Mais du point de vue de la durée, tout ce qui est relatif est illusoire, tout ce qui est soumis aux changements, aux transformations. Les réalités passagères : c’est cela l’illusion. Ce n’est pas de nier la réalité d’un instant t vécu, bien entendu. C’est de constater que la chose vécue n’existe plus et était relative. Ainsi, quand les religions, les traditions spirituelles nous mettent en garde, il faut comprendre pourquoi. Prendre un film pour une histoire vraie, ne plus parvenir à discerner une fiction de la réalité, oui, cela est un danger, notamment pour les esprits qui n’ont pas encore beaucoup de vécus, de discernements. Combien d’entre-nous vivons dans des « représentations du monde » ? Une représentation du monde est déjà une fabrication de l’esprit... La fiction est d’autant plus forte, que nous y croyons. Vouloir y croire rend aveugle l’esprit. Nous avons un pouvoir de cécité qui est le pouvoir de concrétisation de nos croyances. Lorsque nous disons « je crois ceci », cela revient à dire, « je vois les choses de cette façon et pas autrement ». Pas autrement.

Les mondes correspondent donc à des niveaux de maturité de notre âme. « Dis-moi ce que tu crois, et je te dirai dans quel monde tu vis ». Dans l’Astral, chacun peut vivre dans son univers qui correspond à ses croyances. Alors, comment peut-on encore parler de « réalité » en ce cas ? Ma réalité est-elle mon illusion ? Pourquoi ma réalité n’est-elle pas celle de mon voisin ? Cela amène forcément à des questions philosophiques car en définitive, tout ce qui est impermanent est par définition illusoire… comparativement à l’Absolu, ce qui demeure éternellement inchangé.

Voici, brièvement, le premier problème exposé. Beaucoup d’êtres nous rendent service à ne pas troquer une illusion par une autre, si le but est d’œuvrer pour notre libération spirituelle. Rappelons qu’un être libre peut aller partout où il veut sans se laisser prendre aux pièges des illusions. De la même façon que nous pourrions regarder des hologrammes. La liberté, ce n’est pas la fuite, c’est de comprendre et de ne plus être trompé.

2. La déconsidération de notre rôle à jouer présentement

En cette période de Covid-19, pour un certain nombre d’entre-nous, nous avons pu comprendre que nous vivions dans le mensonge à l’échelle du monde entier. Nous vivons dans le mensonge car il y a des secrets et ceux-là sont laids. Nous sommes témoins d’une misère qui est celle du cœur et des égos en guerre depuis longtemps. Notre monde terrestre est une épreuve. Il n’est pas facile à vivre. Pour beaucoup, la Terre est une vallée de larmes quand l’homme se fait diable et loup pour l’homme. Si nous fuyons cette réalité sordide (passagère) pour une autre réalité magnifique (mais illusoire), que se passera-t-il ? Eh bien, il y a des chances pour que cela soit de plus en plus pénible de quitter des paysages magnifiques, paradisiaques avec un corps léger comme une plume, pour rentrer dans une espèce de grotte où tout est lourd, obscur, violent, terrible.

Cela ne nous aidera pas à donner le meilleur ici-bas. Ceux qui ne croient pas en ces autres dimensions sont préservés de ce risque, mais les autres ?

Si nous sommes confrontés à des refus, des échecs répétés, dans « le passage forcé » : cela n’est pas sans raison. Cela peut sembler un peu cruel que des anges disent aux âmes qui vivent des Expériences de Mort Imminente, « retourne sur Terre, ton heure n’est pas venue, tu as encore des choses en cours à régler » : c’est du même ordre. Nous ne sommes pas ici sur Terre pour perdre notre temps, mais pour faire quelque chose : trouver notre rôle, notre raison d’être, donner le meilleur de nous-même, agir, évoluer, comprendre, muter.

Si nous « zappions » cette réalité terrestre chaque matin, quel sens aurait notre incarnation ?

On peut concevoir que voyager dans l’Astral ou les autres dimensions supérieures ne va pas aider ceux qui veulent fuir ce monde physique dans lequel ils ne se plaisent pas. Cela ne va pas les aider à comprendre pourquoi ils sont là, ce qu’ils ont à chercher, à trouver. Car il faut chercher pour trouver.

3. L’égo à dépasser sera-t-il amplifié ?

Enfin, une troisième raison qui peut poser problème est notre rapport à notre égo. Combien de ceux qui croient aux vies antérieures ne nous disent-ils pas qu’ils ont été de grands personnages de l’Histoire, illustres, brillants ? C’est très valorisant pour l’égo de s’inventer des titres prestigieux… Mais quelle chute alors ! Quelle chute que tous ces personnages prestigieux se retrouvent si bas, ici-bas, non ? Généralement, on évolue… On progresse… Nous devrions monter de mondes en mondes, de plans en plans. Si tant de personnages prestigieux sont toujours dans « le monde de pierre », dans « l’âge de pierre », c’est que l’égo est incorrigible, d’une certaine façon. Soit il nous ment, soit il se ment à lui-même. Cet égo si pesant ne voit pas comment se libérer de ses entraves… parce qu’il cherche à l’extérieur de lui-même, et non en lui-même, les racines du problème.

L’Astral peut renforcer l’égo. Certains ne font qu’une seule expérience consciente dans un domaine, et ils s’autoproclament grands spécialistes et vous vendent des affirmations catégoriques. Comme si nous n’étions pas tous semblables ! Il est donc facile de se sentir un « élu » parce qu’on a rencontré untel ou vécu telle chose de rare. Ces égos très fragiles vont avoir encore plus de difficulté à progresser dans le long chemin de la Vie…. Plus l’égo est boursoufflé, plus difficiles sont les remises en cause. Souvent, les plus sages sont ceux qui parlent le moins…

Remarques

Nous ne concluons pas « qu’il ne faut pas ». Car il n’y a pas que des aspects négatifs à considérer dans ces expériences. Mais quel est le but que nous recherchons ? Si c’est du tourisme pur et simple, l’esprit s’égare forcément puisqu’une incarnation implique une espèce de contrat à durée de vie limitée dans ce plan. Nous naissons : nous sommes voués à mourir. C’est une ronde infinie. Une naissance, une mort. La vie n’est que passage. Mais à quoi sert un passage en ce monde, si c’est pour le fuir ? le vivre de façon lointaine, distraite ? Ce serait passer à côté… Passer à côté de sa vie. Rater le coche.

Il nous faut donc lever ces obstacles : ne pas prendre le monde des formes où qu’il soit, qu’il soit physique, éthéré, astralisé, énergétisé par l’esprit, pour l’essence des choses éternelles. Ne pas s’illusionner dans les reflets. Alors, les images peuvent défiler devant nos yeux comme des projections temporaires, des costumes. Si nous savons que nous sommes invités dans un bal masqué, il n’y a plus de danger d’être illusionné. Nous devons aussi être très au clair avec notre présence dans l’incarnation. Que pouvons-nous faire de concret dans ce plan matériel avant de le quitter ? Il faudrait quand même se poser la question… un jour, pendant qu’il est encore temps, non ? Sinon pourquoi être venu ? Voulons-nous gaspiller notre temps de vie terrestre ? Ce serait dommage de ne pas le mettre à profit. Si nous savons ce que nous voulons faire et que nous savons que le but recherché est utile aux autres et à soi-même, alors nous ne fuirons plus cette réalité pour une autre. Dans un tel contexte, les réalités illusoires se complètent, au lieu de se combattre, de peser l’une sur l’autre. Il nous faut prendre du temps pour considérer ce point car nous sommes trop souvent conditionnés par la société, nos peurs et nos croyances. Il nous faut dépasser ces écrans-carcans. Enfin, si nous comprenons que notre égo est une construction temporaire et que notre être est beaucoup plus intéressant que le petit rôle social que nous croyons avoir, si nous comprenons que nous ne sommes que la partie d’un Tout, avec ni plus, ni moins d’importance que tous les autres membres qui le composent, si nous vivons cette prise de conscience au quotidien, alors aucun lieu ne nous fera croire que nous sommes d’une importance infiniment supérieure à tous nos semblables. Que nous soyons dans la poussière d’une grotte, ou sous les étoiles d’un tapis fleuri, quelle importance ? Nous ne serons ni plus grand, ni plus petit puisque toutes ces dimensions de l’égo sont des illusions personnelles. C’est cela « le passeport ». Les Anges ne fermeront plus la porte si ces trois points sont clairement assimilés.

Mais attention, nul ne peut tricher car nous portons toutes nos paroles, toutes nos actions, toutes nos pensées en notre âme. Et cela leur est transparent. Nous ne pouvons mentir… qu’à nous-mêmes. Ce qui ne conduit nulle part en définitive. Alors, puisqu’il n’est pas possible de tricher, autant considérer sincèrement et sérieusement ces trois points. Pourquoi ?

Parce que si ces mondes existent et si notre esprit a de telles capacités, pourquoi n’en ferions-nous pas usage ? Si tout est clair et noble, pourquoi pas ? Ceci est d’autant plus évident que beaucoup d’êtres spirituels ont cette liberté… Mais eux, sont évolués, réellement évolués spirituellement.

Conclusion

Le Covid-19 marque une pause mondiale dans nos consciences, nos rythmes effrenés de vie, nos habitudes, nos petites bulles personnelles. Beaucoup se sacrifient et partent. Beaucoup de souffrances aussi pour ceux qui les aiment et les savent partis. Le monde se révèle à nous dans des conduites laides, tristes, abominables, insupportables. Mais nous ne sommes pas tous des barbares et n’avons pas tous envie de fuir, de regarder ailleurs, de croire aux mensonges. Nous ne sommes pas tous passifs au point de continuer à vivre les yeux bandés. Nous pouvons retrouver notre pouvoir créateur car nous sommes des êtres spirituels, avant d’être des corps matériels physiques. Avant et après. Or, si nous avons un pouvoir spirituel, pourquoi ne l’utilisons-nous pas ?

Les temps changent. Nous devons changer avec. Nous adapter. Le « passeport » pourra être utile à tous ceux qui se sentent prêts ou sur le point de l’être. Nous donnerons petit à petit des programmes, des suggestions de belles choses que nous pourrions faire, tous unis collectivement. Les chaînes les plus puissantes sont mentales car ce sont des chaînes karmiques. Nous pouvons nous libérer de ces chaînes. Comment ? « Karma » signifie « action », dans le sens action/réaction. Dans le sens de l’effet domino : une chose en entraîne une autre. Si nous décidons de devenir plus lumineux, plus altruistes, plus aimants, plus conscients, nous obtiendrons notre passeport.

Des êtres très éveillés sont prêts à nous recevoir. Si l’ombre redouble d’efforts pour accélérer le processus des destructions et des départs, la Lumière peut agir et redonner des ailes à tous les êtres de bonne volonté. « Avoir des ailes » signifie « avoir de l’élan », l’élan du cœur. Si nous pouvions donner un peu plus d’équilibre à nos vies, à nos pays, à notre planète, le but ne serait-il pas intéressant à expérimenter ? La balance des forces existe toujours. Pourquoi ? Parce que tous, que nous fassions le choix du mal ou du bien, ou que nous ne soyons qu’ignorants et confus, tous, nous faisons partie du même Tout. Chacun a son rôle à jouer, sans avoir rien à fuir, en acceptant simplement la Vie telle qu’elle est dans tous ses plans de conscience.